‎VERY (Pierre).‎
‎Photographie originale‎

‎ Photographie 10x15 cm. Tirage argentique d'époque. Bon cliché en parfait état.‎

Reference : 3082


‎‎

€45.00
Librairielegalet
Bookseller's contact details

Librairielegalet
Mme Florence Froger
18, square Alboni
75016 Paris
France

librairielegalet@wanadoo.fr

06 79 60 18 56

Contact bookseller

Payment mode
Cheque
Others
Sale conditions

Nous présentons sur ce site une sélection d'ouvrages renouvelés régulièrement et VENDUS UNIQUEMENT PAR CORRESPONDANCE. Nos ouvrages sont garantis complets et en bon état sauf indications contraires. Les prix indiqués sont nets et les frais de port à la charge du client. Nous acceptons pour la France les réglements par chèque établi en euros à l'ordre de "librairielegalet". <br />Pour les paiements venant de l'étranger, nous acceptons les virements et mandats postaux en euros. <br />PAIEMENTS PAYPAL ACCEPTES. <br />. <br />Les livres sont expédiés en colissimo après réception du<br />réglement. Les ouvrages qui, à la demande du client, ne seront pas envoyés par colissimo voyageront à ses risques. <br />

Contact bookseller about this book

Enter these characters to validate your form.
*
Send

5 book(s) with the same title

‎ TRIVIER Marc ‎

Reference : 62363

(1980)

