‎PIERRE DOMINIQUE‎
‎LA COMMUNE‎

‎Flammarion 1936. Un volume in-12°(18x13,5cm). Broché. Couverture illustrée. 126p. Etat correct.‎

Reference : b10670


‎‎

€5.00
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Reference : KXI-37150

(1971)

‎La Rue, revue culturelle et littéraire d'expression anarchiste N° 10, 1er trimestre 1971, la Commune de Paris ‎

‎Paris Groupe libertaire Louise-Michel 1971 100 p. in-8, 15 x 23,8 cm Broché, première de couverture noire illustrée (scène de la Commune de Paris) Exemplaire en bon état La Rue ‎


‎Directeur gérant S. Joyeux ; édité par le Groupe libertaire Louise Michel Numéro publié pour le Centenaire de la Commune de Paris. Au sommaire : "Louise Michel", par Maurice Laisant ; "le contenu politique de la Commune de Paris", par Maurice Joyeux ; "le marxisme, le léninisme et la Commune de Paris", par Jean Barrue ; "les chiennes", par Françoise Travelet ; "quelques traits de la presse à l'époque de la Commune", par Michel Bonon ; "la Commune face à l'éducation et à la culture", par Paul Chauvet ; "la Commune dans son ambiance", par Charles-Auguste Bontemps ; "l'après commune ou les leçons de l'histoire", par Rolland Bosdeveix ; "lettre préface de Victor Hugo (inédit)", commentée par Roger Grenier. Poésie et chansons : "De la Commune de Paris (1871) aux barricades de Mai (1968)", Léo Ferré. Chroniques : "un caricaturiste communard, Pilotell", par Jean-Paul Richepin ; "chantons les communards", par Suzy Chevet‎

Jean-Denis Touzot Libraire - Paris

Phone number : 01 43 26 03 88

EUR30.00

‎DU CAMP (Maxime).‎

Reference : 20131

(1881)

‎Les Convulsions de Paris. 1. Les prisons pendant la Commune – 2. Episodes de la Commune – 3. Les sauvetages pendant la Commune – 4. La Commune à l'Hôtel de Ville.‎

‎ Hachette, 1881, 4 vol. in-12, xvi-416,371,376 et 398 pp, cinquième édition, fac-similés dépliants, index, reliures demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, double filet doré sur les plats, titres dorés, têtes dorées (rel. de l'époque), coiffes lég. frottées, coins lég. émoussés, bon état‎


‎Texte phare de la littérature hostile à la Commune. — "M. Maxime Du Camp vient d'ajouter un troisième volume à ses “Convulsions de Paris”. Moins dramatique que le premier, moins pittoresque que le second, il est peut-être celui qui est le plus satisfaisant au point de vue historique par l'abondance, la sûreté, la précision des détails. Il contient le récit du sauvetage du ministère de la marine et de la Banque de France. M. Du Camp a pu recueillir les témoignages des hommes de coeur et de tête à qui on a dû la conservation de tant de vies humaines et d'une partie de la fortune de la France; il les a comparés, contrôlés avec conscience et critique, et l'on peut dire que sur ces deux points une lumière complète, indiscutable, a été faite." (G. Monod, Revue Historique, 1879) — "Le quatrième volume de M. Maxime Du Camp sur la Commune à l'Hôtel de Ville termine la grande enquête qu'il a entreprise sur l'insurrection de 1871. Contenant encore nombre de faits nouveaux et intéressants, ce dernier volume est consacré à une sorte de psychologie des insurgés et à une série d'épisodes et de détails qui n'avaient pas trouvé place dans les précédents volumes. Dans un Post-scriptum, M. Du Camp répond aux critiques que son ouvrage lui a attirées, et il fait remarquer avec raison qu'aujourd'hui ceux qui ont trempé dans la Commune ont une singulière disposition à oublier le passé... Dans son ensemble, l'ouvrage de M. Du Camp restera un document capital pour l'histoire de la Commune ; on reconnaîtra avec quelle conscience et aussi avec quelle modération il a raconté les faits, modération qui ne réside pas dans les termes de ses jugements sur la Commune, mais dans le scrupule qu'il a apporté à n'aggraver aucune culpabilité, à taire les noms des criminels restés inconnus à la justice, et à plaider pour beaucoup les circonstances atténuantes. Quant à ses appréciations sur les faits mêmes de l'insurrection, si elles manquent parfois de réserve et de goût dans la forme, elles seront ratifiées pour le fond par toutes les consciences honnêtes et tous les esprits impartiaux." (G. Monod, Revue Historique, 1880) ‎

