complets et authentiques sur le siècle de Louis XIV et la Régence d'après le manuscrit original .Texte collationné et annoté par Adolphe Chéruel . 1966 . Paris ,Editions Jean de Bonnot , 20 volumes in 8° reliés plein cuir rouge de l'éditeur dans le gout de l'époque .Têtes dorées .Chaque volume comporte environ 450 pp.(Une charnière fendillée sur 3 cms au tome 10 ,sinon bon exemplaire )
Reference : 26071
Librairie Crespin
Jean Claude Crespin
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Les Mémoires du général de Gaulle : exemplaire offert à Sylvie Genevoix. Paris, Plon, (30 août) 1970 et (6 février) 1971. Paris, Plon, (8 mai) 1973, (13 mai) 1976 et (25 septembre) 1974. 2 vol. (135 x 210 mm) de 314 et 223 p. Cartonnage bleu éditeur. 3 vol. (135 x 210 mm) de 680, 712 et 653 p. Cartonnage bleu éditeur. Edition originale des Mémoires d'Espoir. Envoi signé: «Pour Mademoiselle Sylvie Genevoix, en respectueux hommage et témoignage. C. de Gaulle. 27.10.70». Retirage des Mémoires de Guerre.
Figure littéraire discrète mais influente, Sylvie Genevoix est la fille de Maurice Genevoix, que de Gaulle tenait en très haute estime. Il lui confiera en 1960 le projet du Mémorial de Verdun, dont la création est décidée le 23 octobre 1960, à l'issue de l'assemblée générale du Comité National du Souvenir de Verdun. L'État français, sous la présidence de Charles de Gaulle, lancera une grande souscription nationale pour financer le projet. Née le 17 mai 1944 à Châteauneuf-sur-Loire, Sylvie Genevoix grandit aux Vernelles, la demeure familiale acquise par son père en 1927. Elle y développe un profond attachement à la Loire et à la mémoire familiale, qu'elle évoquera dans son ouvrage La maison de mon père (2001). Après des études de lettres classiques à la Sorbonne, elle entame une carrière dans l'édition, chez Plon - l'éditeur historique de Charles de Gaulle depuis les Mémoires de guerre, en 1954. Elle y débute comme attachée de presse aux éditions 10/18, puis coordonne les services littéraires chez Plon-Perrin-Julliard, devenant directrice littéraire chez Julliard. De 1992 à 2005, elle sera directrice littéraire chez Albin Michel avant d'être nommée au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), où elle oeuvre pour le développement des télévisions locales et l'accessibilité des programmes aux personnes handicapées. Elle présidera par ailleurs la Mission langue française et francophonie. Charles de Gaulle exprime ici une confiance touchante à l'égard de cette héritière intellectuelle d'un écrivain qu'il admirait profondément et la jeune collaboratrice - elle n'a que 24 ans - de la maison d'édition qui le publie. L'ouvrage, publié deux mois avant la mort de de Gaulle, devait ouvrir une nouvelle trilogie. Seuls deux tomes paraîtront : Le Renouveau puis L'Effort, posthume. Ils constituent un testament politique et littéraire inachevé. Les premiers volumes du tome 1 arrivent à la Boisserie en octobre : «Pour son ultime ouvrage, de Gaulle consacra des séances de dédicace épuisantes, à la Boisserie. Il allait rencontrer un considérable succès. Le Général en signa près de cinq cents exemplaires [...]. La librairie Plon a annoncé qu'après un premier tirage de deux cent cinquante mille exemplaires, diffusés à partir de mercredi matin, elle avait dû vendredi entamer le tirage de cent mille exemplaires supplémentaires de cet ouvrage. Parmi les destinataires des dix-sept exemplaires portant la mention « imprimé spécialement pour... » et une dédicace de l'auteur, figuraient, outre Mme de Gaulle et ses enfants, Mme Eisenhower, en souvenir de son mari, le fils du chancelier Adenauer, le pape, la reine d'Angleterre, MM. Khrouchtchev et Macmillan, ainsi que les trois anciens premiers ministres du général. Pour sa part, M. Georges Pompidou avait reçu l'exemplaire qui lui était destiné dès mardi, peu avant son départ pour l'U.R.S.S. [...]. Les Mémoires du général étaient attendus avec un mélange d'impatience et d'appréhension, car ils traitent d'événements sur lesquels les passions et les préjugés restent forts. Mais le général de Gaulle prouve, une fois de plus, qu'il sait donner une perspective historique au passé récent.» (Le Monde, 12 octobre 1970). Le général de Gaulle décède quelques jours plus tard, le 9 novembre 1970. L'Effort paraîtra, posthume, au premier trimestre 1971, en même temps que la réédition, dans la même collection, des Mémoires de guerre. L'exemplaire Sylvie Genevoix de cette édition est jointe. Une carte de visite imprimée «Général de Gaulle » figurait dans le premier tome.
