‎Carlyle Thomas‎
‎Le Collier de la reine‎

‎Editions des portes de France Collection de l'oiselier Broché 1946 In-12, (12x18.5 cm), broché, couverture rempliée, 91 pages, extrait de catalogue in fine ; plats légèrement jaunis, assez bon état. Nos envois des ouvrages de moins de 60 Euros se font par colissimo (tarif de La Poste), et en colissimo Recommandes au-dela sauf avis contraire de votre part.‎

Reference : jj5456


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‎COLLECTIF. [CARDINAL DE ROHAN, COMTESSE DE LA MOTTE-VALOIS, COMTE DE CAGLIOSTRO, RETAUT DE VILLETTE, FAGES, LE GUAY D'OLIVA, VAUCHER, LOQUE, BETTE D'ETIENVILLE, ETC.]‎

Reference : AMO-3060

(1786)

‎AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE. RECUEIL DE PIÈCES Cagliostro La Motte Valois‎

‎1. Mémoire pour Dame Jeanne de Saint-Remy de Valois épouse du Comte de La Motte. De l'imprimerie de Cellot, 1786 (1)-46 pages. 2. Mémoire pour le Comte de Cagliostro, accusé ; contre M. le Procureur Général, accusateur ; en présence de M. le Cardinal de Rohan, de la Comtesse de La Motte, et autres Co-assusés. De l'imprimerie de Lottin l’aîné, 1786 (février 1786). (3)-51 pages. 3. Requête au Parlement, [...], par le Comte de Cagliostro, [...] le 24 février 1786. De l'imprimerie de Lottin, Février 1786 7 pages. 4. Recueil de pièces authentiques, secrètes et intéressantes, pour servir d'éclaircissement à l'affaire concernant le Cardinal Prince de Rohan. s.l.n.d. (1786) 32 pages. 5. Mémoire pour la demoiselle Le Guay d'Oliva, fille mineure, émancipée d'âge, accusée, contre le Procureur Général, en présence de M. le Cardinal-Prince de Rohan, de la Dame de La Motte-Valois, du sieur de Cagliostro, et autres tous co-accusés. A Paris, chez P. G. Simon et Nyon, 1786 (1)-46 pages. 6. Défense à une accusation d'escroquerie. Mémoire à consulter et consultation. De l'imprimerie de L. Cellot, s.d. (1786) 30 pages. 7. Second Mémoire à consulter et Consultation pour Jean-Charles de Bette d'Etienville, bourgeois de Saint-Omer, en Artois ; détenu ès prisons du Châtelet, de Paris, accusé. De l'imprimerie de Cailleau, (Paris, 1786) (1)-29 pages. 8. Mémoire pour le sieur de Bette d'Etienville servant de réponse à celui de M. de Fages. A Paris, de l'imprimerie de Cailleau, 1786 (1)-30 pages. 9. Mémoire pour M. le Baron de Fages-Chaulnes, garde du corps de Monsieur, Frère du Roi, accusé, contre les sieurs Vaucher et Loque, marchands bijoutiers, accusateurs, et encore contre Monsieur le Procureur-Général. A Paris, de l'imprimerie de Prault, s.d. (1786) (1)-30 pages. 10. Réponse pour la Comtesse de Valois-La Motte, au mémoire du Comte de Cagliostro. A Paris, de l'imprimerie de Cellot, 1786 48 pages. 11. Second mémoire pour la Demoiselle Le Guay d'Oliva. Analyse et résultat des récolements et confrontations. A Paris, chez P. G. Simon et Nyon, s.d. (1786) 35 pages. 12. Requête au Parlement, par M. le Cardinal de Rohan. S.l.n.d. (1786) 35 pages 13. Mémoire pour les sieurs Vaucher, horloger, et Loque, bijoutier, accusateurs. Contre le sieur Bette-d'Etienville, le Baron de Fages-Chaulnes, et autres accusés. En présence de M. le Procureur Général. A Paris, de l'imprimerie de Prault, 1786 80 pages. 14. Mémoire pour Louis-René-Edouard de Rohan, Cardinal de la Sainte Eglise Romaine, évêque et prince de Strasbourg, landgrave d'Alsace, prince-état d'Empire, grand aumonier de France, commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, Proviseur de Sorbonne, etc., accusé, contre M. le Procureur Général, en présence de la Dame de La Motte, du sieur de Villette, de la Demoiselle D'Oliva, et du Comte de Cagliostro, co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de Lottin, 1786 112 pages. 15. Sommaire pour la Comtesse de Valois-La Motte, accusée, contre M. le Procureur Général, accusateur, en présence de M. le Cardinal de Rohan, et autres co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de L. Cellot, 1786 49 pages 16. Réflexions rapides pour M. le Cardinal de Rohan, sur le Sommaire de la Dame de La Motte. De l'imprimerie de Cl. Simon, s.d. (1786) 24 pages. 17. Requête pour le sieur Marc-Antoine Rétaux de Villette, ancien gendarme, accusé, contre M. le Procureur Général, accusateur, en présence de M. le Cardinal Prince de Rohan, de la Dame de La Motte-Valois, du sieur Cagliostro, de la Demoiselle d'Oliva et autres co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de Simon & Nyon, 1786 14 pages. 18. Requête à joindre au Mémoire du Comte de Cagliostro. De l'imprimerie de Lottin, Mai 1786 8 pages. 19. Arrêt du Parlement du 31 mai 1786. A Paris, de l'imprimerie de Caude Simon, 1786 20 pages. Soit un ensemble de 19 pièces imprimées au format in-4. 2 volumes in-4 (24,5 x 18,5 cm), reliures pleine basane fauve de l'époque, dos à nerfs, pièces de titre et tomaison de maroquin vert. Reliure solides avec quelques petits défauts d'usage (coiffes, coins, épidermures sur les plats, petites galeries de vers). Intérieur du premier volume très frais. Le deuxième volume présente des mouillures marginales claires sans gravité (l'intégrité du papier n'est pas touchée). Collationné complet des pièces énumérées. Les pièces imprimées qui ne comportent pas de page de titre ne doivent pas en avoir.‎


