‎Lettre autographe signée / LE CHEVALIER ou LECHEVALIER (Jean-Baptiste (1752-1836) / Comtesse A. Palamède de Macheco [née Amicie de Bataille de Jaucourt - ....-1857], Marquise de Bute. ‎
‎L .A. S. / Lettre autographe signée de LE CHEVALIER [Né à Trelly (Manche), professa, de 1772 à 1778, dans les collèges du Plessis, d'Harcourt et de Navarre, à Paris. Secrétaire du comte de Choiseul-Gouffier, ambassadeur à Constantinople, il voyagea en Italie, partit pour l'Asie Mineure, explora la plaine de Troie, visita Propontide et le Pont-Euxin, et remplit plusieurs mission en Moldavie. En 1806, il fut nommé conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris] à la comtesse A. Palamède de Macheco, née Bataille, à propos de son ouvrage "Vie de Blanche de Castille, reine de France, mére de Saint-Louis...", Paris, Kleffer, 1820. ‎

‎ 1820 PARIS - 16 Décembre 1820 - Lettre autographe signée en 2 doubles feuillets [24,5x14,5 cm]: 8 pages manuscrites; papier vergé ivoirin filigrané (couronne de laurier dans un cercle orné). Pliures horizontale et verticale. Rousseurs. Bon état. ‎