A cologne, chez Jean Sambix, 1664 ; à Leyde, chez Jean Sambix, 1665. 2 vol. (750 x 125 mm) de 2 ff., 436 pp., 4 ff. et 385 pp., basane marbrée, dos lisse richement orné de filets, caissons et fleurons dorés, pièce de titre de maroquin havane, tr. rouges, filets sur les coupes (Reliure de l'époque). Première édition des Mémoires de Montrésor. Rare édition, bien complète de son complément.
Parue chez Jean Sambix le Jeune à Cologne en 1664, et imprimée à l'imitation des Elzevier, l'édition comprend ce second volume, complément dont Willems indique qu'il "n'est pas indispensable" car les pièces qui le composent "ne se rattachent à l'ouvrage principal qu'en vertu de la fantaisie du libraire (...) la plupart des exemplaires n'ont que le premier volume, lequel d'ailleurs ne porte point de tomaison" ; il est en tout cas fort rare. Claude Bourdeille, comte de Montrésor (mort en 1663), Grand veneur de Gaston d'Orléans, fut un conspirateur chevronné et perpétuel. Pendant le gouvernement de Richelieu, il proposa l'assassinat du cardinal à son maître ; compromis dans le complot de Cinq-Mars et de Thou, Montrésor dut se réfugier en Angleterre. De retour en France après le décès de Louis XIII, il pris part aux évènements de la Fronde et finit par faire sa paix avec Mazarin lors du retour définitif du cardinal. Les Mémoires de Montrésor, d'après Bourgeois et André, " exposent avec des détails assez nombreux les évènements qui se sont produits de 1632 jusqu'au début de la Fronde. Les faits que ce témoin oculaire rapporte sont authentiques ; mais ils n'ont trait qu'à de petites conjurations ou conspirations. Ils contiennent des relations sur la retraite de Gaston en 1632, sur ses intrigues jusqu'en 1637, sur son accommodement avec Richelieu et son retour à la cour en 1641. Très intéressants déjà par eux-mêmes en ce que l'auteur était fort bien placé pour connaître les secrets, ils le deviennent davantage pour l'historien par les diverses pièces qui y sont insérées." « Ses Mémoires exposent avec des détails assez nombreux les événements qui se sont produits de 1632 jusqu'au début de la Fronde. Les faits que ce témoin oculaire rapporte sont authentiques. Très intéressants déjà par eux-mêmes, en ce que l'auteur était fort bien placé pour connaître les secrets, ils le deviennent davantage pour l'historien par les diverses pièces qui y sont insérées » (Bourgeois).
Premier tirage, non censuré.Exemplaire de l'éditeur du texte, Claude Nielsen. Paris, Presses de la Cité, (octobre) 1981. 1 vol. (155 x 240 mm) de 752 p. et [2] f. Broché, sous couverture illustrée. Édition originale. Premier tirage, complet des passages par la suite censurés. Envoi signé : « Pour mon grand ami Claude Nielsen qui a eu le courage de se battre farouchement pour ce livre, en le félicitant d’avoir réussi envers et contre tous. Avec ma reconnaissance et mon affection fidèle. Georges Simenon, 13 nov. 81 ».
La sortie des Mémoires intimes a été considérée comme l’événement de la rentrée littéraire 1981 : « Le livre a un parfum de scandale, et cela à trois égards : primo, il y est question de la sexualité de cet homme mondialement célèbre pour avoir déclaré, quatre ans plus tôt, lors d’un entretien avec Fellini au sujet de son Casanova, avoir fait l’amour avec 10 000 femmes ; secundo, certaines pages n’allaient pas manquer de faire réagir son ex-seconde épouse, Denyse Ouimet, qui obtiendra en effet, dès le 9 novembre, la suppression de plusieurs passages ; tertio, il y est question de l’événement le plus douloureux qui puisse bouleverser la vie d’un être humain : le suicide de son enfant, en l’occurrence de Marie-Jo Simenon, qui s’était donné la mort le 19 mai 1978, à l’âge de vingt-cinq ans. Sexualité, guerre des sexes et mort dans l’autobiographie d’un écrivain mondialement célèbre et bénéficiant d’un véritable battage médiatique ; les Mémoires intimes ne pouvaient pas passer inaperçus. » (Laurent Demoulin, « Simenon apostrophé », Textyles, 63 | 2022, 87-97). C’est en 1979, à l’issue de sa 21e et dernière dictée, que Simenon décide de se lancer dans l’écriture de ses Mémoires intimes. Ce sera la plus volumineuse de ses œuvres. Abandonnant sa machine et son magnétophone, il noircit à la main, entre février et novembre 1980, chaque jour de quatorze à vingt heures, 686 feuillets manuscrits d’une écriture très serrée. Dans le même temps, sous le pseudonyme d’Odile Dessane, Denyse Simenon-Ouimet, dont il vit séparé, publie Le Phallus d’or, où « toute ressemblance avec un ou des personnages ayant existé... [etc.] » – indique l’avertissement. Comme dans Un oiseau pour le chat, publié en 1978, elle se défend d’avoir voulu régler ses comptes. « J’ai essayé simplement de donner à mon mari mythique une dimension humaine et lui rendre une chaleur qu’il est en train de perdre. » Elle y raconte les passions dévorantes du père de Maigret, sa tyrannie, et son semblant d’affection envers celle qui garda toujours le nom de Simenon : « [Il] ne veut pas divorcer. Et il me verse une pension équivalant au millième de ses revenus ». Mère de ses trois enfants (John, Marie-Jo et Pierre), elle refuse certaines lignes des Mémoires intimes, notamment celles où le romancier l’accuse d’avoir atteint à jamais le psychisme de Marie-Jo, et porte l’affaire devant les tribunaux. Ce tirage princeps d’octobre ne fut mis en vente qu’une petite semaine : le 9 novembre 1981, le tribunal de grande instance de Paris ordonne le retrait des ouvrages et la suppression de plusieurs passages (31 lignes en tout, dont 25 concer- nant Marie-Jo) pour la nouvelle édition, laquelle doit être assortie d’une note de l’auteur (qui sera portée aux pages 495, 496, 719 et 721). Les nouveaux tirages de novembre puis de décembre connaîtront une forte diffusion, augmentée en France par le succès de l’entretien exceptionnel que Simenon donnera à Bernard Pivot pour un numéro spécial d’Apostrophes, enregistrée chez le romancier à Lausanne et diffusé sur Antenne 2 le 27 novembre 1981. « Cet entretien, qui dure 1 heure 15, mérite peut-être d’être qualifié de ‘hors norme’. Non pas seulement parce qu’il a mis en présence un écrivain majeur et un journaliste populaire, mais parce que ni l’un ni l’autre n’y a joué sa partition habituelle et qu’aucun des deux n’use du code de l’interview d’écrivain tel qu’il se pratiquait à l’époque. » (Laurent Demoulin, op. cit.) Précieux exemplaire : celui de l’éditeur de l’ouvrage, Claude Nielsen. Il avait repris les rênes de la maison d’éditions des Presses de la Cité à la mort de son père, Sven Nielsen, en 1977. Ce dernier avait rencontré en 1945 Georges Simenon : le début d’une très longue collaboration – et d’une amitié –, Simenon cédant en 1947 aux Presses de la Cité l’ensemble des droits d’exploitation littéraires de son œuvre, au détriment de Gallimard. Jusqu’en 1981, les Presses de la Cité publieront 141 livres inédits de Simenon pour un tirage moyen de 300 000 exemplaires et une soixantaine de traductions, du japonais au bouriate.
Paris, Anténor de Campestre & chez les Marchands de nouveautés, 1827. 2 volumes in-8, [4]-371p & [4]-355p. Edition originale des mémoires de cette intrigante de la Restauration, un des premiers exemples de mémoires écrits par une femme en prison, comme le fera plus tard Marie Lafarge. On y apprend sa vie depuis sa naissance : élevée sans sa mère, peu maternelle, mariée par celle-ci par surprise dans une cérémonie avec les convives vêtus comme pendant l'Ancien Régime, mari violent, y compris quand elle est enceinte du fils Anténor, puis condamné pour vol de meubles. Connue du Tout Paris, elle tient salon, spécule en bourse en étant renseignée par Louis-Emmanuel Corvetto, ministre des finances, son ami. Elle est soupçonnée d'escroquerie et de manoeuvres frauduleuses et est condamnée à 2 ans de prison. C'est là qu'elle écrit ses mémoires. On sait finalement peu de choses sur l'affaire par elle-même tant elle impliquait des personnes haut placées. En revanche, cela montre que les intrigues étaient nombreuses. Madame de Campestre mourut vraisemblablement en prison et son fils batailla pour publier ses mémoires. Reliure demi-basane, dos lisse très décoré, pièces de titre et tomaison maroquin, tranches mouchetées. Papier un peu usé à certains coins, défauts minimes. Superbe exemplaire.
Paris, Librairie de Firmin-Didot, 1882 ;1 volume grand in-18°, demi -basane bleue de l'époque, filets à froid soulignant les nerfs, fleurons dorés aux entre-nerfs, titre doré " Mémoires du Duc de Lauzun "; 2ff.nch., 435pp.,1f.nch. Ex-libris cachet violet sur le faux-titre ( initiales H et S entrelacées).Reliure frottée aux nerfs et coiffes, très rares piqûres.
Ces Mémoires forment le volume 25 de la " Bibliothèque des Mémoires relatifs à l' histoire de France pendant le 18e siècle".( CO1)