‎BEAUMARCHAIS (A. Caron de).‎
‎Mémoires....‎

‎ 0 S.l.n.d. 2 volumes in-8, 1 f.n.ch.-394 pp./1f.n.ch.-208 pp.-XVI-190 pp., plein veau moucheté d'époque, dos orné à 5 nerfs, pièce-de-titre et de tomaison de maroquin rouge et vert bronze, tranches rouges. Bon exemplaire.‎

Reference : 35


‎Intéressante et assez peu courante édition des Mémoires de l'affaire Goezman. Elle est précédée d'un frontispice de Marillier, répété dans les deux volumes. Il est non signé, une explication du frontispice se lit en regard de celui-ci. (Cordier H., Bibliographie des oeuvres de Beaumarchais, 366). ‎

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‎CASANOVA, Giacomo Girolamo.‎

Reference : LCS-18328

‎Mémoires du vénitien J. Casanova de Seingalt , extraits de ses manuscrits originaux; publiés en Allemagne par G. de Schutz. [à partir du Tome VIII: “Et traduits par M. Aubert de Vitry, traducteur des Mémoire de Goëthe etc.”]. Exemplaire pur, sans rousseur, de la plus extrême rareté en pleine reliure de l’époque.‎

‎«The first French edition» imprimée de 1825 à 1829 is «quite rare». « Aventurier vénitien des plus célèbres, Balzac, Théophile Gautier, Roger de Beauvoir se sont inspirés de certains chapitres des Mémoires de Casanova, lesquels parurent en pleine effervescence romantique ». Carteret. Paris, Tournachon-Molin, 1825-1829. 14 volumes, [iv], xxviii, 246 + [iv], 310 + [iv], 272 + [iv], 288 + [iv], 250 + [iv], 258 + [iv], 237, (1) f. + [iv], xii, 278 + [iv] + 292 + [iv], 299 + [iv], 288 + [iv], 292 + [iv], 284 + [iv], 346 p. Reliés en pleine basane blonde racinée, roulette dorée en encadrement autour des plats, dos lisses ornés, roulette dorée sur les coupes, charnières et coiffes légèrement frottées. Reliure de l’époque. 166 x 93 mm.‎


