Livre

Référence : 29805

‎ VIVANT DENON Dominique ‎

‎"Voyage dans la Basse et Haute Egypte : Tableau hiéroglyphique, extrait d'un manuscrit Egyptien. (Planche 141).<br />"‎

‎" - Didot, Paris 1803, 68x52,5cm, une feuille. - Gravure originale in folio non rognée, extraite du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte de Vivant Denon. Planche dépliante ornée d'une gravure ainsi décrite par l'auteur : Autre manuscrit trouvé à Thebes, et rapporté au moment où j'achevois mon ouvrage : il a été donné au général Andréossy, qui a bien voulu me le communiquer ; c'est le plus considérable de tous ceux que j'ai vus : il a douze pieds de longueur, et contient dix-neuf pages d'écriture, qu'il sera très intéressant de publier dès qu'on sera parvenu à lire ces especes de manuscrits : je me suis contenté de prendre la vignette, qui m'a paru assez intéressante pour mériter d'être ajoutée à douze autres estampes que je donne de plus que celles que j'avois annoncées à mes souscripteurs. Ce dernier manuscrit a quelque analogie avec celui en toile (planche CXXV), qui a de même dix-neuf pages, un tableau, et une vignette ou espece de frise qui regne sur le dessus de toutes les pages ; celle-ci est malheureusement trop fruste pour avoir conservé de l'intérêt, ainsi qu'on peut le voir dans la partie supérieure du tableau ; j'ai remarqué dans les fragments qui restent, des crocodiles, un scorpion, une écrevisse: ce manuscrit, divisé par chapitres, le commencement de chacun d'eux est écrit en rouge ; trois des pages semblent être la récapitulation ou le titre des chapitres: composés chacun d'une demi-ligne, le premier mot qui commence la ligne est le même tout le long de la page, et semble devoir être un article ou un pronom ; il y en a un différent à chacune des pages : je les ai copiés fidèlement tous les trois (voyez lettres A, B, et C). Le papyrus de ce dernier manuscrit m'a paru plus fin, l'écriture d'un plus beau caractere, et la touche du dessin un peu plus ferme, et d'un style plus précis: je crois qu'il est de ces especes de dessins comme de ceux que nous voyons sur les vases étrusques, c'est-à-dire qu'il doit y avoir tout naturellement une grande variété dans la perfection de leur exécution, et qu'il est possible qu'il en existe d'aussi purs et d'aussi précieux que la sculpture de certains hiéroglyphes qui ont la précision de l'orfèvrerie. J'ai gravé celui-ci moi-même, et j'y ai mis une grande imitation de la touche ; ses couleurs se sont conservées très vives ; elles sont posées à plat ; je les ai blasonnées dans la gravure pour les faire connoître : la ligne verticale indique le rouge, la ligne horizontale le jaune, l'inclinée le verd, et la croisée le noir ; la premiere disposition du tabeau avoit été tracée au crayon gris ; il en paroît encore quelques traces près des colonnes (voyez les lignes ponctuées). En humectant le papyrus pour le dérouler, il a répandu une odeur si forte et si pénétrante, quoiqu'agréable, qu'il a fallu ouvrir les fenêtres pour ne pas en être incommodé. J'ai cru trouver dans les personnages une nouvelle raison de penser que ces coiffures étranges, présentant des têtes d'animaux sur des corps d'hommes, étoient des especes de masques, des signes extérieurs qui indiquoient la dignité attachée aux degrés d'initiations, et dont les initiés étoient revêtus dans les cérémonies. La figure n° 15, dans l'acte d'écrire, est un personnage vivant, dans un mouvement actif ; ses jambes et ses bras sont rouges, de couleur animée, et sa tête, surmontée d'un bec d'oiseau, ne doit être qu'une figure superposée. La figure 3, entre deux divinités, est sans marques de dignité, sans barbe ; elle a le simple habit sans couleur que portoient tous les Égyptiens ; sa chair est rouge ; elle est dans l'attitude d'un aspirant, et en est peut-être un : toutes les petites statues, trouvées étudiant sur des manuscrits, sont également sans marque de dignité, sans barbe, et paroissent toutes être jeunes. Les deux figures n° 10 et 13, qui sont sous le fléau de la balance, et qui semblent en régler l'équilibre, sont du genre de la premiere ; tandis que la petite, n° 5, vêtue d'une seule toile blanche, et qui met une divinité dans un des bassins de la balance, est de la classe de celle n° 3 ; elle paroît établir l'équilibre de l'autre bassin, dans lequel est l'emblême de la terre : les deux extrémités du fléau de la balance sont terminées par deux fleurs de lotus, peut-être signifiant l'équilibre des eaux, qui fait seul fleurir cette plante; et la figure du chien ou du cynocéphale, n° 8, qui est au-dessus