Pages d'Histoire - Librairie Clio - Paris

Phone number : 33 01 45 41 59 20

EUR250.00

‎Michel (Louise)‎

Reference : 87039

(1970)

‎La Commune - Histoire et souvenirs - 2 volumes (complet) - Tome 1 et Tome 2‎

‎François Maspero , PCM, Petite Collection Maspero Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1970 Book Condition, Etat : Bon broché , sous couverture imprimée à rabats éditeur, 1. Bleu, 2. Violet In-8 2 vol. - 383 pages‎


‎ 1ere édition, 1er tirage des deux volumes dans cette collection, le livre est sinon paru chez Stock en 1898 Contents, Chapitres : Tome 1. - Note introductive (6 pages) - Avant-propos du 20 mai 1898, Londres - 1. L'agonie de l'Empire : Le réveil - La littérature de la fin de l'Empire, manifestations de la paix - L'Internationale, fondation et procès, protestations des internationaux contre la guerre - Enterrement de Victor Noir, l'affaire racontée par Rochefort - Le procès de Blois - La guerre, dépeches officielles - L'affaire de la Villette (Sedan) - 2. La République du 4 septembre : Le 4 septembre - La Défense nationale - Le 31 octobre - Du 31 octobre au 22 janvier - Le 22 janvier - Quelques républicains dans l'armée et dans la flotte, plans de Bossel et de Lullier - Les femmes de 70 - 3. La Commune : Le 18 mars - Mensonges de Versailles, Manifeste du Comité central - L'affaire du 22 mars - Proclamation de la Commune - Premiers jours de la Commune, la vie à Paris - L'attaque de Versailles, récit inédit de la mort de Flourens par Hector France et Cipriani - Souvenirs - Le flot monte - Les communes de province - Tome 2. - 1. Les jours de la Commune : L'armée de la Commune - Les femmes de 71 - Derniers jours de liberté - Les franc-maçons - Affaire de l'échange de Blanqui contre l'archevèque et autres otages - La fin - 2. L'hécatombe : La lutte dans Paris, l'égorgement - La curée froide - Des bastions à Satory et à Versailles - Les prisons de Versailles - Les poteaux de Satory - Jugements - 3. Depuis : Prisons et pontons - Le voyage new-calédonien - Evasion de Rochefort - La vie en Calédonie - Le retour - 4. Appendices : Récit de Béatrice Excoffons - Lettre d'un détenu de Brest - Manifeste de la Commune à Londres - Mes procès - Clémence-Louise Michel, dite Louise Michel Écouter, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte, Haute-Marne et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias « Enjolras », est une institutrice, militante anarchiste, franc-maçonne, aux idées féministes et lune des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement libertaire. Préoccupée très tôt par l'éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. À 26 ans, elle y développe une importante activité littéraire, pédagogique et politique et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes de Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle se convertit à la pensée anarchiste. Elle revient en Métropole en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit son militantisme politique dans toute la France, jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans. Elle demeure une figure révolutionnaire et anarchiste. (source : Wikipedia) Bon ensemble complet en 2 tomes homogènes des 2 volumes de la Commune de Louise Michel dans la petite collection Maspéro (1er tirage), couverture propres, à peine jaunies, dos légèrement insolés, petite tache sombre au coin inférieur droit du plat inférieur du tome 1 n'affectant qu'à peine le coin inférieur de la dernière page, l'intérieur des deux volumes est sinon frais et propre, papier à peine jauni, cela reste un bel exemplaire - Tome 1 (1970), 191 pages - Tome 2 (1970), 192 pages (soit un total de 383 pages) - format de poche‎

