Paris Gallimard 1961 In-12 Broché Edition originale
Reference : 004907
Edition originale publiée dans la collection 'Le Manteau d'arlequin". Exemplaire du service de presse contenant le prospectus de l'ouvrage. Dos ombré. Non coupé Bon exemplaire 0
Librairie-Galerie Emmanuel Hutin
Emmanuel Hutin
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Paris, Hôtel de Thou, 1785. Ensemble de 18 vol. in-8 et 3 vol. d'atlas in-4 de 52-67-88 planches, demi-veau havane, dos lisse orné de filets dorés, pièces de titre et de tomaison en veau vert (reliure de l'époque).
Deuxième édition française après l'édition in-4 publiée la même année, et première édition au format in-8 des trois voyages de Cook.La traduction des deux premiers voyages a été assurée par Suard, et Demeunier pour le troisième voyage. James Cook, célèbre navigateur anglais, apporta une contribution très importante a la connaissance du Pacifique grâce a ses nombreuses levées hydrographiques, révélant l'existence d'un hémisphère océanique. Au cours de sa première expédition, de 1768 a 1771, il découvrit l'archipel des îles de la Société, la Nouvelle Zélande, les cotes orientales de l'Australie qu'on englobait jusqu'alors dans l'hypothétique continent austral. En 1772, lors de son second voyage, il visita des îles Marquises, les Nouvelles Hébrides et la Nouvelle Calédonie. Le troisième voyage eut lieu entre 1776 et 1780 dans l'océan Pacifique ; c'est lors de ce voyage que James Cook trouva la mort d'un coup de poignard à Hawaii.Provenance : Anthelme-Michel-Laurent de Migieu (1723-1788), marquis de Savigny-lès-Beaune, bibliophile bourguignon, avec ex-libris manuscrit à la plume, accompagné d’un prix d’achat, à la fin du 11e volume : Demigieu 1785. Cachet Bibliothèque de Laplanche.Bel exemplaire complet de toutes les planches et cartes requises. (Infime défaut de papier avec perte d'un mot (III, p. 342) ; petite déchirure sans perte (VIII, p. 363) ; tache de rousseurs (IX, p. 37).
, , 1847. Ensemble 5 lettres manuscrites décachetées de 8 à 20 pp. au format in-8 et in-4 d’une écriture fine mais lisible. La plus volumineuse (20 pp.) est brochée sous couverture sable muette de l’époque.
Correspondance de Louise et Jean en voyage en Italie au printemps 1847 adressée à leurs parents Monsieur et Madame Fremyn 11 rue de Lille à Paris. Les premières lettres datées Rome 27 avril 1847, Naples 4 mai 1847 et Catane 20 mai 1847 sont surtout écrites pour rassurer leurs destinataires restés à Paris et leur faire part des étapes et des conditions du voyage : Nous avons traversé la Sicile sans brigands sans aventures en voiture de poste (…) Nous ne regrettons pas notre voyage de Palerme à Catane par terre… l’Etna est magnifique… De Catane nous nous sommes embarqués pour aller à Siracuse, Civita Vecchia Ile de Malte… J’ai quitté Lavalette dimanche soirJe suis à Naples depuis quelques heures. Les deux dernières lettres, plus développées, rédigées respectivement par Louise (Venise 24 juin 1847, ma bonne mère depuis ma dernière lettre il m’a été vraiment impossible de vous écrire plus tôt) et Jean (Turin dimanche 4 juillet 1847 Depuis Florence nous avons fait bien du chemin) relatent le voyage dans son ensemble depuis leur arrivée à Gênes puis Livourne, Rome, Naples, la Sicile, Florence, Bologne, Ferrare, Padoue, Venise, Milan et Turin. Aussi je crois que nous avons fait un voyage complet. Extraits : [Gênes] Cette ville à mi-côtes se déployant en amphithéâtre devant vous avec des maisons peintes extérieurement de diverses couleurs et rangées comme par gradins jusques au bord de la mer, offre un panorama magnifique ; les villas des grands seigneurs et des gens riches sont en aile des deux côtés et se prolonge en demi-cercle également le long de la mer… Nous avons visité le Pont de Carignan qui joint deux collines dans le milieu de la ville… les Palais de Brignole, Galbi, Spinola et Durazzo… [Rome] ville triste très sale mais très curieuse et renfermant des monuments magnifiques. L’enceinte de Rome est immense, elle comprend les sept collines… les belles ruines sont sur le mont Palatin… nous avons assisté à toutes les cérémonies curieuses que bien d’autres n’ont pas vu… je me contenterai de détailler les principales qui sont Les Ténèbres à la Chapelle Sixtine avec le Miserere chanté par les voix extraordinaires dont vous avez entendu parler, la petite bénédiction Jeudi saint, La Cène, la Messe arménienne… La magnifique fête de Pâques dans l’Eglise St Pierre la Bénédiction Urbi et Orbi sur la place St Pierre au bruit du canon et des cloches au milieu d’une foule immense. Mais c’est l’importante description patrimoniale de Florence qui occupe la plus grande place du récit avec l’inventaire dressé et détaillé par le voyageur. Déjà le chemin que nous avions suivi de Livourne à Florence en côtoyant les bords de l’Arno nous avait paru délicieux. 1. Le Palais Vieux (Palazzo Vecchio) 2. La charmante Loggia dei Lanzi 3. L’Eglise cathédrale, sa campanile, et le baptistère sur la place Large Del domo (Piazza Del Duomo, Cathédrale santa Maria del Fiore, Campanile de Giotto, Porte du Paradis, Baptistère Saint-Jean 4. L’Eglise St Michel bâtie primitivement pour servir de halles curieuse par le maître hôtel de forme gothique (L'église Orsanmichele) 5. L’Eglise Santa Maria Novella 6. L’Eglise Santa Maria Maddalena dei Pazzi 7. L’Eglise de Santa Croce remarquable par les monuments funéraires qu’elle renferme 8. L’Eglise de l’Annunciata (La basilique de la Santissima Annunziata) 9. Chapelle de St Laurent (basilique San Lorenzo) «c’est la merveille de Florence » 10. La Bibliothèque St. Laurent bâtie par Michel Ange (Bibliothèque Laurentienne) Cette bibliothèque renferme des quantités de manuscrits très rares… les Oeuvres d’Aristote… la Géographie de Ptolémée… Une copie des ouvrages d’Homère faite à la main avec arabesques admirables de 1400 Une copie des Odes d’Horace possédée par Pétrarque 11. Le Musée d’Histoire naturelle où se trouvent trois tableaux faits en cire par l’abbé Lumbo représentant la peste à Florence 12. L’Académie des Beaux-Arts 13. Oratorio dello Scalzo (Chiostro dello Scalzo) couvent dépendant de l’Académie… fresque superbe d’André Del Sorte… représentent l’histoire de St Jean Baptiste… deux fresques fort belles de Francabigio 14. Le Palais Pitti résidence du grand duc qui renferme une superbe galerie de tableaux et une seule statue bien belle la Vénus de Canova… J’ai pris note des plus beaux tableaux ou du moins ceux qui m’ont le plus frappé (LISTE d'une cinquantaine de tableaux dont Le Tintoret, Rubens, Raphael etc.) 15. Le Jardin du Palais Pitti dit Boboli 16. La Galerie Médicis qui vaut celle de Pitti pour les tableaux qui en plus contient de magnifiques statues… comme je vous rapporte le livret de cette galerie je me contenterai de vous énoncer ici les plus saillants 1rere en fait de sculptures (6) 2. en fait de tableaux (15) 17. Enfin le Cascine ou Laiteries du GrandDuc. Intéressante relation et précieux témoignage de deux amateurs éclairés sur l'Italie de 1847, à la veille du Risorgimento.
Paris, Hachette, 1869 ; 2 vol. grand in-4. Portrait de l'auteur en frontispice-2 ff.-704 pp. - 2 ff.-519 pp. - 20 cartes hors-texte. Plein maroquin rouge, dos à nerfs, titre et date dorés, têtes dorées, dentelle intérieure. (Reliure CHAMBOLLE-DURU). Quelques rousseurs sans gravité sur les titres.
Edition originale, un des très rares exemplaires sur papier de Chine.Le tome 1er traite du voyage dans le Pérou, depuis à côte Pacifique à l'Est : de Islay à Arequipa, Lampa, Acopia, Cuzco, Écharati, Chulituqui, Tunkini jusqu'à Sarayacu ; le tome second est la suite du voyage depuis Tiebra-Blanca (Pérou), Nauta, Tabatinga jusqu'à Santa-Maria de Belem do Para à l'embouchure de l'Amazone. En 1846, Paul Marcoy (1815-1887), pseudonyme du Bordelais Laurent de Saint-Cricq, s'embarque pour l'Amérique du Sud et y réside près de quinze ans, parcourant le continent en tous sens. "En 1860, il ramène en France une énorme documentation scientifique : échantillons botaniques, zoologiques, minéralogiques, objets indiens, cartes détaillées et itinéraires, albums de dessins, vocabulaires indigènes, notes manuscrites" énumère Numa Broc. "Aucun éditeur n'acceptant de publier un ouvrage scientifique sur l'Amérique du Sud après ceux de Saint-Hilaire, de d'Orbigny et de Castelnau, Marcoy doit se résoudre à donner des fragments de ses voyages à des périodiques comme Le Tour du Monde ou la Revue contemporaine". En 1869 seulement, Hachette publie une relation complète []. Par leur côté à la fois anecdotique et scientifique, ces "articles du Tour du Monde et le Voyage à travers l'Amérique du Sud ont captivé des générations de lecteurs et Jules Verne dans La Jangada (1881), qui porte comme sous-titre 800 lieues sur l'Amazone, rend indirectement hommage à Paul Marcoy". (Broc, Dictionnaire illustré des explorateurs et grands voyageurs français : Amérique, CTHS, 1999) - (Sabin, 44507).
