‎[CURIOSA] - BARBIER (Alex)‎
‎De la chose. ‎

‎Bruxelles, Fréon, 1997; petit in-8 carré, non paginé, broché, couverture imprimée rempliée. Reproductions en couleurs de près de 40 huiles érotiques d'Alex Barbier, plus connu pour ses bandes dessinées. 1997‎

Reference : 200702003


‎‎

€25.00
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‎COLLECTIF‎

Reference : R110015132

(1958)

‎REVUE DU TOURING CLUB DE FRANCE N° 688 - Une place pour chaque chose et chaque chose a sa place par André Defert, D'Arles a Santiago sur le chemin de Compostelle par Marie Mauron, Quand l'automobile va par François Toché, Le Sahara, choses vues hier‎

‎Au bureau du journal.. Octobre 1958. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. Paginé de 573 à 616. Illustrées de quelques photographies ou dessins en noir et blanc .. . . . Classification Dewey : 70.4412-Le journal des voyages‎


‎Sommaire : Une place pour chaque chose et chaque chose a sa place par André Defert, D'Arles a Santiago sur le chemin de Compostelle par Marie Mauron, Quand l'automobile va par François Toché, Le Sahara, choses vues hier et aujourd'hui, Vieux moulins beaucerons par Christiane et Jacques Lebeau‎

Le-livre.fr / Le Village du Livre - Sablons

Phone number : 05 57 411 411

EUR19.80

‎[Serges Hand] - ‎ ‎LOUIS DE CERDAGNE. (pseudonyme).‎

Reference : AMO-1900

(1942)

‎L'AUTRE CHOSE. Illustrations de Serge HAND (aquarelles de Nicole Lebret). ‎

‎Collection "VERTIGES". Éditions du Signet d'Or. Liège, Blegique. 1942. 1 volume grand in-8 (26 x 18 cm), broché, 63 pages. 10 dessins libres aquarellés à la main hors-texte. Texte encadré de volutes imprimées en mauve. Très bon état, non coupé (jamais lu). Dos du brochage passé. Couverture à rabats de papier gris imprimée en gris foncé. Imprimé sur un beau papier vélin épais. Légère décharge (c'est la moindre des choses) des encadrements en mauve sur les pages en regard. ÉDITION ORIGINALE. L'Autre Chose est le premier volume de la collection "Vertiges" et a été tiré à quatre cent soixante quinze exemplaires. Le détail du tirage est le suivant : 9 exemplaires avec 30 exemplaires numérotés en chiffres romains réservés à l'auteur, à l'artiste et à l'aquarelliste, et 436 exemplaires réservés à des amateurs. Cet ouvrage exclusivement réservé aux amateurs ayant souscrit ne doit être ni exposé, ni mis en vente. Il a été achevé d'imprimer le 30 septembre 1942 sur les presses des Éditions du Signet d'Or à Liège (Belgique). CELUI-CI, 1 DES 30 EXEMPLAIRES RÉSERVÉS A L'AUTEUR, A L'ARTISTE ET A L'AQUARELLISTE. Il porte le numéro XIII à la plume. Ce court texte raconte les aventures sexuelles de la jeune Aline. L'autre chose ! Qu'est-ce que l'autre chose ? L'autre chose, c'est cette deuxième jouissance, celle qu'on procure dans l'orifice ami ... c'est la sodomie. Le narrateur-acteur de la scène écrit : "Je lui trouvai le cul plutôt grand pour une vierge. Elle rit à ma réflexion. Mon soupçon se précisa. Je l'interrogeai. Elle me raconta comment elle avait, enfant, découvert ce plaisir et s'y était livrée souvent depuis avec différents objets et celui qui lui convenait le mieux était une brosse à dents, au manche arrondi et lisse." Tout le texte décrit cette unique scène de sodomie voulue et partagée dans le plaisir par les deux jeunes amants. "C'est étonnant tout ce qu'on peut trouver dans le cul des femmes ..." (extrait). La typographie est belle et aérée, dans un grand police très lisible. L'illustration est très belle et la mise en couleurs à l'aquarelle a été faite par une main experte (Nicole Lebret d'après le titre). Ce qui est à peu près certain c'est que ni Louis de Cerdagne (l'auteur), ni Serge Hand (l'illustrateur), pas plus que Nicole Lebret (l'aquarelliste) n'existent sous ce nom dans la littérature de cette époque (années 40). Il faut certainement voir dans le pseudonyme de l'auteur, Louis de Cerdagne, un jeu de mot avec Mont-Louis en Cerdagne (Pyrénées Orientales). Peut-être faut-il comprendre que l'auteur est de cette région, près de Mont-Louis ? Quant aux éditions du Signet d'Or à Liège : tout aussi imaginaire comme lieu d'impression. Ainsi cet ouvrage reste un mystère, tant pour le texte que pour l'illustration, tous deux étant très réussi. L'ensemble donne un beau livre clandestin pornographique illustré avec talent. La Bnf ainsi que l'ensemble des bibliothèques présentes au CCfr ne possèdent pas cet ouvrage, semble-t-il. Est-ce une production française ? On peut en douter. BEL EXEMPLAIRE DE CE JOLI ÉROTICA ILLUSTRÉ, ICI TEL QUE PARU. ‎


Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR450.00

‎ BAUDELAIRE Charles ‎

Reference : 59356

(1864)

‎Lettre autographe signée adressée à sa mère par un Baudelaire crépusculaire : «L'état de dégoût où je suis me fait trouver toute chose encore plus mauvaise.»‎

‎" - [Bruxelles] Dimanche matin 14 [août 1864], 13,4x20,6cm, 3 pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée, en partie inédite, rédigée à l'encre noire, adressée à sa mère et datée du «?dimanche matin 14?». Quelques soulignements, biffures et corrections de l'auteur. Ancienne collection Armand Godoy, n°188. Baudelaire crépusculaire?: «?L'état de dégoût où je suis me fait trouver toute chose encore plus mauvaise.?» Attiré par la promesse d'une glorieuse renommée, Baudelaire se rend en Belgique en avril 1864 pour quelques conférences et l'espoir d'une rencontre fructueuse avec les éditeurs des Misérables, Lacroix et Verboeckhoven. Ceux-ci ne se déplaceront pas, les conférences seront un échec et Baudelaire nourrira contre la «?Pauvre Belgique?» une rancur démesurée. Pourtant, malgré les multiples sollicitations de retour, le poète passera le reste de ses jours dans ce pays honni, menant une vie de bohème mélancolique. Hormis quelques courts séjours à Paris, Baudelaire ne rentrera en France que le 29 juin 1866 - terrassé par une attaque cérébrale qui le laisse hémiplégique - pour une dernière année d'agonie silencieuse en maison de santé. Rédigée seulement quelques mois après son arrivée à Bruxelles et ses premières déceptions, cette lettre laisse transparaître tous les principes de la mystérieuse haine passionnelle qui retiendra définitivement le poète en Belgique. Durant ses dernières années françaises, éreinté par le procès des Fleurs du Mal, humilié par le refus de sa candidature à l'Académie, orphelin littéraire après la faillite de Poulet-Malassis et auteur déshérité par la vente des droits de ses traductions à Michel Lévy, Baudelaire est surtout très affecté sentimentalement par la déchéance inéluctable de Jeanne Duval, son éternel amour, alors que s'est tarie sa passion pour la Présidente, dont la poétique perfection n'a pas résisté au prosaïsme de la possession physique. Aussi, le 24 avril 1864, décide-t-il de fuir ces «?amours décomposés?» dont il n'a su «?garder la forme et l'essence divine?». La Belgique, ce très jeune pays qui semble né d'une révolution romantique francophone contre le joug financier hollandais, s'offre fantasmatiquement aux yeux du poète comme le lieu d'une possible reconnaissance de sa propre modernité. Page vierge sur laquelle il voudrait imprimer la puissance de sa langue en affirmant son indépendance économique, le plat pays est un miroir sur lequel Baudelaire projette son puissant idéal mais qui lui renverra plus violemment encore le spleen de ses ultimes désillusions. Publiée dans la Revue de Paris de novembre 1917, amputée du délicat paragraphe sur ses lavements froids, cette lettre emblématique évoque tous les travaux poétiques, littéraires, artistiques et pamphlétaires de Baudelaire?: d'abord à travers la figure tutélaire et rassurante de l'éditeur des Fleurs du Mal, Poulet-Malassis?: «?Si je ne demeurais pas si loin de lui, je crois vraiment que je lui paierais une pension pour manger chez lui?» ; puis par l'évocation concrète de la «?valeur vénale?» de ses Curiosités esthétiques?: «?tous ces articles que j'ai si douloureusement écrits sur la peinture et la poésie?». Baudelaire confie ensuite à sa mère les espoirs de publication de ses dernières traductions de Poe qui, à son grand dam, «?ne paraissent pas à L'Opinion, à la Vie Parisienne, au Monde illustré?». Il conclut enfin sur ses Lettres belges, dont Jules Hetzel lui fait annoncer qu'après négociation avec le Figaro, «?[s]es lettres sont acceptées avec joie?». Cependant, souligne littéralement Baudelaire, celles-ci sont «?à ne publier que quand je serai revenu en France?». Leitmotiv de sa correspondance belge, ce retour en France sans cesse imminent?: «?Décidément, je crois que j'irai à Paris jeudi?» et sans cesse repoussé («?je retarde mon voyage à Paris jusqu'à la fin du mois?», corrige-t-il, huit jours plus tard), semble exciter la férocité du poète contre ses nouveaux concitoyens auprès desquels il se plaît à répandre lui-même les pires rumeurs le concernant (espionnage, parricide, anthropophagie, pédérastie et autres activités licencieuses?: «?Exaspéré d'être toujours cru, j'ai répandu le bruit que j'avais tué mon père, et que je l'avais mangé [...] et on m'a cru?! Je nage dans le déshonneur comme un poisson dans l'eau.?» - Pauvre Belgique, in uvres complètes, II p. 855) Cette