‎Résumé de l'affaire : L'enfance de la comtesse de La Motte avait été des plus misérables. Depuis Henri II, la lignée était descendue au plus bas. Son père avait épousé une paysanne, qu’il laissa bientôt veuve. Jeanne était envoyée mendier sur les chemins par sa mère, en demandant « la charité pour une pauvre orpheline du sang des Valois ». Une dame charitable, la bonne marquise de Boulainvilliers, étonnée par cette histoire, prit des renseignements, et vérifications faites, entreprit les démarches pour lui obtenir une pension du roi, et lui fera donner une bonne éducation dans un couvent situé près de Montgeron. En 1780, Jeanne épouse à Bar-sur-Aube, un jeune officier d’apparence fort recommandable, Nicolas de La Motte, qui sert dans les gardes du corps du comte d’Artois, second frère du roi. Le ménage, peu après, se délivre de sa propre autorité le titre de comte et comtesse de La Motte. Jeanne ne se fait plus désormais appeler que comtesse de La Motte-Valois. À cette date, elle fait un voyage à Saverne, rejoindre Mme de Boulainvilliers qui lui présente son ami le cardinal Louis de Rohan-Guéménée, auquel elle fait appel financièrement pour sortir de la misère avec laquelle elle continue de se débattre plus ou moins. C’est là aussi qu’elle rencontre le mage Giuseppe Balsamo, qui se fait appeler comte de Cagliostro. Celui-ci gravite aussi autour du cardinal de Rohan, en lui soutirant de l’argent en échange de prétendus miracles. Il changerait, entre autres, le plomb en or et la silice en diamant ! Profitant de ce que Versailles est largement accessible au public, Mme de La Motte tente de se mêler à la Cour. Elle parvient à convaincre le cardinal qu’elle a rencontré la reine Marie-Antoinette et qu’elle en est même devenue l’amie intime. Et l’amant de Mme de La Motte, Marc Rétaux de Villette (un ami de son mari), possédant un utile talent de faussaire, imite parfaitement l’écriture de la reine. Il réalise donc pour sa maîtresse de fausses lettres signées Marie-Antoinette de France (alors qu’elle ne signait, bien sûr, que Marie-Antoinette, les reines de France ne signaient que de leur prénom, et en tout état de cause, Marie-Antoinette n’était pas de France mais de Lorraine d’Autriche...). La comtesse va ainsi entretenir une fausse correspondance, dont elle est la messagère, entre la reine et le cardinal dont le but serait de les réconcilier. La reine et le cardinal ont, en effet, un vieux contentieux : en 1773 le cardinal, qui était alors ambassadeur de France à Vienne, s’était aperçu que l'Impératrice Marie-Thérèse, la mère de Marie-Antoinette, jouait un double jeu et préparait en sous main le démantèlement de la Pologne, de concert avec la Prusse et la Russie. Il avait écrit une lettre à Louis XV pour l’en avertir, lettre qui avait été détournée par le duc d’Aiguillon, ministre des Affaires Étrangères, qui l’avait remise à la comtesse du Barry, favorite de Louis XV, détestée par Marie-Antoinette. La comtesse l’avait lue publiquement dans un dîner, et circonstance aggravante, le ton de cette lettre était ironique et très irrespectueux envers l’Impératrice (le cardinal la dépeignait notamment, « tenant d’une main un mouchoir pour essuyer les larmes qu’elle versait à propos du démantèlement de la Pologne, et de l’autre main un couteau pour couper sa part du gâteau »...). D’autre part, la vie dissolue du cardinal à Vienne, ses dépenses effrénées, ses maîtresses affichées, ses parties de chasse fastueuses en tenue laïque, avaient scandalisé la pieuse Marie-Thérèse horrifiée de voir un représentant du Roi Très-Chrétien et surtout un prince de l’Eglise se comporter de cette façon. On l’avait même vu un jour couper à cheval une procession de la Fête-Dieu. L’Impératrice avait demandé à Versailles le rappel de cet ambassadeur peu convenable et l’avait obtenu. Depuis ces épisodes, la reine, fidèle à la mémoire de sa mère, était plus qu’en froid avec le cardinal. Ce dernier se désespérait de cette hostilité. La comtesse de La Motte fit espérer au cardinal un retour en grâce auprès de la souveraine. Ayant de gros besoins d’argent, elle commença par lui soutirer au nom de la reine 60 000 livres (en deux versements), qu’il était trop heureux d’accorder tandis que la comtesse lui fournissait des fausses lettres reconnaissantes, de plus en plus bienveillantes, de la reine, annonçant la réconciliation espérée, tout en repoussant indéfiniment les rendez-vous successifs demandés par le cardinal pour s’en assurer. Or, le comte de la Motte a très opportunément découvert qu’une prostituée, Nicole d’Oliva, opérant au Palais Royal, s’est forgé une jolie réputation due à sa ressemblance étonnante avec Marie-Antoinette. Ses clients l’ont d’ailleurs surnommée la petite reine. Mme de La Motte la reçoit et la convainc de bien vouloir, contre une généreuse somme, jouer le rôle d’une grande dame recevant en catimini un ami, dans le but de jouer un tour. Le 11 août 1784, le cardinal se voit donc enfin confirmer un rendez-vous au Bosquet de Vénus à onze heures du soir. Là, Nicole d’Oliva, déguisée en Marie-Antoinette, le visage enveloppé d’une gaze légère, l’accueille avec une rose et lui murmure un « Vous savez ce que cela signifie. Vous pouvez compter que le passé sera oublié ». Avant que le cardinal ne puisse poursuivre la conversation, Mme de La Motte apparaît, signalant que les comtesses de Provence et d’Artois, belles-soeurs de la reine, sont en train d’approcher. Ce contretemps abrège l’entretien. Le lendemain, le cardinal reçoit une lettre de la « reine », regrettant la brièveté de la rencontre. Le cardinal est définitivement conquis, sa reconnaissance et sa confiance aveugle en la comtesse de La Motte deviennent plus que jamais inébranlables. Jusqu’ici, la comtesse de la Motte se bornait, on le voit, à l’abus de confiance d’assez petite envergure. Mais, désormais toute-puissante sur l’esprit du cardinal, et jouant sur la réputation de passion de la reine pour les bijoux, Mme de La Motte va entreprendre le coup de sa vie, en escroquant cette fois le cardinal pour la somme fabuleuse de 1,6 million de livres. Le 28 décembre 1784, se présentant toujours comme une amie intime de la reine, elle rencontre le bijoutier qui lui montre le collier. Tout de suite elle imagine un plan pour entrer en sa possession. Elle déclare au joaillier qu’elle va intervenir pour convaincre la reine d’acheter le bijou, mais par le biais d’un prête-nom. De fait, le cardinal de Rohan reçoit bientôt une nouvelle lettre, toujours signée « Marie-Antoinette de France », dans laquelle la reine lui explique que ne pouvant se permettre d’acquérir ouvertement le bijou, elle lui fait demander de lui servir d’entremetteur, s’engageant à le rembourser en versements étalés dans le temps – quatre versements de 400 000 livres – et lui octroyant pleins pouvoirs dans cette affaire. En outre la comtesse s’est ménagé la complicité de Cagliostro, dont le cardinal est fanatique (il ira jusqu’à déclarer « Cagliostro est Dieu lui-même! »). Devant le cardinal, le mage fait annoncer par un enfant médium un oracle dévoilant les suites les plus fabuleuses pour le prélat s’il se prête à cette affaire. La reconnaissance de la reine ne connaîtra plus de bornes, les faveurs pleuvront sur la tête du cardinal, la reine le fera nommer par le roi premier ministre. Le 1er février 1785, convaincu, le cardinal signe les quatre traites et se fait livrer le bijou qu’il va porter le soir même à Mme de La Motte à Versailles. Devant lui, elle le transmet à un prétendu valet de pied portant la livrée de la reine (qui n’est autre que Rétaux de Villette). Pour avoir favorisé cette négociation, l’intrigante bénéficiera même de cadeaux du joaillier. Immédiatement les escrocs ont démonté le collier et commencé à revendre les pierres. Rétaux de Villette a quelques ennuis en négociant les siennes. Leur qualité est telle, et, pressé par le temps, il les négocie si en-dessous de leur valeur, que des diamantaires juifs soupçonnent le fruit d’un vol et le dénoncent. Il parvient à prouver sa bonne foi et part à Bruxelles vendre ce qui lui reste. Le comte de La Motte part de son côté proposer les plus beaux diamants à deux bijoutiers anglais de Londres. Ceux-ci, pour les mêmes raisons que leurs collègues israélites, flairent le coup fourré. Ils envoient un émissaire à Paris: mais aucun vol de bijoux de cette valeur n’étant connu, ils les achètent, rassurés. Les dernières pierres sont donc vendues à Londres. Pendant ce temps, la première échéance est attendue par le joaillier et le cardinal pour le 1er août. Toutefois, l’artisan et le prélat s’étonnent de constater qu’en attendant, la reine ne porte pas le collier. Mme de La Motte les assure qu’une grande occasion ne s’est pas encore présentée, et que d’ici-là, si on leur parle du collier, ils doivent répondre qu’il a été vendu au sultan de Constantinople. En juillet cependant, la première échéance approchant, le moment est venu pour la comtesse de gagner du temps. Elle demande au cardinal de trouver des prêteurs pour aider la reine à rembourser. Elle aurait, en effet, du mal à trouver les 400 000 livres qu’elle doit à cette échéance. Mais le bijoutier va précipiter le dénouement. Ayant eu vent des difficultés de paiement qui s’annoncent, il se rend directement chez la première femme de chambre de Marie-Antoinette, Mme Campan, et évoque l’affaire avec elle. Celle-ci tombe des nues et naturellement va immédiatement rapporter à la reine son entretien avec Boehmer. Marie-Antoinette, pour qui l’affaire est incompréhensible, charge le baron de Breteuil, ministre de la Maison du Roi, de tirer les choses au clair. Le baron de Breteuil est un ennemi du cardinal de Rohan. Découvrant l’escroquerie dans laquelle le cardinal est impliqué, il se frotte les mains, et compte bien lui donner toute la publicité possible. La prétendue comtesse, sentant les soupçons, s’est entre-temps arrangée pour procurer au cardinal un premier versement de 30 000 livres. Mais ce versement, d’ailleurs dérisoire, est désormais inutile. L’affaire va éclater aux yeux de la Cour ébahie. Le roi est prévenu le 14 août. Le 15 août, alors que le cardinal – qui est également grand-aumônier de France – s’apprête à célébrer en grande pompe la messe de l'Assomption dans la chapelle de Versailles, il est convoqué dans les appartements du roi. Il se voit sommé d’expliquer le dossier constitué contre lui. Le naïf prélat est atterré de comprendre qu’il a été berné depuis le début par la comtesse de La Motte. Il envoie chercher les lettres de la «reine». Le roi explose: « Comment un prince de la maison de Rohan, grand-aumônier de France, a-t-il pu croire un instant à des lettres signées Marie-Antoinette de France! ». La reine ajoute: « Et comment avez-vous pu croire que moi, qui ne