Paris Futuropolis 1983. Portofolio (36,5 x 29 cm.), (10) feuillets libres (Page de titre présentant toutes les planches, 1 feuillet de préface de Daniel Varenne et 8 planches couleurs). Edition originale, ex. 302/750 numérotés et signés par l'artiste en marge de la première planche. Sous chemise cartonnée à rabats pleine toile noire orné du titre et d'une vignette argentée.Petit choc au dos du cartonnage.
Reference : DZN-1536
Alex Varenne était un maître de la bande dessinée érotique.
A la librairie Gauzy
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Exceptionnel et précieux manuscrit d'un des plus importants romans de Vigny [Paris, circa 1832]. 1 vol. (200 x 310 mm) de 3 f., 275 feuillets manuscrit et 3 f. Maroquin rouge, dos à nerfs orné de filets à froid, titre doré, doubles filets sur les coupes, tête dorée, chemise et étui moderne (reliure signée de Chambolle-Duru). Manuscrit de travail complet.
Stello a été publié dans la Revue des Deux Mondes en trois livraisons : le 15 octobre 1831, où ce récit initial est présenté comme le « fragment d'un gros livre », puis le 1er décembre 1831 et le 1er avril 1832. À partir du 9 juin 1832 (selon la Bibliographie de la France) vont s'échelonner pas moins de huit éditions, qui seront revues et corrigées par l'auteur, toutes chez Gosselin et Renduel. Comme le note Sophie Vanden Abeele-Marchal dans son étude sur la genèse de Stello, Vigny consignait dans son Journal à la date du 20 mai 1832 : « J'ai achevé de corriger moi-même et moi seul, les épreuves de la première édition de Stello. Cette édition vaudra mieux que le manuscrit que je brûlerai un de ces jours et que je conserve encore je ne sais pourquoi. » Ce ne sera dieu merci pas la cas, et Vigny y ajoutera même 8 derniers chapitres qui ne seront présents que dans l'édition imprimée [35 à 42] : « Un soir d'été » ; « Un tour de roue » ; « De l'ostracisme perpétuel » ; « Le ciel d'Homère » ; « Du mensonge social » ; « Ordonnance du Docteur Noir » ; « Effet de la consultation » ; « Fin ». Le manuscrit est rédigé à l'encre brune au recto de grands feuillets de papier vélin, surchargé de ratures, corrections et additions - parfois sur des feuillets plus petits ajoutés - et témoigne d'un important travail d'élaboration et de remaniement. Plusieurs versos présentent des lignes biffées, correspondant à des débuts de page abandonnés. La pagination, en haut à droite des feuillets, est discontinue, parfois double, avec quelques incohérences (et quelques erreurs lors de la reliure). Enfin, la numérotation et l'intitulé des chapitres ont donné lieu à des hésitations dont le manuscrit porte trace ; les derniers chapitres ne sont pas numérotés. Une « Table » finale dresse la liste des 42 chapitres. Enfin, il porte le nom des typographes entre lesquels a été répartie la copie pour la mise à l'impression. « Les Essentiels » de la Bibliothèque nationale de France présente ainsi ce chef-d'oeuvre du romantisme : « La Première consultation du Docteur noir, Stello ou Les Diables bleus est un roman à tiroirs mettant en scène Stello, jeune poète atteint de l'étrange maladie des « diables bleus » qui lui donne envie de s'engager en politique, ce que le vieux Docteur noir va entreprendre de guérir en racontant le sort malheureux qu'ont réservé trois pouvoirs politiques différents (monarchie absolue, monarchie parlementaire et démocratie) à trois poètes (Gilbert, Chatterton et André Chénier), avant de prescrire de « séparer la vie poétique de la vie politique » dans une ordonnance conclusive. L'oeuvre se distingue par une certaine virtuosité, mêlant révolte, pitié ou détachement, dans un style qui s'adapte aux histoires rapportées : la première nouvelle mime malicieusement le style fleuri d'un dix-huitième siècle matérialiste et la seconde prend des airs anglais, quand la troisième donne à éprouver l'atmosphère de la Terreur. À la psychologie du poète s'ajoute la question de sa place dans la société et, plus largement, de la possibilité d'un gouvernement satisfaisant ainsi que du rôle de l'art. » Des bibliothèques Louis Barthou et Lucien Dhuys. Détail des titres et de la double numérotation : En tête du chapitre 1 « Caractère du malade », Vigny a noté : « Ce chapitre doit être mis à la place de l'autre 1e chapitre » ; II « Symptômes » (Vigny a hésité sur le titre : « Symptômes et choses singulières que Stello dit au Docteur noir ») ; III « Conséquences des Diables-bleus » ; IV « Histoire d'une puce enragée » (4 autres titres biffés, dont « Comment le Roi eut une idée nouvelle » ; l'héroïne féminine s'appelait Madame de Châteauroux, corrigé en Mademoiselle de Coulanges) ; V « Interruption » ; VI (mal numéroté VII) « Continuation de l'histoire que fit Docteur noir » ; VII [VIII] « Un credo » (deux titres biffés, dont « Êtes-vous Poëte ? »). [Ce premier groupe est paginé 1-19 avec un feuillet 14 bis.] VIII [IX corrigé en 8, ce décalage corrigé se poursuivant sur les 4 chapitres suivants] « Demi-folie » ; IX « Suite de l'histoire de la puce enragée » ; X « Amélioration » ; XI « Un grabat » ; XII « Une distraction » [Ce 2e groupe, marqué en tête « 2e article », paginé 1-21, a été ajouté au précédent pour former la première livraison de la Revue des Deux Mondes (RDM)] ; XIII [marqué XII, le décalage se poursuivant sur les chap. suivants] « Une idée pour une autre » ; XIV « Histoire de Kitty Bell » ; XV « Une lettre Anglaise » ; XVI « Où le Drame est interrompu par l'érudition d'une manière déplorable... » ; XVII « Suite de l'histoire de Kitty Belle. Un bienfaiteur » ; XVIII « Un escalier ». [Ce 3e groupe, paginé 1-42, correspond à la 2e livraison de la RDM.] ; XIX « Tristesse et Pitié » (titre primitif biffé : « Dur comme la pensée ») ; XX « Une histoire de la Terreur ». [Ce 4e groupe est paginé 1-15 avec un 5 bis et 18-24 ; il donne le début de la 3e livraison de la RDM.] ; 21 « Un bon canonnier » ; 22 « D'un honnête vieillard » ; 23 « Sur les hiéroglyphes du bon canonnier » ; 24 « La Maison Lazare » ; 25 « Une jeune mère » ; 26 « Une chaise de paille » ; 27 « Une femme est toujours un enfant » ; 28 « Le Réfectoire » ; 29 « Le Caisson » ; 30 « La Maison de Mr de Robespierre, avocat au Parlement » ; 31 « Un législateur » ; 32 [XXXIII] « La Promenade croisée » [le début a été relié après le chapitre 32 ajouté] ; 33 [XXXIV] « Un petit divertissement » [Ce 5e groupe, paginé 1-59 (plus 20 A et B et 40 bis) et 57-88 (plus 61 bis et 62 bis) constitue et termine la 3e livraison de la Revue des deux mondes]. Aguttes, 17.11.2020, n° 111 ; Classique Garnier, « La Genèse de Stello » p. 67.
Exemplaire sur pur fil Paris, Gallimard, (26 avril) 1968. 1 vol. (135 x 205 mm) de 340 p., [2] et 1 f. Broché. Édition originale. Un des 95 exemplaires sur vélin pur fil (n° 140) - après 45 exemplaires sur vergé de Hollande.