‎“The first French edition” (J. Rives Childs) (1956). “Quite rare” (J. Rive Childs). Mémoires…. Publiés en Allemagne, et traduits par M. Aubert de Vitry, traducteur des Mémoires de Goethe, etc. avec une préface par de Vitry. “The German edition of the Memoirs had been received so favorably that a Paris editor decided to bring out this pirated edition. It is thus the first French edition. However, it is not the first French edition of the original French text but a translation of the Schütz edition and is therefore a translation of a translation.” (J. Rives Childs). Cette première édition française de 1825-1829 a une valeur identique à celle de l’édition française en 12 volumes imprimée de 1826 à 1838: «Brought 10000 francs at auction in Paris in 1945; 15000 in 1948; quoted at $ 150 in NY in 1945 pour l’édition de 1825-1829 contre 15500 Francs en 1946 pour l’édition Brockhaus de 1826-1838 et 100 à 150 $ en 1955.» Les Mémoires de Casanova sont écrits en français. G. de Schutz publie d'abord une version allemande. L'édition publiée à Paris chez Tournechon-Molin en 1825 est une traduction de la version allemande. « Aventurier vénitien des plus célèbres, Balzac, Théophile Gautier, Roger de Beauvoir se sont inspirés de certains chapitres des Mémoires de Casanova, lesquels parurent en pleine effervescence romantique ». Carteret. « Je considère les Mémoires de Casanova comme la véritable Encyclopédie du XVIIIesiècle ». Blaise Cendrars. « Casanova, cet esprit sans pareil, dont chaque mot est un trait et chaque pensée un livre ! » Le Prince de Ligne. Tour à tour aventurier, diplomate, escroc, Giacomo Casanova (1725-1798) a aussi été le seul prisonnier à s'évader de la prison des Plombs, à Venise. A d'autres moments de sa vie, il fait partie des intellectuels de l'époque, il est reçu dans les cours européennes. Devenu riche il mène une vie de folie et de désordre. Il est arrêté par l'Inquisition. Il s'évade et, arrivé à Paris en 1757, se met en rapport avec le maréchal de Richelieu, Crébillon, Voisenon, Fontenelle, Favart, Rousseau. A Genève en 1760, il se présente à Voltaire. À Londres, il rencontre le chevalier d'Éon et le roi Georges III, à Berlin, il fréquente Frédéric II puis, à Saint-Pétersbourg, il a plusieurs entrevues avec Catherine II. Dans ses Mémoires, Casanova dresse un tableau des mœurs de la France de Louis XV, de l’Italie et des cours de l’Europe en général. « We know from the Memoires that he was constantly writing and that his baggage comprised in considerable part his papers ». J. Rives Childs, Casanoviana, p. 108. On a dit que les Mémoires de Casanova étaient des Anticonfessions. « Je n'écris ni l'histoire d'un illustre, ni un roman. Digne ou indigne, ma vie est ma matière, ma matière est ma vie. L'ayant faite sans avoir jamais cru que l'envie de l'écrire me viendrait, elle peut avoir un caractère intéressant qu'elle n'aurait peut-être pas, si je l'avais faite avec l'intention de l'écrire dans mes vieux jours, et qui plus est de la publier ». « Lecteur attentif des œuvres autobiographiques de Saint Augustin, de Montaigne et du marquis d'Argent, Casanova connaît l'œuvre de Rousseau qu'il critique souvent mais sans pouvoir cacher une admiration mêlée d'envie. Il dira « Je ne donnerai pas à mon histoire le titre de Confessions car, depuis qu'un extravagant l'a souillé, je ne peux plus le souffrir. Mais elle sera une confession si jamais il en fut. On me dira qu'un livre qui alarme la vertu est mauvais. J'avoue que ceux dont la vertu préférée est la chasteté doivent s'abstenir de me lire... ». L'influence de l'ouvrage s'étend outremer. Un article publié dans la North American Review, datée de 1835, est consacré aux Mémoires de Casanova: « It presents a curious and not uninstructive picture of the state of society in Europe at the period immediately preceding the French Revolution ». L'auteur de l'article évoque l'arrestation de l'auteur par l'Inquisition pour en faire un élément de comparaison entre les politiques européenne et américaine « The constant repetition of similar cases of the violation of private right by the old governments of Europe was among the causes that operated most strongly in bringing on the revolutionary movements of the last century. We are not blind to the inconveniences, abuses and dangers of our political system, but it gives us a permanent national peace, instead of the wars that constantly desolate Europe ». (The North American Review, xli, p.46-69). En 1834, l’ouvrage est mis à l’index des livres interdits. « Vendus au grand jour ou sous le manteau, les Mémoires firent un tapage d'enfer, et partout l'on en parla, soit pour douter de leur authenticité, soit pour discuter la véracité des confessions amoureuses du Vénitien, soit pour s'en inspirer dans les milieux romantiques Balzac, Théophile Gautier, Gorge Sand, Roger de Beauvoir, Eugène Sue, avant Émile Zola et Pierre Louys puisèrent au gré de leur imagination dans le vaste réservoir d'aventures que Casanova mettait à leur disposition. C’est surtout à la suite de la «grande guerre», que le prix de n'importe quelle œuvre de Jacques Casanova devint inabordable et chimérique. L'édition Brockhaus oscillait par exemple entre 99 francs, reliée (vente P.-A. Chéramy), et 405 francs, brochée (même vente, vacation du lundi 21 avril 1913). En 1917, la vente J. P. (Bosse, expert), cette édition, en demi-reliure basane, tranches jaspées, trouvait acquéreur à 295 francs. N’espérez pas désormais obtenir un exemplaire moins d'un billet de mille ou de 1500 francs, quand l'occasion se présentera si elle se présente !...» (J. Pollio). Le dernier exemplaire référencé sur le marché français, relié en demi veau postérieur avec rousseurs, fut vendu 75000 Francs en mai 1996 (11500 € il y a 26 ans). « La plus grande acquisition patrimoniale » de la Bibliothèque nationale de France a été finalisée le 18 février 2010. Le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a signé l'acte qui fait officiellement entrer à la B.n.F. les manuscrits des Mémoires de Casanova ; il s'agit d'un manuscrit de 3 700 pages non reliées déclaré « bien d'intérêt patrimonial majeur». L'objet excitait la convoitise des grandes bibliothèques et des collectionneurs du monde entier depuis les années 1960. Giacomo Girolano Casanova tour à tour financier, diplomate, escroc, joueur, mais toujours intellectuel éclairé à sa manière, entame la rédaction de ses mémoires dans un français parsemé de ratures et d'italianismes, aux alentours de 1789. Autant dire « au crépuscule de son existence comme au crépuscule du siècle » agité par les « tourments révolutionnaires », a signalé le ministre de la Culture. Il aura fallu trois ans et l'intervention d'un généreux mécène du milieu de la finance, ayant déboursé près de 7 millions d'euros, pour finaliser cette acquisition exceptionnelle. Lors de la cérémonie, le ministre de la Culture a rendu hommage à « l'un des grands auteurs de la littérature française du XVIIIe siècle » et à sa « liberté de ton et de propos qui se nourrit d'une vraie liberté de conduite ». Précieux exemplaire, pur et sans rousseur, de la plus extrême rareté en pleine reliure décorée de l’époque.‎