tentative éminemment poétique d'explorer les profondeurs du désespoir, en s'abreuvant de haine, est peut-être plus lumineuse encore à travers le partage de ses déboires gustatifs, avec cette «?très chère mère?», unique figure nourricière qui, elle, lui offre «?plus qu['il] n'attendai[t]?». Mise en regard avec certaines des plus belles pages des Fleurs du Mal, cette attention excessive aux misères de son palais, révèlent bien plus qu'un exercice de critique gastronomique. Il n'est ainsi pas innocent que Baudelaire entame ses récriminations par un rejet exhaustif de toute nourriture à une notable exception?: «?Tout est mauvais excepté le vin.?» L'assertion n'est évidemment pas sans faire écho à la «?végétale ambroisie?», élixir consacré dans tant de poèmes et surtout compagnon d'abjection qui noie le crime sublime du poète?: «?Nul ne peut me comprendre. Un seul / Parmi ces ivrognes stupides / Songea-t-il dans ses nuits morbides / À faire du vin un linceul???» «?Le pain est mauvais?». Si le vin est l'âme incorruptible du poète, le pain, ici souligné par l'auteur, est sa chair innocente et meurtrie. «?Dans le pain et le vin destinés à sa bouche / Ils mêlent de la cendre avec d'impurs crachats?», comme dans Bénédiction, c'est le poète-enfant qui partout «?dans l'hôtel, le restaurant, la taverne à l'anglaise?», souffre de l'impossible communion élémentaire et offre ainsi à sa mère le spectacle d'une misère plus symbolique encore. L'homme, cependant, est toujours présent et ses désirs charnels sont tapis sous la misère de sa condition?: «?La viande n'est pas mauvaise par elle-même. Elle devient mauvaise par la manière dont elle est cuite.?» Comment, derrière le prosaïsme de ce jugement culinaire, ne pas reconnaitre la plus constante des métaphores baudelairiennes, traversant l'uvre du poète - Une charogne, À celle qui est trop gaie, Une martyre, Femmes damnées... - le corps féminin transfiguré par la mort?? «?Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande Nature Tout ce qu'ensemble elle avait joint.?» «?Les gens qui vivent chez eux vivent moins mal?», enchaîne-t-il, mais Baudelaire ne souhaite pas le confort, et ses plaintes ne sont que l'expression de la corrélation parfaite entre sa condition physique et cet ultime expérience poétique. Car la Belgique n'est, bien entendu, pas réellement en cause, mais ce n'est qu'à sa mère que Baudelaire peut en faire l'émouvant et rare aveu?: «?Je dois dire du reste que l'état de dégoût où je suis me fait trouver toute chose encore plus mauvaise.?» En effet, toute la violence qu'il déchaînera contre ces frères maudits n'est que l'écho d'une rancur plus ancienne qui, en 1863, rongeait son «?cur mis à nu?». Déjà, aux récriminations de sa mère découvrant les notes de son fils, Baudelaire répondait, le 5 juin?: «?Eh bien?! oui, ce livre tant rêvé sera un livre de rancunes. [...] Je tournerai contre la France entière mon réel talent d'impertinence. J'ai un besoin de vengeance comme un homme fatigué a besoin d'un bain.?» Les «?lavements froids avec laudanum?» de Belgique seront ce bain du poète fatigué qui trouvera ici l'occasion de combattre par une colère sublime, ce «?dégoût?» existentiel. Au détour d'un paragraphe - celui-là même qui fut amputé par la Revue Française - Baudelaire l'attribue, sans la nommer, à la syphilis?: «?Ce qu'il y a d'insupportable dans ces affections d'intestins et d'estomac, c'est la faiblesse physique et la tristesse d'esprit qui en résulte.?» L'inquiétude immédiate de Madame Aupick à la suite de ces confidences trop abruptes, incite Baudelaire à lui mentir désormais sur son réel état de santé, qui ne cessera pourtant de se dégrader. Ainsi dès la lettre suivante?: «?J'ai eu le plus grand tort de te parler de ma santé belge, puisque cela t'a tellement émue. [...] D'une manière générale, j'ai une excellente santé [...] Que je souffre de quelques petites infirmités [...] qu'importe?? C'est le lot commun. Quant à ce désagrément, je te répète que j'ai vu d'autres Français pris comme moi, et ne pouvant pas s'accoutumer à ce vilain climat. [...] D'ailleurs, j'ai peu de temps à rester.?» Superbe lettre autographe du fils à sa mère révélant, à demi-mot, les raisons poétiques de son ultime exil volontaire, miroir inversé du premier périple forcé de sa jeunesse à l'archipel des Mascareignes, les deux seuls voyages de l'écrivain. Si le jeune homme put, on ne sait comment, s'échapper de la lointaine île Bourbon, le vieux poète n'osera plus quitter la si proche Belgique et cette lettre mélancolique augure un crépuscule en Mer du Nord aussi sombre que fut lumineuse l'initiatique traversée des Mers du Sud. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Autograph letter signed addressed to his mother by a fading Baudelaire: ""L'état de dégoût où je suis me fait trouver toute chose encore plus mauvaise"" N. p. [Bruxelles] Sunday morning 14 [August 1864], 13,4 x 20,6 cm, 3 pages on a folded leave Autograph letter signed in black ink, addressed to his mother and dated ""Sunday morning the 14th."" A few underlinings, deletions and corrections by the author. Formerly in the collection of Armand Godoy, n°188. A fading Baudelaire: ""The state of disgust in which I find myself makes everything seem even worse."" Drawn by the promise of epic fame, Baudelaire went to Belgium in April 1864 for a few conferences and in the hope of a fruitful meeting with the publishers of Les Misérables, Lacroix and Verboeckhoven. The meeting didn't happen, the conferences were a failure and Baudelaire felt boundless resentment for ""Poor Belgium"". Nonetheless, despite numerous calls to return to France, the poet would spend the rest of his days in this much-castigated country, living the life of a melancholic bohemian. Aside from a few short stays in Paris, Baudelaire, floored by a stroke that left him paralyzed on one side, would only return to France on 29 June 1866 for a final year of silent agony in a sanatorium. Written barely a few months after his arrival in Brussels and his initial disappointments, this letter shows us all the principal elements of the mysterious and passionate hatred that would keep the poet definitively in Belgium. In his final years in France, exhausted by the trial of The Flowers of Evil, humiliated by the failure of his candidacy to the Académie Française, a literary orphan after the bankruptcy of Poulet-Malassis and disinherited as an author by the sale of his translation rights to Michel Lévy, Baudelaire was above all deeply moved by the inevitable decline of Jeanne Duval, his enduring love, while his passion for la Présidente had dried up, her poetic perfection not having withstood the prosaic experience of physical possession. Thus, on 24 April 1864, he decided to flee these ""decomposing loves"", of which he could keep only the ""form and the divine essence."" Belgium, so young as a country and seemingly born out of a Francophone Romantic revolution against the Dutch financial yoke, presented itself to the poet phantasmagorically as a place where his own modernity might be acknowledged. A blank page on which he wanted to stamp the power of his language while affirming his economic independence, Belgium was a mirror onto which Baudelaire projected his powerful ideal, but one that would send him tumbling even more violently into the spleen of his final disillusionment. Published in the Revue de Paris in November 1917, without the sensitive passage about his cold enemas, this emblematic letter evokes all of Baudelaire's work as poet, writer, artist and pamphleteer. The first such reference is via the reassuring, mentor-like figure of the publisher of The Flowers of Evil, Poulet-Malassis: ""If I was not so far from him, I really think I'd end up paying so I could take my meals at his."" This is followed by a specific reference to the ""venal value"" of his Aesthetic Curiosities: ""all these articles that I so sadly wrote on painting and poetry"" . Baudelaire then confides in his mother his hopes for his latest translations of Poe which, to his great frustration ""are not getting published by L'Opinion, La Vie Parisienne, or in Le Monde illustré"". He concludes with his Belgian Letters, which Jules Hetzel had just told him had been, after negotiations with Le Figaro, ""received with great pleasure."" Nonetheless, as Baudelaire literally underlined, they were ""only to be published when I come back to France."" His perennially imminent return to France is a leitmotiv of his Belgian correspondence: ""Certainly, I think I'll go to Paris on Thursday."" It is nonetheless always put off (""I'm putting off going to Paris until the end of the month"", he corrects himself eight days later), and it seems to stoke up the poet's ferocity towards his new fellow citizens, Baudelaire taking pleasure in actively spreading the worst kinds of rumors about them (involving espionage, parricide, cannibalism, pederasty and other licentious activities. ""Tired of always being believed, I put about the rumor that I had killed my father and eaten him... and they believed me! I'm swimming in disgrace like a fish through water."" ""Poor Belgium"", in uvres complètes, II p. 855) This eminently poetic attempt to explore the depths of despair in covering himself in hatred is perhaps