Paris, Hachette Réalités, 1964. Coll. "Génies et Réalités". In-8 relié moleskine verte, sous jaquette illustrée, rhodoïd et emboîtage cartonné, 286 p. Très nombreuses illustrations noir et couleurs, frontispice : Albert Camus en juin 1957. Très bon état.
Reference : 5270
Librairie Ancienne Laurencier
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2 volumes in-8° reliés demi-chagrin rouge, dos à nerfs, décoré de filets dorés et d'un fleuron doré, pièce de titre et auteur de maroquin noir. 231 + 304 p. petites rousseurs en tranche sans gravité. Très bon état.
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1 volume in-12° reliure éditeur plein cuir chagriné, rhodoïd et jaquette. 2088 p. Très bon état. Ce volume contient : Théâtre : Caligula - Le Malentendu - L'État de siège - Les Justes - Révolte dans les Asturies. Adaptations : Les Esprits - La Dévotion à la croix - Un Cas intéressant - Le Chevalier d'Olmedo - Requiem pour une nonne - Les Possédés. Récits et nouvelles : L'Étranger - La Peste - La Chute - L'Exil et le royaume : La Femme adultère. Le Renégat. Les Muets. L'Hôte. Jonas. La Pierre qui pousse.
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1 volume à l'italienne plein cartonnage illustré, traces de frottement multiples sur le cartonnage. Non paginé. Bel exemplaire malgré ses petites défauts.
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1 volume in-8° broché, couverture à rabats, jaquette illustrée, 231 p. infime état d'usage sinon très bon état d'occasion.
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Exemplaire René Char avec envoi Paris, Gallimard, (17 juin) 1957. 1 vol. (110 x 170 mm) de 203 p. et [2] f. Broché. Édition originale de l'adaptation d'Albert Camus. Un des exemplaires numérotés sur alfa. Envoi signé : «En ce temps-là, cher René, beaucoup d'hommes savaient que l'amitié et l'honneur étaient les deux noms d'une même fidélité ; aujourd'hui, dans l'abaissement où nous sommes, ceux qui comme vous le savent encore, comment nous en passerions-nous ? A. C. 1957».
Cette dédicace, au coeur de l'année du Nobel, résume évidemment l'amitié, mais surtout l'alliance d'éthique et d'esthétique qui gouverne la période : Camus dramaturge, metteur en scène et traducteur, ancre son travail dans une fidélité d'amitié, d'histoire et de théâtre. Dès ses débuts algérois, Camus rêve de plein air, d'une scène populaire où la parole « marche vers sa fin » ; l'Espagne l'accompagne très tôt (de Révolte dans les Asturies à La Célestine montée avec l'Équipe), avant qu'une première collaboration décisive n'ait lieu en 1953 : Marcel Herrand lui commande l'adaptation de Calderón, La Dévotion à la croix, coup d'envoi d'un cycle hispanique qui culminera avec Lope de Vega en 1957 et ce Chevalier d'Olmedo. À Angers, Camus est la figure centrale de la 6e édition du Festival (21-30 juin 1957) : il y remanie et met en scène Caligula pour la première fois et dirige sa propre adaptation du Chevalier d'Olmedo. La « première » demeure, de manière légendaire, datée au 21 juin mais un orage d'une violence rare arrache décors et inonde plateau et gradins au moment d'allumer les remparts : la représentation est annulée, si bien que le festival s'ouvrira in fine le 22 par Caligula, et la vraie première d'Olmedo a lieu le 23 juin (puis les 26 et 29). Sans en « oublier le côté populaire », écrit-il en marge de ses brouillons sur la pièce. Car Olmedo vient nourrir le projet d'une tragédie moderne où « un seul sentiment marche sans arrêt vers sa fin », et préfigure le répertoire que Camus, à la fin de 1959, cerne pour la direction de théâtre qu'on s'apprête à lui confier : Lope (encore), Calderón, Tirso de Molina... Robert Kemp, dans sa critique de la pièce donnée dans Le Monde, saluera le rythme, la fraîcheur et l'innocence du texte de Lope servis par « la plume solide, aiguë » de Camus - la même qui vient d'écrire, sur la peine de mort, des pages fortes et saisissantes, qui ne convaincront pas les mainteneurs de la guillotine, mais exalteront les abolitionnistes. Rien d'anecdotique : Camus note que le dernier mot de la pièce - teatro - signifie aussi échafaud ; les tréteaux sont un gibet. « Il vaudrait mieux que l'exécution fût publique. Le comédien qui est en chaque homme pourrait alors venir au secours de l'animal épouvanté et l'aider à faire figure, même à ses propres yeux », écrit-il dans Réflexions sur la guillotine, dont la rédaction est strictement contemporaine. Ainsi, la fin de l'adaptation d'Angers n'est pas sans rappeler un motif qui parcourt l'oeuvre entière de Camus, du dernier voeu de Meursault, au pied de l'échafaud dans L'Étranger, jusqu'au rêve d'exécution publique dont parle Clamence à la fin de La Chute, publiée l'année précédente. Magnifique provenance. Cet envoi est l'une des 43 connus à René Char, l'ami, le frère : cette dédicace est, de loin, la plus longue des 43 référencées.