‎Tête. Photographie Originale de l'artiste‎

‎" - Par l'auteur, s.l. 1980, 24x30 sur papier Ilford , une feuille. - Grande photographie originale en noir et blanc réalisé par Marc Trivier. Tirage argentique original non signé, comme la plupart des uvres de Trivier. Découpe irrégulière sur le bord droit de la photographie. Précieuse épreuve argentique originale du célèbre photographe belge, un des artistes contemporains les plus secrets, qui malgré un succès international précoce, a préféré limiter sa production pour conserver la cohérence de son uvre. Marc Trivier ne tire pas de nouveaux exemplaires de ses anciens portraits, le papier de tirage qu'il utilisait n'est d'ailleurs plus commercialisé. L'artiste « réalise lui-même ses tirages sur papier baryté Ilford, consacrant plusieurs jours de travail à chacun, avec une concentration particulière pour rendre les blancs, par contraste avec des noirs d'une rare densité. Un tirage de Marc Trivier ne ressemble à aucun autre. Lorsqu'il accepte de les exposer, il les suspend dans des cadres en inox de sa fabrication, laissant libre cours à la vie du papier. » (Xavier-Gilles, « Marc Trivier et la tragédie de la lumière » in Le Monde Libertaire, 2011). Cette « vie du papier » participe de l'uvre au même titre que les diverses altérations que subissent les photographies lorsqu'elles sont exposées : « Dans les boites, les tirages gondolent, mais qu'importe : le photographe affectionne ce genre d'accident. » (Claire Guillot, « Les face à face sans échappatoire du photographe Marc Trivier », Le Monde, 2011). Marc Trivier a une sensibilité particulière pour l'aspect matériel de ses productions. Alors que la photographie relève par essence du multiple, cette intervention de l'artiste dans tout le processus de création confère une aura autographique à ces tirages. Photographies d'artistes, de fous, d'arbres ou d'abattoirs, Marc Trivier aborde tous ces sujets avec un regard aussi précis qu'intense. « Dans sa cosmogonie, chaque chose, chaque être, végétal, animal ou humain, mérite le même respect. Car tous sont confrontés à la même loi d'airain : la solitude. » (Luc Desbenoit). La beauté qui émane de ses photos vient de cette nudité. Il n'y a ni retouches, ni recadrages. On retrouve dans son uvre le même format carré souligné par le carré du négatif que Trivier laisse sur ses tirages. Ce cadre piège notre regard dans des photographies où le fard de la couleur est rejeté pour un noir et blanc incisif. Toute artificialité ayant disparu nous ne faisons pas face à la mise en scène d'un sujet mais à une présence exacerbée par la lumière irradiante et singulière, témoin d'un instant de vie et non de pose. C'est cette lumière, liée au médium photographique, qui unit les séries de Marc Trivier : « Les photographies de Marc Trivier écrivent une tragédie de la lumière, celle-ci n'accueillant les êtres - hommes, arbres ou bêtes - qu'en les brûlant, avant disparition."" » (Xavier-Gilles in Le Monde Libertaire). C'est aussi elle, délivrée de tous les artifices, qui donne à ses uvres l'aura qui les rend si présentes. Cette « brûlure » de la lumière nous renvoie à un instant réel, au « ça a été » de Barthes (La Chambre Claire, 1980) : « De trente-cinq ans de pratique photographique, d'obsessions, c'est peut-être ça qui reste : un mode d'enregistrement singulier de la brûlure de la lumière, décliné d'une image à l'autre, en une succession de propositions qui se ressemblent et pourtant chacune est aussi singulière que la fraction de temps auquel elle renvoie. » (Marc Trivier). « La photographie ne dit qu'une chose : « C'était. » On ne fixe que ce qui a été. S'il y a une tragédie, elle est là. » (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... les plus grands écrivains et artistes ont posés pour Trivier. Simultanément l'artiste s'intéressent également aux marges de la société, à ce que les hommes ne veulent pas voir. Il photographie alors les aliénés et les abattoirs qu'il place en regard des célébrités. Dès la fin des années 1980 son uvre est unanimement reconnue et il reçoit le prestigieux Young Photographer Award de L'international Center of Photography en 1988 ainsi que le Prix Photographie Ouverte (Charleroi). Après le Palais de Tokyo à Paris, le musée de l'Elysée à Lausanne et le Casino à Luxembourg, la Maison Européenne de la photographie à Paris lui consacre une importante rétrospective en 2011. Les photographies des aliénés que Trivier réalise à la même période étaient volontairement mêlées à celles des artistes lors de la rétrospective parisienne de 2011. Loin d'une tentative d'opposer la folie et le génie, cette mise en regard fut au contraire l'occasion d'un questionnement de notre regard sur ces deux pôles fantasmatiques de la personne humaine. La série consacrée aux abattoirs pourrait sembler éloignée des autres uvres de Trivier. Cependant, comme les aliénés, les abattoirs font partie de ces images honteuses d'une marginalité que l'on ne veut pas voir. C'est un lieu rejeté hors de la ville, loin des regards, loin des hommes. Il n'y a d'ailleurs presque