vous ai pas adressé la parole depuis 15 ans, j’aurais pu m’adresser à vous pour une affaire de cette nature ? ». Le cardinal tente de s’expliquer. « Mon cousin, je vous préviens que vous allez être arrêté. », lui dit le roi. Le cardinal supplie le roi de lui épargner cette humiliation, il invoque la dignité de l’Église, le souvenir de sa cousine la comtesse de Marsan qui a élevé Louis XVI. Le roi est assurément ébranlé par cet appel à la clémence, mais se reprend devant les larmes de la reine. Il se retourne vers le cardinal: « Je fais ce que je dois, et comme roi, et comme mari. Sortez. » (Cf. Funck-Brentano, op. cit.) Le cardinal quitte le cabinet du roi et repasse, chancelant et « pâle comme la mort », dans la galerie des Glaces. Au moment où le cardinal paraît, le baron de Breteuil lance : « Qu’on arrête Monsieur le cardinal ! ». La stupéfaction et le scandale sont immenses. Le cardinal est emprisonné à la Bastille. Il commence immédiatement à rembourser les sommes dues, en vendant ses biens propres, dont son château de Coupvray (à la fin du XIXe siècle, les descendants de ses héritiers continueront de rembourser sporadiquement par fractions les descendants du joaillier). La comtesse de La Motte est arrêtée, son mari s’enfuit à Londres avec les derniers diamants, Rétaux de Villette étant déjà en Suisse. On interpelle aussi Cagliostro et Nicole d’Oliva. Le roi laisse au cardinal le choix de la juridiction qui aura à se prononcer sur son cas: ou bien s’en remettre directement au jugement du roi, ou être traduit devant le Parlement de Paris. Ce qui s’avère fort malhabile de la part de Louis XVI: le cardinal décidant de mettre l’affaire dans les mains du Parlement qui est toujours, plus ou moins, en fronde contre l’autorité royale. Le 22 mai 1786, le procès s’ouvre devant le Parlement, qui le 30 rend son verdict. Le cardinal est acquitté. La prétendue comtesse de La Motte, condamnée à la prison à perpétuité à la Salpétrière, après avoir été fouettée et marquée au fer rouge sur les deux épaules du « V » de « voleuse » (elle se débattra tant que l’un des « V » sera finalement appliqué sur son sein). Son mari est condamné aux galères à perpétuité par contumace, et Rétaux de Villette est banni. Enfin, Nicole d’Oliva et Cagliostro sont mis hors de cause, Cagliostro étant cependant invité à quitter le territoire français dans les plus brefs délais. Marie-Antoinette est au comble de l’humiliation. Elle prend l’acquittement du cardinal comme un camouflet. De la part des juges, cet acquittement signifie qu’on ne saurait tenir rigueur au cardinal d’avoir cru que la reine lui envoyait des billets doux, lui accordait des rendez-vous galants dans le parc de Versailles et achetait des bijoux pharaoniques par le biais d’hommes de paille en cachette du roi. C’était sous-entendre que de telles frasques n'auraient rien eu d'invraisemblable de la part de la reine. Et c’est bien dans cet esprit que le jugement fut rendu, et pris dans l’opinion. La reine obtient donc du roi qu’il exile le cardinal de Rohan à l'abbaye de la Chaise-Dieu, l’une des abbayes en commende du cardinal, après l’avoir démis de son poste de grand aumônier. Il restera trois mois dans cette abbaye, après quoi il ira sous des cieux plus cléments, à l’abbaye de Marmoutier près de Tours. Ce n’est qu’au bout de trois ans, le 17 mars 1788, que le roi l’autorisera à retrouver son diocèse de Strasbourg. On ne saurait mieux résumer le résultat de cette affaire que par l'exclamation d'un magistrat du Parlement de Paris au lendemain du verdict : "Un cardinal escroc, la reine impliquée dans une affaire de faux ! Que de fange sur la crosse et le sceptre ! Quel triomphe pour les idées de liberté !"... Bien que Marie-Antoinette ait été, d’un bout à l’autre, absolument étrangère à toute cette affaire, l’opinion publique ne voulut pas croire à l’innocence de la reine. Accusée depuis longtemps de participer, par ses dépenses excessives, au déficit du budget du royaume, elle subit à cette occasion une avalanche d’opprobres sans précédent. Les libellistes laissèrent libre cours aux calomnies dans des pamphlets où la reine se faisait offrir des diamants pour prix de ses amours avec le cardinal. Bien pire, Mme de la Motte, parvenue à s'évader de La Salpêtrière, publie à Londres un immonde récit, dans lequel elle raconte sa liaison avec Marie-Antoinette, la complicité de celle-ci depuis le début de l'affaire et jusqu'à son intervention dans l'évasion. Par le discrédit qu'il jeta sur la Cour dans une opinion déjà très hostile, ce scandale aura indirectement sa part de responsabilités dans la chute de la royauté quatre ans plus tard et dans le déclenchement de la Révolution. "Cet évènement me remplit d'épouvante", écrit Goethe dans sa correspondance, "comme l'aurait fait la tête de Méduse". Peu après, développera-t-il : "Ces intrigues détruisirent la dignité royale. Aussi l’histoire du collier forme-t-elle la préface immédiate de la Révolution. Elle en est le fondement...", (Cf. Le Grand Cophte (1790), pièce inspirée à Goethe par l’histoire de Cagliostro). L'ensemble des pièces imprimées relatives à l'affaire du collier ont fait l'objet de tirages au format in-8 et in-4. Les pièces imprimées au format in-4 sont les plus recherchées et forme une collection intéressante. Bon exemplaire de cet ensemble relatif à l'affaire du collier de la reine Marie-Antoinette.‎

Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR1,350.00

‎[AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE]‎

Reference : 793

(1786)

‎Ensemble de cinq pièces relatives à l'affaire dite du Collier de la Reine. Réponse pour la Comtesse de Valois-Lamotte, au mémoire du Comte de Cagliostro (Paris, L. Cellot, 1786) et Mémoire pour Dame Jeanne de Saint-Remy de Valois, Epouse du Comte de la Motte (L. Cellot, 1785) [par Doillot, avocat], Réflexions rapides pour M. le Cardinal de Royan sur le Sommaire de la Dame De La Motte (Imprimerie de Cl. Simon, s. d.) [par Titon et Dupuis de Marcé, Target et Gerard de Melcy], Mémoire pour Louis-René-Edouard de Rohan, Cardinal de la Sainte Eglise Romaine, Eveque et Prince de Strasbourg, Landgrave d'Alsace, Prince-Etat d'Empire, Grand-Aumônier de France, Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, Proviseur de Sorbonne, &. et Accusé, contre M. Le Procureur-Général ; en présence de la Dame De La Motte, du Sieur De Villette, de la Demoiselle D'Oliva, & du Sieur Comte de Gagliostro, Co-Accusés. (Claude SImon, 1786). Pièces justificatives pour M. le Cardinal De Rohan, Accusé. Déclarations authentiques selon la forme Anglaise. ‎

