Traduction d'Albert Savine. Juven. (1903). In-12 dos bas. aubergine lgt passé, tr.mouchetées, VIII, 301pp.
Reference : ORD-9305
Tel qu'il est, le livre que nous traduisons nous a paru une préface utile aux grandes peintures de la Conquête de l'Ouest, qui nous fournissent sur le monde des Pionniers et des Indiens des vues si différentes de celles qu'ont vulgarisées les romanciers genre Cooper.(A.Savine).
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New York, Joseph Koehler, 1903. 645 x 975 mm.
Superbe lithographie originale imprimée en couleurs du panorama urbain new-yorkais en 1903. John W. Reps, Views and Viewmakers of Urban America, 2772. La vue lithographiée en elle-même mesure 545 x 935 mm. Ce spectaculaire panorama représente le Lower East Side de Manhattan visible depuis la rive de Brooklyn. L’East River est traversée par le Pont de Brooklyn qui, reliant les deux rives, domine cette vue gigantesque. On y observe la skyline new-yorkaise du début du siècle, la vive activité portuaire de la ville avec de nombreux bateaux à voiles et à vapeur, le trafic automobile sur le pont suspendu et les traditionnels drapeaux américains surplombant les tours du pont de Brooklyn. Cette lithographie témoigne de l’effervescence de la métropole américaine devenue, au début du XXe siècle, la plus importante ville industrielle des Etats-Unis et le premier port mondial. Quant au Pont de Brooklyn, suspendu au dessus de l’East River, sa construction fut achevée en 1883. Elle est l’œuvre de deux hommes: un père et son fils. John A. Roebling; le père, conçut l’architecture innovatrice du pont, et à sa mort son fils Washington Roebling en finalisa la construction. A sa création, le Pont de Brooklyn était le premier pont suspendu à câbles d’acier. C’était également le plus long pont suspendu au monde, jusqu’à la construction du Williamsburg Bridge, à New York, en 1903, date de réalisation de cette lithographie. La légende au pied de l’illustration fournit des informations techniques sur le pont: largeur du pont, longueur totale de la chaussée, diamètre des câbles, etc. Il y eut un second tirage de cette lithographie en 1916, mais de taille beaucoup plus modeste (395x 586 mm). Joseph Koehler est un lithographe réputé de New York qui exerça entre 1890 et 1911. Son entreprise était spécialisée en impression de lithographies et chromolithographies. Il était également l’un des plus importants éditeurs de cartes postales et de cartes de vœux de l’époque et était reconnu pour la qualité de ses chromolithographies. Rare et exceptionnelle chromolithographie représentant une vue panoramique de la ville de New York et du Pont de Brooklyn 20 ans après sa construction.
17 janvier 1949 | 14.90 x 19.50 cm | un feuillet
Manuscrit autographe signé du paraphede Jean Cocteau, intitulé "L'Aurore" et daté par l'auteur du 17 janvier 1949. Un feuillet au stylo bleu. Publié dans l'Aurore du 19 janvier 1949 (n°1353, VIIIe année). Jean Cocteau rédige pour le journal L'Aurore ce superbe tableau textuel de la ville qui ne dort jamais, après un séjour de vingt jours à New York.L'écrivain prolongerace récit parsaLettre aux Américains(Grasset, 1949),qui reprend quelques termes et expressions écrits sur le vifdans ce charmant manuscrit. Selon la légende, l'écrivain commença à rédiger sa Lettre aux Américains dès le vol du retour. On peut s'imaginer Cocteau affairé dans son avion, les yeux encore brillants des lumières de la ville, notantses premières impressions dans ce feuillet: « Il est bien difficile de parler en quelques lignes d'une cité comme New York. Mon voyage a-t-il duré vingt jours ou vingt ans ? Je me le demande [...] Rien n'est plus léger que l'air de New York. Trop léger. Tout y tourbillonne. Ce qui se pose et se repose est très rare. Les gratte-ciel eux-mêmes se balancent légèrement au faîte et la lumière les traverse comme du tulle. La nuit, Broadway est en proie à d'effroyables tics électriques. Et des arbres de Noël lumineux d'une hauteur de six étages ornent Park Avenue. » Cocteau s'était envolé vers New York dans les derniers jours de décembre 1948 pour la première deL'Aigle à deux Têtes, dont il réalise l'adaptation cinématographique avec Edwige Feuillère dans le rôle de la reine, et son grand amour Jean Marais en jeune poète anarchiste. Il espérait convaincre l'immense actrice Greta Garbo d'interpréter un rôle dans un deses prochains films : « C'était la première fois que je passais le nouvel an hors de ma ville et j'ai eu la chance, lorsque sonnait minuit, d'embrasser Greta Garbo dont le visage est de plus en plus admirable. » L'écrivain achève le manuscrit par une magistrale ode à la vie trépidante de la capitale du Nouveau Monde : « Il y a des villes assises. Il y a des villes couchées. New York n'aime ni s'asseoir si s'étendre. C'est une ville qui dort debout. » A New York, Cocteau trouvera une vie à l'image de son exubérance créatrice et c'est Philippe Halsman, le plus new yorkais des photographes qui, durant ce court séjour, capturera le plus parfaitement «what goes on inside [the] poet's mind». Réalisés pour LIFE magazine, ses portraits emblématiques - un double profil en aigle à deux têtes, ou enmonstre-magicien aux trois paires de mains, fumant, dessinant et lisant - ont saisi avec une incomparable justesse cet artiste surprenant de variété. Précieuses impressions new-yorkaises d'un Cocteau dandy et protéiforme, irrésistiblement attiré par l'énergie débordante de New York. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris 1970 | 19.50 x 30 cm | une photographie
