Seuil Seuil, Bonnes feuilles 1975. In-8 broché de 285 pages. Très bon état
Reference : 34870
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Rouen, Alinéa, Elisabeth Brunet, Point de vues, libraires-éditeurs, 2007, 2 volumes in-12 (18,5 x 12 cm) brochés de 240 et 264 pages sur papier Centaure 90 g. et une plaquette de 64 pages sur le même papier : Notice dYvan Leclerc, lettres de Flaubert, note inédite de Flaubert à Maître Senard, reproductions de pages manuscrites, extraits du réquisitoire, de la plaidoirie et des arrêtés du jugement. L'ensemble des 3 volumes sous emboîtage cartonné.
Epuisé. Tirage à 2 000 exemplaires du fac-similé de lexemplaire de la Bibliothèque Historique de la ville de Paris annoté et corrigé par Gustave Flaubert, Madame Bovary, moeurs de province. Du 1er octobre au 15 décembre 1856, la Revue de Paris publie dans six numéros consécutifs un roman inédit, Madame Bovary. Elle a exigé de son auteur des coupes et censuré certaines scènes. Sen sont suivis un procès pour outrage aux bonnes moeurs et à la morale publique et religieuse puis un acquittement. Dès quil reçoit lun des volumes de lédition originale en avril 1857, Flaubert, désireux déterniser la bêtise du Censeur, reporte une par une les corrections exigées et commente la suppression imposée de quelques scènes-clés : la noce, les comices, le fiacre, le pied-bot. Il procède très minutieusement. Au crayon dabord, il met les passages concernés entre crochets ; il barre dun trait horizontal les fragments courts, dune croix de saint-André les plus longs. Puis, à lencre, il encadre presque toujours le morceau visé et, quelquefois, il repasse à la plume sur les rayures au crayon.Paradoxe de la rature, ce qui immédiatement saute aux yeux, cest la violence de la mutilation : parce que le Censeur transforme le mot raturé en trait saillant, lui donnant une force quil navait pas nécessairement dans le corps du texte. Et cest presque une autre Madame Bovary que lon découvre, une Bovary décolorée, aseptisée, une Bovary de bon goût, enfin acceptable, privée de son "immoralité" supposée : immoralité de mot - tout ce qui touche à la chair, à la physiologie est épinglé par le Censeur - immoralité de situation, comique de caractère atténué. Premier écrivain sans doute dans lhistoire littéraire à inscrire rétrospectivement dans le corps même du livre lun des moments douloureux de sa genèse, Flaubert montrait volontiers cet exemplaire-témoin à ses amis. Cent cinquante ans plus tard, grâce à ce fac-similé, son objectif est désormais atteint : faire sortir la censure du cadre privé du manuscrit afin que la postérité puisse juger.
Rouen, Alinéa, Elisabeth Brunet, Point de vues, libraires-éditeurs, 2007, 1 fort volume in-12 (18,5 x 12 cm) broché, imprimé sur papier vergé de Rives, et une plaquette de 64 pages sur le même papier : Notice dYvan Leclerc, lettres de Flaubert, note inédite de Flaubert à Maître Senard, reproductions de pages manuscrites, extraits du réquisitoire, de la plaidoirie et des arrêtés du jugement. L'ensemble des 2 volumes sous emboîtage cartonné.
Tirage de tête, l'un des 150 exemplaires du fac-similé de lexemplaire de la Bibliothèque Historique de la ville de Paris annoté et corrigé par Gustave Flaubert, Madame Bovary, moeurs de province. Du 1er octobre au 15 décembre 1856, la Revue de Paris publie dans six numéros consécutifs un roman inédit, Madame Bovary. Elle a exigé de son auteur des coupes et censuré certaines scènes. Sen sont suivis un procès pour outrage aux bonnes moeurs et à la morale publique et religieuse puis un acquittement. Dès quil reçoit lun des volumes de lédition originale en avril 1857, Flaubert, désireux déterniser la bêtise du Censeur, reporte une par une les corrections exigées et commente la suppression imposée de quelques scènes-clés : la noce, les comices, le fiacre, le pied-bot. Il procède très minutieusement. Au crayon dabord, il met les passages concernés entre crochets ; il barre dun trait horizontal les fragments courts, dune croix de saint-André les plus longs. Puis, à lencre, il encadre presque toujours le morceau visé et, quelquefois, il repasse à la plume sur les rayures au crayon.Paradoxe de la rature, ce qui immédiatement saute aux yeux, cest la violence de la mutilation : parce que le Censeur transforme le mot raturé en trait saillant, lui donnant une force quil navait pas nécessairement dans le corps du texte. Et cest presque une autre Madame Bovary que lon découvre, une Bovary décolorée, aseptisée, une Bovary de bon goût, enfin acceptable, privée de son "immoralité" supposée : immoralité de mot - tout ce qui touche à la chair, à la physiologie est épinglé par le Censeur - immoralité de situation, comique de caractère atténué. Premier écrivain sans doute dans lhistoire littéraire à inscrire rétrospectivement dans le corps même du livre lun des moments douloureux de sa genèse, Flaubert montrait volontiers cet exemplaire-témoin à ses amis. Cent cinquante ans plus tard, grâce à ce fac-similé, son objectif est désormais atteint : faire sortir la censure du cadre privé du manuscrit afin que la postérité puisse juger.
1824 1 Paris, Baudoin frères, 1824, gd in-12 relié demi-basane havane, dos à nerfs passé et frotté, tranches marbrées, coiffe supérieure arrachée, mors fendus, rousseurs.
1818 1 Paris, Pillet-Ladvocat-Plancher, 1818, 3 volumes brochés de XXXII-190, 107 & 88 pages, bandes de scotch sur les dos et mordant sur les couvertures, mouillure au feuillet du portrait-frontispice du Mémoire de Mme Manson.
Ensemble de 3 volumes tournant autour de Madame Manson, témoin clé de l'une des plus fameuses et ténébreuses affaires judiciaires du XIXe siècle, l'assassinat de l'ancien procureur impérial de Rodez, Fualdès (1761-1817), par deux de ses anciens amis et leurs sbires. Longues notices de Pierre Larousse, comme si l'on y était !
1785 1 Paris, Théophile Barrois, 1785, in-8° relié plein veau d'époque, coiffes et mors restaurés, dos à nerfs orné, titre or sur pièce peau.
Célèbre méthode mise au point par une Maîtresse sage-femme de lHôtel-Dieu de Paris, Angélique Marguerite Le Boursier du Coudray (1712-1790 ou 91), pour enseigner lart des accouchements. À partir de 1759, forte de son expérience professionnelle à Paris puis à Thiers, pourvue dun brevet royal « lautorisant à se déplacer librement dans le royaume pour y donner des cours » (et de la pension y afférant), elle entreprend un tour de France qui va durer près de 25 ans ! Avant tout désireuse de former des accoucheuses de campagne qui, le plus souvent, ne savent ni lire ni écrire, puis des démonstrateurs qui pourront la relayer, Madame du Coudray va sappuyer sur une « machine » : un mannequin de démonstration en taille réelle représentnat la partie basse du tronc dune femme avec les différents organes quil contient ; une poupée de la taille dun nouveau-né et diverses pièces annexes détaillant lanatomie féminine, les phases de la grossesse et les risques de laccouchement. Publiée pour la première fois en 1759 à Paris sans gravure, les éditions suivantes de son Abrégé paraissent enrichies de vingt-six figures aux teintes fraîches dessinées par P. Chaparre et gravées en taille-douce en couleurs par Jean Robert, ancien élève de Jacques Christophe Le Blon, inventeur de la gravure en trichromie : ocre jaune, rouge rosé, noir et blanc. Lensemble rendait possible lillusion visuelle des cours, la reproduction des anomalies, le moyen de les diagnostiquer ainsi que la démonstration des gestes à faire pour y remédier et ceux à éviter pour ne pas nuire. Sur cette même machine, les élèves, guidées, pouvaient sentraîner. Ce modèle de formation a perduré jusquau milieu du XXe siècle, sur un mannequin, version moderne de celui de Mme du Coudray, toujours utilisé dans les écoles de sage-femmes.