Librairie Internet Philoscience - Malicorne-sur-Sarthe
EUR20.00

‎VIDIEU (Abbé Auguste).‎

Reference : 28851

(1876)

‎Histoire de la Commune de Paris en 1871.‎

‎ P., Dentu, 1876, gr. in-8°, vii-657 pp, reliure demi-veau glacé blond, dos à 4 nerfs filetés, soulignés à froid et bordés de filets dorés, pièce de titre chagrin carmin, tranches pennées (rel. de l'époque), dos très lég. frotté, bon état, ex-libris de Montgermont. Edition originale. Bel exemplaire‎


‎"En politique, aussi bien que chez les êtres organisés, un monstre ne saurait naître avant d’être conçu. La Commune de Paris a dû avoir une origine propre, comme tout ce qui a une forme, une vie à soi et une fin. Des faits d’une inconcevable imprévoyance l’ont aidée à sortir de terre, rien de plus incontestable ; mais si, le 18 mars, elle a pu apparaître, et si elle s’est implantée au pouvoir pendant soixante-six jours, c’est que les organisateurs de cette orgie criminelle en avaient depuis longtemps préparé et combiné tous les éléments. Car ce n’est pas dans l’espace de deux mois seulement que les passions de plusieurs milliers d’individus ont été excitées et allumées jusqu’au délire. Il y a des années que l’œuvre infernale était étudiée dans tous ses détails par cette société qui a rempli le monde du bruit de ses congrès et de la discussion de ses théories : l’Internationale..." — "La Commune n'entreprenait pas seulement une oeuvre politique, elle visait aussi à une oeuvre morale. Fonder le régime communal et fédéral ne lui paraissait pas suffisant, elle voulait encore régénérer le peuple de Paris. C'est pour cela qu'elle arrêta les prêtres, ferma les églises, et qu'elle s'efforça, par un enseignement nouveau, d'arracher enfin les âmes à l'ignorance et à la superstition cléricales..." — L'auteur était vicaire de Saint-Roch. Selon lui, aux causes habituelles de l'insurrection vient s'ajouter « la politique socialiste du Second Empire ». (Le Quillec, 4640) — "Voici un des travaux les plus complets qui aient été faits sur le douloureux episode d'histoire contemporaine dont nous avons été les témoins attristés et indignés : une horde de bandits, sortant des antres des sociétés secrètes, s'imposant â toute une population, régnant en. maîtresse dans la capitale, forçant le gouvernement à entreprendre un. siège en règle, et couronnant enfin sa honteuse domination par l'incendie de nos principaux monuments et le meurtre des otages. Quel tableau ! et comment le raconter dans tous ses détails, à travers les récits incomplets et contradictoires ? Comment tracer sa route au milieu de cette masse de documents plus ou moins dignes de foi ? M. l'abbé Vidieu n'a pas reculé devant cette tâche immense, nous constatons qu'il a réussi à mettre en relief tous les faits, qu'il les a groupés avec méthode et qu'il a même apporté sur plusieurs points sa part spéciale d'informations. Notre devoir était donc de signaler ce livre comme un des plus importants sur la matière. En voici le plan. et les divisions : – Première partie : Les origines et les. débuts de la Commune (p. 1-175). L'auteur recherche quelle part revient à l'Internationale dans le mouvement du 18 mars, raconte cette journée, l'intervention des maires, l'organisation du comité central, expose la constitution de la Commune, étudie son personnel et examine les causes qui préparèrent son avénement. – Deuxième partie : Règne de la Commune (p. 176-429).Voici la Commune à l'oeuvre : nous allons voir comment elle applique son programme et par quels procédés elle gouverne. L'auteur nous la montre dans une série de chapitres provoquant la guerre civile, persécutant les prêtres, s'attaquant à la liberté individuelle, emprisonnant les otages et les mettant au régime cellulaire ; supprimant les journaux, voulant régénérer la société par l'instruction communale et les clubs, soutenant énergiquement mais avec de continuels échecs la lutte contre l'armée de Versailles, en. proie à des divisions intestines qui l'affaiblissent encore, et, à bout de ressources, finissant par décréter la terreur. – Troisième partie : Chute de la Commune (p. 430-621). Nous assistons aux dernières convulsions de la haine et de la démence : lutte acharnée contre l'armée de Mac-Mahon; incendies allumés sur tous les points, massacre des otages. Après avoir retracé avec détail ces scènes effroyables, l'auteur donne l'exposé de l'oeuvre accomplie par la justice à l'égard des inculpés, et, dans deux derniers chapitres, il recherche les causes de la chute de la Commune et examine la possibilité de -son retour, en indiquant les moyens qu'il croit de nature à prévenir ce retour..." (Revue des Questions historiques, 1877) ‎