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‎DE GAULLE‎

Reference : LCS-186417

‎Mémoires de guerre ‎


‎“A M. Emile Henriot, en témoignage de mon admiration et de mon amitié. C. de Gaulle. 4.7.56.” L’édition originale des Mémoires de guerre de Charles de Gaulle, précieux exemplaire offert et dédicacé par l’auteur à Emile Henriot. Paris, 1954-1956-1959. En Français dans le texte, 398. Gaulle, Charles de. Mémoires de guerre. L’Appel (1940-1942)- L’Unité (1942-1944)- Le Salut (1944-1946). Paris, Librairie Plon, 1954-1956-1959. 3 volumes in-8 de : I/ (4) ff., 680 pp., (2) ff., 1 carte dépliante; II/ (4) ff., 712 pp., (2) ff., 1 carte dépliante; III/ (5) ff., 653 pp., (1) f., 1 carte dépliante. Reliés en demi-maroquin rouge à coins, filet doré soulignant la séparation, dos à nerfs ornés de filets à froid, titre doré, tête dorée, non rognés, couvertures et dos conservés. Reliure signée A. & R. Maylander. 225 X 140 mm. édition originale des ‘mémoires de guerre’ du général de Gaulle, dont les deux premiers tomes font partie des exemplaires tirés sur alfa réservés aux anciens de la FranceLibre et aux membres des associations combattantes et résistantes de la guerre, celui-ci numéroté 1923. Le troisième tome imprimé sur bouffant spécial fut réservé pour Émile Henriot avec son étiquette. «Le 22 octobre 1954 paraissait ‘L’Appel’, premier volume des ‘Mémoires de guerre’ du général de Gaulle. Une fois de plus, l’homme du 18 Juin créait l’événement. Ayant quitté le pouvoir en janvier 1946 pour ne pas cautionner un gouvernement d’assemblée, il avait tenté sans succès d’y revenir par la voie des élections. Retranché à Colombey, il y poursuivait une amère traversée du désert.‘L’Appel’, loin de toute contestation politique, le remettait au premier plan. Retentissement national. Unanimité littéraire dans l’admiration. Cent mille exemplaires vendus en un mois et bientôt une diffusion mondiale : quatre ans plus tard, l’ouvrage était publié dans tous les pays non communistes d’Europe sauf la Grèce, ainsi qu’en U.R.S.S., aux États-Unis, en Amérique latine, à Beyrouth, en Israël et à Hong Kong. Le deuxième tome, sorti en 1956, eut un égal succès ; le troisième, publié alors que de Gaulle était revenu au pouvoir, fut discuté mais, dès 1961, la vente cumulée des trois volumes en France dépassait le million d’exemplaires. Grande œuvre littéraire, les ‘Mémoires de guerre’ ont comblé un vide historique. Aux Français des années 1950, abreuvés de littérature résistante, mais peu instruits de l’épopée de la France libre, ils ont révélé, documents à l’appui, le déroulement de la plus grande aventure collective française du siècle et la lutte acharnée menée par un rebelle hors du commun pour faire remonter la France de l’abîme et l’imposer comme puissance victorieuse. La réécriture de l’histoire par un de ses acteurs n’en diminue pas, pour l’essentiel, la véracité. Elle joignait à la chronique un message implicite : non seulement le maître d’énergie a entendu rappeler aux Français ce qu’ils lui devaient, mais il a souhaité les rassembler autour de la meilleure image d’eux-mêmes et les inciter à un avenir digne d’une grande nation. En cela, l’œuvre historique était également politique. Elle l’aura été doublement, car le succès des ‘Mémoires de guerre’ aura été une étape sur la voie du retour au pouvoir du général de Gaulle.» (Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Préface des Mémoires de guerre de De Gaulle dans la collection La Pléiade). Charles de Gaulle expose dans cet ouvrage l'épopée de la France Libre au cours de la Seconde Guerre mondiale et décrit son déroulement avec beaucoup de minutie. Il inclut pour étayer ses propos