du support, qui est verte, qui a un gros ventre, et qui épanche de l'eau sur l'image de la terre, qui lui est présentée par l'initié à la figure d'Osiris, est peut-être le vent de la pluie, celui qui presse les nuages contre la chaîne des montagnes de la lune, celui qui produit le trop ou trop peu d'inondation ; cette figure d'Osiris, n° 10, paroît avec l'une et l'autre main en chercher l'équilibre. L'espece de lion, n° 17, avec des mamelles, qui est sur un autel, la gueule ouverte, la langue haletante, est aussi une particularité que je n'ai trouvée nulle part ailleurs ; l'offrande d'une fleur aquatique, et d'un vase transparent à moitié plein d'eau, n° 18et 19, n'indiqueroit-elle pas l'invocation à la divinité pour obtenir l'entiere inondation dont la terre altérée sollicite le secours? C'est toujours pour obtenir de l'eau que l'on prie en Égypte, parceque c'est toujours l'eau qui y produit tout, qui est le principe de tout, l'objet de tous les voeux, la source de toutes les craintes, parceque c'est le premier besoin , le principe de la végétation et celui de l'abondance. Chaque antiquité que l'on trouve fournit une assertion qui souvent ne vient qu'à l'appui d'une erreur : voulant donner une histoire à un grand peuple éclairé, puissant, qu'une longue suite de siecles a séparé de nous pendant nombre et nombre de siecles par une barriere mystérieuse, chacun a voulu voir dans les premiers fragments des monuments égyptiens apportés en Europe l'application d'un systême prématuré; impatient, on a voulu y trouver l'explication du ciel, de la terre, les principes du gouvernement de ce peuple, et le tableau de ses moeurs ; celui des cérémonies de son culte, de ses arts, de ses sciences, et de son industrie : les formes hiéroglyphiques se sont prêtées au délire de l'imagination ; et, s'appuyant sur des hypotheses, chacun s'est avancé avec la même autorité par des routes différentes, et toutes également obscures et hasardées. Un auteur, trouvant un jour une suite de vignettes , s'avisa de parodier ces estampes ; le roman se trouvant agréable, personne ne s'avisa de revendiquer sa conquête : mais ici que l'histoire peut protester contre la parodie chaque fois qu'on apporte une authenticité nouvelle, plus les objets de comparaison se multiplient, et plus on craint de hasarder des rêves, et moins par conséquent on ose écrire. Amasser sans système et rassembler des monuments qui offrent des rapprochements et des rapports, si ce n'est pas donner la lumiere, c'est battre la pierre dont s'échappe l'étincelle qui la produit. Bien pénétré de ce sentiment, j'ai trouvé en moi ce courage passif qu'il falloit avoir pour faire des dessins hiéroglyphiques, cette pieuse ardeur, ce zele aveugle enfin qui ne peut être comparé qu'à celui de nos vestales, qui, naguere, dans une langue étrangere, prioient, croyoient, adoroient, sans comprendre.Important manque angulaire sans atteinte à la gravure, plusieurs traces de pliure, quelques infimes traces de rousseurs, sinon bel état de conservation.Publié pour la première fois en deux volumes, dont un atlas de gravures, chez Didot, en 1802, le 'Voyage dans la Basse et la Haute Égypte' connut un tel succès qu'il fut traduit dès 1803 en Anglais et en Allemand, puis quelques années plus tard en Hollandais et en Italien, notamment. Presque toutes les planches sont dessinées par Denon, qui en a aussi gravé lui-même un petit nombre, notamment des portraits d'habitants d'Egypte, qui ont encore gardée toute la fraîcheur d'esquisses prises sur le vif (nos 104-111). Une bonne vingtaine de graveurs ont également collaboré à la création des eaux-fortes dont Baltard, Galien, Réville et d'autres. Dominique Vivant, baron Denon, dit Vivant Denon, né à Givry le 4 janvier 1747 et mort à Paris le 27 avril 1825, est un graveur, écrivain, diplomate et administrateur français. A l'invitation de Bonaparte, il se joint à l'expédition d'Egypte en embarquant dès le 14 mai 1798 sur la frégate "" La Junon "". Protégé par les troupes françaises, il a l'opportunité de parcourir le pays dans tous les sens, afin de rassembler le matériau qui servit de base à son travail artistique et littéraire le plus important. Il accompagne en particulier le général Desaix en Haute Egypte, dont il rapporte de très nombreux croquis, lavis à l'encre et autres dessins à la plume, à la pierre noire, ou à la sanguine. Il dessine sans relâche, le plus souvent sur son genou, debout ou même à cheval, et parfois jusque sous le feu de l'ennemi. A l'issue d'un voyage de 13 mois durant lesquels il dessine plusieurs milliers de