« Le 28 juin 1970, j'ai suivi la première célébration new-yorkaise de la Gay Pride. La date correspond au premier anniversaire des émeutes de Stonewall, qui ont lancé le mouvement de libération LGBTQ+ aux Etats-Unis. Nous sommes partis de Christopher Street, haut lieu de la culture gay dans Greenwich Village, et avons remonté la 6e Avenue jusqu'à Central Park. Pour terminer la journée, un concours du plus long baiser a été organisé au milieu du parc ! C'était un grand moment de joie, d'amour et de liberté. Ce couple, qui s'est embrassé pendant des heures sous un parapluie, n'avait visiblement que faire des photographes ! » (Entretien avec Clément Thierry, 2021) Original photo from Christopher Street Liberation Day March, New York -"Gay People This Is Your Church" Photographie originale en noir et blanc et en tirage argentique d'époque; elle porte au verso la signature autographe et le tampon de Jean-Pierre Laffont pour l'agence Gamma ainsi qu'une longue légende ronéotypée à destination de la presse française. Les tirages originaux des photographies de cette manifestation sont d'une insigne rareté, les musées et galeries ne possédant que des retirages. Emouvant témoignage des prémices de la désormais célèbre Marche des fiertés, au lendemain des émeutes de Stonewall premier jalon de l'émergence du mouvement LGBTQ+ aux Etats-Unis et dans le monde. Le 28 juin 1969, la police effectua une descente au Stonewall, un bar dansant de Greenwich Village, tenu par la mafia et recevant une clientèle essentiellement constituée d'homosexuels et de personnes transgenres. A cette époque, les Etats-Unis interdisaient aux établissements de servir de l'alcool aux homosexuels et ces derniers étaient souvent victimes de violences policières. Cette soirée au Stonewall fut celle de trop: les policiers, acculés par les clients, furent contraints de se retrancher à l'intérieur du bar et l'émeute dura sept jours. Il faudra attendre cinquante ans, le 6 juin 2019, pour que le New York City Police Department présente ses excuses à la communauté LGBT. Les évènements du Stonewall, aujourd'hui considérés comme fondateurs de la libération gay, menèrent à la formation de certains des premiers groupes d'activistes homosexuels radicaux, tels que le Gay Liberation Front et Street Transvestite Action Revolutionaries (plus connu sous l'acronyme STAR et fondé par deux des plus célèbres militantes transgenres: Marsha P. Johnson et Sylvia Rivera). Il s'agit dès lors de transformer ce moment en un mouvement. C'est dans cette perspective que s'organise, le 28 juin 1970, un an jour pour jour après les émeutes de Stonewall, la Christopher Street Libération Day March. Le défilé, constitué de seulement quelques courageux groupes au départ de Sheridan Square (Greenwich village) voit ses rangs largement augmentés à l'arrivée à Sheep Meadow (Central Park), réunissant alors plus de 10000 manifestants. Cette manifestation aura lieu chaque été, à New York et dans d'autres grandes villes américaines, avant de toucher d'autres continents quelques années plus tard, devenant aujourd'hui un marqueur des sociétés démocratiques à travers le monde. Sur ce beau cliché, apparaît en pied le révérend Robert Clement dans ses habits religieux tenant fièrement une pancarte sur laquelle est inscrite «Gay people this is your church». Il fonda en 1970 l'Église du disciple bien-aimé (Church of the Beloved Disciple) qui non seulement accueillait en son sein des paroissiens gays, mais fut également la première à se constituer de prédicateurs homosexuels. Le révérend Clement fut également le premier à organiser des cérémonies de mariage religieux - qu'il nommait «Holy Unions» - entre personnes du même sexe. Jean-Pierre Laffont arriva aux Etats-Unis en 1965 et débuta sa carrière de photojournaliste à New York pour Status Magazine puis comme correspondant U.S. de l'agence française Reporters Associés. Il devient ensuite Premier Correspondant Etranger pour Gamma Press et en 1969 avec sa femme É
Paris 1970 | 19.50 x 30 cm | une photographie
- Paris 1970, 19.5x30cm, 15 photographs. - On June 28, 1970, I attended New York's first Gay Pride celebration. The date corresponds to the first anniversary of the Stonewall riots, which launched the LGBTQ+ liberation movement in the United States. We set off from Christopher Street, a hotbed of gay culture in Greenwich Village, and made our way up 6th Avenue to Central Park. To round off the day, a contest for the longest kiss was held in the middle of the park! It was a great moment of joy, love and freedom. This couple, who kissed for hours under an umbrella, clearly didn't care about photographers!" (Interview with Clément Thierry, 2021) Exceptional pictorial history of 15 original black & white silver photographs from the period, signed on the back by the artist. All are stamped on verso by Jean-Pierre Laffont for the Gamma agency, and