des documents en annexe tels que de nombreux télégrammes échangés pendant la guerre entre diverses personnalités politiques et militaires, ou des cartes des diverses opérations militaires entreprises par la France. «Les ‘Mémoires de guerre’ sont un beau succès de librairie. La vente atteint rapidement les 100000. Quand paraîtra le troisième tome, 150000 exemplaires de l’ouvrage complet garniront les bibliothèques privées et publiques. A ce jour, il en aurait été vendu en tout 750000, et l’ouvrage a été traduit en vingt-deux langues, parmi lesquelles le chinois, le finnois, le turc. La presse, d’emblée, a été admirative. ‘Chez de Gaulle écrivain, on trouve le même esprit et la même discipline qui animait l’homme d’action, la même flamme…’ (Marcel Arland, Nouvelle revue française). ‘La lecture de ces Mémoires achève de convaincre qu’un grand homme est presque toujours un grand écrivain’ (Georges Duhamel, Nouvelles littéraires). ‘Il est prestigieux dans ses raccourcis… avec des traits à la Tacite, à la Retz, à la Saint-Simon’ (Emile Henriot, Le Monde)… Les ‘Mémoires de guerre’ sont aussitôt devenus un grand classique du genre et l’écrit contemporain le plus propre à entretenir dans les nouvelles générations le sens de la patrie.» (En Français dans le texte, 398). Alors que l’année 2010 marque les 120 ans de la naissance du général de Gaulle, les 70 ans de l’Appel du 18 juin 1940 et les 40 ans de la mort du général de Gaulle, elle marque également les 10 ans de l’entrée des Mémoires du général dans la Bibliothèque de la Pléiade. Précieux exemplaire de présent portant sur les faux-titres de chacun des trois tomes un respectueux envoi autographe signé du Général de Gaulle à Emile Henriot: ”A M. Emile Henriot, dont j’admire fort le talent avec le témoignage de ma haute considération. C. de Gaulle. 18 octobre 1954” (tome 1) / «A M. Emile Henriot, en témoignage de mon admiration et de mon amitié. C. de Gaulle. 4.7.56» (tome 2) / «En gratitude et en admiration. C. de Gaulle. 7.11.59» (tome 3). L’exemplaire est en outre truffé de deux lettres autographes du Général de Gaulle (chacune d’1 feuillet in-8) datées du 13 novembre 1954 et du 29 juin 1956, dans lesquelles il adresse ses remerciements a Emile Henriot, son “ cher Maitre”, pour ses articles parus dans le Monde concernant les deux premiers tomes de Ses Mémoires. L’exemplaire contient également dans le tome 2 le brouillon de la lettre de remerciement qu’Emile Henriot adresse au Général le 9 juin 1956, après avoir reçu un exemplaire de ce même tome. Emile Henriot (1889-1961) est un poète, romancier, essayiste et critique littéraire français. Journaliste au Temps entre les deux guerres, il devient le critique littéraire du Monde, héritier du Temps à la Libération. Il fut élu à l'Académie française en 1945. Au sujet de l'appel du 18 juin, Emile Henriot a écrit : « Un homme seul avait parlé, et il avait parlé au nom de la France... Aussi bien, voilà l'homme tout d'une pièce, comme il s'est voulu, durci en lui-même, appelé à répondre de tout, conscient de ce que l'on peut dans la solitude si l'on est pourvu d'une âme opiniâtre... Alors que dans la France humiliée, un vote changeait la forme des institutions, le refus de cette humiliation, le refus de consentir à la défaite, la certitude qu'une bataille perdue n'est pas la guerre perdue et que l'espoir restait ouvert, faisaient entrer dans l'Histoire un homme de quarante-neuf ans que le destin jetait hors de toutes les séries ». Précieux exemplaire, grand de marges car non rogné, offert et dédicacé par De Gaulle a Émile Henriot.‎

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‎GAULLE (Charles de)‎

Reference : 31513

(1970)