croquis, Vivant Denon rentre en France avec Bonaparte, et devient le premier artiste à publier le récit de cette expédition. Les 141 planches qui accompagnent son Journal retracent l'ensemble de son voyage, depuis les côtes de la Corse jusqu'aux monuments pharaoniques de la Haute Egypte. Bonaparte le nomme ensuite directeur général du musée central de la République, qui devient le musée Napoléon, puis le musée royal du Louvre et administrateur des arts. En 1805, Vivant Denon relance le projet de la colonne Vendôme, qui avait été suspendu en 1803. Il organise ensuite des expéditions dans toute l'Europe impériale pour amasser les objets d'art, qui sont pillés pour être emportés au Louvre. En 1814, Louis XVIII le confirme à la tête du Louvre, dont une aile porte encore son nom aujourd'hui. Il est considéré comme un grand précurseur de la muséologie, de l'histoire de l'art et de l'égyptologie. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Original, unshaved, full-page etching from the ""Imperial edition"" of the Description de l'Égypte, or 'Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand [A Collection of the observations and research carried out in Egypt during the French expedition, published on the orders of his Majesty the Emperor Napoleon the Great]'. Produced between February 1802 and 1830 on the orders of Naopleon Bonaparte and published between 1809 and 1828, 1,000 copies were printed and distributed to institutions, on vergé paper with an 'Égypte ancienne et moderne' watermark, visible when held up to the light. Light marginal spotting not touching image, otherwise in very fresh, fine condition. An engraving from the Description de l'Egypte, one of the masterpieces of French printing and the birth of a new field: Egyptology. A gigantic survey of Egypt at the time of Bonaparte's conquests in 1798 and 1799, the work is divided into 13 volumes of engravings making up 892 plates, of which 72 colored, as well as presenting the splendors of the Egypt of the Pharaohs in 9 volumes. The other volumes discuss natural history and present a fascinating portrait of Coptic and Islamic Egypt as it was seen by Bonaparte's Eastern Armies. The 'Egyptian campaign', militarily a disaster, demonstrates, through the engravings of the Description d'Egypte, the scientific success it nonetheless became thanks to the 167 expert members of the Commission of the Sciences and Arts of the Institut d'Egypte [Egyptian Institute] who followed Napoleon's army. The Institut gathered together in Egypt the mathematician Monge, the chemist Berthollet, the naturalist Geoffroy Saint-Hilaire as well as numerous artists, engineers, architects and doctors. They were tasked with re-discovering modern and ancient Egypt and displaying its natural treasures as well as the know-how of its inhabitants. This edition, the so-called ""Imperial"" edition of the plates for the Description de l'Egypte was printed in four large formats, two of which were specially created for it and christened ""Moyen-Egypte"" and ""Grand-Egypte"". A special press was built to print it, the process extending over 20 years, from 1809 to 1829. The ""Imperial"" edition proved so popular that a second edition, this time in black and white and without the ""Egypte ancienne et moderne"" watermark - known as the ""Royal Edition"" - was published during the Restoration by the printing house of C.-L.-F. Panckoucke (Paris). The engravings of the Description d'Egypte owe a great deal to Baron Dominique-Vivant Denon, illustrator, diplomat, collector and later Director of the Musée Napoléon (the Louvre). His exploration of the South of Egypt gave Bonaparte the idea of sending the experts of the Institut there, thus creating a faithful and complete portrait of the area. This was the research gathered together from 1802 in the mammoth Description de L'Egypte. Denon embarked on this story of archeological exploration at the age of 51, reaching first Alexandria and then Cairo before exploring Upper Egypt. Along with the members of the Institut d'Egypte, the Natural History Museum's painter H.J. Redouté (brother of Pierre-Joseph Redouté, author of Roses), the mineralogist Dolomiue, and the draughtsman Joly, Denon then explored the Nile Delta and Lower Egypt. When, however, he joined the 21st Light Infantry Regiment as it marched across Upper Egypt in pursuit of the retreating Mameluks in November 1798, he found himself the only civilian. In the very midst of the battle itself, he reeled off sketches of the works of art that peppered his path right up to the threshold of