‎ 1786 Recueil de 5 cahiers in-4, 48 pp. 46 pp. 24 pp., 158 pp. 24 pp. broché et couvert d'un papier dominoté (couverture moderne). ‎


‎Rare ensemble de pièces judiciaires relatives à la fameuse affaire du Collier de la Reine. Quelques salissures et rousseurs. Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligne Internationale de la Librairie Ancienne). Photographies supplémentaires et détails sur demande. N'hésitez pas à prendre contact par mail pour plus de détails. La librairie met tout en oeuvre pour vous assurer le meilleur service et vous remercie de votre compréhension.‎

LIBRAIRIE ANTOINE - Paris

Phone number : 01 40 71 91 57

EUR450.00

‎[COLLECTIF]‎

Reference : AMO-2267

(1785)

‎[AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE]Marie-Antoinette ‎

‎1785-1786 Ensemble de 22 pièces imprimées au format in-4 relatives à l'Affaire du Collier de la Reine Marie-Antoinette : 1. Mémoire pour dame Jeanne de Saint-Remy de Valois, épouse du comte de La Motte. [Paris], de l'imprimerie de L. Cellot, 1785. 46 pages. 2. Mémoire pour le comte de Cagliostro, accusé ; contre M. le procureur-général, accusateur. Paris, de l'imprimerie de Lottinn, février 1786. (4)-51-(1 blanc) pages. 3. Défense à une accusation d'escroquerie. Mémoire à consulter et consultation. Pour Jean-Charles-Vincent de Bette d'Étienville, bourgeois de Saint-Omer [...], contre le sieur Vaucher, marchand horloger, et le sieur Loque, marchand bijoutier à Paris, plaignans. [Paris], de l'imprimerie de L. Cellot, 1786. (2)-30 pages. 4. Requête au Parlement, les chambres assemblées, par le comte de Cagliostro ; signifiée à M. le procureur-général, le 24 février 1786 ; pour servir d'addition au Mémoire distribué le 18 du même mois. Paris, de l'imprimerie de Lottin, février 1786. 4 pages. 5. Second mémoire à consulter et consultation, sur la défense à une accusation d'escroquerie, pour Jean-Charles-Vincent de Bette d'Éttienville, bourgeois de Saint-Omer. Paris, de l'imprimerie de Cailleau, 1786. (2)-29 pages. 6. Mémoire pour la demoiselle Le Guay d'Oliva, fille mineure, émancipée d'âge, accusée ; contre M. le procureur-général, accusateur. Paris, chez P. G. Simon et N. H. Nyon, 1786. (4)-46 pages. 7. Mémoire pour M. le Baron de Fages-Chaulnes, garde-du-corps de Monsieur, frère du roi, accusé. Contre les sieurs Vaucher et Loque, marchands bijoutiers, accusateurs. Et encore contre monsieur le procureur-général. Paris, chez Prault, 1786. (2)-30 pages. 8. Réponse pour la comtesse de Valois-La Motte, au mémoire du comte de Cagliostro. Paris, de l'imprimerie de L. Cellot, 1786. 48 pages. 9. Mémoire pour le sieur de Bette d'Etienville, servant de réponse à celui de M. de Fages. Paris, de l'imprimerie de Cailleau, 1786. (2)-30 pages. 10. Mémoire pour les sieurs Vaucher, horloger et Loque, bijoutier acusateurs, contre le sieur Bette d'Etienville, le baron de Fages-Chaulnes et autres accusés. Paris, de l'imprimerie de Prault, 1786. 88 pages. 11. Requête au parlement, ... par le Cardinal de Rohan. Paris, chez Emmanuel Flon 1786. 40 pages. 11. Mémoire pour Louis-René-Édouard de Rohan cardinal de la Sainte Eglise romaine [...] contre M. le procureur-général. Paris, de l'imprimerie de Cl. Simon, 1786. 158 pages. 12. Pièces justificatives pour M. le cardinal de Rohan, accusé. [Paris], chez Hardouin et Gattey, [1786]. 24 pages. 13. Sommaire pour la comtesse de Valois-La Motte, accusée ; contre M. le procureur-général, accusateur. Paris, de l'imprimerie de L. Cellot, 1786. 62 pages. 14. Réflexions rapides pour M. le Cardinal de Rohan, sur le Sommaire de la Dame de La Motte. Paris, de l'imprimerie de Cl. Simon, 1786. 24 pp. 15. Supplément et suite aux Mémoires du sieur de Bette d'Étienville ancien chirurgien sous-aide-major, pour servir de réponse aux différents Mémoires faits contre lui. Paris, de l'imprimerie de Cailleau, 1786. (2)-69 pp 16. Second mémoire pour la demoiselle Le Guay d'Oliva, fille mineure, émancipée d'âge, accusée ; contre M. le procureur-général [...]. Analyse et résultat des récolements et confrontations. Paris, chez P. G. Simon et N. H. Nyon, 1786. 56 pages. 17. Requête à joindre au Mémoire du comte de Cagliostro. Paris, de l'imprimerie de Lottin, mai 1786. 11 pages. 18. Mémoire à consulter, et consultation, pour F. François-Valentin Mulot, docteur en théologie de la Faculté de Paris [...], accusé ; contre le sieur Loque, bijoutier, et le sieur Vaucher, horloger, accusateurs. Paris, de l'imprimerie de Demonville, 1786.48 pages. 19. Requête pour le sieur Marc-Antoine Rétaux de Villette, ancien gendarme, accusé ; contre M. le procureur général, accusateur. Paris, chez P. G. Simon et N. H. Nyon, 1786. 19 pages. 20. Réponse de M. le comte de Précourt, colonel d'infanterie [...] ; aux mémoires des sieurs d'Étienville, Vaucher et Loque. Paris, chez L. F. Prault, 1776 [sic pour 1786]. 42 pages. 21. Mémoire pour le Comte de Cagliostro, demandeur, contre Maître Chesnon, le Fils et le Sieur de Launay ... défendeurs. Paris, de l'imprimerie de Lottin, février 1786. 37 pages. 22. Arrêt du Parlement, la Grand'chambre assemblée. Du 31 mai 1786. Paris, de l'imprimerie de Cl. Simon, 1786. 20 pages. 1 fort volume in-4 (26,5 x 21 cm). Reliure plein veau marbré de l'époque, dos lisse richement orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées. Quelques défauts à la reliure qui reste solide et décorative (coins émoussés, coiffe supérieure usée, petite fente au mors inférieur), le tout sans gravité. Intérieur frais sur papier de variable qualité, très bon dans l'ensemble. Le bord supérieur des derniers feuillets légèrement bruni par le cuir de la reliure. Quelques feuillets intervertis au moment de la reliure mais ensemble collationné complet pour les pièces présentes dans ce volume. Il a été relié en tête à l'époque le très rare "collier de la reine" des Sieurs Boëhmer et Bassenge, gravé au format 1:1 (taille réelle) d'après la grandeur des diamants et publié à Paris chez M. Taunay, rue d'Enfer, Place Saint-Michel, Maison du libraire. Replié, avec deux petits fentes aux plis (aisément réparable au verso). Cette même planche, dans une version légèrement aquarellée (touches de bleu aux nœuds de soie), et encadrée à l'époque, a été vendue 3.000 euros le 17 octobre 2012 chez Coutau-Bégarie (Paris, Drouot-Richelieu). La planche mesure environ 48 x 37 cm et le collier occupe pour ainsi dire toute la feuille. (voir photo). Très rare. ‎


‎Il a été relié en outre, à l'époque, dans le corps du volume et à leur place respective (lorsqu'on parle d'eux pour la première fois), une très belle collection de 20 portraits à l'aquatinte des protagonistes de l'histoire judiciaire (sur 19 planches dont 1 contient 2 portraits). En voici la liste : 1. Jeanne de Saint-Remy de Valois, épouse du comte de La Motte. 2. le comte de Cagliostro. 3. Mademoiselle de La Tour. 4. Jean Charles Vincent de Bette d'Etienville. 5. Seraphina Felichiani, comtesse de Cagliostro. 6. Madame Mella de Courville Sulbark. 7. Mademoiselle Leguet d'Esigny d'Olisva. 8. Monsieur le comte de La Motte. 9. Monsieur le baron de Fages. 10. Monsier Marcilly. 11. Monsieur Augeard. 12. Monsieur Vaucher, horloger. 13. Monsieur Loque, bijoutier. 14. Monsieur Bohemer. 15. Monsieur Bassanges. 16. Le Père Loth, minime. 17. La femme de chambre de Madame la comtesse de La Motte. 18. L'abbé Mulot. 19. Monsieur Rétaut de Villette. 20. M. le comte de Précourt. Ces portraits, tirés sur beau papier fort, resté bien blanc, ont tous été vendus chez Basset rue St-Jacques (marchand d'estampes), et sont contemporains de l'affaire (1786) comme le prouve leur présence dans notre reliure strictement de l'époque. Nous savons qu'il existe un portrait du cardinal de Rohan vendu par ce même Basset, que nous n'avons pas ici. Une telle suite à l'aquatinte de 20 portraits ne se trouve pas aujourd'hui sur le marché. Les épreuves conservées dans ce volume sont superbes.Ensemble des plus précieux, très complet, et en condition d'époque.‎

Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR4,500.00

‎TREICH LEON‎

Reference : R200086824

‎ENIGMES HISTORIQUES : I. La dame des Armoises, II. Les deux Martin Guerre, III. ,Le pâtissier de Madrigal, IV. Le masque de fer, V. Les cent existences du comte de Saint-Germain, VI. Le chevalier d'Eon, VII. L'affaire du collier de la reine,etc‎

‎DE FONTENELLE. NON DATE. In-12 Carré. Broché. Bon état. Couv. convenable. Dos satisfaisant. Papier jauni. 300 pages. Quelques pliures.‎


‎TABLE DES MATIERES : I. La dame des Armoises, II. Les deux Martin Guerre, III. ,Le pâtissier de Madrigal, IV. Le masque de fer, V. Les cent existences du comte de Saint-Germain, VI. Le chevalier d'Eon, VII. L'affaire du collier de la reine, VIII. Le verre de sang de Mlle de Sombreuil, IX. Le suicide du garde Paris, X. L'enfant du Temple, XI. Le premier des faux dauphins: Hervagault, XII. L&apos.enlèvement du sénateur Clément de Ris, XIII. La disparition de sir Benjamin Bathurst, XIV. La résurrection du maréchal Ney, XV. L&apos.orphelin de l&apos.Europe: Gaspard Hauser, XVI. Alexandre ou Fédor, XVII. La mort du dernier Condé, XVIII. L'énigme d'Eishausen, XIX. Le drame de Mayerling.‎

Le-livre.fr / Le Village du Livre - Sablons

Phone number : 05 57 411 411

EUR59.25

‎[AFFAIRE DU COLLIER]‎

Reference : 20512

‎Recueil de 12 factums relatifs à l'affaire du collier de la Reine.‎

‎1786. 11 pièces reliées en 1 vol. in-4°, demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné de caissons dorés; tranches jaspées. Reliure du XIXe s. Bon exemplaire.‎


‎Important recueil de pièces relatives à l'affaire du collier de la reine, sombre escroquerie qui ternit les dernières années de la monarchie. Ces différents factums retracent les versions des faits opposées par les différents acteurs de cette affaire. - Requête au parlement, les chambres assemblées, par M. le Cardinal de Rohan [à la suite] : Pièces justificatives pour M. le cardinal de Rohan. déclaration authentique selon la forme angloise. Paris, Lottin, 1786. 39 pp.; 32 pp. - Mémoire pour Louis-René-Edouard de Rohan (...) contre M. le Procureur-Général. Paris, Lottin, 1786. 146 pp. - Mémoire pour M. le comte de Cagliostro, accusé ; contre M. le Procureur-Général. Paris, Lottin, 1786. (2) ff., 51 pp. - Requête au Parlement (...) par le Comte de Cagliostro, signifiée à M. le Procureur Général, le 24 Février 1786, pour servir d'addition au Mémoire distribué le 18 du même mois. Paris, Lottin, février 1786. 4 pp. - Sommaire pour la comtesse de Valois-La Motte accusée : contre M. le Procureur-Général. Paris, L. Cellot, 1786. 62 pp. - Réponse pour la comtesse de Valois-La Motte, au Mémoire du comte de Cagliostro. Paris, L. Cellot, 1786. 40 pp. - Mémoire pour la demoiselle Le Guay d'Oliva (...) accusée ; contre M. le Procureur Général, accusateur. Paris, P.-G. Simon, & H.N. Nyon, 1786. (2) ff., 46 pp. (petite galerie de vers marginale). - Second mémoire pour la demoiselle Le Guay d'Oliva (...) accusée ; contre M. le Procureur Général, accusateur. Paris, P.-G. Simon, & H.N. Nyon, 1786. 56 pp. - Défense à une accusation d'escroquerie. Mémoire à consulter. Pour Jean-Charles-Vincent de bette d'Etienville, Bourgois de Saint-Omer (...) contre le sieur Vaucher, Marchand Horloger, & le sieur Loque, Marchand bijoutier. Paris, L. Cellot, s.d. (1786). 32 pp. - Second Mémoire à consulter et consultation sur la défense à une accusation d'escroquerie pour Jean-Charles-Vibncent de Bette d'Etenville. Paris, Cailleau, 1786. 32 pp. - Mémoire pour les sieurs Vaucher, Horloger, & Loque, bijoutier, accusateurs ; contre le sieur Bette d'Etienville, le baron de Gafes-Chaulnes, & autres Accusés. Paris, Prault, 1786. 70 pp., (1) f. blanc. - Arrêt du Parlement, la grand'Chambre assemblée. Du 31 Mai 1786. Paris, Claude Simon, 1786. 20 pp.‎

Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud - Crissay-sur-Manse

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Carlyle Thomas - Le Collier de la reine

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