‎Mémoires d'espoir.Mémoires de guerre. .‎

‎ Les Mémoires du général de Gaulle : exemplaire offert à Sylvie Genevoix. Paris, Plon, (30 août) 1970 et (6 février) 1971. Paris, Plon, (8 mai) 1973, (13 mai) 1976 et (25 septembre) 1974. 2 vol. (135 x 210 mm) de 314 et 223 p. Cartonnage bleu éditeur. 3 vol. (135 x 210 mm) de 680, 712 et 653 p. Cartonnage bleu éditeur. Edition originale des Mémoires d'Espoir. Envoi signé: «Pour Mademoiselle Sylvie Genevoix, en respectueux hommage et témoignage. C. de Gaulle. 27.10.70». Retirage des Mémoires de Guerre. ‎


‎Figure littéraire discrète mais influente, Sylvie Genevoix est la fille de Maurice Genevoix, que de Gaulle tenait en très haute estime. Il lui confiera en 1960 le projet du Mémorial de Verdun, dont la création est décidée le 23 octobre 1960, à l'issue de l'assemblée générale du Comité National du Souvenir de Verdun. L'État français, sous la présidence de Charles de Gaulle, lancera une grande souscription nationale pour financer le projet. Née le 17 mai 1944 à Châteauneuf-sur-Loire, Sylvie Genevoix grandit aux Vernelles, la demeure familiale acquise par son père en 1927. Elle y développe un profond attachement à la Loire et à la mémoire familiale, qu'elle évoquera dans son ouvrage La maison de mon père (2001). Après des études de lettres classiques à la Sorbonne, elle entame une carrière dans l'édition, chez Plon - l'éditeur historique de Charles de Gaulle depuis les Mémoires de guerre, en 1954. Elle y débute comme attachée de presse aux éditions 10/18, puis coordonne les services littéraires chez Plon-Perrin-Julliard, devenant directrice littéraire chez Julliard. De 1992 à 2005, elle sera directrice littéraire chez Albin Michel avant d'être nommée au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), où elle oeuvre pour le développement des télévisions locales et l'accessibilité des programmes aux personnes handicapées. Elle présidera par ailleurs la Mission langue française et francophonie. Charles de Gaulle exprime ici une confiance touchante à l'égard de cette héritière intellectuelle d'un écrivain qu'il admirait profondément et la jeune collaboratrice - elle n'a que 24 ans - de la maison d'édition qui le publie. L'ouvrage, publié deux mois avant la mort de de Gaulle, devait ouvrir une nouvelle trilogie. Seuls deux tomes paraîtront : Le Renouveau puis L'Effort, posthume. Ils constituent un testament politique et littéraire inachevé. Les premiers volumes du tome 1 arrivent à la Boisserie en octobre : «Pour son ultime ouvrage, de Gaulle consacra des séances de dédicace épuisantes, à la Boisserie. Il allait rencontrer un considérable succès. Le Général en signa près de cinq cents exemplaires [...]. La librairie Plon a annoncé qu'après un premier tirage de deux cent cinquante mille exemplaires, diffusés à partir de mercredi matin, elle avait dû vendredi entamer le tirage de cent mille exemplaires supplémentaires de cet ouvrage. Parmi les destinataires des dix-sept exemplaires portant la mention « imprimé spécialement pour... » et une dédicace de l'auteur, figuraient, outre Mme de Gaulle et ses enfants, Mme Eisenhower, en souvenir de son mari, le fils du chancelier Adenauer, le pape, la reine d'Angleterre, MM. Khrouchtchev et Macmillan, ainsi que les trois anciens premiers ministres du général. Pour sa part, M. Georges Pompidou avait reçu l'exemplaire qui lui était destiné dès mardi, peu avant son départ pour l'U.R.S.S. [...]. Les Mémoires du général étaient attendus avec un mélange d'impatience et d'appréhension, car ils traitent d'événements sur lesquels les passions et les préjugés restent forts. Mais le général de Gaulle prouve, une fois de plus, qu'il sait donner une perspective historique au passé récent.» (Le Monde, 12 octobre 1970). Le général de Gaulle décède quelques jours plus tard, le 9 novembre 1970. L'Effort paraîtra, posthume, au premier trimestre 1971, en même temps que la réédition, dans la même collection, des Mémoires de guerre. L'exemplaire Sylvie Genevoix de cette édition est jointe. Une carte de visite imprimée «Général de Gaulle » figurait dans le premier tome. ‎