the Sudan. He said that he had crossed ""a country that is, apart from its name, entirely unknown to Europeans, and therefore everything was worth describing"" (Voyages dans la Basse et la Haute Egypte pendant les campagnes de Bonaparte en 1798 et 1799, 1817). On his return to Cairo, the great general, spellbound by Denon's accounts and drawings ordered two commissions to be set up, led by the engineers Fourier and Costaz. They were tasked with the scientific study of the ancient remains in Upper Egypt; research that proved a significant contribution to the monumental Description d'Egypte, from which this plate is taken. ANCIENT EGYPTThese engravings therefore represent a unique body of material that contributed to Jean-François Champollion's deciphering of hieroglyphics, and which mark the beginning of the line of Mariette, Maspero and Carter, who would reshape the face of Ancient Egypt. They also started a craze that gave birth to the phenomenon of Egyptomania and the Orientalism of Delacroix, Fromentin, Marilhat, Decamps and Théophile Gautier. Financiers, politicians, merchants and all kinds of treasure-hunters made their way to the banks of the Nile in search of riches, following this rediscovery of Egypt. The originators of Egyptology, these plates were to have a hugely influential afterlife. NATURAL HISTORYThese engravings show the scientific genius of the French experts then working on the ground in Egypt, laying the foundations for its becoming a French colony. This colonizing project, which had been mooted since the reign of Louis XIV, was now accompanied - with Bonaparte's arrival - by an in-depth study of the country's fauna and flora thanks to the work of the most eminent naturalists, mineralogists, and entomologists of the day. The Description de l'Egypte shows all of this immense scientific undertaking through its engravings, which were done after drawings by members of the Academy of Science, including Etienne Geoffroy Saint-Hillaire, Alire Raffenau-Delile and Henri-Joseph Redouté. In the words of Geoffroy Saint-Hilaire, ""We have gathered the material for the greatest work that a nation could hope to undertake. In mourning the fate of so many brave soldiers who - after so many glorious exploits - fell in Egypt, we shall be able to console ourselves that such precious works came into being."" MODERN EGYPTThe genius of the experts of the Institut d'Egypte is revealed in the plates of the section known as ""Modern Egypte"". Architecture, industry, social organization, conditions of health, irrigation, music, and crafts, are all presented with exceptional precision and powers of description. The spirit of Diderot and d'Alembert's Encyclopédie runs through the work of the draughtsmen of the Description de L'Egypte, who accompanied the text volumes with numerous detailed plates, undertaking to produce a portrait of the local population that was imbued with both beauty and respect. Wealthy Pashas and simple artisan potters are sensitively represented here, going about their business in beautifully composed images that nonetheless do not fall into the traps of idealism or caricature. ISLAMIC ARCHITECTURE (the ""Cairo"" plates) The set of engravings to which this plate belongs constitutes one of the first complete studies of the monuments of Islamic Egypt in Cairo, bringing together maps, sections and elevations of mosques, mausoleums and fortifications, from the Tulunid era in the 9th century up to the Mameluk constructions contemporaneous with the arrival of the Bonapartist troops. At the same time, the architects and engineers of the Institut d'Egypte also made a big series of plates dedicated to civilian housing and edifices in Cairo, including both grander and more modest constructions, providing a precious picture of life in Cairo at the end of the 19th century. BAB AL FOUTOUH Bab el-Foutouh, "" The Conquest Gate"" marks the northern limit of Fatimid old Cairo. Rebuilt in 1087, it is highly defensive in nature owing to the turbulent climate in 11th Century Cairo, which saw a number of popular uprisings. An imposing gate, it has two semicircular towers with low-slung arches made of heavy blocks of stone anchored within the ramparts. The sizeable passage through the gate (4.85m wide by 6.79m high) has a shallow dome. BAB EL NASR Bab el-Nasr, ""The Victory Gate"" is on the northern wall of the Fatimid fortress in Cairo. Its two enormous rectangular towers were rebuilt in 1087 after a long period of popular uprisings. On this highly attractive frontal image signed Protain, one can admire