most clearly seen through his sharing of his culinary difficulties with his ""dear, dear mother"", the only sustaining figure who gave him ""more than [he]'d expected"". Read together with some of the finest pages of The Flowers of Evil, this excessive attention to the miseries of his palate reveal far more than simple culinary fussiness. It is also hardly innocent that Baudelaire begins his recriminations with an exhaustive rejection of all food, with one notable exception: ""Everything is bad, save for wine"". This assertion is clearly not without reference to the ""vegetal ambrosia"", that sanctified elixir in so many of his poems and above all a friend in misery, which drowns out the poet's sublime crime. ""None can understand me. Did one /Among all those stupid drunkards / Ever dream in his morbid nights / Of making a shroud of wine?"". ""Bread is bad"". If wine is the incorruptible soul of a poet, bread, here underlined by the author, is his innocent and mortal flesh. ""In the bread and wine intended for their mouths / They mix ashes and impure spit"", as Baudelaire says in Benediction. This is the poet-child who everywhere, in hotels, restaurants, English taverns, ""suffers from this impossible communion of elements and thus presents his mother with an even more symbolic vision of his misery"". Nonetheless, the man is always present, his carnal desires hidden beneath the misery of his condition. ""Meat is not bad in itself. It becomes bad in the manner of its cooking."" How can we not, behind the apparently prosaic nature of this culinary comment, recognize the most permanent of Baudelaire's metaphors, present throughout the poet's work - A Carcass, To She Who is Too Gay, A Martyr, Women Doomed - the female body transformed by death? ""The sun shone down upon that putrescence, As if to roast it to a turn, And to give back a hundredfold to great Nature The elements she had combined"" ""People who live at home live less badly,"" he continues, but Baudelaire doesn't want to be comforted and his complaining is nothing but an expression of the perfect correlations between his physical condition and this final poetical experience. Of course, Belgium was not really to blame, but it was only to his mother that Baudelaire could make this rare and moving confession: ""I must say, by the by, that the state of disgust in which I find myself makes everything seem even worse."" Essentially, all the aggression he was to pour out on these cursed kinspeople was nothing but the echo of an older rancor that, in 1863, consumed his ""heart laid bare."" To his mother's recriminations at finding her son's notes, Baudelaire replied, on 5 June: ""Well! Yes, this much-wished for book will be a book of recriminations...I will turn on the whole of France my very real talent for impertinence. I need revenge like a tired man needs his bath."" The ""cold laudanum enemas"" of Belgium were to be that bath for the tired poet, who found an occasion to combat, with a supreme wrath, this existential ""disgust"". In the middle of a paragraph - the very one that would be cut by the Revue Française - Baudelaire attributes this, without naming the disease, to syphilis: ""What is insupportable in these intestinal and stomach complaints is the physical weakness and the spiritual sadness that result from them."" Madame Aupick's immediate concern at these all too sudden confidences led Baudelaire to lie to her about his actual state of health, which continued to get worse. Hence, in his following letter: ""It was terribly wrong of me to talk to you about my Belgian health, since it affected you so deeply...Generally speaking, I'm in excellent health...That I have a few little problems...so what? That is the general lot. As for my trouble, I can only repeat that I have seen other Frenchmen suffer the same way, being unable to adapt to this vicious climate...And in any case, I won't be staying long."" A superb autograph letter from a son to his mother, subtly revealing the poetical reasons for his final self-imposed exile, the inverted mirror of the first, enforced, wandering of his youth in the Mascarene Islands, the writer's only two voyages. If the young man could somehow - we don't know how - escape to the far-off Reunion island, the old man nonetheless didn't dare leave Belgium, which was so close, and this melancholic letter augured the end of his days spent by the North Sea, as somber as his initial trip to the South Seas had been bright." [Bruxelles] _Dimanche matin 14 [août 1864] "13,4x20,6cm" 3 pages sur un feuillet remplié‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR20,000.00