P., Chez Molini, 1767 ; in-12. Frontispice-2 ff.- LXVIII-335 pp. Demi-basane blonde, dos lisse teinté vert sombre, orné de filets et petits fers dorés, pièce de titre rouge. Bon exemplaire, frais.
Première édition française de la traduction de Jean-Baptiste Suard. En frontispice un marin donnant un biscuit pour l'enfant d'un couple de géants pantagons. C'est dans le récit du voyage de Magellan, qu'on rencontre pour la première fois cette légende des géants de Patagonie (1520). Elle est reprise ici dans le compte rendu du voyage fait par J. Byron entre 1764 et 1766 au départ de Plymouth au cours duquel il visite les Malouines, franchit le Détroit de Magellan, fait halte dans l'Archipel Juan Fernandez et l'archipel Dangereux, découvre les îles du Désappointement, du roi Georges et donne son nom à une île des îles Gilbert. Cette relation de voyage est due à un des officiers de Byron, Philip Carteret, qui servira par la suite sous les ordres de Samuel Wallis. [Sabin 9732 pour l'édition anglaise, et 9734 pour la traduction française).
, , 1893. 2 vol. in-8 oblongs manuscrits à pagination continue de 248 pp., titre manuscrit sur le premier plat, cartonnages décorés de l'époque, tranches dorées.
Ce manuscrit relate un voyage entrepris en 1893 vers une destination encore peu fréquentée à l'époque : les îles Canaries, avec leurs principales villes, Las Palmas et Santa Cruz de Tenerife. Cette période marque un tournant pour l'archipel, qui bénéficie de l'instauration des ports francs, stimulant ainsi ses échanges commerciaux et attirant un nombre croissant de navires en escale. Parallèlement, les premiers touristes européens commencent à affluer, et les prémices d'une industrie touristique se dessinent avec l'édification des premiers grands hôtels.Le récit est signé par Ernest Annoot, ingénieur agricole belge, qui quitte Bruxelles le 25 septembre 1893 en compagnie de son épouse et de leur fils William. Ce voyage, conçu en étapes successives jusqu'aux côtes occidentales de l'Afrique, s'inscrit dans une tradition de récits de voyage mêlant descriptions pittoresques et observations scientifiques. Inspiré par des figures comme Alexander von Humboldt, Annoot porte une attention particulière à la géographie, au climat, et à la botanique des régions traversées, en parallèle des considérations culturelles et sociales propres au voyage.Itinéraire et observations. Le périple débute à Bruxelles et traverse plusieurs régions et villes européennes. Les premières étapes incluent :France : Paris, Lyon (où Annoot évoque l’assassinat récent du président Carnot), Tarascon (observations sur la vigne et le phylloxéra), et Perpignan.Espagne : Barcelone (longue description des corridas et de l’ambiance populaire), Valence, Malaga, et Cadix, avant l’embarquement pour les Canaries.Le récit s'attarde sur la vie à bord pendant la traversée maritime. Le 17 octobre 1893, le groupe atteint enfin l'archipel, apercevant au loin la silhouette imposante du Pic de Tenerife.Thématiques principales.Considérations géographiques et climatiques. Annoot consigne des remarques sur le climat des Canaries, vanté pour ses bienfaits sur la santé, bien qu'il mentionne également les désagréments liés au brusque changement de régime alimentaire pour les voyageurs.Exploration botanique. L’auteur décrit avec précision la végétation locale, évoquant notamment le figuier de Barbarie et le manguier. Ces observations révèlent son intérêt professionnel pour les cultures tropicales.Aspects sociaux et culturels. Les descriptions de la population locale, des costumes traditionnels, et des pratiques commerciales sont ponctuées de réflexions parfois teintées des préjugés de son époque.Tourisme naissant. Annoot note les infrastructures rudimentaires mais prometteuses pour accueillir les premiers visiteurs européens, annonçant l’essor du tourisme.Excursions et paysages. Le manuscrit se conclut par le récit d’excursions notables, telles que la vallée d’Orotava et la région de Guimar, qui offrent un panorama des paysages variés et spectaculaires de l’archipel.Un témoignage historique.Ce manuscrit constitue une source précieuse pour comprendre les débuts de l’ouverture des Canaries au commerce international et au tourisme. À travers le regard d’un ingénieur belge, il documente à la fois les réalités locales et les perceptions européennes de cette destination exotique à la fin du XIXe siècle. Le mélange d’observations scientifiques et de récits personnels confère à ce texte une valeur à la fois ethnographique et historique.