the sculpted shields in the corners of the gate and on the towers, symbolizing victory and protection against invaders. After taking Cairo, Napoleon named all the towers along the wall of the fortress after the officers assigned to guard them. Their names are still engraved on the upper parts of the walls of the gate. SULTAN HASSAN MOSQUEThe massive architectural complex constructed by Sultan Hassan at the foot of the citadel in Cairo was built in the ostentatious style so characteristic of Mameluk architecture. Completed in 1356, the Sultan Hassan Mosque has a monumental gate and a 57m high minaret. This group of buildings, comprising a mausoleum that was never put to use, was strategically built on the site of a square that saw the start of a number of popular uprisings. The mosque was heavily inspired by Iranian models. Philae This plate is taken from a set of engravings dedicated to the Temple of Isis on the island of Philae. The final bastion of the worship of the ancient Egyptian gods, the temple of Isis was the last pagan temple to be in use before it was closed in the 6th century A.D. under Justinian. Construction on the temple began under the Ptolemies, a period of growth for the Isis cult. Isis was the sister and wife of Osiris and mother to Horus. Kom Ombo (Ombos) The Kom Ombo site, 40 kilometers from Aswan, is home to one of the best preserved ancient Egyptian temples, dedicated to Sobek, a crocodile god and Haroeris, a form of Horus. Built in the Ptolemaic era, it was actually founded during the XVIIIth Dynasty. Its massive Composite capitals and highly accomplished reliefs are captured accurately by the draughtsmen of the Institut d'Egypte, Jollois, Balzac and Cécile. The dual aspect of its design, intended for worship of two different divine triads - those of Sobek and Haroeris - is reproduced in great detail by the architects and engineers of the Egyptian campaign through this set of prints, which preceded the first archeological digs in the building by Auguste Mariette in 1828. Edfu This plate is taken from a series of views of the great temple at Edfu and the various buildings in its cultic complex. The temple of Horus, a jewel of Ptolemaic architecture and exceptionally well-preserved, is made up of a majestic entry gate and a hypostyle chamber, which are both extensively documented thanks to the engravings by the experts of the Institut d'Egypte. Begun in 237 BC by Ptolemy III and completed 180 years later under Tiberius, it proved an extraordinary sight for the draughtsmen come to explore the left bank of the Nile. Esna and its environs The town of Esna (Esneh or Latopolis in Bonaparte's time), lies fifty kilometers to the south of Luxor. The experts from the Institut de l'Egypte documented their discovery of its temple, dedicated to Khnum, one of the gods of creation who worked with clay and had the head of a ram; he controlled the life-giving flooding of the Nile, the source of fertility. He was associated with Nebt-uu, the mistress of the countryside and Menhyt, a goddess with the head of a lion. This temple, partially rebuilt during the Ptolemaic era, was added to right up to the reign of Tiberius. The draughtsmen also produced a number of views of the neighboring temples, most notably the less well-preserved temple of Contra-Latopolis to the north of Esna. Thebes Medinet-Habu Close to Thebes and Luxor on the left bank of the Nile, the city of Medinet-Habu is home to one of the most attractive temples of New Kingdom period Egypt, the mortuary temple of Ramses III. This dates from the middle of the 12th century BC, and is based on the famous Ramesseum of his predecessor, which it surpasses in size. A funerary temple celebrating the Pharaoh, the experts of the Institut d'Egypte set about creating cross-sections, plans and elevations, and most especially capturing its numerous bas-reliefs. The architects and draughtsmen also focused on the Royal Palace and its internal peristyle within the 12-metre fortress that encircles the religious complex, including the Temple of Amon, located at the south-east of the site and begun in the reign of Hatshepsut at the end of the 15th Century BC. Memnonium The Memnonium, a name used by visitors to the Valley of the Kings from 1750 to 1850, refers to a set of three royal buildings constructed during the New Kingdom: the Ramesseum, the Temple of Amenhotep III and the Temple of Sethi I. The draughtsmen and architects of Bonaparte's Institut, sent out on expedition across Upper Egypt from 1799 documented Thebes and the Valley of the