Librairie Walden - Orléans
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EUR3,000.00 (€3,000.00 )

‎La Rochefoucauld, François Duc de.‎

Reference : LCS-18618

‎Mémoires sur les Brigues à la mort de Louys XIII, les Guerres de Paris & de Guyenne, & la Prison des Princes... Savoureux exemplaires des Mémoires de La Rochefoucauld relié en veau ancien pour le Duc François-Alexandre de La Rochefoucauld.‎

‎Première édition des Mémoires de La Rochefoucauld, publiée de son vivant, dans laquelle les noms propres ont été imprimés en italique. Cologne, P. Van Dyck (Bruxelles, Foppens, à la Sphère), 1677. Petit in-12, de (2) ff. et 360 pp., plein veau brun granité, filet à froid autour des plats, armoiries de François-Alexandre-Frédéric de La Rochefoucauld, Duc de La Rochefoucauld, né le 11 janvier 1747, dos à nerfs orné, coupes décorées, tranches granitées, petite découpe sur le feuillet de titre sans atteinte au texte. Reliure armoriée de l’époque. 142 x 78 mm.‎


‎Première édition des Mémoires de La Rochefoucauld, publiée de son vivant, dans laquelle les noms propres ont été imprimés en italique. L’édition originale fut imprimée en 1662. Il y a de légères différences dans l'Avis au lecteur. Le libraire annonce la présente « impression de ce Recueil plus correcte et plus exacte que n'avaient esté les précédentes », mais il ne l'annonce pas plus ample ; par conséquent, les additions de l'édition de 1672 ne s'y trouvent pas. Ces célèbres Mémoires couvrent les années 1624-1652, l’une des périodes les plus fiévreuses et les plus confuses de l’histoire de France, et mettent en scène les principaux protagonistes de la fronde : Madame de Chevreuse d'abord, à laquelle le jeune LaRochefoucauld eut le tort de s'attacher en arrivant à la Cour. Cette femme qui se servait de tous ses charmes, pour réussir dans ses desseins, avait encouragé Buckingham à courtiser la reine Anned'Autriche ; La Rochefoucauld nous conte cette aventure dont il connut le détail, et c'est dans son texte qu'Alexandre Dumas père puisa certains épisodes des Trois Mousquetaires et notamment celui des ferrets de diamants. Après la mort de Louis xiii et de Richelieu, La Rochefoucauld espéra une récompense pour le dévouement qu'il avait témoigné à la reine ; mais celle-ci s'était liée avec Mazarin et Mazarin avait hérité les inimitiés de son prédécesseur. Il tint La Rochefoucauld à l'écart du gouvernement et lui refusa même le tabouret de duchesse qu'il avait demandé pour sa femme. Ulcéré, le jeune homme se tourna vers le parti des mécontents, dont Condé et Conti prenaient la tête ; il y fut retenu par Madame de Longueville, sœur de ces deux princes, pour laquelle il semble avoir conçu une violente passion, bien qu'il nous déclare assez perfidement ne s'être servi d'elle que « comme hausse-pied de sa fortune ». Quand Mazarin eût fait arrêter les princes (18 janvier 160), La Rochefoucauld s'enfuit dans ses terres de Poitou et rallia la Fronde bordelaise. «Par leur intérêt historique et psychologique, par leur style élégant et bien charpenté, ces mémoires se placent au premier rang du genre littéraire qu’elles représentent.» (Laffont-Bompiani). Précieux et savoureux exemplaire des « Mémoires de La Rochefoucauld» conservé dans sa reliure en veau ancien aux armes de François de La Rochefoucauld. Ce dernier possédait aussi les Maximes de La Rochefoucauld reliées à ses propres armes. François-Alexandre-Frédéric de la Rochefoucauld, duc de Liancourt, puis d’Estissac, puis de la Rochefoucauld, fils de Louis-François-Armand, grand maître de la garde-robe, et de Marie de la Rochefoucauld, né à la Roche-Guyon (Seine-et-Oise) le 11 janvier 1747, servit d’abord dans les carabiniers et se maria très jeune, le 10 septembre 1764, avec Félicité-Sophie de Lannion ; il obtint en janvier 1768 la survivance de la charge de grand maître de la garde-robe, mais, ayant déplu à Madame Du Barry, il quitta la cour pour se consacrer à l'agriculture ; il établit une ferme modèle dans sa terre de Liancourt et y fonda pour les enfants des militaires pauvres, une école d’arts et métiers qui prit une grande extension et qui fut l’origine de l’école de Châlons. Le duc de Liancourt fut promu colonel en 1770, puis brigadier de dragons le 5 décembre 1781, et reçut la charge de notaire royal pour le marquisat d’AIlium, autrement dit de Maigelay, le 23 novembre 1785. La noblesse du bailliage de Clermont-en-Beauvaisis l’envoya siéger aux États généraux en 1789 ; le duc de Liancourt s’y montra le défenseur à la fois de la royauté et des libertés publiques ; président de l’Assemblée nationale le 18 juillet 1789, lieutenant général au gouvernement de Normandie, il dut s’enfuir, après le 10 août 1792, en Angleterre où il fut accueilli par Arthur Young. Il prit le titre de duc de la Rochefoucauld après l’assassinat de Louis-Alexandre, son cousin (14 septembre 1792), visita l’Amérique du Nord et revint en France en 1799.‎