Pages d'Histoire - Librairie Clio - Paris

Phone number : 33 01 45 41 59 20

EUR130.00

‎(COMMUNE DE PARIS). CERF (Marcel).‎

Reference : 26504

‎Le d'Artagnan de la Commune. (Le Colonel Maxime Lisbonne).‎

‎ Editions du Panorama de Bienne, 1967, in-12 relié pleine percaline noire, premier plat conservé, 278 pages. Documents et photographies en noir et blanc hors texte. Préface de Jean Savant.Titre passé au dos de la reliure. Bon exemplaire de belle qualité de papier solidement relié.‎


‎[...] Le Colonel Lisbonne, comme il aime être appelé , [est] un ancien communard revenu du Bagne où il a passé dix ans en Nouvelle Calédonie dans l'Ile de Nou puis au camp de Tindu dans la presqu'île Ducos. Lisbonne est rentré après l'amnistie votée le 11 juillet 1880 ; il a alors quarante six ans, il est sans argent mais heureux d'avoir retrouvé sa femme Elisa et son fils Félix qui ont attendu son retour, sans jamais désespérer, soutenus par ceux qui les entourent [...].Maxime Lisbonne est un personnage pittoresque qui tient à se faire remarquer. La cravate lavallière tombant sur sa chemise, un pantalon un peu large, souvent coiffé d'un chapeau tuyau de poêle aux bords plats qui laisse dépasser une chevelure frisée, et appuyé sur une canne à cause de sa blessure à la jambe gauche, chacun peut le rencontrer à pied dans les rues ou conduisant une petite voiture peinte en rouge, et assis à coté de lui un groom déguisé en forçat, attaché au siège par une chaîne.Né le 24 mars 1839, Maxime Lisbonne est le fils d'Auguste Lisbonne, officier d'artillerie passionné de théâtre et de Marie Louise Foussen, une modiste appréciée des actrices. A seize ans, le 7 mai 1854, Lisbonne s'engage et part pour la guerre de Crimée.Rentré en France, dix ans plus tard, le 4 avril 1864, il a vingt cinq ans et est libérable. Lisbonne se lance alors dans le théâtre qui l'a toujours attiré, monte des pièces populaires, fait représenter le 11 mai 1868 les Métamorphoses d'Ovide, un vaudeville en trois actes de Paillard et Miro. Lisbonne remporte d'abord du succès mais, mauvais gestionnaire, il est obligé de quitter la direction des Bouffes-Saint-Antoine, boulevard Richard-Lenoir, pour le boulevard Magenta.Maxime Lisbonne s'intéresse alors à la vie politique, il est un républicain convaincu, luttant contre l'Empire. Il prend part aux événements de la Commune en étant membre du Comité central du 10e arrondissement.Blessé aux côtés de Vermorel, en défendant une barricade du boulevard Voltaire, le 25 mai 1871, il est fait prisonnier puis condamné à la déportation. Il y endure des souffrances qui le marquent profondément mais que sa passion pour le théâtre lui permet de supporter.En rentrant du bagne, Maxime Lisbonne a besoin de s'exprimer, de faire partager aux autres toute sa peine et son amertume. Le théâtre l'attire toujours, il prend la direction des Bouffes du Nord, monte Nadine de sa vieille amie, Louise Michel. La pièce n'a eu que trois représentations . Son théâtre devient le lieu de rendez vous des vieux communards et des jeunes collectivistes. Puis il reprend Germinal, dont les représentations avaient été interdites au Châtelet, enfin il remonte Hernani . Mais une nouvelle fois cette expérience théâtrale se termine mal et le contraint à abandonner.Maxime Lisbonne, pour exorciser les souffrances vécues au bagne et rendre justice aux communards, va tenter par la publication de journaux