Prix Femina décerné à l'unanimité, l'ouvrage connaît un grand succès public dès l'année de sa parution. « La formule ‘L'OEuvre au noir', donnée comme titre au présent livre, désigne dans les traités alchimiques la phase de séparation et de dissolution de la substance qui était, dit-on, la part la plus difficile du Grand OEuvre. On discute encore si cette expression s'appliquait à d'audacieuses expériences sur la matière elle-même ou s'entendait symboliquement des épreuves de l'esprit se libérant des routines et des préjugés. Sans doute a-t-elle signifié tour à tour ou à la fois l'un et l'autre ». De cet étonnant voyage intérieur, la revue de Maurice Nadeau donnera un long compte-rendu à parution, ainsi qu'un long entretien avec C.J. Bjurstrom (Quinzaine littéraire, n° 57, septembre 1968), le traducteur suédois de l'oeuvre de Camus, Céline, Michaux, Foucault, Gracq, jusqu'à Le Clézio. Elle s'y pose consciemment en marge de tout ce qui a affaire avec les modes et surtout de « ne pas de parler de soi à travers ses propres personnages, ni de déverser sur eux l'idée que l'on a de soi-même, mais de les nourrir de sa propre substance pour leur prêter l'épaisseur de la vie» (Rencontre avec Marguerite Yourcenar, Portrait d'une voix, p. 60). Bon exemplaire.
Marseille, Robert Laffont, (7 mars) 1944 1 vol. (115 x 165 mm) de 181 pp. et [1] f. Broché. Édition originale. Exemplaire numéroté sur vélin bouffant (n° 1355). Bel envoi signé : « à Robert Pignarre et à Madame Pignarre ces POEMES DU LUSTRE NOIR (ici le titre) que je n'aurais pas écrits aux temps heureux de notre vie africaine... bien fidèlement Gabriel Audisio 17.VI.44 ».
Dos fendu avec petits manques.
Édition originale. Un des 60 premiers exemplaires sur japon avec 20 eaux-fortes de Foujita. Spectaculaire et irradiante reliure de Thérèse Moncey. Corps d'ouvrage rogné court en tête. Paris, Éditions Excelsior, (15 octobre) 1927. 1 vol. (175 x 225 mm) de 1 f., [3] f., 145 p., [3] et 1 poème dépliant en fin de volume. Maroquin orangé, grand décor mosaïqué figurant un oiseau au centre d'un lever de soleil, dos mosaïqué orné, titre doré, tranches dorées sur témoins, contreplats et gardes chèvre velours noir avec encadrement de maroquin orange, doubles gardes de papier à décor, couvertures et dos conservés, chemise et étui bordé (reliure signée de Thérèse Moncey). Édition originale. Un des 60 premiers exemplaires sur japon impérial (n° 13), avec 20 eaux-fortes hors-texte de Foujita. Couverture illustrée par l’artiste. Tableau poème dépliant en fin de volume (« Le Vieillard sur le mont Omi »).
Ce recueil contient un ensemble de textes très différents, composés à l’occasion du deuxième séjour de Paul Claudel en Extrême-Orient, pendant la mission de son ambassade au Japon (novembre 1921 - février 1927) : des poèmes en prose sur le Japon (qui pourraient s’ajouter aux pages de Connaissance de l’Est), des considérations sur le pays (philosophie, poésie et art japonais), un discours aux étudiants de Nikkô (juillet 1923) intitulé Regard sur l’âme japonaise ainsi qu’un récit du terrible tremblement de terre et de la destruction de Yokohama, où l’auteur se met à la recherche de sa fille, Reine, à qui est dédié l’ouvrage, et qu’il crut perdue. C’est la deuxième collaboration de Claudel avec Foujita (1886-1968), qui avait illustré Connaissance de l’Est deux ans plus tôt. Vingt magnifiques eaux-fortes de Foujita - signalons que les exemplaires sur japon sont les seuls à les contenir : les autres papiers n’en contiennent que 15, puis 12. Spectaculaire et irradiante reliure de Thérèse Moncey.
Envoi signé à Sylvie Genevoix Paris, Gallimard, (17 janvier) 1985. 1 vol. (140 x 205 mm) de 72 p., 1 et [3] f. Broché. Nouvelle édition par Gallimard de ces textes et dessins de l'auteur publiés d'abord en 1981 sous la forme d'un l'album de 15 lithographies dans un tirage à 200 exemplaires chez l'éditeur suisse Erker. Envoi signé : «Pour Sylvie Genevoix, hommages, Eugène Ionesco».
De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles » (ex-libris).