Chez Picart Paris, Chez Picart, vers 1920. In-12 carré broché, couverture rempliée sous étui illustré. 68 pages ornées de dessins de Gallo et d'illustrations en feuillets. Charmant petit ouvrage.
Reference : 190992
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Bon à tirer de la couverture, signé [Paris, Imprimerie Hemmerlé, mai 1917]. 1 feuillet (310 x 230 mm) recto, imprimé en rouge et noir. Bon à tirer de la couverture du deuxième des Récits de guerre de l'auteur, le premier publié chez Flammarion. Mention autographe : « Bon à tirer - Maurice Genevoix» et tampon d'épreuvede l'imprimerie Hemmerlé et Cie (rue de Damiette 24 et 24 bis), daté du 3 mai 1917.
Publié au printemps 1917, Nuits de guerre poursuit, sur quinze jours de récit (du 5 au 19 octobre 1914), la chronique minutieuse de l'enfer vécu par l'auteur au front. Chaque journée est évoquée sans omission, comme dans Sous Verdun, paru un an plus tôt. Mais cette publication marque aussi un tournant capital dans la carrière littéraire de Maurice Genevoix, au moment où se joue l'attribution du prix Goncourt de 1916. Le 16 décembre, le jury couronne Le Feu de Barbusse, paru chez Flammarion à peine un mois plus tôt. Ce prix, obtenu de haute lutte, avait été stratégiquement préparé par les frères Fischer, directeurs de Flammarion : après avoir lu Le Feu en feuilleton durant l'été, ils avaient convaincu Henri Barbusse de signer chez eux, promettant l'appui de leur réseau au Goncourt - ce qui sera fait, à temps. Mais les Fischer ne s'arrêtent pas là : dès l'automne 1916, tandis que les tractations s'intensifient, ils approchent Genevoix, l'autre favori du prix, pour lui proposer de reprendre la suite de ses récits de guerre, dans des conditions autrement plus avantageuses que chez Hachette. Pour Genevoix, jeune écrivain encore incertain de son avenir après une grave blessure, c'est une offre décisive. Elle initie une décennie de fidélité à Flammarion, jusqu'à la publication de Raboliot chez Grasset en 1925. Précieux bon à tirer de la maquette validée pour la couverture du livre, avec l'inscription autographe « Bon à tirer - Maurice Genevoix» et le tampon « Épreuves» de l'imprimerie Hemmerlé, daté du 3 mai 1917. L'ouvrage, publié dans la foulée, connaît le même succès que le précédent et confirme l'importance de la réception du texte et de son auteur. Beau et historique document.
Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne]
Reference : AMO-3252
(1789)
Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne] Les Nuits de Paris, ou l'Observateur Nocturne. Par M. Rétif de la Bretone, auteur des Contemporaines, du Paysan et de la Paysane pervertis. [Première-Onzième partie]. A Londres, et se trouve Chez les principaux Libraires de France, 1789 11 parties reliés en 6 volumes in-12 (16,5 x 10 cm environ) de 171-(1), 180, 176, 183, 168, 168, 166, 168, 183, 187 et 176 pages. [Parties 1 à 11]. Tout ce qui a paru de cette contrefaçon. Reliure demi-basane fauve de l'époque à petits coins, plats de papier raciné. Reliures usagées aux coins et coiffes, mors parfois fendus ou faibles, accrocs et manques aux pièces de titre et tomaisons, intérieur très frais et collationné complet de tout ce qui a paru de cette édition "pirate" (voir ci-dessous). Édition "pirate". Contrefaçon partielle des Nuits de Paris. Les "Nuits de Paris", l'un des plus importants ouvrages publiés par Rétif de la Bretonne, a paru en 16 parties entre 1788 et 1794. En 1788 ont paru les 14 premières parties qui constituent le corpus initial auquel ont été ajoutées les XVe (1791) et XVIe (1794) parties. L'ensemble des 14 premières parties de l'édition originale contient 380 nuits et 16 illustrations. L'édition que nous proposons, très mal décrite par les bibliographes (sans doute parce qu'ils n'ont pu l'avoir en mains - comme Paul Lacroix et Rives Childs qui en parle d'après Lacroix ...), est complète en 11 parties et sans illustrations. Cette édition clandestine semble donc n'avoir pas été jusqu'à son terme, volontairement semble-t-il si l'on prend en compte la date d'édition de 1789 (date à laquelle les 14 volumes de l'édition originale avaient déjà été publiés). J. Rives Childs indique qu'il manque à son exemplaire les parties 12, 13 et 14. En réalité elles ne manquent pas, elles n'ont tout simplement jamais été imprimées. Cette série en 11 parties s'achève donc sur la 309e nuit (sur 380 que compte normalement les 14 premières parties). Selon Michel Delon : "L'impression des Nuits commença, parallèlement à leur rédaction en mars 1787 et se poursuivit - avec des adjonctions de dernière minute - jusqu'en novembre 1788, ce qui permit aux douze premières parties de paraître avant la fin de cette année 1788. Les deux dernières (XIII et XIV) ne furent disponibles qu'en 1789. [...]. En 1789, sont parues une contrefaçon des sept (??) premiers volumes, intitulée Les Nuits de Paris ou l'Observateur nocturne (Londres) [...]." (Notes de l'édition Folio Classique, pp. 327-328, 1999). "Qui Rétif rencontre-t-il lorsqu'il se promène la nuit du côté des Tuileries, de la foire Saint-Laurent, du Jardin des plantes, au bal de l'Opéra ou dans les allées du nouveau Palais-Royal ? Une Vaporeuse, une fille violentée, une fille perdue, une fille honteuse, une fille ensevelie vivante, un homme aux lapins, un homme qui ne dépense rien, un décolleur d'affiches, un homme échappé au supplice, un pendu puis rompu, des bouchers, deux abbés qui se battent en duel, un garçon en fille, des tueurs-de-temps, des violateurs de sépultures, des balayeurs, des acteurs, des littérateurs et toutes les «incongruités nocturnes» qu'offfrent les bas-fonds, les ruelles, les bals, les cafés et les cachots de Paris à la veille de la Révolution. Les surréalistes se souviendront du Paris de Rétif, qui est déjà celui de Nerval et de Baudelaire." (Michel Delon) Fils de paysans de l'Yonne, devenu ouvrier typographe à Auxerre et Dijon, Nicolas Restif de La Bretonne s'installe à Paris en 1761 : c'est alors qu'il commence à écrire. Il a une vie personnelle compliquée et est sans doute indicateur de police. Polygraphe, il fait paraître de très nombreux ouvrages touchant à tous les genres, du roman érotique (L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour) au témoignage sur Paris et la Révolution (Les Nuits de Paris ou le Spectateur nocturne, 1788-1794, 8 volumes) en passant par la biographie avec La Vie de mon père (1779) où il brosse un tableau idyllique du monde paysan avant la Révolution avec la figure positive de son père. Il a également touché au théâtre sans grand succès. Cherchant constamment des ressources financières - il mourra d'ailleurs dans la misère -, il écrit aussi de nombreux textes pour réformer la marche du monde. Cependant l'œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie, Monsieur Nicolas, en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797. Ce livre fleuve se présente comme la reconstruction d'une existence et expose les tourments de l'auteur/narrateur comme à propos de la paternité - le titre complet est Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé -, mais témoigne aussi de son temps et constitue une source très abondante de renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au XVIIIe siècle. C'est aussi un philosophe réformateur pénétré de rousseauisme qui publie des projets de réforme sur la prostitution, le théâtre, la situation des femmes, les mœurs, et un auteur dramatique. (Babelio) Provenance : signature "Bartholdi" (?) au premier volume. Localisation : Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (Suisse) [11 parties] ; Bibliothèque de Bordeaux (catalogue, 1837), n°4.666 [11 parties] ; Le Bibliographe alsacien, n°364 (11 premières parties ... et pour cause). Nous ne savons pas à qui imputer la mise en œuvre de cette édition "avortée" ? Une étude précise des ornements utilisés, de la mise en page et du caractère utilisé, du papier, pourrait sans doute permettre d'attribuer à une ville et un atelier d'imprimerie précis. Une étude rapide nous amène à penser qu'il pourrait s'agir d'une contrefaçon produite en Suisse. Elle est imprimée sur beau papier en assez jolis caractères et assez correcte. Références : J. Rives Childs, Restif de la Bretonne, pp. 303-307 ; P. Lacroix, Restif de la Bretonne, pp. 258-301 (qui décrit si mal cette contrefaçon qu'il ne l'a sans doute jamais eu entre les mains). Bon exemplaire en condition d'époque de cette édition pirate rare, encore plus rare même que l'édition originale. Renseignements complémentaires sur demande.
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1853 Michel Levy Freres, Paris, 1853,Collection : Bibliothèque contemporaine, in-12 relié percaline marron,dos lisse insolé,368 p.,trace de mouillure en coin marge du bas,sur la moitié du volume,sinon bon état.Edition originale.
Première édition sous ce titre de ce recueil de 8 nouvelles dans le genre fantastique, qui était paru originellement en 1840 (Les Nuits de Londres). Il fait partie d'une série de Nuits (Nuits italiennes, 1853 ; Nuits d'Orient, 1854 ; Nuits espagnoles, 1854 ; Nuits parisiennes, 1855) produites par la plume prolifique du Marseillais Joseph Méry (1797-1866). La première nouvelle du recueil (Le Château d'Udolphe) est une parodie réussie d'Ann Radcliffe. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Paris TALLANDIER 1912 1 Illustrés par Lucien Laforge Paris, Editions Jules Tallandier, 1912, in-4 demi-toile rouge, plats à décor polychrome, 1 ff., 64 pp., 1 ff.
Lucien Laforge(1889-1952) après avoir suivi les cours de l'académie Humbert, et débute comme dessinateur en 1910. Il participe à des journaux de divertissement comme "Pages folles" ou "Tout-Paris". Il dessina pour "Les hommes du jour" dès 1910, pour "Le Journal du Peuple" en 1917-1918, puis dans les années 1920 pour "L'Humanité", "Clarté", "Le Canard enchaîné" ou "Le Libertaire". Il illustre également des oeuvres littéraires dans les années 1910, dans un style loin de tout académisme, disant de lui : "Mais moi je ne suis pas à la mode, (...) je n'aime que la vie et la liberté." Il se consacre à la littérature en travaillant sur des livres de Gustave Coquiot, Lucien Descaves, Charles Baudelaire, Gaston Dumestre, François Rabelais ; mais aussi à l'enfantina. Ses Contes de Perrault, Les Mille et une Nuits (1912) et Ogier le Danois (1913) s'adressent aux enfants dans un style influencé par l'art nouveau, charmant, drôle et moderne. Dans ses Mille et une Nuits, il exploite les différents espaces de la page, en travaillant en pleine page en couleurs, mais aussi avec des petites illustrations in-texte, en noir et blanc ou en couleurs, qui retranscrivent l'univers merveilleux des Mille et une Nuits avec poésie et drôlerie. "LAFORGE (1889-1952), son dessin superbe, est largement cerné d'un trait gras, vidé en son centre, illustre entre autres Perrault et Les Contes des Mille et une nuits" (DicoSolo, 474)."Laforge, réalise un très bel album, soigneusement imprimé, qui fera date. Ses compositions dont les éléments rigoureusement délimités par un généreux trait noir font penser au vitrail, sont traitées en couleurs vives pour créer un climat chaud et enfantin" ("Le siècle d'or du livre d'enfants et de jeunesse 1840-1940", 50). Usures à la couverture, brochage fragile, brunissures sur la garde et les marges, infimes déchirures et restaurations.
Ernest Flammarion 1931 153 pages collection Les nuits. in-12. 1931. broché. 153 pages. Dans 'Quatre Nuits de Provence' Charles Maurras relate son enfance provençale à travers le souvenir de quatre nuits marquantes dont une veillée de Noël en 1873. Le texte autobiographique et poétique évoque la simplicité des mœurs et le bonheur de vivre dans la Provence du XIXe siècle
Bon état général avec deux petites coupures aux mors inférieurs