et l'ouverture successive de plusieurs cabarets à Montmartre et à Belleville de lutter contre l'indifférence, l'oubli et le mépris, car tout le monde est silencieux, même « les radicocos et les saucissialistes », pour reprendre les mots de Willette . On ne peut que comprendre les fédérés qui avaient été de vaillants soldats, humiliés par la défaite, et qui pourtant furent traités comme des criminels et envoyés au bagne. Cet état d'esprit est celui de Maxime Lisbonne et de beaucoup d'autres qu'ils fussent de Montmartre ou pas.Le premier journal de Lisbonne L'Ami du Peuple, se veut « Républicain maratiste » et le seul journal à dire la vérité; le journal est révolutionnaire et très violent envers tous les adversaires de la Commune. [...] Les difficultés rencontrées avec les pouvoirs publics obligent Lisbonne à cesser la publication de L'Ami du peuple le 7 août 1885.Mais Lisbonne ne se croise pas les bras pour autant : le 6 octobre 1885, il ouvre la Taverne du Bagne à Montmartre à l'angle du boulevard de Clichy et de la rue de Martyrs, sur le terrain d'une maison en démolition que la Ville de Paris lui a concédé pour six mois. [...] La Taverne du Bagne connaît un certain succès. Chaque soir les clients font la queue pour entrer.L'intérieur du cabaret est décoré surtout de plusieurs grandes peintures représentant de grandes scènes du bagne comme l'évasion de Rochefort et celle d'autres communards ou encore le ferrement de Gustave Maroteau à mi-mort. Les auteurs de ces peintures ne nous sont pas connus. Il est intéressant de savoir qu'il était possible de décorer un café avec des uvres à caractère politique, ayant pour sujet des événements que l'écrit, à cause de la censure, ne peut remémorer.Les serveurs sont habillés en forçats. Ils portent la veste et le bonnet des relégués et sous le bras, relié à leur cheville par une chaîne, un boulet creux renfermant la serpillière utile à leur service. Ils ont une mine patibulaire, font entrer les clients par fournées et les font sortir munis d'un « certificat de libération » attestant que « le libéré a consommé et s'est bien conduit » . Le bock est un boulet, l'absinthe un Nouméa.La Taverne du Bagne a aussi son journal : La Gazette du Bagne , une feuille de quatre pages, coûtant 10 centimes qui n'a eu que cinq numéros. Avec cette publication, Maxime Lisbonne veut rivaliser avec le Chat Noir de Salis. [...] On y trouve des articles sur Louise Michel, Maxime Lisbonne lui-même ou encore Gustave Maroteau, mort au Bagne, et des illustrations sur le ferrement et la chaîne.La concession qui lui avait été donnée n'étant pas reconduite, Lisbonne ne se décourage pas et réinstalle à Belleville à deux pas de la maison de la « vielleuse » la taverne du Bagne et des Ratapoils qui ouvre le 12 février 1886.Deux fois par semaine, il y donne des tableaux vivants notamment la scène du ferrement avec une vraie chaîne rivée à la cheville des clients. Lisbonne explique comment se déroulait la vie au bagne et développe le programme de la Commune ; c'est un héros populaire, très écouté. La taverne du Bagne et des Ratapoils n'aura aussi qu'une courte existence de quelques mois.Puis toujours fidèle à son idéal, Lisbonne inaugure la Taverne de la Révolution française, 18 rue Rambuteau, le jeudi 1er avril 1886; aux murs encore de grands tableaux pour commémorer l'histoire des grands patriotes républicains et, comme le dit