some have long mimeographed captions in French. The original prints of these photographs are extremely rare, as museums and galleries only possess reprints. This collection is a moving testimony to the beginnings of the now-famous Marche des fiertés, in the aftermath of the Stonewall riots, the first milestone in the emergence of the LGBTQ+ movement in the United States and around the world. On June 28, 1969, police raided Stonewall, a Greenwich Village dance bar run by the mob and catering mainly to homosexuals and transgender people. At the time, the United States prohibited establishments from serving alcohol to homosexuals, who were often victims of police violence. That night at Stonewall was one too many: the police, cornered by the customers, were forced to retreat inside the bar, and the riot lasted seven days. It would be fifty years, on June 6, 2019, before the New York City Police Department apologized to the LGBT community. The events of Stonewall, now considered the founders of gay liberation, led to the formation of some of the first radical homosexual activist groups, such as the Gay Liberation Front and Street Transvestite Action Revolutionaries (better known by the acronym STAR and founded by two of the most famous transgender activists: Marsha P. Johnson and Sylvia Rivera). The challenge was to transform this moment into a movement. With this in mind, the Christopher Street Liberation Day March was held on June 28, 1970, one year to the day after the Stonewall riots. The parade, made up of just a few courageous groups at the start in Sheridan Square (Greenwich village), saw its ranks swell by the time it reached Sheep Meadow (Central Park), bringing together over 10,000 demonstrators. This demonstration was to take place every summer, in New York and other major American cities, before spreading to other continents a few years later, becoming today a marker of democratic societies around the world. Our set of photographs shows the diversity of participants brandishing placards with slogans such as "Smash Sexism" or "Perverts' union for gay liberation". Others sport T-shirts with committed messages - "Femme / Butch", "Master / Slave" - or are in their simplest garb. Some marchers wear black T-shirts emblazoned with the Greek letter lambda (?), chosen by the Gay Activist Alliance (GAA) because it stands for liberation and can easily be confused with the insignia of American college fraternities. It was officially recognized as the international gay and lesbian symbol at the International Gay Law Congress in Edinburgh in 1974. The Reverend Robert Clement can be recognized in two shots in his religious vestments. "On June 28, 1970, I attended the first New York Gay Pride celebration. The date corresponds to the first anniversary of the Stonewall riots, which launched the LGBTQ+ liberation movement in the United States. We set off from Christopher Street, a hotbed of gay culture in Greenwich Village, and made our way up 6th Avenue to Central Park. To round off the day, a contest for the longest kiss was held in the middle of the park! It was a great moment of joy, love and f
S. n. | New York 4 février 1903 | 13.50 x 17.50 cm | deux feuillets recto-verso
Lettre autographe signée du comte dandy, 54 lignes écrites à l'encre noire sur deux feuillets recto-verso, adressée à son ami et bibliographe le critique Henri Lapauze : "4 février Westminster hôtel New-York, Cher monsieur et ami, j'ai le plaisir de vous adresser ci-joint une copie manuscrite du salut d'ouverture qui servira de prélude de bienvenue à la première de mes conférences dont la date est fixée à demain. J'espère que vous ferez bon accueil à cet envoi de l'absent et le publierez en bonne place. Les documents ci-joints vous aideront à faire rédiger les lignes explicatives dont je vous demande d'accompagner l'article. Merci à vous , à Mr Galdemar et à Sem pour son irrésistible dessin du Gaulois grandement fêté ici. Souvenir bien sincèrement affectueux. Comte Robert de Montesquiou. Je tiens à ajouter que je suis heureux de vous donner la primeur de ce document, en témoignage et souvenir de nos bons rapports. J'ajoute que tout semble se disposer pour le succès de mon entreprise. Et vous connaissez assez les lois humaines, mondaines et polémiques pour savoir que le tapage de presse accueillant ici les étrangers un peu notables ajoute à la curiosité de l'auditoire. J'espère ne pas trop la décevoir, et ceci est le secret de demain. J'ai énuméré, dans les pages que je vous adresse, les raisons qui m'ont dicté le choix du sujet de ma première conférence. Je n'y reviens pas." Petits trous d'épingle qui a retenu les deux feuillets. * Robert de Montesquiou a séjourné à New York et Philadelphie du 17 janvier au 3 avril 1903 pour y donner un cycle de sept conférences sur les arts français et leur place dans lhistoire. La conférence dont il est mention dans la lettre avait pour titre « LHistoire » et fut donnée laprès-midi du 5 février 1903 dans la salle Sherry à New York, en étant précédée dune présentation de Robert par le romancier Francis Marion Crawford. (Précision aimablement fournie par M. Loup Odoevsky Maslov.) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -