Lausanne, La Guilde du Livre, 1962 15 x 22, 148 pp., cartonnage éditeur, très bon état
Reference : 7601
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Paris, De l'imprimerie de Didot l'Aîné, 1789 ; 2 vol. in-8. 3 ff.-CXV-167 pp. / 2 ff.- pp. 169 à 478- 1 f. Veau blond glacé, dos lisses ornés, pièces de titre brune, petits médaillons de tomaison rouges. triples filets d'encadrement sur les plats, filets dorés sur les coupes, roulettes dorées sur les chasses, tranches dorées. Coins émoussés, dos légèrement décoloré. Bel exemplaire cependant, très frais et sans rousseurs.
Très belle édition qui fait suite à celle donnée l'année précédente par Didot, tirée à 250 exemplaires. A la suite de la table on trouve la mention : "Cette édition a été imprimée à 400 exemplaires sur du papier vélin d'Angoulême, de la fabrique de MM. Dervaud et Frères Henry, avec les nouveaux caractères de la fonderie Didot l'Aîné...". Les Fables sont précédées de l'Épître au Dauphin, de l'Avis de l'imprimeur, de La vie de La Fontaine et observations sur les fables (par Naigeon) et d'une vie d'Esope. On trouve après les 12 livres des Fables : "Philémon et Baucis", "Les Filles de Minée", "La Matrone d'Ephèse", et "Belphégor". Rochambeau, 135)
Moulins, Martial Place, 1842 ; in-8. 2 ff.-II-223 pp.-2 ff. Couverture un peu salie et dos cassé. Quelques rares et pâles rousseurs.
Edition originale peu courante. Réunion de soixante fables ornées de bandeaux typographiques et de culs-de-lampe gravés sur bois ; on retrouve ces derniers dans d'autres publications de Martial Place. Une seconde édition augmentée a paru dés 1843. Pierre Béraud des Rondards (1783-1850) était originaire de Couleuvre (Allier). Il fut d'abord adjoint au maire de Moulins en 1814, conseiller de préfecture, puis élu député de l'Allier de 1824 à 1830. Il démissionna en 1830 pour ne pas prêter serment à la Monarchie de Juillet. (Tiersonnier, Quelques ex-libris intéressant le Bourbonnais, 1911, p. 41).
P., Firmain Didot, 1844 ; plaquette in-8, brochée. 96pp. Traces d'usure sur la couverture
On ne connaissait de Babrius (poète grec du IIe ou IIIe siècle de notre ère) que quelques fragments, jusqu'à ce Minoïde Mynas trouve en 1843, au monastère de Sainte-Laure au mont Athos, un manuscrit renfermant des fables qui lui sont attribuées. Elles ont été publiées pour la première fois par Jean François Boissonade de Fontarabie en 1844 (Paris, Didot, avec un traduction latine) et traduites en français la même année, d'après cette version, par L. Boyer.
Thiers, Imprimerie T. de Grandsaigne, s.d. [vers 1935] ; in-8, broché. 198 pp. -1 f. (dont 5 ff. de musiques notée). Petit frottement au dos en queue.
La première édition avait été donnée à Thiers par A. Favyé et ne comportait que 79 pages, sans les Fables de La Fontaine. Tous les textes sont en patois (sans traduction en français) ; l'auteur donne à la fin un petit glossaire.
P., Hachette, (Imprimerie Lahure), 1868 ; grand in-4 ; 2 ff. (faux-titre et titre)-Portrait en frontispice-LX (notice, dédicace, préface et vie d'Esope)-864 pp. Des rousseurs un peu marquées sur les premières et dernières pages, très éparses dans le corps de l'ouvrage. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs, titre doré, nom du propriétaire en queue ; "Victor Jotillon", [avocat à Roanne, 1846-1911]. Des rousseurs sur les premiers feuillets et des frottements sur le dos, si non bon exemplaire.
Premier tirage de cette "splendide publication" (Carteret, Trésor du bibliophile romantique, 561). Outre le portrait de La Fontaine (hors-texte), chaque fable est illustrée d'une vignette disposée en tête, et 84 d'entre-elles ont été retenues pour être accompagnées de compositions à pleine page, gravées sur bois et comprises dans la pagination ; le tout est encore enrichi de nombreux culs-de-lampe également gravés sur bois. Les dessins de Doré rompent avec la tradition humoristique, ironique ou grimaçante des illustrateurs précédents (Oudry, Grandville...) pour donner une vision plus tragique et sombre, un réalisme fantastique qui évoque parfois le petit peuple de Jérôme Bosch. (Vicaire IV, 904-905)