0 S.l.n.d. 2 volumes in-8, 1 f.n.ch.-394 pp./1f.n.ch.-208 pp.-XVI-190 pp., plein veau moucheté d'époque, dos orné à 5 nerfs, pièce-de-titre et de tomaison de maroquin rouge et vert bronze, tranches rouges. Bon exemplaire.
Reference : 35
Intéressante et assez peu courante édition des Mémoires de l'affaire Goezman. Elle est précédée d'un frontispice de Marillier, répété dans les deux volumes. Il est non signé, une explication du frontispice se lit en regard de celui-ci. (Cordier H., Bibliographie des oeuvres de Beaumarchais, 366).
Librairie Benoit Guilbert
M. Benoit Guilbert
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Vers la fin du XVIIIe siècle Cahier In 4 en couverture souple, « J.J Proa _ Mes mémoires » écrit à l’encre brune sur le plat supérieur. Manuscrit rédigé au net, certainement par un membre de la famille de J.J. Proa vers la fin du XVIIIe siècle. Manuscrit rédigé à l’encre violette très joliment calligraphiée. 1bl, 113ff, 2bl
J.J. Proa (1757-1825) natif de La Rochelle, très tôt orphelin, s’embarque dès l’âge de 14 ans, dès son troisième voyage, il prend la direction de l’Afrique sur un navire Négrier : le commerce triangulaire est réputé le plus lucratif de l’époque. Sans aucun état d’âme pour « la marchandise » Jean Jacques Proa raconte comment les négriers organisent le voyage, les circonstance de l’achat des êtres humains, hommes femmes et enfants selon des barèmes et des tarifs alléchants … D’un ton alerte et enjoué l’auteur se met en scène au milieu de cette catastrophe humaine. Il raconte la douceur de vivre aux Antilles, les périls de la « collecte », l’agencement du bateau, afin de se prémunir des révoltes. Ce récit est un des très rares témoignages qui nous soit parvenu racontant dans le détail la sinistre besogne des négriers, rendant ce manuscrit particulièrement précieux. Édité en partie en 1993 et en 2004, sans aucun accompagnement critique ni mise en situation historique ces mémoires, qui sont un témoin unique de cette sinistre période. Quelques extraits de son premier voyage : Troisième voyage et premier en Afrique en 1777, Le bateau négrier, Le Duc de Laval, va appareiller en direction de l’Afrique, dirigé par le capitaine Bridon dont Proa fait la description suivante : « Il était dans la fleur de l’âge et nouvellement marié, il avait l’âme tendre et le cœur sensible »« Après avoir embarqué les vivres et les marchandises, nous nous disposâmes à partir pour les cotes d’Afrique, y faire emplettes de nègres esclaves pour les aller revendre à Saint Domingue. »« Notre cargaison consistait en fer, toiles de coton bleu, eau de vie, fusils, quincailleries de toutes espèces : miroir couteaux ciseaux etc, draps blancs et rouge, toile blanche de Suisse etc… il faut aussi beaucoup de tabac (…) l’on donne ces marchandises en échange des noirs ; un nègre coute en Afrique a peu près 3 à 400 francs, on le revend en Amérique 1600 à 1800 francs, ce qui est un gros bénéfice ! Aussi ce sont des voyages très lucratifs, et où le capitaine seul gagne souvent 30 000 francs. Nous devions traiter 400 nègres. » « Après une escale au Portugal le bateau se dirige vers l’Afrique à Sama puis Juida (actuelle Ouidah) où le troc débute Le capitaine Mr Bridon proposition d’un logement et d’un magasin pour y recevoir les marchandises et les nègres achetés. Les marchandises sont débarquées à Grégoué où se trouvent les forts.»Une grande partie des esclaves y sont stockés mais le compte n’y est pas, le jeune Jean Jacques doit se rendre Épée « afin d’y résider et de finir d’acheter les nègres qui nous étaient nécessaires ». Après plusieurs péripéties l’expédition arrive à son terme, le bateau transformé pour le transport des esclaves et la sécurisation de l’équipage (canons) est terminée, le bateau appareil en direction de Saint Domingue. Après une digression savante sur le bénéfice dégagé par l’opération : 450 nègres à 1500 francs pièces en moyenne (hommes femmes et enfants) ôtés les frais de fonctionnement, et les pertes inévitables, les gains sont considérables. « Aussitôt le départ le capitaine les officiers et parties de l’équipage choisissent parmi les négresses celles qui leur conviennent les mieux ; elles nous servent à table, et au lit et d’ordinaire ce sont celles qui se portent le mieux et se vendent le mieux parce que souvent on leur fait faire bonne chair et on les diverti. » Arrivés à Fort au Prince, Jean Jacques Proa touche l’argent de mes parts « tête de nègres » il achète quatre barriques de café pour y faire quelques bénéfices en France. Sur la fin du manuscrit Jean Jacques Proa qui en 1806 a 49 ans, dresse un bilan de son existence : « Je fais sur ma vie trois réflexions : 1. j’ai trop sacrifié au moment présent et négligé ma fortune.2. L’envie de me marier m’a pris trop jeune et m’a trop dominé. 3. Enfin j’ai laissé la mer dans un temps ou je pouvais y faire le plus de bénéfices. »
A Londres, 1776., (2 ff), 398 pp. In-12, en cartonnage d’époque.
Edition pirate publiée sans nom d’éditeur de ces pseudo-mémoires de l’Abbé Terrai, qui sont une virulente critique de la gestion du ministre des finances par Jean-Baptiste Louis Coquereau, avocat, suivis du récit sous forme épistolaire des dernières assemblées de la Compagnie des Indes.Exemplaire en cartonnage dominoté du temps, intéressante condition.
Paris Charles Chappellain 1628 Deuxième édition. Reliure en vélin. Le vélin est sain, mais les couvertures sont assez foncées. Pas de titre au dos. L'intérieur est généralement propre et bien rangé, avec une annotation au crayon à papier à l'intérieur de la première page. Le bord supérieur des 15 dernières pages est endommagé par des vers, ce qui n'affecte pas le texte et s'aggrave vers les dernières pages. Il y a un papier de garde à l'avant, mais pas à l'arrière. Nous pensons qu'il s'agit d'une deuxième édition (publiée la même année que la première) mais avec un fleuron différent sur la page de titre. Il n'y a pas de privilège (ce qui semble correct pour la deuxième édition). Publié par Auger de Mauléon, Seigneur de Granier. [iv], 362 pages. Exemplaire en bon état. 160 par 110mm (6Œ par 4Œ pouces). Conforme à FirstSearch / OCLC : 562183791. Marguerite de Valois (1553-1615), communément appelée La Reine Margot, est une princesse française de la dynastie des Valois qui devint reine de Navarre par son mariage avec Henri III de Navarre, puis reine de France lors de l'accession de son mari au trône français sous le nom d'Henri IV en 1589. Marguerite était la fille du roi Henri II de France et de Catherine de Médicis et la sur des rois François II, Charles IX et Henri III. Son union avec le roi de Navarre, qui devait contribuer à la réconciliation des catholiques romains et des huguenots en France, fut ternie six jours après la cérémonie de mariage par le massacre de la Saint-Barthélemy et la reprise des guerres de religion en France. Dans le conflit qui oppose Henri III de France aux Malcontents, elle prend le parti de François, duc d'Anjou, son frère cadet, ce qui provoque une profonde aversion d'Henri à son égard. En tant que reine de Navarre, Marguerite joue également un rôle pacificateur dans les relations houleuses entre son mari et la monarchie française. Faisant la navette entre les deux cours, elle s'efforce de mener une vie conjugale heureuse, mais sa stérilité et les tensions politiques inhérentes au conflit civil conduisent à la fin de son mariage. Malmenée par un frère prompt à s'offusquer et rejetée par un mari volage et opportuniste, elle prend le chemin de l'opposition en 1585. Elle prend le parti de la Ligue catholique et est contrainte de vivre en Auvergne un exil qui durera 20 ans. En 1599, elle consent au divorce royal et à l'annulation du mariage, mais seulement après le versement d'une généreuse indemnité. Femme de lettres réputée, esprit éclairé et mécène extrêmement généreuse, elle joue un rôle considérable dans la vie culturelle de la cour, surtout après son retour d'exil en 1605. Elle est un vecteur du néoplatonisme, qui prône la suprématie de l'amour platonique sur l'amour physique. Elle profite de son emprisonnement pour rédiger ses Mémoires, première femme à l'avoir fait. Elle fut l'une des femmes les plus à la mode de son époque et influença par ses vêtements de nombreuses cours royales d'Europe. Après sa mort, les anecdotes et les calomnies qui circulent à son sujet créent une légende, qui se consolide autour du surnom de La Reine Margot, inventé par Alexandre Dumas. Elles se sont transmises au fil des siècles sur le mythe d'une femme nymphomane et incestueuse. À la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, des historiens ont examiné les nombreuses chroniques de sa vie et ont conclu que de nombreux éléments de sa réputation scandaleuse provenaient de la propagande anti-Valois et d'un factionnalisme qui dénigrait la participation des femmes à la politique et qui avait été créé par les historiens de la cour de la dynastie des Bourbons au XVIIe siècle.
Second Edition. Full vellum binding. The vellum is sound, but is quite darkened to the covers. No title to spine. Internally generally clean and tidy, with a pencilled annotation to the inside front board. The final 15 pages have worm damage to the top edge, not affecting text, which gets worse towards the last few pages. There is a front end paper but no rear end paper. We gather that this is a second edition (published in the same year as the first) but with a different fleuron to the title page. There is no privilege (which seems to be correct for the second edition). Published by Auger de Mauléon, Lord of Granier. [iv], 362 pages. A sound copy. 160 x 110 mm (6Œ x 4Œ inches). Conforms to FirstSearch / OCLC: 562183791. Margaret of Valois (1553-1615), popularly known as La Reine Margot, was a French princess of the Valois dynasty who became Queen of Navarre by marriage to Henry III of Navarre and then also Queen of France at her husband's accession to the French throne as Henry IV in 1589. Margaret was the daughter of King Henry II of France and Catherine de' Medici and the sister of Kings Francis II, Charles IX and Henry III. Her union with the King of Navarre, which had been intended to contribute to the reconciliation of Roman Catholics and the Huguenots in France, was tarnished six days after the marriage ceremony by the St Bartholomew's Day massacre and the resumption of the French Wars of Religion. In the conflict between Henry III of France and the Malcontents, she took the side of Francis, Duke of Anjou, her younger brother, which caused Henry to have a deep aversion towards her. As Queen of Navarre, Margaret also played a pacifying role in the stormy relations between her husband and the French monarchy. Shuttling back and forth between the two courts, she endeavoured to lead a happy conjugal life, but her infertility and the political tensions inherent in the civil conflict led to the end of her marriage. Mistreated by a brother, who was quick to take offense, and being rejected by a fickle and opportunistic husband, she took the path of opposition in 1585. She took the side of the Catholic League and was forced to live in Auvergne in an exile that lasted 20 years. In 1599, she consented to a royal divorce and the annulment of the marriage, but only after the payment of generous compensation. A well-known woman of letters, an enlightened mind as well as an extremely generous patron, she played a considerable part in the cultural life of the court, especially after her return from exile in 1605. She was a vector of Neoplatonism, which preached the supremacy of platonic love over physical love. During her imprisonment, she took advantage of the time to write her Memoirs, the first woman to have done so. She was one of the most fashionable women of her time and influenced many of Europe's royal courts with her clothing. After her death, the anecdotes and slanders circulated about her created a legend, which was consolidated around the nickname La Reine Margot, invented by Alexandre Dumas. They were handed down through the centuries on the myth of a nymphomaniac and incestuous woman. In the late twentieth and the early twenty-first centuries, historians have reviewed the extensive chronicles of her life and concluded that many elements of her scandalous reputation stemmed from anti-Valois propaganda and a factionalism that denigrated the participation of women in politics and was created by Bourbon dynasty court historians in the seventeenth century. .
Chez François Foppens 1723 Mémoires de Messire Philippe de Comines, Seigneur d'Argenton, contenant l'histoire des Rois Louis XI & Charles VIII depuis l'an 1464 jusqu'en 1498. Edition nouvelle, divisée en 5 tomes, enrichie de figures & augmentée de plusieurs traittez, contrats, testaments & autre pièces nouvelles par M.GODEFROY. Brusselles, Chez François Foppens, 1723 5 volumes petit in-8, plein veau marbré d époque, dos à 5 nerfs ornés de fleurons, tranches rougies, pièce de titre et tomaison maroquin rouge. Titre du premier tome imprimé en rouge et noir et les autres uniquement en noir. TOME 1 : Titre, 28 ff, avertissement, table des sommaires et chapitre, 442 pages. TOME 2 : Titre, 3 ff, table des sommaires, 197 pages, 13 ff, table des matières-Histoire de Louis XI Dite La Chronique Scandaleuse, Titre, 284 pages,13 ff, table des matières. TOME 3 : Titre, 5ff, avertissement, table des chapitres, 496 pages, 2ff, table des matières, extrait de privilège. TOME 4 : Titre, 6 ff, table des preuves, 511 pages, 8 ff, tables des matières TOME 5: Titre, 5ff, table des preuves, 580 pages,12 ff, table des matières. 1 gravure en frontispice et 12 gravures hors-texte de Vermeulen, Harrewin, Jongelinx représentant Philippe de Comines, Charles le Hardy, Louis XI, Adolphe de Ravestein, René Roy de Naples, Philibert duc de Savoie ,Marie de Bourgogne, Maximilien d Autriche, François de Paule, Charles VIII, Louis XII, Philippe Le Bon. Deux tableaux dépliants hors-texte. La seconde partie du TOME 2 est constituée de la chronique dite scandaleuse écrite par Jean de Troyes greffier de L Hôtel de ville de Paris. Cette édition est précédée d un ample avertissement au lecteur dans lequel Monsieur Godefroy retrace l historique des éditions parues sur ses presses depuis 1649 jusqu à la présente édition augmentée en 1723. Il y détaille le contenu de chaque volume et précise le type d augmentation de notes et de remarques curieuses qui ont été ajouté. Le cinquième et dernier volume contient ainsi de nouvelles pièces, pour la plupart inédite « Toutes ces pièces nouvelles au nombre de plus de cent sont distinguées par des manicules des autres qui se trouvent dans des éditions différentes. » Plusieurs coiffes cassées, abimées, quelques trâces d usures mais pour l ensemble un exemplaire solide et décoratif.
Paris, 1665, 2 parties en 1 vol. in-12, en veau blond glacé, dos ornés de fers dorés, titrage et tomaison dorés.Usagé.
Ce journal complet en deux parties concerne les années 1630 et 1631, et est extrait de ces mémoires augmentés de pièces connexes.