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‎Du HAUSSET (Nicole) - BACHAUMONT (Louis PETIT de).‎

Reference : 24637

(1846)

‎Mémoires de Madame du Hausset, femme de chambre de Madame de Pompadour & Extrait des Mémoires historiques et littéraires de Bachaumont [in Bibliothèque des Mémoires relatifs à l'Histoire de France pendant le XVIIIème siècle].‎

‎ Paris, Librairie de Firmin Didot Frères, 1846. Un vol. au format in-12 (178 x 115 mm) de 2 ff. n.fol., 524 pp. et 1 f. n.fol. Reliure de l'époque de demi-basane glacée fauve, dos lisse richement orné de filets gras et maigres dorés, filets sinusoïdaux dorés, larges fleurons dorés, pièce de titre de maroquin ébène, titre doré, large palette dorée en queue, tranches mouchetées.‎


‎ Exemplaire revêtu d'une agréable reliure du temps. A la fin des Mémoires de Madame du Hausset se trouvent des ''Morceaux historiques servant d'éclaircissements'', savoir : Spectacles des petits cabinets de Louis XV - De la destruction des Jésuites en France - Article de M. de Meilhan sur le duc de Choiseul - Sur le Dauphin - Sur Madame la duchesse de Grammont - Notice sur le cardinal de Bernis. ''On pénètre avec Madame Hausset dans les appartements les plus secrets de Madame de Pompadour ; on y découvre ainsi les plus mystérieuses intrigues, du temps où le crédit de la favorite était le mieux affermi''. (in Avertissement des Editeurs). ''Certes, la vie privée, la vie intime de LouisXV n’est qu’un très petit chapitre dans l’histoire du XVIIIesiècle, mais, lorsqu’on s’en tient aux témoins sûrs, aux témoins proches, aux personnes qui ont vu et entendu ce qu’elles rapportent, on se rend compte bien vite que ces témoins sont très peu nombreux et que, pour le temps de Mmede Pompadour en particulier, on les compte sur les doigts de la main. Ses mémoires nous affirment que Mmede Pompadour avait en elle une confiance totale, que le Roi l’admettait en tiers lorsqu’il venait bavarder avec sa mal-tresse. Mmedu Hausset rapporte ici nombre de détails pénibles pour son ancienne maîtresse, notamment ses interventions à propos des accouchements du Parc aux Cerfs, son régime d’aphrodisiaques, son incapacité à satisfaire les désirs amoureux du roi.'' (Pierre Gaxotte). Quant aux Mémoires de Bachaumont, ils constituent un ''ouvrage très important pour l'histoire des moeurs à la fin du XVIIIème siècle en France''. (in Graesse). Publiés pour la première fois en 1777, alors que tous les personnages mise en jeu dans ce tableau exact et fidèle s'agitaient encore sur la scène du monde, les Mémoires secrets renfermaient trop d'éléments de succès pour n'être pas accueillis avec une faveur marquée.'' (in Préface). Angles émoussés. Petit manque superficiel affectant la marge gauche du premier plat. Frottements affectant le papier marbré des plats. Cerne claire dans le corps d'ouvrage ; laquelle a entraîné une irisation en marge supérieure des derniers feuillets. ‎

Babel Librairie - Périgueux
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