l'affiche, pour continuer la Révolution qui a été commencée : « Mais pas à la manière de Déroulède. »Lisbonne fait jouer en janvier 1886 aux Folies Rambuteau, on joue, feu ! ...Deux ans plus tard en 1888, c'est la Brasserie des Frites révolutionnaires. Là les frites sont servies par une voiture cellulaire qui passe entre les tables. Marcel Legay, chansonnier du Chat Noir, chante Ecoute O mon cur.Puis, avec Clovis Hugues, Lisbonne monte chez Antoine, impasse de l'Elysée-des-Beaux-Arts, Le sommeil de Danton.En 1889, Maxime Lisbonne se présente aux élections législatives de la 2e circonscription de Montmartre. Boulanger remporte les élections. Il est fier d'avoir obtenu des voix, lui l'ex-forçat. L'affiche est très significative de son état d'esprit. A cette même élection Salis, du Chat Noir, s'est présenté jouant sur sa ressemblance avec le Général Boulanger.Deux fois encore il se présentera à des élections législatives, en août 1892 au moment du scandale de Panama, puis en 1898, lors de l'affaire Dreyfus.Maxime Lisbonne répond dès les premiers jours de janvier 1890 en donnant plusieurs exemples de sa générosité qui n'a été récompensée que par de l'ingratitude et les faux témoignages lors de sa comparution devant le Conseil de Guerre.Comprenant qu'il était vain désormais de vouloir entretenir le souvenir du bagne et de la Commune et non sans une profonde amertume, Lisbonne se lance un nouvelle fois, en 1892, dans la publication d'un périodique : Le Citoyen de Montmartre. Ce journal politique et littéraire paraissant le jeudi et le dimanche, n'a été publié que du 2 juillet 1892 au 14 août 1894.Lisbonne préfère alors reprendre d'autres cabarets. Il ouvre Le Casino des Concierges en 1893, puis il dirige un an plus tard Le Divan japonais, en succédant à Jehan Sarrazin, le poète aux olives. Il y fait représenter en mars 1894 Le Coucher d'Yvette, une pantomime lyrique montrant une femme se déshabillant avec une lenteur aux effets savamment escomptés.On peut se demander comment Lisbonne est parvenu à ouvrir ses cabarets. Il a, en effet, pris l'exemple du Chat Noir de Salis, du Mirliton de Bruant mais dans un tout autre but. La Taverne du Bagne, celle de Montmartre comme celle de Belleville, était pour lui le moyen de ne pas faire oublier les souffrances injustement endurées au bagne par les communards. On peut ne pas considérer comme du meilleur goût sa mise en scène théâtrale, mais il était ainsi assuré du succès. Enfin la censure, si stricte au théâtre et au café-concert, était inexistante au cabaret où l'on veillait surtout au respect des bonnes murs et où la chanson et la parole étaient libres. Lisbonne, assurément généreux, avait donc toute liberté pour s'exprimer et lutter pour la mémoire de la Commune.Beaucoup ont gardé pendant de longues années, le souvenir de Maxime Lisbonne, bien qu'il ait quitté Paris depuis 1898. Ainsi, lorsqu'il meurt un 25 mai 1905, l'un de ses amis les plus fidèles, Gaston Da Costa, un ancien communard « condamné à mort par les conseils de Guerre versaillais », lui consacre un article dans l'Intransigeant , allant jusqu'à donner les horaires des trains pour la Ferté Allais . Ce fut le dernier hommage rendu au d'Artagnan de la Commune . (M. Obertür). ‎

Librairie la Ciguë - Saint-Etienne

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PIERRE DOMINIQUE - LA COMMUNE

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