jamais d'hommes dans ces photographies. Contrairement au film de Franju, Le Sang des bêtes, en 1949, Trivier ne s'intéresse pas au geste du travail dans les abattoirs. Il les capture vides, peuplés de cadavres ou d'animaux aveuglés avant d'être conduits à la mort. Le photographe s'inspire de la peinture de Bacon, qu'il a d'ailleurs pris en photo en 1981, et du rapport de ce dernier au corps. On retrouve toute la pitié du peintre anglais pour la viande et les animaux dans la série de Trivier. « J'ai toujours été très touché par les images relatives aux abattoirs et à la viande, et pour moi elles sont liées étroitement à tout ce qu'est la Crucifixion... C'est sûr, nous sommes de la viande, nous sommes des carcasses en puissance. Si je vais chez un boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place de l'animal... » (Francis Bacon in Francis Bacon. Logique de la sensation , par Gilles Deleuze). Ses photos nous montrent les bêtes en martyrs comme Marsyas ou Saint Pierre. Trivier dévoile la tragédie du corps dépossédé de la présence, photographiant des animaux aveugles, morts, dépecés et vidé de leurs entrailles que le noir et blanc change en marbre. Mais c'est toujours l'homme qui se reflète dans ces portraits de chairs sans âmes, un homme qui, à travers le miroir argentique de Marc Trivier, se projete dans cette chair aveugle, et traverse un instant l'infime espace du regard qui les sépare. « Les vaches régulièrement photographiées par Marc Trivier à l'abattoir d'Anderlecht manifestent la même essence que ses visages humains.» (Henri Van Lier « Le timbre photonique, Robert Frank et Marc Trivier », in les cahiers de la photographie 1992) - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Originael black and white photography made and shot by Marc Trivier. Unsigned silver print, like most of Trivier's works. Unique proof drawn by the artist. Irregular cut on the right edge of the photograph. Photographs of artists, madmen, trees or slaughterhouses, Marc Trivier approaches all these subjects with a look as precise as intense. ""In its cosmogony, every thing, every being, vegetable, animal or human, deserves the same respect. For all are confronted with the same law of brass: loneliness. (Luc Desbenoit) The beauty that emanates from his photos comes from this nudity. There is no editing or cropping. We find in his work the same square format that traps our eyes in photographs where the makeup of color is rejected for an incisive black and white. Since all artificiality has disappeared, we are not dealing with the staging of a subject but with a presence exacerbated by the radiant and singular light, witness of a moment of life and not of pose. It is this light, linked to and obsessed with Trivier's medium, that gives his works the aura that makes them so present: ""Of thirty-five years of photographic practice, of obsessions, it is perhaps that which remains: a singular mode of recording of the burning of light, declined from one image to another, in a succession propositions that are similar and yet each is as singular as the fraction of time to which it refers. (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... the greatest writers and artists have posed for Trivier. At the same time, the artist is also interested in the margins of society, which men do not want to see. He then photographs the lunatics and slaughterhouses he places next to celebrities. By the end of the 1980s his work was unanimously recognized and he received the prestigious Young Photographer Award from the International Center of Photography in 1988 as well as the Prix Photographie Ouverte (Charleroi). After the Palais de Tokyo in Paris and the Musée de l'Elysée in Lausanne, the Casino in Luxembourg, the European House of Photography in Paris devotes a major retrospective to him in 2011. The slaughterhouse series may seem remote from Trivier's other works. However, like the lunatics, slaughterhouses are part of these shameful images of a marginality that we do not want to see. It is a place rejected out of the city, far from the eyes, far from the men. There are no men in these photographs. Unlike the movie Franju, The Blood of Animals , in 1949, Trivier is not interested in the gesture of work in slaughterhouses. He captures them empty, peopled with corpses or blind animals before being led to death. The photographer is inspired by Bacon's painting, which he photographed in 1981, and his report to the body. We find all the pity of the English painter for meat and animals in the Trivier series. His pictures show us the beasts in martyrs like Marsyas or St Pierre. Trivier reveals the materiality of bodies, the bowels that black and white changes into marble, but also all that is human in animals: ""We are meat, we are carcasses in power. If I go to the butcher, I always find it surprising not to be there, instead of the animal ... ""(Bacon). " Par l'auteur s.l. _1980 24x30 sur papier Ilford une feuille‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,000.00

‎ TRIVIER Marc ‎

Reference : 62332

(1980)

‎Cochon Aveugle. Photographie Originale de l'artiste‎

‎" - Par l'auteur, s.l. 1980, 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm, une feuille. - Grande photographie originale en noir et blanc réalisé par Marc Trivier. Tirage argentique original non signé, comme la plupart des uvres de Trivier. Précieuse épreuve argentique originale du célèbre photographe belge, un des artistes contemporains les plus secrets, qui malgré un succès international précoce, a préféré limiter sa production pour conserver la cohérence de son uvre. Marc Trivier ne tire pas de nouveaux exemplaires de ses anciens portraits, le papier de tirage qu'il utilisait n'est d'ailleurs plus commercialisé. L'artiste « réalise lui-même ses tirages sur papier baryté Ilford, consacrant plusieurs jours de travail à chacun, avec une concentration particulière pour rendre les blancs, par contraste avec des noirs d'une rare densité. Un tirage de Marc Trivier ne ressemble à aucun autre. Lorsqu'il accepte de les exposer, il les suspend dans des cadres en inox de sa fabrication, laissant libre cours à la vie du papier. » (Xavier-Gilles, « Marc Trivier et la tragédie de la lumière » in Le Monde Libertaire, 2011). Cette « vie du papier » participe de l'uvre au même titre que les diverses altérations que subissent les photographies lorsqu'elles sont exposées : « Dans les boites, les tirages gondolent, mais qu'importe : le photographe affectionne ce genre d'accident. » (Claire Guillot, « Les face à face sans échappatoire du photographe Marc Trivier », Le Monde, 2011). Marc Trivier a une sensibilité particulière pour l'aspect matériel de ses productions. Alors que la photographie relève par essence du multiple, cette intervention de l'artiste dans tout le processus de création confère une aura autographique à ces tirages. Photographies d'artistes, de fous, d'arbres ou d'abattoirs, Marc Trivier aborde tous ces sujets avec un regard aussi précis qu'intense. « Dans sa cosmogonie, chaque chose, chaque être, végétal, animal ou humain, mérite le même respect. Car tous sont confrontés à la même loi d'airain : la solitude. » (Luc Desbenoit). La beauté qui émane de ses photos vient de cette nudité. Il n'y a ni retouches, ni recadrages. On retrouve dans son uvre le même format carré souligné par le carré du négatif que Trivier laisse sur ses tirages. Ce cadre piège notre regard dans des photographies où le fard de la couleur est rejeté pour un noir et blanc incisif. Toute artificialité ayant disparu nous ne faisons pas face à la mise en scène d'un sujet mais à une présence exacerbée par la lumière irradiante et singulière, témoin d'un instant de vie et non de pose. C'est cette lumière, liée au médium photographique, qui unit les séries de Marc Trivier : « Les photographies de Marc Trivier écrivent une tragédie de la lumière, celle-ci n'accueillant les êtres - hommes, arbres ou bêtes - qu'en les brûlant, avant disparition."" » (Xavier-Gilles in Le Monde Libertaire). C'est aussi elle, délivrée de tous les artifices, qui donne à ses uvres l'aura qui les rend si présentes. Cette « brûlure » de la lumière nous renvoie à un instant réel, au « ça a été » de Barthes (La Chambre Claire, 1980) : « De trente-cinq ans de pratique photographique, d'obsessions, c'est peut-être ça qui reste : un mode d'enregistrement singulier de la brûlure de la lumière, décliné d'une image à l'autre, en une succession de propositions qui se ressemblent et pourtant chacune est aussi singulière que la fraction de temps auquel elle renvoie. » (Marc Trivier). « La photographie ne dit qu'une chose : « C'était. » On ne fixe que ce qui a été. S'il y a une tragédie, elle est là. » (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... les plus grands écrivains et artistes ont posés pour Trivier. Simultanément l'artiste s'intéressent également aux marges de la société, à ce que les hommes ne veulent pas voir. Il photographie alors les aliénés et les abattoirs qu'il place en regard des célébrités. Dès la fin des années 1980 son uvre est unanimement reconnue et il reçoit le prestigieux Young Photographer Award de L'international Center of Photography en 1988 ainsi que le Prix Photographie Ouverte (Charleroi). Après le Palais de Tokyo à Paris, le musée de l'Elysée à Lausanne et le Casino à Luxembourg, la Maison Européenne de la photographie à Paris lui consacre une importante rétrospective en 2011. Les photographies des aliénés que Trivier réalise à la même période étaient volontairement mêlées à celles des artistes lors de la rétrospective parisienne de 2011. Loin d'une tentative d'opposer la folie et le génie, cette mise en regard fut au contraire l'occasion d'un questionnement de notre regard sur ces deux pôles fantasmatiques de la personne humaine. La série consacrée aux abattoirs pourrait sembler éloignée des autres uvres de Trivier. Cependant, comme les aliénés, les abattoirs font partie de ces images honteuses d'une marginalité que l'on ne veut pas voir. C'est un lieu rejeté hors de la ville, loin des regards, loin des hommes. Il n'y a d'ailleurs presque jamais d'hommes dans ces photographies. Contrairement au film de Franju, Le Sang des bêtes, en 1949, Trivier ne s'intéresse pas au geste du travail dans les abattoirs. Il les capture vides, peuplés de cadavres ou d'animaux aveuglés avant d'être conduits à la mort. Le photographe s'inspire de la peinture de Bacon, qu'il a d'ailleurs pris en photo en 1981, et du rapport de ce dernier au corps. On retrouve toute la pitié du peintre anglais pour la viande et les animaux dans la série de Trivier. « J'ai toujours été très touché par les images relatives aux abattoirs et à la viande, et pour moi elles sont liées étroitement à tout ce qu'est la Crucifixion... C'est sûr, nous sommes de la viande, nous sommes des carcasses en puissance. Si je vais chez un boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place de l'animal... » (Francis Bacon in Francis Bacon. Logique de la sensation , par Gilles Deleuze). Ses photos nous montrent les bêtes en martyrs comme Marsyas ou Saint Pierre. Trivier dévoile la tragédie du corps dépossédé de la présence, photographiant des animaux aveugles, morts, dépecés et vidé de leurs entrailles que le noir et blanc change en marbre. Mais c'est toujours l'homme qui se reflète dans ces portraits de chairs sans âmes, un homme qui, à travers le miroir argentique de Marc Trivier, se projete dans cette chair aveugle, et traverse un instant l'infime espace du regard qui les sépare. « Les vaches régulièrement photographiées par Marc Trivier à l'abattoir d'Anderlecht manifestent la même essence que ses visages humains.» (Henri Van Lier « Le timbre photonique, Robert Frank et Marc Trivier », in les cahiers de la photographie 1992) - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Originael black and white photography made and shot by Marc Trivier. Unsigned silver print, like most of Trivier's works. Unique proof drawn by the artist. Photographs of artists, madmen, trees or slaughterhouses, Marc Trivier approaches all these subjects with a look as precise as intense. ""In its cosmogony, every thing, every being, vegetable, animal or human, deserves the same respect. For all are confronted with the same law of brass: loneliness. (Luc Desbenoit) The beauty that emanates from his photos comes from this nudity. There is no editing or cropping. We find in his work the same square format that traps our eyes in photographs where the makeup of color is rejected for an incisive black and white. Since all artificiality has disappeared, we are not dealing with the staging of a subject but with a presence exacerbated by the radiant and singular light, witness of a moment of life and not of pose. It is this light, linked to and obsessed with Trivier's medium, that gives his works the aura that makes them so present: ""Of thirty-five years of photographic practice, of obsessions, it is perhaps that which remains: a singular mode of recording of the burning of light, declined from one image to another, in a succession propositions that are similar and yet each is as singular as the fraction of time to which it refers. (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... the greatest writers and artists have posed for Trivier. At the same time, the artist is also interested in the margins of society, which men do not want to see. He then photographs the lunatics and slaughterhouses he places next to celebrities. By the end of the 1980s his work was unanimously recognized and he received the prestigious Young Photographer Award from the International Center of Photography in 1988 as well as the Prix Photographie Ouverte (Charleroi). After the Palais de Tokyo in Paris and the Musée de l'Elysée in Lausanne, the Casino in Luxembourg, the European House of Photography in Paris devotes a major retrospective to him in 2011. The slaughterhouse series may seem remote from Trivier's other works. However, like the lunatics, slaughterhouses are part of these shameful images of a marginality that we do not want to see. It is a place rejected out of the city, far from the eyes, far from the men. There are no men in these photographs. Unlike the movie Franju, The Blood of Animals , in 1949, Trivier is not interested in the gesture of work in slaughterhouses. He captures them empty, peopled with corpses or blind animals before being led to death. The photographer is inspired by Bacon's painting, which he photographed in 1981, and his report to the body. We find all the pity of the English painter for meat and animals in the Trivier series. His pictures show us the beasts in martyrs like Marsyas or St Pierre. Trivier reveals the materiality of bodies, the bowels that black and white changes into marble, but also all that is human in animals: ""We are meat, we are carcasses in power. If I go to the butcher, I always find it surprising not to be there, instead of the animal ... ""(Bacon). " Par l'auteur s.l. _1980 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm une feuille‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,800.00

