Chigny, Marne Manuscrit inédit 1895 In-8 - 12 x 19 cm. Reliure cartonnée en vélin, tranches rouges, titre, date et nom de l'auteur à l'encre, tranches rouges, papier ligné. (1 f.) ; 280 pp.
Couverture légèrement salie, second plat détaché du bloc-texte et couture fragilisée car des pages ont été visiblement ôtées de ce recueil, petites traces d'encre rouge en marge extérieure des 4 premières pages sans aucune incidence sur le texte, sinon bel état de conservation. Etude originale, manuscrite et unique, sur 280 pages, proposant une innovation technologique en matière d'art militaire et plus précisément de guerre sous-marine. Une note préliminaire de l'auteur précise qu'il lui a fallu près de cinq ans de travail (décembre 1889-novembre 1894) pour aboutir à la rédaction de son étude, corrections comprises. Elle se compose de : -l'étude sur la construction d'un nouveau type de torpilleur sous-marin proprement dite (p. 1 à 93) -la description de torpilleurs sous-marins précédemment construits mais, selon l'auteur, "tombés actuellement presque dans l'oubli, leur conformation étant, il est vrai, défectueuse sous bien des rapports" : le Gymnote, le Goubet, le Péral, le Goubert, le torpilleur sous-marin de M. Baker (1893) ; le bateau sous-marin de M. Abbadi (1892) ; un autre torpilleur sous-marin construit en Angleterre (p. 93-104). "Ces sous-marins, au nombre de 7 par conséquent, - j'ignore s'il en existe d'autres - résument les progrès accomplis jusqu'à ce jour de la navigation sous-marine. Je les distance tous de fort loin, car nul autre que moi, à l'époque où nous sommes, ne saurait présenter une oeuvre d'égal perfectionnement ou surpassant la mienne" (p.104). -une analyse des torpilles Whitehead et Sims-Edison dont sera pourvu le sous-marin et de leur utilisation (p.106-114) -une liste du personnel militaire nécessaire au fonctionnement de l'engin (p. 114-117) -un descriptif de l'aménagement intérieur du navire (p. 117-119) -diverses recommandations quant à la conduite des personnels navigants, au règlement intérieur, et aux relations entre les militaires à bord (p. 119-122) -un programme de manoeuvres et d'explorations à effectuer dès le lancement du sous-marin (p. 122-123) -une liste récapitulative de naufrages célèbres (p.124-135) -une description des grands océans et de la topographie de leurs fonds (p. 136-157) -une liste des planches qui figurent la structure du prototype décrit au préalable, planches qui ont été retirées du présent exemplaire (p.158-174) -sous forme de questions/réponses, une Explication ou [un] Catéchisme des termes de Marine (p. 177-238) -une "Réduction du sous-marin à l'échelle de 0m02 par mètre pour la création d'un modèle" (p.241-280). Exceptionnel document, dont le texte extrêmement riche et détaillé offre à lui seul une approche technique de grand intérêt sur le sujet des sous-marins. Il inscrit pleinement son auteur dans la lignée des grands concepteurs d'un armement militaire de plus en plus perfectionné qui, à la fin du XIXe siècle , font entrer les nations industrialisées dans la guerre moderne. Auguste Paul Larrigaudière a-t-il diffusé plus amplement son projet ? Resta-t-il un inventeur méconnu ? Fut-il l'un des 47 participants du fameux concours lancé par le Ministre de la Marine nationale, Lockroy, en 1896, pour la réalisation « d’un torpilleur sous-marin » de 200 tonnes capable de franchir 100 milles en surface et 10 en plongée, et armé de deux torpilles ? L' Histoire a retenu essentiellement le nom du vainqueur, l'ingénieur Maxime Laubeuf, dont le Narval, à la fois navire de surface et sous-marin à double coque et double système de propulsion, profile le " submersible" qui, amélioré ensuite, jouera un rôle important lors des batailles navales de la Première Guerre mondiale. Dans l'état actuel de nos connaissances, il est difficile de se prononcer sur le destin et l'éventuelle portée de ce travail, qui n'en demeure pas moins unique, curieux, de toute rareté et digne d'être découvert. - Clients Livre Rare Book : Les frais postaux indiqués sont ceux pour la France métropolitaine et la Corse, pour les autres destinations, merci de contacter la librairie pour connaître le montant des frais d'expédition, merci de votre compréhension. Livre Rare Book Customers : The shipping fees indicated are only for France, if you want international shipping please contact us before placing your order, thank you for your understanding. - Frais de port : -Colissimo France 9,5 € -Colissimo International (Union Européenne + Suisse : 20 €) (Reste du Monde : 40 €) -Mondial Relay France 6 €
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Photographie Un placard et 5 magnifiques photos noir et blanc, photo 1 : le sous-marin en essai dans une piscine avec un plongeur autonome à ses côtés, photo 2 : le cockpit du sous-marin, photo 3 : mise à l'eau du sous-marin porté par 4 personnes, photo 4 : le sous-marin au bord de l'eau et les deux plongeurs avec leurs bouteilles et détendeurs à leurs pieds, photo 5 : le sous marin avec ses plongeurs équipés en train de fermer le cockpit. Le placard reproduit les photos et un petit article présentant l'engin. Deux systèmes de propulsion sont proposés : électrique ou avec des pédales. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Presses de la Cité, 1969, in-8°, 455 pp, 32 pl. de photos hors texte, qqs figures et plans, annexes sur les sous-marins de la marine française, sources et biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
L'histoire du sous-marin dans la marine française commence sous le Consulat lorsque le célèbre ingénieur Fulton construit son “Nautilus” à Paris. Puis il y eut le “Plongeur” de Bourgeois et Brun, et le “Goubet”, le micro sous-marin qui venait de Russie. En 1886, le “Gymnote” est le premier sous-marin dans le monde qui navigue convenablement en plongée. C'est ensuite en 1899, la révolution du submersible avec le “Narval” de Laubeuf qui se prolonge jusqu'à une nouvelle révolution, celle du sous-marin nucléaire en 1954. L'année 1969 voit les essais du “Redoutable”, premier sous-marin français lanceur de missiles à propulsion nucléaire... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, H. Dunod et E. Pinat, 1903. Édition originale. Album oblong grand format de 35 x 25 cm pour 59 pp. Marques de deux anciens propriétaires en début de livre, une carte collée à la première garde blanche et une discrète signature à la plume sur la page de titre, de 1911 à Rio de Janeiro. 80 figures (photos et schémas) dans le texte, deux planches en couleurs avec plusieurs couches dépliables qui présentent le fonctionnement des sous-marins et des submersibles en coupes transversales détaillées. 15 chapitres, texte sur deux colonnes, richement illustré et expliqué. Reliure cartonnée d'origine présentant des traces d'usure sur les bords et les coins. Petite fente au dos. Intérieur légèrement jauni, mais parfaitement lisible ; planches intérieures intactes, en couleurs, complètes et détachables. Petite déchirure en marge p. 12 sans perte. Ce livre présente le fonctionnement mécanique, structurel et physique des sous-marins et des submersibles à l'aube du XXe siècle, un moment crucial des révolutions technologiques navales précédant la Première Guerre mondiale. L'auteur, l'ingénieur Fernand Forest, a remporté le concours de torpilleur sous-marin de la Marine nationale en 1896. Il retrace ici l'histoire des inventions navales submersibles, leur évolution technique, leur stabilité, leurs moteurs, armements, hélices, aménagements intérieurs, mécanismes d'immersion et systèmes de ballast. Il présente aussi un tableau comparatif des modèles lancés dans les arsenaux français entre 1910 et 1911 (Cherbourg, Toulon, Rochefort), période durant laquelle la France rivalisait avec l'Allemagne et l'Angleterre pour la suprématie technologique dans le domaine sous-marinier. La richesse didactique des deux planches détachables grand format, en polychromie d'origine, constitue l'un des atouts majeurs de cette édition : il s'agit d'un exemplaire complet rare, car la plupart des exemplaires disponibles sur le marché des livres anciens ont perdu, au fil des décennies, précisément ces planches, faciles à détacher et souvent séparées du volume.
**FERNAND FOREST était un inventeur français, né à Clermont-Ferrand le 13 octobre 1851 et décédé à La Condamine (Monaco) le 12 avril 1914. Spécialiste de la propulsion, il a joué un rôle important dans l'histoire de l'automobile. Il est notamment considéré comme l'un des précurseurs du moteur à combustion interne. S'il s'est surtout fait connaître par ses créations mécaniques sur des bateaux, leurs applications concernaient non seulement la navigation motorisée, mais aussi l'automobile et l'aviation. Il est aussi l'inventeur de la roue à rayons tangents, une invention dont il ne tirera jamais profit.**
MARINE NATIONALE. 1945. In-4. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Papier jauni. 22 pages. Nombreuses photos en noir et blanc, dans le texte.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
SOMMAIRE : Comment plonge un sous-marin - La France et la navigation sous-marine - L'activité des unités de la marine française - Souvenirs d'un officier de sous-marin à vapeur,etc. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
PARIS MATCH. 31 juillet 1965. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 84 pages augmentées de nombreuses photos et illustrations en noir et blanc et en couleurs dans et hors texte - 1er plat illustré d'une photo en couleurs. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Athènes a son martyr, La mer, les merveilles du monde sous marin, Ce monde sous marin fascine aujourd'hui l'homme, 1945-1965 il y a vingt ans, Hiroshima et la guerre du Pacifique, Tous les deux a Paris parce que maman tourne, Catherine Deneuve Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Bureau de de la revue. 12 aout 1917. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 15 pages. Quelques illustrations en couleurs et noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 200-RELIGION
Sommaire : Un permissionnaire, avant de repartir au front, va se recommander a la Très Sainte Vierge, Un récit de la bataille des Flandres, Le premier quarteron, Un torpilleur coule un sous marin, Des cavaliers qui capturent un sous marin, Derniers rameaux (suite) par M. de Harcoët Classification Dewey : 200-RELIGION
Au bureau du journal. 25 juillet 1846. In-Folio. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 16 pages environ illustrées de nombreuses gravures en noir et blanc - Paginées de 322 à 336. . . . Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon
SOMMAIRE : Bateau sous-marin du docteur payerne. Coupe du bateau sou marin ; Expériences de navigation sous-marine du bateau de M. le do teur Payerne. — Histoire de la semaine. — Courrier de Pari La Fête des Nageurs en Allemagne.— Quelques réflexions sur 1 Peste et les quarantaines. Quatre Gravures. — Concours d< Écoles spéciales. Séances d’ouverture. — Académie des Science Compte rendu des travaux du 2e trimestre de 1846. — Les feux d’aï illlce.—Typ*« militaire« de l'Algérie, par Wassili Timni.Deux Gravures. — La Fille du Capitaine.Nouvelle, par Alexandre Pouchkine, traduction française, publiée par LouisViardot.(Sui-te.) — Episodes de l’histoire d'une nation sauvage, ou les bienfaits de la civilisation. Vingt-neuf Gravures,par Cham.—Bulletiu bibliographique. — Annonces.—Nouveau système nour atteler et seller les chevaux. Trois Gravures. Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon
RHA. 1990. In-4. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 143 pages - nombreuses photos, illustrations et cartes en noir et blanc et en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 355.021-Militaria
Sommaire : Les sous-marins : Bataille des communications et stratégie alliée 1939-1945 - La guerre sous-marine dans le Pacifique 1941-1945 - Les dernières actions sous-marines : Malouines 1982 - Le sous-marin en France au lendemain de la Première guerre mondiale - Le Q-244, le premier sous-marin atomique français - Historique et perspectives d'avenir des sous-marins nucléaires lanceurs d'enfins - La vie à bord des sous-marins - Le capitaine Dreyfus revient - Présence militaire française en Amérique latine, avant la Seconde Guerre mondiale - Les biographies collectives en histoire militaire;.. Classification Dewey : 355.021-Militaria
94 cartes et LAS, auxquelles nous joignons quelques photos et quelques lettres postérieures. Belle correspondance personnelle adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917, adressée à Jean Bart, matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917
Passionnant ensemble, à analyser en profondeur. Prix de l'ensemble, non séparable.
Hachette, 1948, in-12, 285 pp, traduit de l'anglais (“Secret Mission Submarine: Action Report of the HMS Seraph”), broché, couv. illustrée lég. abîmée, sinon bon état (Coll. Choses vues, aventures vécues)
"Parmi diverses missions en Méditerranée, le sous-marin Seraph, de la marine britannique, en accomplit deux qui eurent une importance historique : ce fut lui qui transporta le général américain Clark à la fameuse entrevue de Cherchell préparatoire au débarquement en Afrique du Nord et qui, quelques jours plus tard, alla chercher le général Giraud au large de Toulon pour le mener à Gibraltar. Le récit de cette odyssée, rapporté avec humour par le commandant du sous-marin, appartient à la petite histoire de ces deux événements, et certains de ses détails ne sont pas sans intérêt pour les historiens." (A. J. P. Taylor, Revue Historique, 1951) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
BUREAU DE LA REVUE. 23 JANVIER 1947. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 20 pages. Quelques illustrations en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : La déréquisition de la flotte marchande, Informations parlementaires, Le point de vue du marin - Toujours pour la stabilité de l'emploi, Le sous-marin U 23-26, La reconstruction de notre marine marchande, Après le sinistre du Liberté - L'enquête doit révéler les véritables responsabilités Classification Dewey : 386-Marine
Plon 1976 339 pages 11x18x1cm. 1976. Relié avec jaquette. 339 pages.
Bon état jaquette légèrement frottée sur les extrémités
Editions du Rocher 1990 353 pages 15x24x2cm. 1990. Broché. 353 pages.
Bon état
BUREAU DE LA REVUE. 6 AOUT 1916. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 16 pages. Nombreuses photographies en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 940.3-Première Guerre mondiale 1914-1918
Sommaire Après la bataille : Tommy Atkins traite les prisonniers avec humanité, Positions ennemies bouleversée a Herbecourt, Sur le front britannique après une victoire, Prisonniers allemands sur le terrain conquis, La capture du sous-marin allemand U-C-5, Le sous marin U-C-5 renfloué et remis a neuf Classification Dewey : 940.3-Première Guerre mondiale 1914-1918
L'ILLUSTRATION. 14 octobre 1916. In-Folio. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 23 pages environ illustrées de nombreuses gravures en noir et blanc + 1 gravure en couleur contre-collée hors texte - Paginées de 345 à 368 - avec couverture + 8 pages publicitaires noir et blanc (etablissement Paz et Silva, Gibbs.... ) - 2 photos disponibles: la page du numéro et une page publicitaire.. . . . Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon
SOMMAIRE : Gravures: sur le front de la IIe armée serbe, un poste d'observation devant le mont Vetrenik, dessins de l'artiste serbe Vladimir Betzitch / Articles: la bataille de Picardie, les alpins dans la Somme par X. - les serbes en Serbie - la première phase de la campagne Macédonienne par Edouard Julia - le général Fayolle, commandant d'armée, passe en revue ses anciens régiments de l'Artois - le sous-marin à la mer par Raymond Lestonnat - lancement à Cherbourg d'un nouveau sous-marin complétement achevé - les bourriqots de ravitaillement. Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon
Le corsaire sous-marin 1900 in4. 1900. Relié. Le corsaire sous-marin --- numéros consécutifs du n°1 au n°78 compilés en un volume --- couvertures couleurs illustrations intérieurs noir et blanc
couverture très défraîchie abîmée Bords frottés garniture dos manquante charnières fragiles page de garde et deuxième page déchirée sans manque présence de rousseurs intérieur globalement propre --- circa 1930
2010, Editions Gap, in-8 broché de 159 pages, couverture bleue illustrée, L'aventure du sous-marin Alose, un siècle d'histoire, l'extraordinaire découverte du sous-marin Alose, lancé en 1904, coulé en 1917, retrouvé en 1975 et renfloué en 1977, et depuis classé monument historique. Conclusion Henri-Germain Delauze. | Etat : Très bon état général (Ref.: J11749)
éditions gap
Reference : W13
1873 Paris, Imprimerie de A. Dutemple, 1873. Plaquette in-8° brochée, couverture imprimée. 16 pp. Plats détachés, couvertures usagées avec petites taches, fentes et petits manques (cf. photos). Quelques très légères rousseurs à l'intérieur.
Edition Originale et unique de cette plaquette rarissime. Son auteur, Charles Bergeron (1808-1883), est le fils de Claude Bergeron, fermier à Monthieux (Ain) et Jeanne-Marie Rivoire. Résidant à Trévoux (Ain) en 1828, il entre à lEcole Polytechnique. Marié en premières noces à Emma Haden, fille dune famille de notables britanniques, décédée subitement en juillet 1858 à Paris, il épouse lannée suivante, la jeune Anna Josina Marsh, fille dun négociant en vin britannique. Sa carrière le conduit vers les chemins de fer. En 1846, il propose deux projets de tracés pour la ville de Lyon. Il devient à cette époque ingénieur en chef des chemins de fer de Paris à Versailles (rive gauche) qui fusionne en 1851 avec celle de lOuest français. Il a en charge plus particulièrement la construction de la ligne de Mantes (Yvelines, anc. Seine-et-Oise) à Mézidon (Calvados). En 1873, il simplique dans le projet de tunnel ferroviaire sous-marin reliant la France à lAngleterre, sintéressant également à limpact économique dune telle réalisation qui éviterait les interruptions de transport. Il intègre le Comité permanent de lAssociation française pour le chemin de fer sous la Manche, constituée par la loi du 2 août 1875, et présidé par Michel Chevalier. Il représente alors les ingénieurs français en Angleterre et devient en 1879, membre de lInstitute of mechanical engineers. Le projet connaîtra un début de réalisation, mais les études préparatoires et les forages seront arrêtés en 1884, l'opinion publique anglaise et son gouvernement n'y étant pas favorables pour des raisons de sécurité militaire. Les compétences dingénieur de Bergeron sont indéniables, reconnues et expliquent cette carrière, mais ses liens familiaux avec lAngleterre, son parcours intellectuel et politique ne sont sans doute pas étrangers à ses orientations professionnelles. Sous le Second Empire, il profite de sa situation en Suisse pour aider les exilés français. Il entretient détroits contacts avec Edgar Quinet, également dorigine bressanne, connaissance et ami davant 1851, dont il partage lessentiel des idées sans être aussi antibonapartiste. A cette période, Charles Bergeron est à linitiative, aux côtés de Jean Macé et dEdouard Raoux dune Société coopérative déducation en Suisse romande. Charles Bergeron est initialement saint-simonien, conviction affirmée lors de son séjour à lEcole dapplication dartillerie de Metz. Un groupe est constitué autour dAntoine Alphonse François Devoluet, qui « marche sous la bannière du Père Enfantin ». Ses liens avec lEcole sociétaire et ses membres restent constants. Lors du Congrès phalanstérien doctobre 1848, il participe au Comité permanent chargé de létude de la réalisation et de lapplication des théories de Fourier. En 1873, il écrit à Victor Considerant « [son] cher ami » au sujet de son projet de tunnel sous la Manche. et linvite ainsi que son épouse à le rejoindre en Suisse.
Editions de Francia. Juillet-Aout 1968. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 315 à 366. Texte en colonnes.. . . . Classification Dewey : 770-Photographie
Sommaire : Au temps ou la carte postale est muette par Y. Christ, Le procédé Harmonicolor par M. Déribéré, La photographie sous marine (2e partie), la prise de vues sous marine et en mer par J. Bonelle, Le cinéma sous marin par R. Bellone, Portrait d'un appareil : le Minolta Autocord par J. Bonelle, Caméras en vacances par R. Bellone Classification Dewey : 770-Photographie
EDITIONS DELROUSSE in-folio. Sans date. Cartonné. Ouvrage illustré de photographies de Christian Petron consacré aux paradis sous-marins de la mer Rouge et de l'océan Indien incluant des sites comme Mayotte et Djibouti. Le livre met en valeur les récifs coralliens et la faune marine de ces régions
livre en bon état intérieur propre bonne tenue emboîtage défraîchie
Paris, Dunod [Imprimerie générale de Ch. lahure], 1869 in-4, XXIV pp., 134 pp., un f. n. ch., broché sous couverture imprimée, non coupé. Dos fendu.
Texte seul, sans l'atlas de planches. Louis-Joseph-Aimé Thomé (1807-1876) est le fils de Félicité Thibaudeau (1775-1873), soeur du célèbre conventionnel, et de Joseph Thomé. Il vécut d'ailleurs à Poitiers jusqu'à ses 15 ans, époque à laquelle il rejoignit son oncle, Antoine-Clair Thibaudeau, alors en exil à Augsbourg. Docteur en médecine, docteur en droit, officier du génie militaire, ingénieur des mines et ingénieur hydrographe, c'était un homme à multiples talents : et c'est autour de 1833 qu'il commença à réfléchir à créer un trait d'union permanent entre la France et l'Angleterre qui incarnait à l'époque pour les libéraux un phare de développement commercial et industriel. Il envisagea tour à tour de réaliser un pont, de créer des bacs entre les deux rivages puis, finalement, un tunnel. Près de dix projets furent jetés sur le papier. Mais il lui fallut attendre la Second Empire pour rencontrer un écho favorable : le 20 avril 1856, il disposait de suffisamment de données pour les présenter à l'empereur Napoléon III qui fut séduit par le projet et lui promit des subventions pour poursuivre son étude. Et en 1867, il obtint à nouveau la possibilité d'exposer son projet lors de l'Exposition universelle de Paris, résumant dans notre opuscule 30 ans de travaux.Malheureusement, tous ces beaux projets ne connurent pas de suite immédiate, par suite de l'opposition de Michel Chevalier (en tant que président français de l'association franco-anglaise pour le tunnel sous la Manche ) à la personne même de l'ingénieur.Envoi autographe de l'auteur à Gayant. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Au bureau du journal. 15 juillet 1905. In-Folio. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 16 pages environ illustrées de nombreuses gravures en noir et blanc - Paginées de 34 à 52 - avec couverture et pages publicitaires.. . . . Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon
"SOMMAIRE : Gravures: le ""Farfadet"" au fond du lac de Bizerte, les scaphandriers passant des chaines et des câbles sous la coque du sous-marin pour tenter de sauver les douze hommes emprisonnés dans ce cercueil d'acier - la catastrophe du ""Farfadet"" dans le lac de Bizerte / Articles: la revolte du ""Kniaz-Potemkine"" et les émeutes d'Odessa par Gustave Babin - les cyclones du 30 juin et du 4 juillet par X... Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon"