P., De l'Imprimerie de Monsieur ; Chez P.F. Didot, Méquignon l'aîné, 1789, in-12, (4)-xxx-218 pp, reliure plein veau glacé, dos lisse orné, manques en tête et en queue, pièce de titre manquante (rel. de l'époque), premier plat détaché (charnière fendue), intérieur propre et sans rousseurs. Rare
A l'issue de la convocation des Etats-Généraux en 1789 et des événements récents, l'auteur exprime ses réflexions sur l'avenir du peuple, du clergé, du roi, de la noblesse. En préambule, Bernardin de Saint Pierre émet un doute quant aux décisions de l'Assemblée nationale, qui ne saurait à elle seule prendre des décisions justes pour le peuple. Sa réflexion politique tourne autour d'un équilibre des pouvoirs. La prose de l'auteur se caractérise, même dans cet essai politique par un accent de sincérité très personnel, le discours étant émaillé de maintes touches autobiographiques. Tirage différent de l'édition séparée, publié l'année de l'originale. Les Voeux d'un Solitaire et la Suite des Voeux d'un Solitaire étaient destinés à composer le cinquième volume des Etudes de la Nature ; publiés ensemble en 1789, Didot fit une édition séparée de la première partie, la même année. « Voeux pour le roi, le clergé, la noblesse, le peuple, la nation. L'exercice de toutes les professions devrait être permis aux gentilshommes. Nécessité d'abolir l'esclavage, d'octroyer aux indigènes les droits de citoyen actif, et d'augmenter par tous les moyens la population coloniale » (INED). Escoffier, 34 ; INED, 443. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.