‎ TRIVIER Marc ‎

Reference : 62333

(1983)

‎Abattoir XI. Photographie Originale de l'artiste‎

‎" - Par l'auteur, s.l. 1983, 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm, une feuille. - Grande photographie originale en noir et blanc réalisé par Marc Trivier. Tirage argentique original non signé, comme la plupart des uvres de Trivier. Précieuse épreuve argentique originale du célèbre photographe belge, un des artistes contemporains les plus secrets, qui malgré un succès international précoce, a préféré limiter sa production pour conserver la cohérence de son uvre. Marc Trivier ne tire pas de nouveaux exemplaires de ses anciens portraits, le papier de tirage qu'il utilisait n'est d'ailleurs plus commercialisé. L'artiste « réalise lui-même ses tirages sur papier baryté Ilford, consacrant plusieurs jours de travail à chacun, avec une concentration particulière pour rendre les blancs, par contraste avec des noirs d'une rare densité. Un tirage de Marc Trivier ne ressemble à aucun autre. Lorsqu'il accepte de les exposer, il les suspend dans des cadres en inox de sa fabrication, laissant libre cours à la vie du papier. » (Xavier-Gilles, « Marc Trivier et la tragédie de la lumière » in Le Monde Libertaire, 2011). Cette « vie du papier » participe de l'uvre au même titre que les diverses altérations que subissent les photographies lorsqu'elles sont exposées : « Dans les boites, les tirages gondolent, mais qu'importe : le photographe affectionne ce genre d'accident. » (Claire Guillot, « Les face à face sans échappatoire du photographe Marc Trivier », Le Monde, 2011). Marc Trivier a une sensibilité particulière pour l'aspect matériel de ses productions. Alors que la photographie relève par essence du multiple, cette intervention de l'artiste dans tout le processus de création confère une aura autographique à ces tirages. Photographies d'artistes, de fous, d'arbres ou d'abattoirs, Marc Trivier aborde tous ces sujets avec un regard aussi précis qu'intense. « Dans sa cosmogonie, chaque chose, chaque être, végétal, animal ou humain, mérite le même respect. Car tous sont confrontés à la même loi d'airain : la solitude. » (Luc Desbenoit). La beauté qui émane de ses photos vient de cette nudité. Il n'y a ni retouches, ni recadrages. On retrouve dans son uvre le même format carré souligné par le carré du négatif que Trivier laisse sur ses tirages. Ce cadre piège notre regard dans des photographies où le fard de la couleur est rejeté pour un noir et blanc incisif. Toute artificialité ayant disparu nous ne faisons pas face à la mise en scène d'un sujet mais à une présence exacerbée par la lumière irradiante et singulière, témoin d'un instant de vie et non de pose. C'est cette lumière, liée au médium photographique, qui unit les séries de Marc Trivier : « Les photographies de Marc Trivier écrivent une tragédie de la lumière, celle-ci n'accueillant les êtres - hommes, arbres ou bêtes - qu'en les brûlant, avant disparition."" » (Xavier-Gilles in Le Monde Libertaire). C'est aussi elle, délivrée de tous les artifices, qui donne à ses uvres l'aura qui les rend si présentes. Cette « brûlure » de la lumière nous renvoie à un instant réel, au « ça a été » de Barthes (La Chambre Claire, 1980) : « De trente-cinq ans de pratique photographique, d'obsessions, c'est peut-être ça qui reste : un mode d'enregistrement singulier de la brûlure de la lumière, décliné d'une image à l'autre, en une succession de propositions qui se ressemblent et pourtant chacune est aussi singulière que la fraction de temps auquel elle renvoie. » (Marc Trivier). « La photographie ne dit qu'une chose : « C'était. » On ne fixe que ce qui a été. S'il y a une tragédie, elle est là. » (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... les plus grands écrivains et artistes ont posés pour Trivier. Simultanément l'artiste s'intéressent également aux marges de la société, à ce que les hommes ne veulent pas voir. Il photographie alors les aliénés et les abattoirs qu'il place en regard des célébrités. Dès la fin des années 1980 son uvre est unanimement reconnue et il reçoit le prestigieux Young Photographer Award de L'international Center of Photography en 1988 ainsi que le Prix Photographie Ouverte (Charleroi). Après le Palais de Tokyo à Paris, le musée de l'Elysée à Lausanne et le Casino à Luxembourg, la Maison Européenne de la photographie à Paris lui consacre une importante rétrospective en 2011. Les photographies des aliénés que Trivier réalise à la même période étaient volontairement mêlées à celles des artistes lors de la rétrospective parisienne de 2011. Loin d'une tentative d'opposer la folie et le génie, cette mise en regard fut au contraire l'occasion d'un questionnement de notre regard sur ces deux pôles fantasmatiques de la personne humaine. La série consacrée aux abattoirs pourrait sembler éloignée des autres uvres de Trivier. Cependant, comme les aliénés, les abattoirs font partie de ces images honteuses d'une marginalité que l'on ne veut pas voir. C'est un lieu rejeté hors de la ville, loin des regards, loin des hommes. Il n'y a d'ailleurs presque jamais d'hommes dans ces photographies. Contrairement au film de Franju, Le Sang des bêtes, en 1949, Trivier ne s'intéresse pas au geste du travail dans les abattoirs. Il les capture vides, peuplés de cadavres ou d'animaux aveuglés avant d'être conduits à la mort. Le photographe s'inspire de la peinture de Bacon, qu'il a d'ailleurs pris en photo en 1981, et du rapport de ce dernier au corps. On retrouve toute la pitié du peintre anglais pour la viande et les animaux dans la série de Trivier. « J'ai toujours été très touché par les images relatives aux abattoirs et à la viande, et pour moi elles sont liées étroitement à tout ce qu'est la Crucifixion... C'est sûr, nous sommes de la viande, nous sommes des carcasses en puissance. Si je vais chez un boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place de l'animal... » (Francis Bacon in Francis Bacon. Logique de la sensation , par Gilles Deleuze). Ses photos nous montrent les bêtes en martyrs comme Marsyas ou Saint Pierre. Trivier dévoile la tragédie du corps dépossédé de la présence, photographiant des animaux aveugles, morts, dépecés et vidé de leurs entrailles que le noir et blanc change en marbre. Mais c'est toujours l'homme qui se reflète dans ces portraits de chairs sans âmes, un homme qui, à travers le miroir argentique de Marc Trivier, se projete dans cette chair aveugle, et traverse un instant l'infime espace du regard qui les sépare. « Les vaches régulièrement photographiées par Marc Trivier à l'abattoir d'Anderlecht manifestent la même essence que ses visages humains.» (Henri Van Lier « Le timbre photonique, Robert Frank et Marc Trivier », in les cahiers de la photographie 1992) - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Originael black and white photography made and shot by Marc Trivier. Unsigned silver print, like most of Trivier's works. Unique proof drawn by the artist. Photographs of artists, madmen, trees or slaughterhouses, Marc Trivier approaches all these subjects with a look as precise as intense. ""In its cosmogony, every thing, every being, vegetable, animal or human, deserves the same respect. For all are confronted with the same law of brass: loneliness. (Luc Desbenoit) The beauty that emanates from his photos comes from this nudity. There is no editing or cropping. We find in his work the same square format that traps our eyes in photographs where the makeup of color is rejected for an incisive black and white. Since all artificiality has disappeared, we are not dealing with the staging of a subject but with a presence exacerbated by the radiant and singular light, witness of a moment of life and not of pose. It is this light, linked to and obsessed with Trivier's medium, that gives his works the aura that makes them so present: ""Of thirty-five years of photographic practice, of obsessions, it is perhaps that which remains: a singular mode of recording of the burning of light, declined from one image to another, in a succession propositions that are similar and yet each is as singular as the fraction of time to which it refers. (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... the greatest writers and artists have posed for Trivier. At the same time, the artist is also interested in the margins of society, which men do not want to see. He then photographs the lunatics and slaughterhouses he places next to celebrities. By the end of the 1980s his work was unanimously recognized and he received the prestigious Young Photographer Award from the International Center of Photography in 1988 as well as the Prix Photographie Ouverte (Charleroi). After the Palais de Tokyo in Paris and the Musée de l'Elysée in Lausanne, the Casino in Luxembourg, the European House of Photography in Paris devotes a major retrospective to him in 2011. The slaughterhouse series may seem remote from Trivier's other works. However, like the lunatics, slaughterhouses are part of these shameful images of a marginality that we do not want to see. It is a place rejected out of the city, far from the eyes, far from the men. There are no men in these photographs. Unlike the movie Franju, The Blood of Animals , in 1949, Trivier is not interested in the gesture of work in slaughterhouses. He captures them empty, peopled with corpses or blind animals before being led to death. The photographer is inspired by Bacon's painting, which he photographed in 1981, and his report to the body. We find all the pity of the English painter for meat and animals in the Trivier series. His pictures show us the beasts in martyrs like Marsyas or St Pierre. Trivier reveals the materiality of bodies, the bowels that black and white changes into marble, but also all that is human in animals: ""We are meat, we are carcasses in power. If I go to the butcher, I always find it surprising not to be there, instead of the animal ... ""(Bacon). " Par l'auteur s.l. _1983 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm une feuille‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,500.00

‎ TRIVIER Marc ‎

Reference : 62359

(1980)

‎Abattoir II. Photographie Originale de l'artiste‎

‎" - Par l'auteur, s.l. 1980, 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm, une feuille. - Grande photographie originale en noir et blanc réalisé par Marc Trivier. Tirage argentique original non signé, comme la plupart des uvres de Trivier. Précieuse épreuve argentique originale du célèbre photographe belge, un des artistes contemporains les plus secrets, qui malgré un succès international précoce, a préféré limiter sa production pour conserver la cohérence de son uvre. Marc Trivier ne tire pas de nouveaux exemplaires de ses anciens portraits, le papier de tirage qu'il utilisait n'est d'ailleurs plus commercialisé. L'artiste « réalise lui-même ses tirages sur papier baryté Ilford, consacrant plusieurs jours de travail à chacun, avec une concentration particulière pour rendre les blancs, par contraste avec des noirs d'une rare densité. Un tirage de Marc Trivier ne ressemble à aucun autre. Lorsqu'il accepte de les exposer, il les suspend dans des cadres en inox de sa fabrication, laissant libre cours à la vie du papier. » (Xavier-Gilles, « Marc Trivier et la tragédie de la lumière » in Le Monde Libertaire, 2011). Cette « vie du papier » participe de l'uvre au même titre que les diverses altérations que subissent les photographies lorsqu'elles sont exposées : « Dans les boites, les tirages gondolent, mais qu'importe : le photographe affectionne ce genre d'accident. » (Claire Guillot, « Les face à face sans échappatoire du photographe Marc Trivier », Le Monde, 2011). Marc Trivier a une sensibilité particulière pour l'aspect matériel de ses productions. Alors que la photographie relève par essence du multiple, cette intervention de l'artiste dans tout le processus de création confère une aura autographique à ces tirages. Photographies d'artistes, de fous, d'arbres ou d'abattoirs, Marc Trivier aborde tous ces sujets avec un regard aussi précis qu'intense. « Dans sa cosmogonie, chaque chose, chaque être, végétal, animal ou humain, mérite le même respect. Car tous sont confrontés à la même loi d'airain : la solitude. » (Luc Desbenoit). La beauté qui émane de ses photos vient de cette nudité. Il n'y a ni retouches, ni recadrages. On retrouve dans son uvre le même format carré souligné par le carré du négatif que Trivier laisse sur ses tirages. Ce cadre piège notre regard dans des photographies où le fard de la couleur est rejeté pour un noir et blanc incisif. Toute artificialité ayant disparu nous ne faisons pas face à la mise en scène d'un sujet mais à une présence exacerbée par la lumière irradiante et singulière, témoin d'un instant de vie et non de pose. C'est cette lumière, liée au médium photographique, qui unit les séries de Marc Trivier : « Les photographies de Marc Trivier écrivent une tragédie de la lumière, celle-ci n'accueillant les êtres - hommes, arbres ou bêtes - qu'en les brûlant, avant disparition."" » (Xavier-Gilles in Le Monde Libertaire). C'est aussi elle, délivrée de tous les artifices, qui donne à ses uvres l'aura qui les rend si présentes. Cette « brûlure » de la lumière nous renvoie à un instant réel, au « ça a été » de Barthes (La Chambre Claire, 1980) : « De trente-cinq ans de pratique photographique, d'obsessions, c'est peut-être ça qui reste : un mode d'enregistrement singulier de la brûlure de la lumière, décliné d'une image à l'autre, en une succession de propositions qui se ressemblent et pourtant chacune est aussi singulière que la fraction de temps auquel elle renvoie. » (Marc Trivier). « La photographie ne dit qu'une chose : « C'était. » On ne fixe que ce qui a été. S'il y a une tragédie, elle est là. » (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... les plus grands écrivains et artistes ont posés pour Trivier. Simultanément l'artiste s'intéressent également aux marges de la société, à ce que les hommes ne veulent pas voir. Il photographie alors les aliénés et les abattoirs qu'il place en regard des célébrités. Dès la fin des années 1980 son uvre est unanimement reconnue et il reçoit le prestigieux Young Photographer Award de L'international Center of Photography en 1988 ainsi que le Prix Photographie Ouverte (Charleroi). Après le Palais de Tokyo à Paris, le musée de l'Elysée à Lausanne et le Casino à Luxembourg, la Maison Européenne de la photographie à Paris lui consacre une importante rétrospective en 2011. Les photographies des aliénés que Trivier réalise à la même période étaient volontairement mêlées à celles des artistes lors de la rétrospective parisienne de 2011. Loin d'une tentative d'opposer la folie et le génie, cette mise en regard fut au contraire l'occasion d'un questionnement de notre regard sur ces deux pôles fantasmatiques de la personne humaine. La série consacrée aux abattoirs pourrait sembler éloignée des autres uvres de Trivier. Cependant, comme les aliénés, les abattoirs font partie de ces images honteuses d'une marginalité que l'on ne veut pas voir. C'est un lieu rejeté hors de la ville, loin des regards, loin des hommes. Il n'y a d'ailleurs presque jamais d'hommes dans ces photographies. Contrairement au film de Franju, Le Sang des bêtes, en 1949, Trivier ne s'intéresse pas au geste du travail dans les abattoirs. Il les capture vides, peuplés de cadavres ou d'animaux aveuglés avant d'être conduits à la mort. Le photographe s'inspire de la peinture de Bacon, qu'il a d'ailleurs pris en photo en 1981, et du rapport de ce dernier au corps. On retrouve toute la pitié du peintre anglais pour la viande et les animaux dans la série de Trivier. « J'ai toujours été très touché par les images relatives aux abattoirs et à la viande, et pour moi elles sont liées étroitement à tout ce qu'est la Crucifixion... C'est sûr, nous sommes de la viande, nous sommes des carcasses en puissance. Si je vais chez un boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place de l'animal... » (Francis Bacon in Francis Bacon. Logique de la sensation , par Gilles Deleuze). Ses photos nous montrent les bêtes en martyrs comme Marsyas ou Saint Pierre. Trivier dévoile la tragédie du corps dépossédé de la présence, photographiant des animaux aveugles, morts, dépecés et vidé de leurs entrailles que le noir et blanc change en marbre. Mais c'est toujours l'homme qui se reflète dans ces portraits de chairs sans âmes, un homme qui, à travers le miroir argentique de Marc Trivier, se projete dans cette chair aveugle, et traverse un instant l'infime espace du regard qui les sépare. « Les vaches régulièrement photographiées par Marc Trivier à l'abattoir d'Anderlecht manifestent la même essence que ses visages humains.» (Henri Van Lier « Le timbre photonique, Robert Frank et Marc Trivier », in les cahiers de la photographie 1992) - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Originael black and white photography made and shot by Marc Trivier. Unsigned silver print, like most of Trivier's works. Unique proof drawn by the artist. Photographs of artists, madmen, trees or slaughterhouses, Marc Trivier approaches all these subjects with a look as precise as intense. ""In its cosmogony, every thing, every being, vegetable, animal or human, deserves the same respect. For all are confronted with the same law of brass: loneliness. (Luc Desbenoit) The beauty that emanates from his photos comes from this nudity. There is no editing or cropping. We find in his work the same square format that traps our eyes in photographs where the makeup of color is rejected for an incisive black and white. Since all artificiality has disappeared, we are not dealing with the staging of a subject but with a presence exacerbated by the radiant and singular light, witness of a moment of life and not of pose. It is this light, linked to and obsessed with Trivier's medium, that gives his works the aura that makes them so present: ""Of thirty-five years of photographic practice, of obsessions, it is perhaps that which remains: a singular mode of recording of the burning of light, declined from one image to another, in a succession propositions that are similar and yet each is as singular as the fraction of time to which it refers. (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... the greatest writers and artists have posed for Trivier. At the same time, the artist is also interested in the margins of society, which men do not want to see. He then photographs the lunatics and slaughterhouses he places next to celebrities. By the end of the 1980s his work was unanimously recognized and he received the prestigious Young Photographer Award from the International Center of Photography in 1988 as well as the Prix Photographie Ouverte (Charleroi). After the Palais de Tokyo in Paris and the Musée de l'Elysée in Lausanne, the Casino in Luxembourg, the European House of Photography in Paris devotes a major retrospective to him in 2011. The slaughterhouse series may seem remote from Trivier's other works. However, like the lunatics, slaughterhouses are part of these shameful images of a marginality that we do not want to see. It is a place rejected out of the city, far from the eyes, far from the men. There are no men in these photographs. Unlike the movie Franju, The Blood of Animals , in 1949, Trivier is not interested in the gesture of work in slaughterhouses. He captures them empty, peopled with corpses or blind animals before being led to death. The photographer is inspired by Bacon's painting, which he photographed in 1981, and his report to the body. We find all the pity of the English painter for meat and animals in the Trivier series. His pictures show us the beasts in martyrs like Marsyas or St Pierre. Trivier reveals the materiality of bodies, the bowels that black and white changes into marble, but also all that is human in animals: ""We are meat, we are carcasses in power. If I go to the butcher, I always find it surprising not to be there, instead of the animal ... ""(Bacon). " Par l'auteur s.l. _1980 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm une feuille‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,800.00

‎ TRIVIER Marc ‎

Reference : 62360

(1980)

‎Abattoir. Photographie Originale de l'artiste‎

‎" - Par l'auteur, s.l. 1980, 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm, une feuille. - Grande photographie originale en noir et blanc réalisé par Marc Trivier. Tirage argentique original non signé, comme la plupart des uvres de Trivier. Précieuse épreuve argentique originale du célèbre photographe belge, un des artistes contemporains les plus secrets, qui malgré un succès international précoce, a préféré limiter sa production pour conserver la cohérence de son uvre. Marc Trivier ne tire pas de nouveaux exemplaires de ses anciens portraits, le papier de tirage qu'il utilisait n'est d'ailleurs plus commercialisé. L'artiste « réalise lui-même ses tirages sur papier baryté Ilford, consacrant plusieurs jours de travail à chacun, avec une concentration particulière pour rendre les blancs, par contraste avec des noirs d'une rare densité. Un tirage de Marc Trivier ne ressemble à aucun autre. Lorsqu'il accepte de les exposer, il les suspend dans des cadres en inox de sa fabrication, laissant libre cours à la vie du papier. » (Xavier-Gilles, « Marc Trivier et la tragédie de la lumière » in Le Monde Libertaire, 2011). Cette « vie du papier » participe de l'uvre au même titre que les diverses altérations que subissent les photographies lorsqu'elles sont exposées : « Dans les boites, les tirages gondolent, mais qu'importe : le photographe affectionne ce genre d'accident. » (Claire Guillot, « Les face à face sans échappatoire du photographe Marc Trivier », Le Monde, 2011). Marc Trivier a une sensibilité particulière pour l'aspect matériel de ses productions. Alors que la photographie relève par essence du multiple, cette intervention de l'artiste dans tout le processus de création confère une aura autographique à ces tirages. Photographies d'artistes, de fous, d'arbres ou d'abattoirs, Marc Trivier aborde tous ces sujets avec un regard aussi précis qu'intense. « Dans sa cosmogonie, chaque chose, chaque être, végétal, animal ou humain, mérite le même respect. Car tous sont confrontés à la même loi d'airain : la solitude. » (Luc Desbenoit). La beauté qui émane de ses photos vient de cette nudité. Il n'y a ni retouches, ni recadrages. On retrouve dans son uvre le même format carré souligné par le carré du négatif que Trivier laisse sur ses tirages. Ce cadre piège notre regard dans des photographies où le fard de la couleur est rejeté pour un noir et blanc incisif. Toute artificialité ayant disparu nous ne faisons pas face à la mise en scène d'un sujet mais à une présence exacerbée par la lumière irradiante et singulière, témoin d'un instant de vie et non de pose. C'est cette lumière, liée au médium photographique, qui unit les séries de Marc Trivier : « Les photographies de Marc Trivier écrivent une tragédie de la lumière, celle-ci n'accueillant les êtres - hommes, arbres ou bêtes - qu'en les brûlant, avant disparition."" » (Xavier-Gilles in Le Monde Libertaire). C'est aussi elle, délivrée de tous les artifices, qui donne à ses uvres l'aura qui les rend si présentes. Cette « brûlure » de la lumière nous renvoie à un instant réel, au « ça a été » de Barthes (La Chambre Claire, 1980) : « De trente-cinq ans de pratique photographique, d'obsessions, c'est peut-être ça qui reste : un mode d'enregistrement singulier de la brûlure de la lumière, décliné d'une image à l'autre, en une succession de propositions qui se ressemblent et pourtant chacune est aussi singulière que la fraction de temps auquel elle renvoie. » (Marc Trivier). « La photographie ne dit qu'une chose : « C'était. » On ne fixe que ce qui a été. S'il y a une tragédie, elle est là. » (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... les plus grands écrivains et artistes ont posés pour Trivier. Simultanément l'artiste s'intéressent également aux marges de la société, à ce que les hommes ne veulent pas voir. Il photographie alors les aliénés et les abattoirs qu'il place en regard des célébrités. Dès la fin des années 1980 son uvre est unanimement reconnue et il reçoit le prestigieux Young Photographer Award de L'international Center of Photography en 1988 ainsi que le Prix Photographie Ouverte (Charleroi). Après le Palais de Tokyo à Paris, le musée de l'Elysée à Lausanne et le Casino à Luxembourg, la Maison Européenne de la photographie à Paris lui consacre une importante rétrospective en 2011. Les photographies des aliénés que Trivier réalise à la même période étaient volontairement mêlées à celles des artistes lors de la rétrospective parisienne de 2011. Loin d'une tentative d'opposer la folie et le génie, cette mise en regard fut au contraire l'occasion d'un questionnement de notre regard sur ces deux pôles fantasmatiques de la personne humaine. La série consacrée aux abattoirs pourrait sembler éloignée des autres uvres de Trivier. Cependant, comme les aliénés, les abattoirs font partie de ces images honteuses d'une marginalité que l'on ne veut pas voir. C'est un lieu rejeté hors de la ville, loin des regards, loin des hommes. Il n'y a d'ailleurs presque jamais d'hommes dans ces photographies. Contrairement au film de Franju, Le Sang des bêtes, en 1949, Trivier ne s'intéresse pas au geste du travail dans les abattoirs. Il les capture vides, peuplés de cadavres ou d'animaux aveuglés avant d'être conduits à la mort. Le photographe s'inspire de la peinture de Bacon, qu'il a d'ailleurs pris en photo en 1981, et du rapport de ce dernier au corps. On retrouve toute la pitié du peintre anglais pour la viande et les animaux dans la série de Trivier. « J'ai toujours été très touché par les images relatives aux abattoirs et à la viande, et pour moi elles sont liées étroitement à tout ce qu'est la Crucifixion... C'est sûr, nous sommes de la viande, nous sommes des carcasses en puissance. Si je vais chez un boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place de l'animal... » (Francis Bacon in Francis Bacon. Logique de la sensation , par Gilles Deleuze). Ses photos nous montrent les bêtes en martyrs comme Marsyas ou Saint Pierre. Trivier dévoile la tragédie du corps dépossédé de la présence, photographiant des animaux aveugles, morts, dépecés et vidé de leurs entrailles que le noir et blanc change en marbre. Mais c'est toujours l'homme qui se reflète dans ces portraits de chairs sans âmes, un homme qui, à travers le miroir argentique de Marc Trivier, se projete dans cette chair aveugle, et traverse un instant l'infime espace du regard qui les sépare. « Les vaches régulièrement photographiées par Marc Trivier à l'abattoir d'Anderlecht manifestent la même essence que ses visages humains.» (Henri Van Lier « Le timbre photonique, Robert Frank et Marc Trivier », in les cahiers de la photographie 1992) - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Originael black and white photography made and shot by Marc Trivier. Unsigned silver print, like most of Trivier's works. Unique proof drawn by the artist. Photographs of artists, madmen, trees or slaughterhouses, Marc Trivier approaches all these subjects with a look as precise as intense. ""In its cosmogony, every thing, every being, vegetable, animal or human, deserves the same respect. For all are confronted with the same law of brass: loneliness. (Luc Desbenoit) The beauty that emanates from his photos comes from this nudity. There is no editing or cropping. We find in his work the same square format that traps our eyes in photographs where the makeup of color is rejected for an incisive black and white. Since all artificiality has disappeared, we are not dealing with the staging of a subject but with a presence exacerbated by the radiant and singular light, witness of a moment of life and not of pose. It is this light, linked to and obsessed with Trivier's medium, that gives his works the aura that makes them so present: ""Of thirty-five years of photographic practice, of obsessions, it is perhaps that which remains: a singular mode of recording of the burning of light, declined from one image to another, in a succession propositions that are similar and yet each is as singular as the fraction of time to which it refers. (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... the greatest writers and artists have posed for Trivier. At the same time, the artist is also interested in the margins of society, which men do not want to see. He then photographs the lunatics and slaughterhouses he places next to celebrities. By the end of the 1980s his work was unanimously recognized and he received the prestigious Young Photographer Award from the International Center of Photography in 1988 as well as the Prix Photographie Ouverte (Charleroi). After the Palais de Tokyo in Paris and the Musée de l'Elysée in Lausanne, the Casino in Luxembourg, the European House of Photography in Paris devotes a major retrospective to him in 2011. The slaughterhouse series may seem remote from Trivier's other works. However, like the lunatics, slaughterhouses are part of these shameful images of a marginality that we do not want to see. It is a place rejected out of the city, far from the eyes, far from the men. There are no men in these photographs. Unlike the movie Franju, The Blood of Animals , in 1949, Trivier is not interested in the gesture of work in slaughterhouses. He captures them empty, peopled with corpses or blind animals before being led to death. The photographer is inspired by Bacon's painting, which he photographed in 1981, and his report to the body. We find all the pity of the English painter for meat and animals in the Trivier series. His pictures show us the beasts in martyrs like Marsyas or St Pierre. Trivier reveals the materiality of bodies, the bowels that black and white changes into marble, but also all that is human in animals: ""We are meat, we are carcasses in power. If I go to the butcher, I always find it surprising not to be there, instead of the animal ... ""(Bacon). " Par l'auteur s.l. _1980 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm une feuille‎


Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,000.00
Get it on Google Play Get it on AppStore
VERY (Pierre). - Photographie originale

The item was added to your cart

You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
More information about shipping
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !