‎Fréron, Élie-Catherine ‎
‎L'année littéraire ou suite des lettres sur quelques écrits de ce temps ‎

‎Paris différents éditeurs 1754-1780 pagination multiple 108 volumes, soit 4 volumes par année, la plupart des volumes sont constitués de 2 tomes, ce qui représente 8 tomes par année in-12 Pleine basane marbrée de l'époque, dos à 5 nerfs cloisonnés et fleuronnés, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge, filet à froid en encadrement sur les plats, coupes guillochées, tranches rouges Petits défauts aux reliures : quelques coiffes arrasées, plusieurs coins usés, plusieurs mors faibles, néanmoins bel ensemble en reliure homogène ‎

Reference : KXI-8301


‎Élie-Catherine Fréron (1718-1776 ), directeur de publication, 1754-1776, Anne-Françoise Royou de Penaurun Mme Fréron, directeur de publication, 1776-1790, Louis-Marie-Stanislas Fréron (1754-1802 ), rédacteur, 1776-1781, Abbé Jean-Baptiste-Gabriel-Alex Grosier, rédacteur, 1776-1777 et 1800-1802, Julien-Louis Geoffroy (1743-1814 ), rédacteur, 1776-1790 et 1800-1802 Importante collection de ce périodique qui paraissait tous les dix jours, couvrant la période de 1754 (date à laquelle le journal prend son nouveau nom), à 1780. Au XVIIIème siècle, la presse connut un développement spectaculaire et le journal devint peu à peu un véritable média de masse et un moyen d'information moderne. L'Année littéraire de Fréron se fit l'écho des débats politiques, intellectuels ou scientifiques propres aux Lumières. En 1754, le titre porte : "L'Année littéraire, ou Suite des lettres sur quelques écrits de ce temps". A la mort de Fréron en 1776, un nouveau privilège fut accordé à sa veuve. Les pages de titre de 1776 à 1777 portent "Par M. l'abbé Grosier & M. Fréron", celles de 1778 à 1781, t. 4 " Par M. Fréron". Stanislas Fréron ayant été évincé en 1781 après un scandale, la rédaction sera dirigée par l'abbé Royou en collaboration avec J.-L. Geoffroy, l'un des principaux rédacteurs depuis 1776. En janvier 1790 le titre devint "L'Année littéraire et politique", et le journal fut suspendu après le n° 23 de mai 1790 pour laisser la place à "L'Ami du Roi, des François, de l'ordre et sur-tout de la vérité. Par les continuateurs de Fréron". Madame Fréron ayant cédé ses droits à un nouveau rédacteur, il reparaît du n° 24 de janv. 1791 au n° 39/40 de nov. 1791. De cette dernière livraison, seule la première feuille aurait été imprimée et non diffusée. En 1800, il reprit le titre de "L'Année littéraire", rédigé par Geoffroy et Grosier ". Les adresses successives pour notre collection sont : A Amsterdam. Et se trouve à Paris, chez Michel Lambert, libraire, rue & à côté de la Comédie françoise, au Parnasse, 1754-1762 ; A Amsterdam, et se trouve à Paris, chez Ch. J. Panckoucke, libraire, rue & à côté de la Comédie françoise, au Parnasse [1763-1766] ; A Amsterdam. Et se trouve à Paris, chez Lacombe, libraire, quai de Conty [1766-1769] ; A Paris, chez Delalain, libraire, rue & à côté de la Comédie françoise, au Parnasse. 1770-1771 ; A Paris, chez Le Jay, libraire rue S. Jacques au dessus de la rue des Mathurins, au Grand Corneille, 1772-1776 ; A Paris, chez Mérigot le jeune, libraire, quai des Augustins, au coin de la rue Pavée. 1777-1780. Pour son journal, Fréron s'assura de la collaboration de l'abbé La Porte, Duhamel du Monceau (pour l'agriculture), Éon de Beaumont (économie), Rivery (médecine), Colardeau (poésie), Palissot (jusqu'en 1761 pour le théâtre), Baculard d'Arnaud (roman), Blondel (architecture), etc. "L'Année littéraire est assurément le plus important, le plus intéressant périodique du XVIIIe siècle. D'abord par la personnalité de son directeur, ensuite par son contenu, par son succès, enfin, que lecteurs et adversaires contribuèrent à consacrer" (J. Balcou, in " Dictionnaire des Journaux ", sous la dir. de J. Sgard). S'il voue le périodique à une critique fondamentale des Lumières, de la lutte anti-religieuse et de la Physiocratie, c'est avec ouverture d'esprit et une grande liberté que Fréron aborde les problèmes de son temps dans toute leur diversité : économie politique (fiscalité, liberté du commerce), questions sociales (condition des plus démunis - de nombreux écrits de Chamousset paraissent ici pour la première fois), science et médecine (la vaccine), réforme de l'agriculture, rôle et fonctions de la noblesse, promotion de la littérature étrangère. " Le profond intérêt manifesté tout au long par l'opinion pour l'Année littéraire vient peut-être, en définitive, de ce que, séduite par le dynamisme et l'esprit des Lumières, mais obscurément inquiète de la réalité révolutionnaire qu'elles portaient, elle y retrouvait son propre dilemme " (ibid.). (Hatin, p. 44. Sgard, n° 118 et 119).Voltaire le jugea sans ménagement dans ses " Anecdotes sur Fréron écrites par un homme de lettres à un magistrat qui voulait être instruit des murs de cet homme " : " Les feuilles de Fréron, en passant de la boutique de Duchesne dans celle de Lambert, prirent le titre d'Année littéraire; et comme le nombre des cahiers avait augmenté , Fréron s'associa d'autres gens de lettres pour travailler avec lui, parce qu'il n'était pas en état de faire la moitié de l'ouvrage qui lui était réservé: car Laporte avait déclaré qu'il s'en tiendrait à la moitié de la besogne. Ce fut alors que le nombre des croupiers de Fréron devint très considérable. A l'exception de quelques injures grossières dont Fréron lardait les extraits qu'on lui apportait, tout était de main étrangère " plus loin : " C'est ainsi que Fréron, qui mettait son nom à tous les extraits, faisait travailler ses croupiers les uns sur les autres. Il a un peu travaillé à la critique odieuse du livre De l'Esprit d'Helvétius. Bergier a fait celle de l'Ami des hommes, et des Annales de l'abbé de Saint-Pierre. Poinsinet a loué sa Briséis. Colardeau a déchiré Marmontel, et toujours sous le nom de Fréron. Berland a fait l'analyse de sa traduction du Praedium rusticum du P. Vannière; Bruix, celle de ses Pensées et Réflexions. Coste a parlé lui-même de son Voyage d'Espagne , et cet extrait a fait mettre Fréron à la Bastille. Ce Coste est un mauvais sujet de Bayonne qui a fait cent lettres de change à Paris, où il n'ose plus paraître. Il couchait avec la femme de Fréron, et faisait mettre de l'argent de ce même Fréron sur des corsaires, en voilà assez; les autres actions de ce polisson sont assez publiques ". D'Alembert ira plus loin, puisqu'il obtint du roi Louis XV en 1776 la suspension de sa revue. Fréron, l'apprenant, eut une attaque cardiaque qui devait le tuer‎

€4,500.00 (€4,500.00 )
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‎FRERON (Elie Catherine), Quimper, 1718 - Paris, 1776 // BELLE SERIE DE 228 VOLUMES‎

Reference : 3400

‎Lettres sur quelques Ecrits de ce Temps (suivies à partir de 1754 de) L'Année Littéraire, ou Suite des Lettres sur Quelques Ecrits de ce Temps.‎

‎ A Genève, etc.. , Chez divers éditeurs , 1749-1754 // A Amsterdam, etc.. , Chez divers éditeurs, 1754-1780.13 tomes in-12 suivis de 215 tomes in-12 (les ouvrages n'ont pas été manipulés et l'intérieur est en général parfaitement intact, à l'exception d'un volume présentant des mouillures anciennes, et de quelques traces d'humidité). en 228 volumes plein veau blond, dos joliment ornés à nerfs, pièces de titre et tomaison, triple filet doré sur les plats, tranches rouges (défauts d'usage : des rongeures aux coiffes de tête et/ou des coins supérieurs présentant des traces de mouillures anciennes, défauts concernant une douzaine d'années ; 6 volumes sont détériorés, l'ensemble des autres volumes et années est en bel état - le décor des dos est parfois légèrement différent, et l'ensemble demeure tout à fait harmonieux - reliure de l'époque).‎


‎Notre série est bien complète de ses "Lettres sur quelques Ecrits de ce Temps" (publiées de 1749 à 1754 en 13 volumes) qui prennent ensuite le titre de "L'Année Littéraire" (8 volumes seront éditées chaque année). Notre série avec 228 volumes renferme les années 1749 à 1780 (ainsi que "La Revue des Feuilles de Mr. Fréron" attribuée à François Le Prevost d'Exmes et à l'abbé Joseph de Laporte, imprimée à Londres en 1756 et reliée par erreur à la place du tome 8 de l'année 1754) - nous manquent ainsi le tome 8 de l'année 1754 et le tome 5 de l'année 1779 - "L'Année Littéraire" paraitra de 1754 à 1790 en 292 volumes (Hatin, Histoire politique et littéraire de la presse en France, 44-45). A travers son périodique littéraire, Elie Fréron examine, condamne ou préconise les idées et les projets du siècle des Lumières. Il y combat surtout les philosophes de son temps réunis principalement autour de Diderot et son Encycoplédie. Fréron devient le chantre des traditions littéraires et religieuses du grand-siècle. En 1763, Voltaire écrira l'épigramme célèbre : "L'autre jour, au fond d'un vallon, Un serpent piqua Jean Fréron : Que pensez-vous qu'il arriva... Ce fut le serpent qui creva". A sa mort en 1776, son fils assura la continuation de la revue jusqu'à la Révolution. DES PHOTOGRAPHIES NUMERIQUES SONT DISPONIBLES PAR E-MAIL SUR SIMPLE DEMANDE - DIGITAL PHOTOGRAPHS MAY BE AVAILABLE ON SIMPLE REQUEST. ‎

Phone number : +33 (0)5 56 51 22 26

EUR3,000.00 (€3,000.00 )

‎FRÉRON, (Élie Catherine (1719-1776):‎

Reference : 9657aaf

‎L'Année littéraire, ou suite des Lettres sur quelques écrits de ce temps. 90 tomes en 64 volumes.‎

‎Amsterdam, 1754 - 1767, pt. in-8°, plusieurs volumes avec exlibris ‘Béat Rodolf Fischer’, 42 volumes (années 1754-1759) reliés en veau marbré/ les autres reliés en veau à nerfs (1762-1767), au total 64 volumes en excellent état.‎


‎Edition originale. 1754 (première année) - 1767. “Journal assez recherché, et qu'il est difficile de trouver complet.” (Brunet). «L'Année littéraire», en y comprenant la continuation jusqu'en 1791, forme 292 tomes. Notre exemplaire comprend les années 1754, étant la première année, jusqu'à l'année 1767, aux exeptions suivantes: il manque de l'année 1759 les volumes 4 à 8, puis tous les volumes de 1760 et 1761.Fréron continua ce journal jusqu'à sa mort, malgré les haines et les persécutions. Son programme fut le même d'un bout à l'autre: critiquer la littérature contemporaine. C'est un polémiste toujours en guerre qui a joint, à de vastes connaissances, du discernement, de la sagacité et de la finesse, voire une verve et une ironie spirituelles auxquelles ses ennemis mêmes ne furent pas toujours insensibles. L'épigramme suivante de Voltaire est restée dans toutes les mémoires:L'autre jour, au fond d'un vallon,Un serpent piqua Jean Fréron;Que pensez-vous qu'il arriva?Ce fut le serpent qui creva. Image disp.‎

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