‎VAN EYCK (Maximilian Emmanuel Franz).‎
‎Registre de ma correspondance tant avec l'Electeur de Bavière qu'avec son ministre, & toutes autres personnes, relativement aux affaires & négociations dont j'ai été chargé, pendant tout le tems que j'ai été employé à la Cour de France, avec le caractère d'envoyé extraordinaire de Son Alt. Sér[énissi]me Electorale, à commencer du 26 février 1755.‎

‎[Paris] 1755-1776 36 Sans lieu [Paris], 1755-1776. 36 vol. in-folio et un portrait peint de l'auteur, texte entièrement calligraphié d'une écriture fine et lisible, dans un encadrement de simple filet noir (volumes XXV à XXVII) ou de guirlandes florales au pochoir (tous les autres volumes, avec des variantes selon les années), avec des titres ornés ou coloriés à la main, et 24 planches hors-texte (13 tableaux dépliants, 3 cartes en couleurs, 8 planches ou portraits), adjoint au portrait de l'époque en buste de l'auteur, peint sur toile et sous cadre doré ancien, veau fauve marbré du XVIIIe siècle [volumes I-XXIX] ou du XIXe siècle à l'imitation [volumes XXX-XXXVI], dos lisses ornés de semis de grotesques, pièces de titre et de tomaison cerise et prune ou bouteille (à partir du volume XXX), encadrement de triple filet doré sur les plats (volumes I & II seulement), double filet doré sur les coupes, tranches dorées sur marbrure, contreplats et gardes doublés de papier étoilé doré (dominotage d'Augsbourg pour les volumes I-XXIX (reliure de l'époque). ‎

Reference : 11336


‎Exceptionnel registre de la correspondance diplomatique active et passive du représentant de l'Electeur de Bavière auprès de la Cour de France. Appartenant à un genre de documents très rarement conservés en mains privées, l'ensemble que nous proposons renferme la presque totalité de la correspondance diplomatique officielle échangée entre la Cour de Bavière et son représentant à la Cour de France de 1755 à 1776, constituant une source de premier ordre pour les relations du Royaume avec le principal Electorat de l'Empire, et ce, entre la Guerre de Sept Ans et les prodromes de la Guerre de Succession de Bavière (1778-1779). La rédaction en est particulièrement soignée, avec une grande homogénéité des graphies et des ornements, ce qui suppose un travail régulier, sans doute confié régulièrement par l'ambassadeur à un secrétaire ou un groupe de secrétaires particuliers. A. Les personnages. 1) Le Prince représenté tout au long de la période couverte par le documents est le dernier Electeur de la branche cadette des Wittelsbach, régnant depuis le XIVe siècle sur la Bavière : Maximilien III Joseph (1727-1777), qui avait succédé en 1745 à son infortuné père Charles [VII, pour l'Empire]. Un des représentants allemands de ce que l'on a appelé le "despotisme éclairé", il hérita surtout du lourd contentieux entre les Maisons de Habsbourg-Lorraine et de Wittelsbach remontant à la candidature de son père à l'Empire contre François de Lorraine, indépendamment même des visées anciennes de l'Autriche sur l'Electorat. Dans cette configuration, l'alliance traditionnelle avec la France apparaissait plus que jamais nécessaire. Bienveillant mais vigilant et autoritaire, il alternera avec son envoyé périodes de flatterie et reproches plus ou moins fondés, en fonction de l'avancement des affaires (surtout financières, où il aime traiter en personne) et du sentiment qu'il a d'être bien informé ou pas (cf. au début de XXIV, l'échange un peu vif sur la nature des rapports transmis par Van Eyck, et le secret de la correspondance particulière entre le Prince et le ministre). A la fin, les relations des deux hommes, patinées par le temps, semblent se transformer en familiarité confiante (Van Eyck s'autorise des remarques, l'Electeur condescend à la plupart de ses demandes). 2) Le Ministre en charge des relations extérieures de la Bavière sur la même période fut surtout Johann Maximilian IV Emanuel von Preysing (1687-1764), qui cumulait les fonctions de Obristhofmeister (depuis 1737, donc avant l'avènement de Maximilien III), Obristkämmerer (1738), et enfin Oberhofmeister (1746), avec la direction des affaires étrangères. Ce fut naturellement d'abord le principal correspondant de Van Eyck, avec le diplomate palatin Johann Adam von Schroff, qui travaillait sous ses ordres. Après la mort subite de Preysing, survenue le 12 mai 1764, il fut remplacé dans le département des affaires étrangères par le comte Johann Joseph Franz Albrecht von Paumgarten (1713-1772), qui en profita pour réorganiser le service bavarois sur le modèle de la France, et reçut en 1766 la charge de Grand Maréchal de la Cour de Munich, en 1767 celle de Grand Chambellan. Ce dernier mourut également de façon subite le 12 mai 1772, après une précédente attaque en avril, ce qui ouvrit une période d'un mois et demi où Van Eyck dut adresser directement ses dépêches à l'Electeur, contre les usages, mais à la demande expresse de Maximilien. A la fin juin, le département des Affaires étrangères fut transmis au comte Josef Franz Maria Ignaz von Seinsheim (1707-1787) qui avait jadis collaboré avec Preysing à la signature du traité franco-bavarois de 1757. Il faut ajouter qu'après la mort de Paumgarten, et jusqu'en 1776, la correspondance directe de Van Eyck et de l'Electeur, souvent non numérotée, et échappant aux secrétaires privés, ne s'interrompit plus, doublant parfois curieusement les dépêches officielles adressées au ministre. Elle se montre particulièrement nourrie pour toutes les matières sensibles touchant la maison de Wittelsbach elle-même. Il est difficile de dire si une intimité plus forte s'était établie entre le Souverain et l'un de ses plus anciens représentants à l'étranger, mais le fait mérite d'être noté. 3) Le représentant enfin, dont nous présentons la correspondance, fait partie des plus beaux exemples de longévité en poste : en effet, Maximilian Emanuel Franz Van Eyck, né en septembre 1711 dans une famille des Pays-Bas fut d'abord au service d'Espagne jusqu'en 1743, avant de passer à celui des Wittelsbach. Il fut d'abord le représentant à Paris de Jean-Théodore de Wittelsbach, cardinal de Bavière (1703-1763) et Prince-évêque de Liège de 1744 à sa mort. Ce fut lui qui recommanda Van Eyck à son neveu l'Electeur, et ce dernier le prit comme "envoyé extraordinaire" (les représentations entre la France et la Bavière n'ont pas le rang d'ambassade) à partir de février 1755, en remplacement du baron de Grewenbroch. Il demeura en poste jusqu'au 20 octobre 1777, date de sa mort, soit deux mois avant celle de Maximilien III. Les 36 volumes de sa correspondance ne vont pas jusque là, mais s'arrêtent brusquement au 29 juillet 1776, avec manque de texte (cf. infra), sans que l'on puisse savoir la raison de cette lacune. A partir de 1759, Van Eyck résida à Paris à l'Hôtel de Beauvais (actuellement rue François-Miron), d'abord loué, puis acheté (en 1769), et la petite histoire se souvient qu'il y a reçu le jeune Mozart et son père Léopold du 18 novembre 1763 au 10 avril 1764. A sa mort, l'hôtel passa à ses deux filles survivantes (nées de son second lit, cf. infra). 4) Ses homologues représentant Louis XV à la Cour de Munich, et avec lesquels il échangea aussi quelques correspondances, furent, sur la période : l'abbé comte de Guébriant (de 1751 à 1755), qui initia le rapprochement des deux Cours ; et surtout son successeur le chevalier Hubert de Folard (1709-1799), neveu du célèbre Jean-Charles, que l'Electeur avait spécialement demandé auprès de sa personne : accrédité en 1755 comme Van Eyck, il fut aussi un exemple de longévité diplomatique. Très apprécié à la Cour de Munich, il sut établir de bonnes relations entre le Royaume et l'Electorat, négocia avec succès le Traité d'alliance et de neutralité du 21 juillet 1756, épousa une demoiselle de la noblesse bavaroise et ne quitta son poste qu'en 1776 (un an avant Van Eyck). 5) Enfin, du côté français, il eut affaire successivement à sept ministres chargés des Affaires étrangères, pour Louis XV, puis Louis XVI : Antoine-Louis Rouillé (de 1755 à 1757) ; François-Joachim de Pierres de Bernis (de 1757 à 1758) ; Choiseul-Stainville (peu apprécié de l'Electeur à la suite de son ambassade à Vienne ; de 1758 à 1761, puis de nouveau de 1766 à 1770) ; son cousin Choiseul-Praslin (1761-1766) ; Saint-Florentin, qui ne fit que passer de à décembre 1770 à juin 1771, cumulant brièvement ce département avec celui de la Maison du roi pour faire face au départ des Choiseul ; le duc d'Aiguillon, nommé par suite de l'insistance de Madame Du Barry en juin 1771 et entraîné en juin 1774 dans l'effacement général des politiques de l'ancien règne, ainsi que par son traitement du différend entre Guines et Tort de la Sonde ; enfin, le comte de Vergennes, car on ne peut qu'à peine mentionner le passage de Bertin dans ce département (un peu plus d'un mois, juste un intérim). B. Le document. Il a été soigneusement rédigé et tenu, selon les principes exposés dans les Observations liminaires du volume I : toutes les dépêches sont numérotées selon leur destinataire, avec en frontispice les noms de l'auteur et du destinataire, la date, et souvent un résumé fidèle du contenu ; une table des dépêches assez détaillée est placée à la fin de chaque volume, et permet de s'orienter efficacement dans l'ensemble d'une période. Il faut cependant noter que les derniers volumes, à partir du XXXII sont dépourvus de table (et, en partie, de pagination), ce qui les rend plus malaisés à la consultation. De nombreuses notes complémentaires donnent des précisions, notamment sur l'omission volontaire de certaines pièces (par exemple, parce qu'elles ont fait l'objet d'une impression), ou sur l'ordre adopté dans la présentation des dépêches, qui n'est pas toujours le strict ordre chronologique, mais surtout dans les premiers volumes à vrai dire. Tout confirme donc un travail de rédaction élaboré fait à loisir à partir des minutes. Il n'est pas douteux que, sur une aussi longue période, il ait été rédigé à plusieurs mains, et les variations de graphie que l'on peut y déceler en attestent, mais elles se tiennent dans le même style calligraphique, avec somme toute des écarts minimes, dont certains sont attribuables plutôt à la différence des instruments. On joint à la correspondance : [Portrait de M. E. F. vander Eycken, Cte d'Eyck et du St Empire], huile sur toile de l'époque, cadre doré, 68 x 90 cm (pour le portrait), non signé, ca 1760. Représentant le diplomate en buste. Il porte son ruban bleu et ce qui semble être l'ordre de Saint Hubert (croix de malte rayonnante). Fiche complète sur demande. ‎

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