Reference : 16268


‎Paris le 16 xbre 1820Madame la comtesseAvant de vous offrir l'hommage de ma reconnoissance pour le présent cadeau dont vous mavez honoré en me permettant de jouir des prémices de votre exellent ouvrage, avant de vous remercier de la marque particulière confiance que vous m'avez donnée, en m'autorisant à vous en dire franchement mon avis, je voulois vous rendre compte des commissions dont vous m'avez chargé auprès de Me la Marquise de Bute. Mais comme j'attends encore les reponses qui m'ont été promises, je craindrois enfin d'abuser de votre patience, et de meriter par un trop long délay le soupçon de négligence ou d'oubly. Je vais donc m'acquitter de la tache delicate que vous m'avez donnée; toute autre à ma place la trouverait difficile, mais j'ai sous les yeux le joli petit billet que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser en montant en voiture: il m'enhardit à vous dire toute ma pensée puis que vous avez la bonté de recommande votre ouvrage à toute la franchise de mon caractère. Si mes critiques sont injustes, si même les fautes que je croirai appercevoirse trouvoient par hazard être des beautés, vous ne m'en voudrez pas de mes erreurs, vous n'envisagerez que mes bonnes intention et vous me pardonnerez tout en faveur de mon obéissance à vos ordres. J'entre donc hardiment en matiere, Madame et je commence par vous assurer que pour premier acte de ma franchise, que votre ouvrage est généralement écrit dans le véritable style de l'histoire, avec noblesse, simplicité pureté et élégance; que vous avez presenté votre heroine sous des traits plus neufs et plus brillant qu'aucun de ses historiens qui vous ont precedé, que vous etes entrée dans des considérations très elevées sur le regime féodal et les rapports de nos Rois avec leurs grands vassaux, que vous avez montré dans tout le cours de l'ouvrage une connoissance tres etendue et trés profonde des Histoires de france d'espagne et d'angleterre, que vous avez fierement defendu la Religion et la Noblesse contre les attaques des Albigeois anciens et modernes, en un mot que votre histoire de la Reine Blanche est certainement la meilleure et la plus complete qui ait paru jusqu'a nos jours; ..... je vous vois d'ici secoue la tête et suspecter deja peut être ma franchise accoutumée en me voyant débuter par un éloge aussi flatteur mais veuillez bien remarquer, Madame, que j'ai sousligné le mot généralement au debut de mes louanges. Car la quatrieme partie ne m'a pas paru ecrite avec autant de nerf ni autant de soin que les trois premieres; maintenant que me voila lancé dans la penible carriere de la critique, je vais frapper d'estoc et de taille, et travailler de mon mieux à meriter la bonne opinion que vous avez de ma sincérité. Je me tromperai souvent sans doute mais plus je serai sevère, plus j'en suis sur vous serez portée à me pardonner. La premiere page de votre préface contient deux critiques, ce frontispice n'est pas heureux, jaurais beaucoup mieux aîmé que vous eussiez debuté par l'excellente phrase qui termine votre ouvrage. ,,Si j'ai fait connoitre et apprecier,, les vertus de la Reine Blanche, ces huit lignes etoient suffisantes et parfaites; il etoit au moins inutile d'attaquer les auteurs de Biographie en les accusant d'ignorance et d'accuser le Baron d'autant de pesanteur et d'ennuy vous pouviez hardiment et avec toute sorte de confiance laisser à vos lecteurs le soin de comparer votre ouvrage avec le sien et de rendre aux Biographes la justice quils meritoient. vous pouviez aussi très bien vous dispenser de faire connoitre les sources où vous aviez prise et sutout, à cette occasion, de tomber une seconde fois sur la friperie de ce malheureux Baron d'Auteuil... à la page 35. vous dites en parlant de la Reine de Castille qu'elle survécut quelques mois à l'époux quelle avoit uniquement aimé; les Reines comme les autres femmes, ne font que leur devoir en aimant uniquement leurs maris page 30. le diadême de ce jeune Roi ne fut qu'une bande de papier doré cette phrase rappelle la brillante sortie de Bonaparte contre la legitimité..... qu'est ce qu'un thrône trois planches couvertes dun tapis de velours page 35., cette persuasion doit apporter au coeur de Blanche une consolation dont cette courageuse mais aimante princesse il ny a point d'opposition réelle entre le courage, et la tendresse. je dirois donc cette princesse courageuse et aimante. à la page 57. vous maltraitez un peu Mezeray. j'en suis faché ce Tacite Bas normand etoit tout juste de mon paÿs... page 68. les prieres d'une ame pure montent comme l'encens de l'arabie au trône du tout puissant. je ne sais si je me trompe, mais je crois quil n'y a que l'Arabie qui produise l'encens. page 76. ce prince brave..... et dans la phrase suivante ce comte troubadour. page 77. je suis très convaicu de cet amour. voici une faute majeure qui je vous conseille de cantonner s'il en est encore temps avant tout votre participe doit etre au feminin et il est fort à craindre que la malice infernale des hommes et la jalousie des femmes ne s'empare de cette faute pour chercher à prouver que l'auteur de votre ouvrage n'est pas de votre sexe... en second lieu, le lecteur s'inquiete fort peu de la conviction particulere de l'historien il lui demande imperieusement des temoignages et des preuves. vous avez, encore dans d'autres endroits, émis votre opinion personnelle sur des faits. et je tacherai de vous les signaler car je suis décidé à ne vous rien pardonner dussiez vous vous mettre un peu en colere contre moi. page 82. encore ici l'historien nous fait part de son opinion particuliere et même avec une sorte de dédain pour les confreres qui ne la partagent pas..... je ne reponds point à une pareille attention. je me bornerois à dire: la vie entiere de Blanche repond à ces inmperieux soupçons... page 84. voici encore une de ces pages que je voudrois faire cantonner, et que j'aurois severement condamner à ne pas voir le jour si j'avois eté consulté. cette bizarre anecdote de la belle pucelle de Montpensier, n'est pas digne de la majesté de l'histoire; il est impossible de la raconter sans blesser l'oreille des lecteurs delicats, et sans exciter la risée de ceux qui ne le sont pas; les vipères du Constitutionnel et de la Minerve ne manqueront pas de remarquer que c'est une femme Royaliste qui se charge de ressusciter l'aventure et nos pieuses princesses n'en seroient pas édifiées. page 118. voici encore notre historienne en jeu.... je suis très persuadée de l'amour du comte. mais je crois qu'il ne s'alluma qu'alors.... il y a deux fautes dans ces deux / lignes. 1°. ce n'est pas vous c'est nous qu'il s'agit de persuader. 2° comment pourriez vous assigner .... assigner l'époque précise ou le coeur de ce prince a pris feu? qui veut trop prouver ne prouve rien. la question de cet amour ne doit pas etre traitée longuement ni a plusieurs reprises. la gravité de l'histoire et le caractère sacré de la reine exigent qu'on ne fasse qu'effleurer un sujet aussi délicat page 117. je ferois disparoitre la note qui se trouve au bas de cette page. le critique estimé peut traiter Mercier avec tout le fiel et toute l'amertume qui lui conviendront. la Comtesse de Macheco ne doit pas entacher son ouvrage de pareilles expressions. je ne pardonne pas plus le capuchon de l'hermite que son amabilité passée. c'est un veritable drôle dont le nom seul est une souillure pour l'histoire de Blanche. encore une fois c'est une faute majeure que de s'appesantir sur cette question, et de se complaire en quelque sorte dans des citations d'auteurs orduriers et impies qui ne peuvent qu'inspirer l'horreur aux ames honnètes, et créer d'injustes soupçons dans des ames innocentes. page 153. cette page est de toute beauté il y en une infinite d'autre dans le cours de l'ouvrage mais ce ne sont des eloges que vous m'avez demandés, mais de la belle et bonne critique. aussi vous voyez que je m'acquitte ponctullement de ma commission. Je finis ici mes reflexions critiques et le ne les continuerai qu'après avoir acquis la certitude qu'elles vous paroissent justes et que par consequent elles ne vous ont pas déplu. dans l'intervalle qui va s'ecouler entre le depart de ma lettre et l'arrivée de votre reponse, j'espere que je recevrai des nouvelles de Lady Bute et de mon ami Mortlock, et je ne perdrai pas une minute pour vous en faire part. Veuillez bien, Madame, faire agréer mon respect à Monsieur le Comte de Machecot et agréer vous même l'hommage du parfait devouement avec lequel j'ai l'honneur d'etre Madame la Comtesse votre tres humble et très obeissant serviteur Le Chevalier conservateur de la Bibliothèque de S-Genevieve. p. s.J'aurois bien envie de recopier ma mechante lettre afin de vous eviter la peine de la lire et de devorer toutes les vilaines ratures. mais j'aime à croire, que vous serez aussi indulgente pour moi que je suis severe pour vous... ******************************** DÉSTOCKAGE - LA BOUTIQUE FAIT UNE REMISE DE 50 % SUR TOUT LE CATALOGUE: LES PRIX AFFICHÉS TIENNENT COMPTE DE LA REMISE DE 50 %. - librairie.passe-temps@orange.fr - 06 78 36 86 46 *************************** ‎

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