‎ BATAILLE Georges ‎

Reference : 60661

(1943)

‎"Lettre autographe signée à Denise Rollin : «Maintenant je n'aspire plus qu'à une chose c'est à vous prouver que je n'appartiens plus qu'à vous, que je suis rivé à vous [...]»"‎

‎" - S.n., s.l. s.d. [circa 1940-1943], 20,7x27 mm, 2 pages sur un feuillet. - Belle et longue lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, inédite, déchirée en cinq morceaux n'affectant pas la lecture, 34 lignes à l'encre noire sur un feuillet. Fréquentant tous les deux les milieux intellectuels et artistiques parisiens, Georges Bataille et Denise Rollin se rencontrèrent au cours de l'année 1939. Elle fut notamment l'amie de Cocteau, Prévert et Breton. Bataille la décrivit ainsi dans ses carnets pour Le Coupable : « une illusion aussi fragile qui se dissiperait au moindre souci, au moindre relâchement de l'inattention. » Il reste peu de détails sur leur relation car la vie privée de Georges Bataille, particulièrement à cette époque, n'est pas tant documentée. Il apparaît dans cette lettre les sentiments profonds que Denise Rollin provoquaient chez Bataille : « Maintenant je n'aspire plus qu'à une chose c'est à vous prouver que je n'appartiens plus qu'à vous, que je suis rivé à vous [...] » L'absolu de cet amour est tel que Bataille est prêt à tout : « [...] que vous le sachiez à tel point que si je ne devais plus avoir d'autre moyen qu'une profanation pour vous le prouver, je ferais devant vous cette profanation. » Il se sent pourtant coupable : « Je ne peux pas parler de l'état auquel je suis arrivé, je suis trop agité. Je sens, j'espère que c'est absurde. J'ai honte même de tant souffrir et de vous ennuyer avec ma souffrance quand vous seule êtes malade. » L'année précédente, il avait perdu sa compagne des suites de la tuberculose. Démuni devant la maladie, il admet : « [...] moi je ne peux pas vous guérir, je ne peux même pas vous soigner [...] » Seule Denise Rollin serait capable de l'apaiser : « Tout était noir auparavant [...] ce que je souffre et que vous pouvez si facilement guérir chaque fois que vous le voudrez [...] ». Abandonné aux affres de l'angoisse, Bataille admet : « Je suis tellement fou en ce moment (et de cela je veux vous parler) que je ressens comme une complicité et une perfidie de tous pour me faire mal, comme si vous vous prêtiez au jeu pour que je sois encore plus désespéré [...] » Au bord de la paranoïa, il supplie Rollin : « La seule chose dont je veux vous supplier [...], c'est de ne plus douter sans cesse de moi comme vous l'avez fait. » Il comprend pourtant : « [...] il y avait en moi et dans mon passé de quoi vous paraître insupportable [...] » Il lui offre une solution : « Ce qui m'apaiserait le plus si vous m'écriviez, ce serait que vous me disiez que vous me croyez, que vous voulez bien que je sois votre chose. » - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Beautiful and long autograph letter signed by Georges Bataille to Denise Rollin. " S.n. s.l. _s.d. [circa 1940-1943] "20,7x27 mm" 2 pages sur un feuillet‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR4,500.00

‎MORAVIA ALBERTO.‎

Reference : R150216578

‎UNE CHOSE EST UNE CHOSE‎

‎FLAMMARION .. 1968. In-8 Carré. Broché. Bon état. Couv. convenable. Dos satisfaisant. Intérieur frais. 306 pages‎


‎Traduit par S de Vergennes‎

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