Tirage argentique d'époque. 1990. Dim: 403 x 303 . Signée et datée par André Villers.
Reference : 2907
Librairie Michaël Seksik
M. Michaël Seksik
16 rue du Cardinal Lemoine
75005 Paris
France
09 53 64 12 15
NOS CONDITIONS DE VENTE Conforme aux usages de la librairie ancienne et moderne, tous les ouvrages présentés sont complets et en bon état, sauf indication contraire. L'exécution des commandes téléphonées est garantie mais sans règle absolue, la disponibilité des livres n'étant pas toujours vérifiable lors de l'appel. Au-delà de huit jours les livres réservés seront remis en vente. Les frais de port sont à la charge du destinataire. Les livres sont payables à la commande. Aucun livre ne sera expédié sans être réglé en totalité. Suite aux modifications des tarifs de la Poste, tout colis supérieur à 3cm d'épaisseur sera désormais expédié en colissimo. Vos règlements par chèque en Euros hors France ou chèque en devise doivent être majorés de 15 Euros. Nous acceptons les règlements par chèque bancaire ou postal, mandat postal ou international, Paypal et virement bancaires. Conditions of sale: All of our books are complete and in good antiquarian condition unless stated otherwise. Orders by telephone are accepted with the understanding that availability of the requested book may not always be confirmed at the time of the call. Reserved books will be held for a period of eight days before being put back on sale. Delivery charges and postal fees are the responsibility of the buyer. Books must be paid for at the time of the order; no book will be sent without being paid first.
Un des 20 premiers réimposés sur chine. Reliure signée de Marius Michel Paris, Fasquelle, 1900. 1 vol. (165 x 255 mm) de 1 f., [4] et 519 p. Maroquin brun, dos à nerfs orné de filets à froid, tranches dorées sur témoins, filets à froid sur les coupes, contreplat à encadrement orné d'un jeu de sept filets, couverture conservées (reliure signée de Marius Michel). Édition originale. Un des 20 premiers exemplaires réimposés sur chine (n° 18).
Le Journal est dédié à Jules Huret, qui avait publié dans son Enquête sur l'évolution littéraire (1891) le récit d'une conversation qu'il avait eu avec Octave Mirbeau quelque temps avant la publication en feuilleton. Dix ans plus tard, l'écrivain lui offrira un exemplaire sur chine du roman publié, « un violent réquisitoire contre les maux dont souffre la société moderne [qui] unit la satire des moeurs familiales à une assez trouble sensualité » (Dictionnaire des OEuvres, III, 854). Une première version du Journal d'une femme de chambre avait paru en feuilleton, dans L'Écho de Paris du 20 octobre 1891 au 26 avril 1892. Une deuxième version, fortement remaniée, reparaît dans la Revue blanche au cours de l'hiver 1899-1900 ; c'est à partir d'elle que sera établie l'édition en volume chez Charpentier-Fasquelle en juillet 1900. Quatre adaptations en ont été faites au cinéma - dont celle, célèbre, de Bunuel, et plusieurs dizaines d'adaptations au théâtre, en France et à l'étranger. Signalons qu'il existe quelques exemplaires imprimés sur papier jonquille, au moins deux (exemplaire Pierre Bergé, sans provenance, et exemplaire Sicklès-Heilbronn, pour Jean Richepin). Mirbeau possédait, pour lui et son épouse, des exemplaires sur chine. Suivent ensuite 30 exemplaires sur japon puis 200 sur Arches, tous réimposés. De la bibliothèque Raoul Simonson, avec ex-libris. Très bel exemplaire.
Manuscrit autographe d'un voyage à Naples [1816]. 1 vol. (100 x 165 mm) de 2 f. non ch., 251 pages ch. et 15 f. non ch. Veau fauve raciné, dos lisse, pièce de titre (reliure de l'époque). Manuscrit autographe de ce «journal italien», avec une carte du site de Pompéi et une carte de la baie de Naples, principalement la côte du Cap Pausilippe à Cumes.
Capitaine de vaisseau de la Marine royale sous l'Empire et la Restauration, l'officier Reverseaux recevra son titre de comte du roi Charles X en 1829, notamment pour ses services rendus pendant la guerre d'indépendance de la Grèce. Le marin a aussi fait campagne aux Antilles, à Saint-Domingue, à Anvers lors du siège de la citadelle (1832), à Naples, en Corse, en Barbarie (Alger et Tunis), en Syrie, lors de l'expédition d'Alger et dans les mers du Levant. La table établie au début du carnet contient des notes de traité de navigations ainsi que quelques autres à caractère historique et se clôt sur une grande partie consacrée à Naples. Cette partie consacrée à Naples et ses environs (p. 120-227), « en forme de journal » (enrichi de la lecture de guides), du 9 février aux environs du 21 mars 1816, est la plus importante et la plus intéressante. Il visite le comte de Narbonne, le comte de Préville, major général de la Marine, le général Danero, commandant de la Marine, la comtesse de Blacas, le consul général, tout en visitant plusieurs sites et monuments célèbres : la chapelle de Saint-Sévère de Pérouse, la cité de Portici, les grottes de Pausilippe et de Cumes, la cathédrale de Naples, la Solfatare, Pompéi, Herculanum et le Vésuve : « L'étonnement que m'avait procuré en arrivant la vue d'un tel spectacle m'avait ôté toute idée de danger, mais à mon retour, revenu sur le haut du cratère, je ne fus pas fâché d'abandonner cette lave en fusion et de sortir de ces lieux que les jets de pierre, la flamme et la fumée rendent fort dangereux ». Le comte de Reverseaux a également dessiné à la plume deux cartes dépliantes légendées, placées en fin de volume : carte de la côte du Cap Pausilippe à Cumes, et un plan de Pompéi avec indication des fouilles faites « sous les Français » et « sous Murat ». Détail de la composition du manuscrit : pages 1 à 27 : « Observations sur la manière de commander un quart à la mer » ; pages 28 à 32 : « Manière de remplacer son gouvernail perdu à la mer » page 33 à 34 « Tyran d'eau du Vau L'Auguste » et « la Goëlette La Bacchante » ; pages 35 à 70 : « Chronologie de quelques hommes illustres de l'Antiquité » et « Description de l'Homme a son dernier moment » ; pages 72 à 82 : « Louis XIV et les hommes les plus illustres de son siècle, morceau extrait d'un discours de l'abbé Maury » ; pages 82 à 90 : « M de M. de B... pour connaître la stabilité d'un bâtiment » ; « Méthode pour changer une b. d'. » ; « Méthode pour changer un mât d'... » ; « Table des corrections à faire pour connaître l'heure des marées » ; « Heures de l'établissement des différents ports » ; pages 92 et sq. : « Aperçu sur les figures de la langue française » ; « Quelques détails sur Naples et ses environs » ; « Dimension du gouvernail d'un vaisseau » ; « Pensées détachées » ; « Des exagérations d'un voyageur » ; « Elvire, anecdote » ; etc.
Édition originale et envoi signé à Sylvie Genevoix. Paris, Gallimard, (22 mars) 1993. 1 vol. (120 x 185 mm) de 106 p. et [2] f. Broché. Édition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi signé: « À Sylvie Genevoix, très chaleureusement, ces quelques instantanés, A. Ernaux, 24-03-93».
Le Journal du dehors est un recueil de chroniques écrites au fil de l'eau par Annie Ernaux entre 1985 et 1992 : elle observe les lois presque immuables de la hiérarchie sociale et la théâtralité - naturelle - des échanges entre les gens chez qui elle saisit dans le R.E.R., les hypermarchés et le centre commercial de la Ville Nouvelle où elle réside alors [Cergy], les paroles et retranscrit les actes. Dans ses commentaires, Annie Ernaux compare les textes du Journal du dehors à des « photographies écrites ». Bon exemplaire de belle provenance : Sylvie Genevoix. Figure littéraire discrète mais influente, cette dernière entame, après des études de lettres classiques à la Sorbonne, une carrière dans l'édition. Elle débute chez Plon comme attachée de presse aux éditions 10/18, puis coordonne les services littéraires chez Plon-Perrin-Julliard, devenant directrice littéraire chez Julliard. De 1992 à 2005, elle sera directrice littéraire chez Albin Michel, avant d'être nommée au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), où elle oeuvre pour le développement des télévisions locales, l'accessibilité des programmes aux personnes handicapées. Elle présidera par ailleurs toujours au CSA la Mission langue française et francophonie. Elle a grandi aux Vernelles, la demeure familiale acquise par son père Maurice Genevoix. en 1927 ; elle y développa un profond attachement à la Loire et à la mémoire familiale, qu'elle évoquera dans La maison de mon père (2001).
Paris, Edouard Champion, (30 mars) 1926. 1 plaquette (160 x 250 mm) de [22] f. de plus petits format (140 x 230) et 13 f. sur papier vert. En feuilles, sous couverture verte imprimée. Phototypie selon le procédé Jacomet d'un extrait manuscrit du journal de Léautaud concernant Remy de Gourmont. Exemplaire hors commerce, justifié et signé : « exemplaire pour Henri Jonquières. Paul Léautaud ».
Paris, Edouard Champion, (30 mars) 1926. 1 plaquette (160 x 250 mm) de [22] ff. de plus petits format (140 x 230) et 13 ff. sur papier vert. En feuilles, sous couverture verte imprimée. Phototypie selon le procédé Jacomet d'un extrait manuscrit du journal de Léautaud concernant Remy de Gourmont. Tirage à 109 exemplaires justifiés et signés par Léautaud (n° 74).