Kings, even attempting to reconstruct some of the buildings on the basis of descriptions by Classical authors. The tomb of Ozymandias (one of the numerous names of Ramses II), in a very poor state, thus became the subject of very thorough study and an attempt to fill in its missing bits on the basis of the writings of Diodurus Siculus. This Greek historian of the Augustine period stayed in the valley of the Nile from 60-57 BC and his visit to the tomb of Ramses II is recounted in his monumental Bibliotheca Historica (Book I, XLVII-XLIX).At the same time, the experts also made extremely detailed studies and views of the Colossi of Memnon, all that remains of a huge memorial temple to Amenhotep III built on the road to the necropolis in the Valley of the Kings. These colossi were located at the entrance to the temple in front of a preliminary pylon made of brick. These two statues represent King Amenhotep III framed to the right by the great Royal Consort Tiy and to the left by the Queen Mother Mutemwiya. Hypogea and Biban el Moluk This plate is taken from a series of engravings of the hypogea in the Valley of the Kings (Biban el Moluk) in Thebes. Some are in color to show the vivid hues of the sarcophaguses and mysterious murals whose secret had yet to be broken by Jean-François Champollion. The draughtsmen of the Institut, including the famous Geoffroy Saint-Hilaire, sent by Napoleon to cover Upper Egypt in 1799, capture with élan the royal mummies and the artifacts that accompanied the dead in their journey to the netherworld: urns, furniture, weapons, idols and the mummies of numerous mammals and birds. Karnak This plate is from a set on the Great Temple at Karnak, built during the New Kingdom at the time of Ramses III. This enormous complex is divided into three parts and is dedicated to the Theban Triad of gods, Amun, Mut and Khonsu. Its sculptures, internal bas-reliefs and sunken reliefs on the external facades are intricately captured by the engineers of the Institut, while the architects worked out the complex groundplan of this edifice, which was divided into facades, colonnaded halls and sacral spaces reserved for the temple priests. The alley of the monumental sphinx which links the site to the Luxor site was also the subject of a plate by Lepère, an architect from the Institut who took part in the expedition across Upper Egypt. Dendera The experts executed views and drawings of the temples of Dendera (or Tentyra), a city in Upper Egypt 60km to the north of Luxor. They have captured, with an exceptional degree of graphic artistry, the thick, round nature of the sculpted reliefs of the great Temple of Hathor, built under the Ptolemies in the first half of the 1st century BC. They also produced interesting views of the neighboring temples as well as a selection of reliefs of the ""Dendera Zodiac"", a chapel dedicated to Osiris and located beneath the temple of Hathor. Its famous astronomical relief was discovered by the French General Desaix - stationed in Upper Egypt by Bonaparte from 1798 - and taken back to France in 1821 by Claude Lelorrain; it is now on display in the Louvre. Another astronomical and cosmological relief on the ceiling of the hypostyle hall of the Temple of Hathor is the subject of a magnificent plate by Jollois and Devilliers. This covers seven soffit coffers of the ceiling and is an immense allegorical image showing several levels of consciousness: that of cosmogony, the constellations and their effect on the Earth, the creation of Man, and the Nomes of Egypt, symbolized by 21 pairs of wings topped with the red crown of Lower Egypt and the white tiara of Upper Egypt. The Pyramids at Memphis The Giza Plateau, near Memphis, is home to three of the most famous Ancient Egyptian Pyramids, the tombs of Cheops, Khafre and Menkaure, Pharaohs of the 4th Dynasty (2620-2500 BC). The experts of the Institut, hurrying to Memphis, explored the plateau and made numerous views of these majestic pyramids, towering over inhabitants and mounted figures. They also made minutely detailed views of the epigraphs on the tombs adjacent to the pyramids, as well as views of the Sphinx of Gaza near the Pyramid of Khafre. Views of Alexandria A plate taken from a set of view of Alexandria as it was found by Napoleon's army in June 1798. Embarking in Toulon on the 14th May, his troops disembarked at Alexandria a month later and explored this port city before heading towards Cairo to take the capital. " Didot Paris _1803 "68x52,5cm" une feuille‎

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