In Torino, nella Stamperia Reale, 1772. 2 parties en 1 vol. in-4 de VIII-142 pp. ; (4)-239 pp., cartonnage de l'époque, entièrement non rogné.
Édition originale bilingue, italien et français, de ce monument de l'administration scolaire de l'Ancien Régime.Les Constitutions furent édictées par Charles-Emmanuel III (1701-1773), roi de Sardaigne et duc de Savoie, « despote éclairé » qui avait, dès 1730, entrepris de « fonctionnariser l'armée et l'enseignement » en s'appuyant sur ces hommes nouveaux que Vincenzo Ferrone a appelés les scienzati-funzionari (scientifiques-fonctionnaires), formés à l'École royale d'artillerie et de fortification et agrégés à la noblesse par le gouvernement de Bogino. La réforme de 1772 s'inscrit dans cette politique de centralisation administrative et de riformismo qui fit de l'université de Turin, fondée en 1404, restructurée par Victor-Amédée II en 1720, l'une des premières universités laïcisées d'Italie, dotée d'un corps professoral recruté par concours.Ex-libris manuscrit sur la garde : « Constitutions Royales pour l'Université de Turins (sic) appartenant à la Communauté de St. Paul. Baud secrétaire ».Traces de mouillure sur les plats, très bon exemplaire.
Torino, nell'Accademia Reale, 1729. 2 parties in un vol. in-4 de 92-(4) pp. et 193-(7) pp., vélin rigide de l'époque.
Édition originale bilingue, italien et français. La deuxième partie est constituée des « Regolamenti del Magistrato della Riforma per l'Università di Torino - Règlements du Magistrats de la Réforme pour l'Université de Turin », Avec la promulgation des Constitutions pour l'université par Victor-Amédée II, un changement rapide fut opérée de 1720 à 1729 ; le souverain se proposait de rendre à l'université l'efficacité perdue, d'en valoriser l'obligation de formation culturelle et professionnelle nécessaire au bon fonctionnement d'un état et au développement de la société. L'oeuvre de renouvellement des programmes - nouvelles questions provenant de la société civile, contenus des disciplines scientifiques - devait continuer tout au long du siècle jusqu'à la nouvelle Constitution pour les universités entreprise par Charles-Emmanuel II en 1772. Très bon exemplaire.