‎APOLLINAIRE (Guillaume). ‎
‎QUE FAIRE ? ‎

‎ 1950 Paris, La Nouvelle Edition, 1950. In-quarto broché carré, couverture illustrée (légèrement défraîchie), XXX-282 pages.‎

Reference : 000142


‎EDITION ORIGINALE. UN DES 50 EXEMPLAIRES numérotés sur PUR FIL LAFUMA (tirage de tête). Roman présenté par Noëmi Onimus-Blumenkranz. Préface de Jean Marcenac. Roman-feuilleton sentimental, policier, fantastique, "scientifique", parut dans "Le Matin" en 1900, écrit par Apollinaire et l'avocat bohême, Esuard. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST. ‎

€300.00 (€300.00 )
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M. Eric Castéran
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5 book(s) with the same title

‎ROZIER, abbé François.‎

Reference : LCS-17550

(1772)

‎Mémoire sur La meilleure manière de faire & de gouverner les Vins de Provence, soit sur l'usage, soit pour leur faire passer les mers. Ouvrage utile à tous les pays de vignoble. Qui a remporté le prix, au jugement de l'Académie de Marseille, en l'année 1770.‎

‎Cette dissertation, sur l'art de faire le vin, est tout entière basée sur les expériences de son auteur ; c'est un vrai manuel pour les propriétaires de vignobles dans le Midi. *** This dissertation, on the art of making wine, is entirely based on the experiences of its author; it's a real manual for vineyard-owners in the South of France.‎


‎A Lausanne, et se trouve à Lyon chez L. Rosset et à Paris chez Le Jay, 1772.In-8 de viii pp., 350 pp., (1) f. de table, (1) f. d'errata, 3 planches dépliantes. Pte. mouillure sans gravité en marge sup. Conservé à toutes marges, broché et non rogné. Brochure de l'époque.217 x 135 mm. *** A Lausanne, et se trouve à Lyon chez L. Rosset et à Paris chez Le Jay, 1772.8vo [217 x 135 mm] of viii pp., 350 pp., (1) table l., (1) errata l., 3 folding plates. Slight waterstain in the upper margin. Preserved as published, untrimmed in the original wrappers. Contemporary binding.‎

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Phone number : 0142841668

EUR3,500.00 (€3,500.00 )

‎GRIMOD DE LA REYNIERE.‎

Reference : LCS-17559

(1808)

‎Manuel des Amphitryons ; contenant un Traité de la Dissection des viandes à table, la Nomenclature des Menus les plus nouveaux pour chaque saison, et des Elémens de Politesse gourmande. Ouvrage indispensable à tous ceux qui sont jaloux de faire bonne chère, et de la faire faire aux autres... Orné d'un grand nombre de Planches gravées en taille-douce.‎

‎Précieux exemplaire de cet ouvrage de gastronomie très recherché, bien complet de toutes ses planches, conservé dans son élégante reliure en basane racinée de l'époque. *** Precious copy of this very sought after work of gastronomy, complete with all its plates, preserved in its elegant binding in roan with a tree roots design.‎


‎Paris, Capelle et Renand, 1808.In-8 de 356 pp., 17 planches. Relié à l'époque comme la plupart des exemplaires sans la seconde table. Basane racinée, dos lisse orné d'urnes dorées, pièce de titre de maroquin vieux rose. Reliure de l'époque. 194 x 125 mm. *** Paris, Capelle et Renand, 1808.8vo [194 x 125 mm] of 356 pp., 17 plates. Bound as usual at the time without the second table. Roan with a tree roots design, flat spine decorated with golden urns, old pink morocco lettering piece. Contemporary binding.‎

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Phone number : 0142841668

EUR4,500.00 (€4,500.00 )

‎Archive, Faire-part de Mariage / Edmond GISCARD DESTAING, GISCARD D'ESTAING, Olivier GISCARD D'ESTAING, Valéry GISCARD D'ESTAING, Antoine GISCARD D'ESTAING, Jacques BARDOUX, Anne-Aymone de BRANTES, Marquise de Brantes, Comtesse de BRANTES, Princesse Guy de FAUCIGNY-LUCINGE, Comte de MONTRICHARD, Marie-Hélène de MOUNTRICHARD, Comte & Comtesse Pierre de MONTRICHARD, Mr & Mme René SÉCHERESSE, Catherine SÉCHERESSE. ‎

Reference : 70365

(1883)

‎Faire-parts de mariage / ENSEMBLE 5 DOCUMENTS concernant les FAMILLES GISCARD D'ESTAING, de Brantes, Bardoux, de Montrichard, Sécheresse. ‎

‎ 1883, ... 1952, 1957, 1964 - ENSEMBLE DE 6 DOCUMENTS - 4 faire-parts (20x14,5 cm) en double feuillet imprimé en noir; 1 carte de visite au texte imprimé en noir, complété à la main pour Mme V. Giscard d'Estaing (P. A. / Pièce Autographe). LES 5 DOCUMENTS en bon état. ‎


‎23 Décembre 1952 - Madame Giscard d'Estaing, Monsieur Jacques Bardoux, de l'Institut, Commandeur de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, Monsieur Edmond Giscard d'Estaing, Commandeur de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, ont l'honneur de vous faire part du mariage de Monsieur Valéry Giscard d'Estaing, Croix de guerre, leur petit-fils et fils, avec Mademoiselle Anne-Aymone de Brantes. La bénédiction nuptiale leur sera donnée le Mardi 23 Décembre 1952, en la Chapelle de Fresne - 101, avenue Henri Martin, Paris XVIe [Faire-part de mariage]. *****___***** 23 Décembre 1952 - La Marquise de Brantes, la Princesse Guy de Faucigny-Lucinge, la Comtesse de Brantes ont l'honneur de vous faire part du mariage de Mademoiselle Anne-Aymone de Brantes leur petite-fille et fille, avec Monsieur Valéry Giscard d'Estaing, Croix de guerre. La bénédiction nuptiale leur sera donnée le Mardi 23 Décembre 1952, en la Chapelle de Fresne - Le Fresne, Authon, Loir-et-Cher [Faire-part de mariage]. *****___***** s.d. - Madame Valéry Giscard d'Estaing 21 Bd Jules Sandeau Sincères remerciements Voeux les meilleurs (manuscrit) [P. A. Pièce Autographe / Carte de visite].19 Janvier 1957 - Madame Giscard d'Estaing, Monsieur Jacques Bardoux, de l'Institut, Commandeur de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, Monsieur Edmond Giscard d'Estaing, Commandeur de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, et Madame Edmond Giscard d'Estaing ont l'honneur de vous faire part du mariage de Monsieur Olivier Giscard d'Estaing, leur petit-fils et fils, avec Mademoiselle Marie-Hélène de Montrichard. Et vous prient d'assister à la bénédiction nuptiale qui leur sera donnée par Monseigneur Rodhain, Prémat de Sa Sainteté, le Samedi 19 Janvier 1957, à 11 heures 30, en l'Église St Philippe du Roule. La Messe sera célébrée par Monsieur l'Abbé de Croix, Vicaire à la Madeleine - 101, avenue Henri Martin, Paris XVIe [Faire-part de mariage]. *****___***** 23 Décembre 1952 - La Comte de Montrichard, Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, et la Comtesse de Montrichard, la Comtesse de Seré du Boisberthelot, le Comte et la Comtesse Pierre de Montrichard ont l'honneur de vous faire part du mariage de Mademoiselle Marie-Hélène de Montrichard leur petite-fille et fille, avec Monsieur Olivier Giscard d'Estaing. Et vous prient d'assister à la bénédiction nuptiale qui leur sera donnée par Monseigneur Rodhain, Prémat de Sa Sainteté, le Samedi 19 Janvier 1957, à 11 heures 30, en l'Église St Philippe du Roule. La Messe sera célébrée par Monsieur l'Abbé de Croix, Vicaire à la Madeleine - 18, Avenue Matignon, Paris VIIIe [Faire-part de mariage]. *****___***** 4 Juillet 1964 - Monsieur et Madame René Sécheresse ont l'honneur de vous faire part du mariage de Mademoiselle Catherine Sécheresse, leur fille, avec Monsieur Antoine Giscard d'Estaing. Et vous prient d'assister à la Bénédiction Nuptiale, qui leur sera donnée le Samedi 4 Juillet 1964 à 12 h. 15 (Messe de Communion) en l'Église Saint-Pierre de Montmartre par Monsieur l'Abbé Joseph Chavanon, Aumônier de la base d'Avord. L'allocution sera prononcée par le Révérend Père Jean de Leffe S. J. - Chaurais, Néons-sur-Creuse [Faire-part de mariage]. *****___***** 4 Juillet 1964 - Madame Joseph Giscard d'Estaing, Le Colonel et Madame Henri Giscard d'Estaing ont l'honneur de vous faire part du mariage de Monsieur Antoine Giscard d'Estaing, leur petit-fils et fils, avec Mademoiselle Catherine Sécheresse. Et vous prient d'assister à la Bénédiction Nuptiale, qui leur sera donnée le Samedi 4 Juillet 1964 à 12 h. 15 (Messe de Communion) en l'Église Saint-Pierre de Montmartre par Monsieur l'Abbé Joseph Chavanon, Aumônier de la base d'Avord. L'allocution sera prononcée par le Révérend Père Jean de Leffe S. J. - 8, rue Saint-Vincent de Paul, Poitiers [Faire-part de mariage]. ******************************** DÉSTOCKAGE - LA BOUTIQUE FAIT UNE REMISE DE 50 % SUR TOUT LE CATALOGUE: LES PRIX AFFICHÉS TIENNENT COMPTE DE LA REMISE DE 50 %. - librairie.passe-temps@orange.fr - 06 78 36 86 46 *************************** ‎

Phone number : 06 78 36 86 46

EUR7.50 (€7.50 )

‎BART, Léo ; BART, Jean ; BART, Charlemagne‎

Reference : 55268

(1915)

‎Belle correspondance personnelle et originale, adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917. Jean Bart fut successivement matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car pour l'essentiel non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917‎

‎94 cartes et LAS, auxquelles nous joignons quelques photos et quelques lettres postérieures. Belle correspondance personnelle adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917, adressée à Jean Bart, matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917‎


‎Passionnant ensemble, à analyser en profondeur. Prix de l'ensemble, non séparable.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR950.00 (€950.00 )

‎Wapler (Simone)‎

Reference : 90810

(2015)

‎Lot de 4 ouvrages de Simone Wapler - 1. Pourquoi la France va faire faillite et ce que vous devez faire pour vous en sortir - 2. La fabrique de pauvres - Comment ne pas vous faire prendre dans l'engrenage - 3. Pouvez-vous faire confiance à votre banque - Rendement minimum, risque maximum, à quoi servent les banques aujourd'hui - 4. Comment l'Etat va faire main basse sur votre argent et ce que vous devez faire pour en sortir‎

‎Ixelles Editions Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 2015 Book Condition, Etat : Très Bon broché, sous couverture imprimée éditeur blanche avec une bande rouge au bas du plat supérieur, titre en rouge et noir grand In-8 4 vol. - 1141 pages‎


‎ édition de 2013 à 2015 beaux exemplaires, frais et propres, de ces 4 titres de Simone Wapler aux éditions Ixelles que nous réunissons ici afin de grouper les frais d'envoi, ensemble non divisible, couvertures et formats similaires - 1. Pourquoi la France va faire faillite et ce que vous devez faire pour vous en sortir (2013, 254 pages) - 2. La fabrique de pauvres - Comment ne pas vous faire prendre dans l'engrenage (2015, 285 pages) - 3. Pouvez-vous faire confiance à votre banque - Rendement minimum, risque maximum, à quoi servent les banques aujourd'hui (2014, 299 pages) - 4. Comment l'Etat va faire main basse sur votre argent et ce que vous devez faire pour en sortir (2013, 303 pages)‎

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