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‎[Petit Bob] - ‎ ‎GYP (Gabrielle Sibylle RIQUETTI de MIRABEAU, comtesse de MARTEL de JANVILLE, dite) :‎

Reference : E361

(1895)

‎Les gens chics.‎

‎Paris, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1895. In-18, 196 pp. [dont faux-titre et titre]-(2) ff. [blanc , imprimeur], demi-percaline violette, dos lisse à faux-nerfs et titre dorés, plats de couverture imprimée illustrée conservés (dos passé, défraîchi ; à l’intérieur, quelques rares taches). ‎


‎ L’AUTEUR : d’où vient ce pseudonyme, Gyp qui claque comme une déflagration ? La majorité penche pour la contraction de ses deux prénoms : Gabrielle et Sibylle ( dans ce cas, d’où vient le « p » ?). Est-ce « une onomatopée qui sonne anglais », ou « On notera la masculinité du pseudonyme » (Patricia FERLIN ) ; ou « une abréviation des gypsophiles » (« christian.jannone ») , petits végétaux aux fleurs blanches poussant sur des terrains gypseux et non pas les amis de gypsies ! Et d’où sort le petit « Bob », titre de son premier roman? Mieux vaut reconnaître son ignorance que d’inventer des fables : ne pas se mettre Martel en tête. Plus sûres sont ses options politiques bien tranchées, dont on n’a retenu que son féminisme très nuancé et son antisémitisme sans nuance : sa collaboration avec Drumont, antisémite génétique, anti- dreyfusard viscéral. LE LIVRE : « Les gens chics », en cinq courts récits dialogués, nous offre une peinture peu ragoûtante de cette aristocratie décadente, dans laquelle sont étroitement mêlés légitimistes pur jus, orléanistes régicides, arrivistes bonapartistes, tous plus ou moins démunis (paraître ou ne pas être), tous unis dans le même rejet des derniers arrivants, ces métèques étrangers apatrides mais fortunés, qui cherchent à tout prix, non la fortune, ils l’ont, mais la respectabilité et les honneurs (paraître ou ne pas être). Que les fils de hobereaux désargentés aillent se « refaire » grâce à des unions hétérodoxes, passe encore, mais, quand ces intrus viennent leur piquer leurs filles, quel scandale ! L’ILLUSTRATION : « Images … coloriées de (couverture), …en couleurs par (titre) le petit BOB » [autre pseudonyme de l’auteur]: couverture, 92 dessins signés [à double page, à pleine page, fausses doubles pages (deux planches signées, en vis à vis), vignettes et culs-de-lampes], quelques uns non signés. Gyp avait débuté dans la peinture ; les caricatures données ici ne sont pas à la hauteur de sa prose ; elle maniait beaucoup mieux la plume que le crayon : on ressent quelque trouble en croisant des naseaux à satiété ; opinion qui n’est pas toujours partagée, certain confrère admirant « cette « sublime couverture (…) illustrée de magnifiques dessins en polychromie » [V.S., membre (unique ?) du Syndicat des Cabillauds…. C’est mieux que le Syndicat des Requins ! L’ÉDITION : Les « gens chics » parurent dans la « Collection polychrome », dont c’est le troisième volume, après « Un siècle de modes féminines » (1794-1894) et « Emaux et Camées » de Th. Gautier (1895). L’éditeur habituel de Gyp était Calmann-Lévy,maison créée en 1836, sous le nom de Michel Lévy frères, par Michel Lévy(1821-1875) et Kalmus (francisé en Calmann) Lévy (1819-12891) ; après le décès de Michel, l’intitulé devint Calmann-Lévy, que les enfants de Kalmus perpétuèrent.. Dans quelles conditions s’opéra ce changement ? L’historien Jean-Yves MOLLIER, spécialiste du monde de l’édition, dans un article (www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats) en date du 02/07/2021, consacré au récent limogeage de « Z » par son éditeur parisien, auquel le journaliste pose la bonne question : « pourquoi il est si rare qu'un éditeur abandonne un auteur politique ? », répond de façon péremptoire : « Je ne vois qu'un cas à peu près comparable : en pleine affaire Dreyfus, la très célèbre romancière GYP - alias la comtesse de Janville - a dû changer de maison, à la demande de son éditeur, Calmann-Lévy, qui refusait de continuer à la publier en raison de sa veine violemment antisémite [note *]. Elle est allée chez Flammarion [note **]. Mais une fois l'affaire terminée, elle a pu revenir sans souci chez Calmann-Lévy ». [*] Partiellement faux : de 1894 à 1901, on ne dénombre pas moins de vingt-six titres nouveaux de Gyp, non comprises les rééditions (source BNF-Opale). Seuls furent prohibés les ouvrages au caractère antisémite prononcé : business is business. La rupture ne sera effective que vers la fin de l’Affaire : de 1902 à 1906, pas de traces de Gyp chez Calmann-Lévy. [**] Flammarion n’apparaîtra qu’en 1897 ; Gyp cohabitera avec ces deux éditeurs - et accessoirement- avec quelques autres, jusqu’à sa fin (1932). CRITIQUE (à l’époque) : La production littéraire de Gyp fut très importante : plus d’une centaine d’ouvrages à succès, à vocation … alimentaire : elle était célèbre aussi pour sa vocation féministe on la voit sur une carte postale-texte daté du 28/10/1903- photographiée en pied, encadrée de deux médaillons, portraits d « Marni » (Jeanne Barousse) et …Séverine) : elle tenait salon, ce qui coûtait fort cher ! Elle recevait essentiellement des gens de sa caste, des gens de bien (version Henri Guillemin, c'est-à-dire des gens possédant des biens). Infréquentable, mais fréquentée ! En 1932 paraitra la onzième – et dernière- édition (du 121° au 140° mille) du chef d’œuvre de la censure littéraire et cléricale qui inondait le marché depuis 1904, le célèbre « Romans à lire et romans à proscrire », de l’abbé Louis Bethléem, [note*] dans lequel Gyp, ce qui n’est pas fréquent, a droit à plusieurs pages (305-308). Sa production est classée dans la troisième partie, « Romans mondains », dans lesquels elle peint le « grand monde ». Le style est « badin, mordant (…). Ses œuvres ont « gypanisé » toute une société », bien qu’elle « se comporte comme une gourgandine littéraire ». En conséquence, « peut-on permettre la lecture de Gyp aux gens du monde ? Sans doute (…), car elle sait dire des vérités. Elle les dit drôlement. Or la vérité (…) qui fait rire n’a pas de résultats malsains ». Et le bon abbé de relever, malgré tout, l’antisémitisme de l’auteur dans deux ouvrages : « Israël », « roman antisémite », 1898 et « Un mariage chic » « note antisémite », circa 1902. Un oubli ! « Les gens chics ». Gyp est « décédée pieusement en 1932 ». Amen. [note*] C’est un devoir pour moi de citer à nouveau Monsieur Jean-Yves MOLLIER pour « La mise au pas des écrivains. L’impossible mission de l’abbé Bethléem au XX° siècle ( Paris, Fayard, 2014), ouvrage rangé immédiatement dans les « biographies à lire ». CRITIQUE (aujourd’hui): la perception n’est plus la même : voici les références de trois textes, classés par ordre de crédibilité décroissante : 1- FERLIN (Patricia) : Gyp, de l’engagement à l’acharnement (in Les représentations de l’Affaire Dreyfus dans la presse, etc. Actes du Colloque de Saint-Cyr-sur-Loire (novembre 1994). Courte et remarquable biographie. Le ton, mesuré, ne sent ni le mépris ni la haine. Madame Ferlin est l’auteur d’une thèse de Lettres: « La femme à la Belle Epoque : le cas de Gyp » (Orléans, 1988). 2- SÉNÉCAL (Didier) : « Une extravagante misogyne, trois lettres qui évoquent des volumes moisis sur les étals de bouquinistes, entre Delly, Van der Meersch et la comtesse de Ségur. ( in revue Lire, 1998, cité in-extenso dans L’Express). Le bon Didier (boutade bigourdane, un peu lourde) méprise, non seulement l’auteur, ses lecteurs, mais aussi ceux qui, « sur leurs étals vendent des volumes moisis ». Le titre de l’article est accrocheur, pas autant qu’un croc de boucher. Accrocheuses, les formules lapidaires : « ultime descendante de Mirabeau », [note*] ; « sa misogynie confinait au machisme »[ou au ma-so-chisme ?]. « La politique lui fit perdre la tête. Militante (…) contre les planqués de 14-18 [est-ce un crime ?] ». [note*] Non ! l’ « Orateur du Peuple » n’eut qu’un fils, né d’un premier mariage avec Émilie de Covet, décédé à l’âge de cinq ans. Le débat est clos. Quoique. En épluchant les notices de « geneanet », on trouve des choses curieuses, voire contradictoires : divorcé le 5 juillet 1783, Mirabeau s’est « marié en 1782 » avec Edmée Baignières, épouse de Montigny, dont il eut un fils, Lucas, né le 10 février de la même année ! baptisé « de Montigny ». Il semble bien que les deux tourtereaux étaient bigames. Lucas, élevé par Mirabeau, était certainement son fils et aurait été adopté ; dans ce cas, comment se fait-il que la descendance a gardé ce dernier nom ? Quant à Gabrielle, elle descend sans conteste de l’ancêtre Jean-Antoine de Riqueti, dit « Col d’argent » dont un des deux petits-fils, André Boniface, surnommé « Mirabeau Tonneau » en raison de sa morphologie et de l’utilisation coutumière du contenu… était son bisaïeul. 3- JANNONE (Christian) : « Ces écrivains dont la France ne veut plus. [numéro] 22 : Gyp », (christian.jannone, 2018). Ce dernier porte un jugement effarant, définitif, sans appel : « Gyp a rejoint depuis longtemps l’enfer des bibliothèques, ou le pilon, à moins que quelques bouquinistes attardés quelque part en France ou ailleurs ne proposent quelques uns de ses vieillots échantillons de prose ». La Profession appréciera ; il serait trop facile de répondre à l’insulte par l’injure ; ne voulant pas m’abaisser au niveau de ces tristes écrivaillons, je me contenterai de leur asséner la remarquable formule, que je fais totalement mienne, titre d’un dépliant relatif à un stage organisé par les Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques en juin 2016 : IL FAUT LIRE TOUT ET SON CONTRAIRE, que je complèterai par celle -ci, toute personnelle : LE LIBRAIRE N'EST PAS RESPONSABLE DES OPINIONS ÉMISES DANS LES OUVRAGES QU'IL PROPOSE À LA VENTE ET N'EST NULLEMENT TENU DE LES PARTAGER. EN REVANCHE, IL EST FAROUCHEMENT ET VISCÉRALEMENT OPPOSÉ Á TOUTE FORME DE CENSURE, QUELLE QU'ELLE SOIT. ET D’OÚ QU’ELLE VIENNE. Les erreurs de Jannone: ce plumitif bafouille son argumentaire : ainsi, s’étendant sur le titre le plus connu de Gyp, « Le mariage de Chiffon », « introuvable en commerce » [ sic, voir infra], « publié en 1890 » et, plus loin , « paru en 1894 »…[il faudrait savoir] , accompagné de cet aveu « le contenu du livre de Gyp (…) me demeure quant à lui inconnu ». Mais il y a mieux : « Malheureusement, je ne dispose d’aucun extrait de son œuvre afin d’étayer mon texte de citations de Madame… ». Son édifice branlant aurait bien besoin d’étais. Beau travail d’ « historien » qui commente des ouvrages qu’il n’a pas lus, même pas vus ; c’est un exemple pédagogique de « je-m’en foutisme » . Pour C.J., le cas de Gyp est définitivement jugé, post mortem : son antisémitisme viscéral et sa collaboration à la Libre Parole de Drumont (« Gyp acheva de se damner pour la postérité ») l’emportent « argumentairement » [Mot inventé, inconnu à Robert, à Larousse , au CNRTL] sur toute autre considération et réévaluation de son cas [et] obèrent toute tentative de redécouverte sereine de son oeuvre, son cas étant [génétiquement] non réhabilitable ». Fin de la discussion. Circulez, il n’y a rien … à lire. On peut voir là une stricte application de la Loi liberticide Fabius-Gayssot, avec effet rétroactif ; exhumons le cadavre et brûlons-le en place de Grève. Que c’est petit, d’autant plus que, dans les années 1890, le principal éditeur de Gyp, était, ironie de l’Histoire, la maison Calmann-Lévy dont le fonds de commerce n’était certes pas l’antisémitisme ; en pleine Affaire, ces éditeurs ne jugèrent pas –immédiatement- , eux, que Gyp était irrécupérable : Calmann-Lévy publia vingt-deux de ses titres, jusqu’en 1900 ( Charpentier-Fasquelle puis Fasquelle n’en donnèrent que quatre ; Flammarion émerge en 1897, Félix Juven n’ apparaît qu’en 1899). Après une brève interruption (1902-1906), le vent ayant tourné , leur collaboration reprendra jusque dans les années trente, comme le montre le catalogue de la BNF que tout un chacun peut consulter en quelques clics ; on cherchera, en vain, les ouvrages de Gyp, catalogués par Pia, dans l’Enfer de la BNF. Autres incohérences du personnage : après avoir tout d’abord affirmé que son « œuvre abondante [est] désormais introuvable en commerce, etc. », celle-ci, un peu plus loin devient en partie, miraculeusement, « disponible chez l’ogre Amazon » ; ceci avant son couplet assassin sur les « bouquinistes attardés » (aujourd’hui, 10/01/2022, on trouve 968 occurrences sur le site LRB). Mais ce n’est pas tout. JANNONE, dans sa chasse forcenée à l’antisémite, semblable à la quête du Graal, dénonce les rééditions d’auteurs voués aux flammes de l’Enfer : Céline, Drieu, Chardonne et, parfois, leur ré-éditeur (Gobineau, par François-Régis Bastide « de sensibilité socialiste », et Roger Vailland « communiste », préfacier des « Pléiades »). Et, pour faire bonne mesure, exécutons aussi la musique de Vincent d’Indy et de Florent Schmitt, « antisémites notoires ». JANNONE, L’APOTHEOSE : en 1932, année du décès de Gyp, apparait « Guy Mazeline, usurpateur du [prix] Goncourt ». Passons sur cette dernière vacherie aussi gratuite que hors sujet, Mazeline n’étant certainement pour rien dans les tripatouillages entre maisons d’édition : en 1932, sur les 16 prix Goncourt attribués depuis 1903, 7 pour Gallimard, 2 pour Grasset [aujourd’hui, sur 118, Gallimard 38, Grasset 14, Seuil 6], d’où la formule qui circulait dans le milieu de l’édition, il y a quelques lustres : cette année le Goncourt sera attribué à « Galligraseuil » !. Jannone grimé en chevalier blanc, défenseur de la morale éditoriale : c’est très beau. Devinette : mais qui donc était l’adversaire malheureux du lauréat ? tout simplement Louis Ferdinand Destouches, plus connu sous le pseudonyme de Céline, l’un des antisémites les plus virulents de l’avant [deuxième]- guerre mondiale. Gyp étant peintre à l’origine, j’ose… ; en matière d’antisémitisme, Gyp était à Céline, ce que Ripolin fut à Renoir : une bagatelle. Alors, diable ! Jannone défenseur de Céline, le Diable en rit encore. CONCLUSION : Certains penseront que tout ceci est de l’enc… de mouche ; je préfère la sodomie de diptère, ou mieux encore, la formule de Céline, dans sa préface des Bagatelles : « avec beaucoup de patience et beaucoup de vaseline, éléphant encugule fourmi », car c’est bien la seule phrase qui m’ait fait rire à la lecture de son pamphlet… Alors pourquoi ai-je pondu ce texte ? Premièrement, parce que, si je n’ai pas une (trop) haute idée de ma modeste personne, en revanche, j’ai une certaine conception de cette profession qui fut la mienne pendant près de trente ans : « le bouquiniste attardé » qui vend des « livres moisis » sur son « étal » : ça ne passe pas. Deuxièmement, parce que, si les « œuvres » de ces deux écrivassiers sont nulles et non avenues, en revanche, la publication de ces torchons dans des revues « grand public », « Lire » de Bernard, pivot de la Culture et dans « l’Express », magazine à grand tirage, montre à quel niveau est tombé la presse dans notre pays et le peu de cas que l’on fait du patrimoine culturel... Troisièmement, parce que ce cas d’école illustre bien les ravages causés par ce genre de littérature qui n’a rien à voir avec l’Histoire : de nos jours, n’importe qui peut impunément jânonner n’importe quoi, n’importe comment, sur n’importe quoi, ou pire, sur n’importe qui… Vivent les réseaux a-sociaux, prétendument « sociaux ». BUR (H5/18) ‎

Roland Gautier - Jurançon

Phone number : 05 59 06 02 00

EUR30.00

‎JOSEPH LAMBERT‎

Reference : ABE-1650922654755

(1740)

‎LA MANIERE DE BIEN INSTRUIRE LES PAUVRES ET EN PARTICULIER LES GENS DE LA CAMPAGNE‎

‎LES RAISONS ET LES MOTIFS QUI ENGAGENT LES GENS DE LA CAMPAGNE A VIVRE DANS UNE EXACTE OBSERVATION DE LA LOI DE DIEU-DES MOYENS NECESSAIRES AUX GENS DE LA CAMPAGNE, POUR ACQUERIR LA VERTU, ET POUR TRAVAILLER A LEUR SALUT-DES OBSTACLES QUI DETOURNENT LES GENS DE LA CAMPAGNE DE LA VERTU-DES VICES LES PLUS ORDINAIRES AUX GENS DE LA CAMPAGNE ET QU'ILS DOIVENT PARTICULIEREMENT EVITER-DEVOIRS GENERAUX DES GENS DE CAMPAGNE-LES DEVOIRS PARTICULIERS DES GENS DE LA CAMPAGNE-444 PAGES-RELIURE CUIR-5 NERFS-TITRES ET DECORS DORES-(EM422)‎


‎JACQUES BOISJOUVIN-A ROUEN COUVERTURE RIGIDE ETAT BON‎

EUR60.00

‎SAUVAITRE, Louis ; Anonyme ; [ FAURE-DECAMPS Veuve Edouard DENTU, Léonie ]‎

Reference : 44462

(1884)

‎[ Remarquables archives réunissant 4 pièces manuscrites relatives au litige opposant l'héritière de la Librairie Edouard Dentu, sa veuve Louise Léonie Faure-Decamps, au premier commis d'Edouard : M. Louis Sauvaître ] I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884 ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884 ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884 [ Mention des sommes versées à de nombreux auteurs dont Victor Tissot, Henri Bataille, Alfred Assollant, Catulle Mendès, Allard (pour "L'araignée rose"), Hector Malot (6600 francs pour "Marichette"), Robert Halt, de Gastyne, Pierre Véron, Ponson du Terrail, Xavier de Montépin, Ferdinand du Boisgobey, Henri de Bornier, Alphonse Daudet (5090 fr. en compte de droits d'auteur)] ; IV : Constat du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître : [ Très important dossier de 22 pp. in-folio détaillant auteur par auteur les accusations pour abus de pouvoir visant Sauvaître : "Assollant : Lettre du 7 septembre 1885. M. Sauvaître n'en a donné connaissance à personne et a engagé l'affaire sans mandat. - Auguste Barbier : Lemerre 1er mai 1884. Hons-Olivier 5 mai 1884, demandant le droit de reproduction de pièces de poésies de Barbier. Lettre gardées et vraisemblablement non répondues. [...] Biard : 2 et 26 août 1884. Répondu par Sauvaître qui a traité en dehors de Mme Dentu pour impression et vente d'une brochure, et encaissé 270 fr. de provisions sans ouvrir un compte spécial. [...] Bourcard : correspondance pour la réception et l'impression compte à demi d'un volume Estampes au XVIIIe siècle publications onéreuses pour la maison. [...] Champfleury : Au lendemain de la mort de Dentu cet auteur réclame des comptes et ses lettres restant sans réponse, même recommandé, il fait intervenir le Comité de la Société des Gens de Lettres. Depuis cette affaire, Sauvaître lui fait attendre un an et demi la réimpression de divers volumes, entre autres l'Histoire de l'Imagerie Populaire et la publication de plusieurs annoncés depuis longtemps, tels que Le Musée secret de la Caricature, etc. Tous ces faits et toute cette correspondance restée entre les mains de Sauvaître n'ont jamais été communiqués à Mme Dentu [...] Claretie : Correspondance personnelle avec Sauvaître restée ignorée de Mme Dentu et de ses représentants, ayant trait aux mises en vente d'ouvrages inédits ou réimprimés, à des modifications aux traitées, etc. M. Claretie a fait faire des démarches par M. Decaux, éditeur, depuis le renvoi de Sauvaître, pour obtenir la résiliation amiable de son traité, prétendant qu'il n'est plus lié depuis la mort de Dentu : il a refusé de livrer à l'impression son dernier roman, "Succession Charvet", déjà paru dans l'Illustration, sous prétexte que la qualité semi-officielle lui interdit actuellement de publier un ouvrage qui a le caractère d'une satire politique ! Se référer pour éclaircir ce point au rôle douteux joué par l'intermédiaire de M. Claretie, Decaux, tant en cette affaire que celle des Scandales de Lundi et de son compte de dépôt chez Dentu, ainsi qu'à propos de l'édition de romans à 60 centimes [etc...] Contentieux : Calmann-Lévy : Réclamation relative au titre d'un volume de Mme Carette, "L'Outrage", 9 mai 1885. M. Sauvaître n'en a rien dit à personne est a dû payer 148 fr. à Calmann. Recours contre lui. Rouveyre : même date. Réclamation concernant le titre de Montépin, "Le Rastaquouère", et réponse insolente de M. Sauvaître, sans autorisation [ etc... ] Alphonse Daudet : Lettres de M. Hetzel se refusant à indemniser Mme Dentu pour la publication de Tartarin de Tarascon, faite au mépris de tout droit. M. Sauvaître a laissé sans réponse la dernière, datée du 4 février 1885, trouvée dans le volume d'Hetzel. M. Daudet a fait interdire la publication du Tartarin illustré, qui devait paraître en 1886, et dont les illustrations ont été payées à M. Jeanniot, dont M. Daudet a approuvé le dessin. Cette affaire est en suspens depuis trois ans bientôt, et M. Hippeau en a rédigé le prospectus en juillet 1885, M. Sauvaître s'étant engagé à le lancer dans la saison d'automne. M. Daudet a négocié avec M. Sauvaître la rupture du traité de Goncourt et s'est entremis dans diverses démarches dont l'objet était de procurer à la maison Charpentier des avantages au détriment des intérêts et en violation du droit de Mme Dentu [...] Debay : les ouvrages de cet auteur forment une section très important du catalogue Dentu, et leur vente est toujours très fructueuse et constante. La correspondance de M. Debay avec Sauvaître laisse voir des négligences dans le terme des comptes et dans la publication des éditions de cet auteur [...] Dubut de Laforest : grave affaire qui, intervenant après tant d'autres, a déterminé le renvoi de M. Sauvaître, aussitôt la citation du juge d'instruction à propos de la publication du "Gaga". [...] Eden Théâtre : Le traité d'annonce pour le rideau de scène a été signé par M. Sauvaître [...] Ferdinand Fabre : une note de cet auteur portant engagement de retirer de la librairie à des dates déterminées les six volumes qui appartiennent à la maison. En vertu de quel pouvoir M. Sauvaître a-t-il conclu un pareil arrangement [...] Mme Fould : Un volume, "Le Sphinx des Perles", était en manuscrit au moment de la prise de possession de Mme Dentu. M. sauvaître s'est permis de le rendre, par l'entremise d'Olympe Audouard, prétendant que la veuve Dentu ne voulait pas le publier. Ce n'était pas vrai : elle n'en savait pas le premier mot. [...] Gaboriau : en juin 1895, M. Sauvaître se permet de déchirer les traités avantageux pour la reproduction de romans de cet auteur et de priver de ses bénéfices la librairie. [...] Galopin : pour le livre "Le Parfum de la femme", M. Sauvaître écrit à l'auteur [...] qui lui offre 40 centimes par volume, condition supérieure à celle des traités ordinaires .[...] De Goncourt : M. Sauvaître s'est pressé de rompre le traité qui liait cet auteur, pour la série des "Actrices du XVIIIe siècle". La lettre du 24 octobre 1884, citée par Goncourt, donne à ce dernier le droit de réimprimer ailleurs. De quel droit ? Pourquoi ce dommage pour la maison et sans consulter même le traité, dont M. Faure avait seul l'interprétation et le dépôt ? Recours formel contre Sauvaître ! [...] Guides Dentu : ... " Dommages à la maison alors que cette publication promettait de réaliser une somme de bénéfices considérables." [...] Abel Hermant : recommandé par M. Alphonse Daudet, cet auteur a publié deux livres, "M. Rabosson" et "la Mission de Cruchod", dont les manuscrits ont été livrés à l'impression par M. Sauvaître sans avoir été mis en lecture. [...] Lorédan-Larchey : réclamation par le canal de la Société des gens de lettres, 1er juillet 1895, restée sans réponse. [...] Malot : depuis la rupture du traité avec cet auteur M. Sauvaître a traité seul la réimpression de ces ouvrages et conservé de nombreux documents sans lesquels Mme Dentu ne pouvait en rien être au courant des affaires le concernant,... [...] Catulle Mendès : nombreuses lettres à Sauvaître qui se mêle sans cesse des affaires de cet auteur, lequel un moment donné en vient à lui dire : Si mon traité ne vous convient pas, rompez-le vous-même. [...] Montépin : c'est dans une lettre de cet auteur qu'on trouve la trace d'une opération entamée par M. Sauvaître pour la publication d'une série de romans bon marché et sur laquelle il n'a jamais voulu s'expliquer vis-à-vis de Mme Dentu [...] Ponson du Terrail : conflits occasionnés par les agissements de Sauvaître entre la veuve et la belle-soeur de Ponson du Terrail [...] Société des Gens de Lettres [ idem...] Victor Tissot : nombreuses lettres gardées et répondues par M. Sauvaître, qui semble avoir fait tout son possible pour brouiller cet auteur avec Mme Dentu. Il a même dépassé la mesure en s'efforçant de rompre le traité avec cet auteur pour la publication et la collection des chefs-d'oeuvre à 1 fr."‎

‎4 documents in-4 et in-folio à savoir : I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884, acte notarié de 4 feuillets in-4 signé du Notaire Duluard ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884, acte notarié de 2 feuillets in-4 signé du notaire Duluard ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884, 1 dossier in-folio de 10 feuillets sous chemise, tampon de copie conforme du commissaire de police daté du 7 mai 1886.; IV : Constat manuscrit du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître, 14 feuillets in-folio dont 23 pp. sont rédigés, manifestement par le Conseil juridique de Léonie Faure-Decamps, Veuve Decamps. Détail de la Notice : I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884 ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884 ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884 [ Mention des sommes versées à de nombreux auteurs dont Victor Tissot, Henri Bataille, Alfred Assollant, Catulle Mendès, Allard (pour "L'araignée rose"), Hector Malot (6600 francs pour "Marichette"), Robert Halt, de Gastyne, Pierre Véron, Ponson du Terrail, Xavier de Montépin, Ferdinand du Boisgobey, Henri de Bornier, Alphonse Daudet (5090 fr. en compte de droits d'auteur)] ; IV : Constat du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître : [ Très important dossier de 22 pp. in-folio détaillant les accusations pour abus de pouvoir visant Sauvaître, auteur par auteur : "Assollant : Lettre du 7 septembre 1885. M. Sauvaître n'en a donné connaissance à personne et a engagé l'affaire sans mandat. - Auguste Barbier : Lemerre 1er mai 1884. Hons-Olivier 5 mai 1884, demandant le droit de reproduction de pièces de poésies de Barbier. Lettre gardées et vraisemblablement non répondues. [...] Biard : 2 et 26 août 1884. Répondu par Sauvaître qui a traité en dehors de Mme Dentu pour impression et vente d'une brochure, et encaissé 270 fr. de provisions sans ouvrir un compte spécial. [...] Bourcard : correspondance pour la réception et l'impression compte à demi d'un volume Estampes au XVIIIe siècle publications onéreuses pour la maison. [...] Champfleury : Au lendemain de la mort de Dentu cet auteur réclame des comptes et ses lettres restant sans réponse, même recommandé, il fait intervenir le Comité de la Société des Gens de Lettres. Depuis cette affaire, Sauvaître lui fait attendre un an et demi la réimpression de divers volumes, entre autres l'Histoire de l'Imagerie Populaire et la publication de plusieurs annoncés depuis longtemps, tels que Le Musée secret de la Caricature, etc. Tous ces faits et toute cette correspondance restée entre les mains de Sauvaître n'ont jamais été communiqués à Mme Dentu [...] Claretie : Correspondance personnelle avec Sauvaître restée ignorée de Mme Dentu et de ses représentants, ayant trait aux mises en vente d'ouvrages inédits ou réimprimés, à des modifications aux traitées, etc. M. Claretie a fait faire des démarches par M. Decaux, éditeur, depuis le renvoi de Sauvaître, pour obtenir la résiliation amiable de son traité, prétendant qu'il n'est plus lié depuis la mort de Dentu : il a refusé de livrer à l'impression son dernier roman, "Succession Charvet", déjà paru dans l'Illustration, sous prétexte que la qualité semi-officielle lui interdit actuellement de publier un ouvrage qui a le caractère d'une satire politique ! Se référer pour éclaircir ce point au rôle douteux joué par l'intermédiaire de M. Claretie, Decaux, tant en cette affaire que celle des Scandales de Lundi et de son compte de dépôt chez Dentu, ainsi qu'à propos de l'édition de romans à 60 centimes [etc...] Contentieux : Calmann-Lévy : Réclamation relative au titre d'un volume de Mme Carette, "L'Outrage", 9 mai 1885. M. Sauvaître n'en a rien dit à personne est a dû payer 148 fr. à Calmann. Recours contre lui. Rouveyre : même date. Réclamation concernant le titre de Montépin, "Le Rastaquouère", et réponse insolente de M. Sauvaître, sans autorisation [ etc... ] Alphonse Daudet : Lettres de M. Hetzel se refusant à indemniser Mme Dentu pour la publication de Tartarin de Tarascon, faite au mépris de tout droit. M. Sauvaître a laissé sans réponse la dernière, datée du 4 février 1885, trouvée dans le volume d'Hetzel. M. Daudet a fait interdire la publication du Tartarin illustré, qui devait paraître en 1886, et dont les illustrations ont été payées à M. Jeanniot, dont M. Daudet a approuvé le dessin. Cette affaire est en suspens depuis trois ans bientôt, et M. Hippeau en a rédigé le prospectus en juillet 1885, M. Sauvaître s'étant engagé à le lancer dans la saison d'automne. M. Daudet a négocié avec M. Sauvaître la rupture du traité de Goncourt et s'est entremis dans diverses démarches dont l'objet était de procurer à la maison Charpentier des avantages au détriment des intérêts et en violation du droit de Mme Dentu [...] Debay : les ouvrages de cet auteur forment une section très important du catalogue Dentu, et leur vente est toujours très fructueuse et constante. La correspondance de M. Debay avec Sauvaître laisse voir des négligences dans le terme des comptes et dans la publication des éditions de cet auteur [...] Dubut de Laforest : grave affaire qui, intervenant après tant d'autres, a déterminé le renvoi de M. Sauvaître, aussitôt la citation du juge d'instruction à propos de la publication du "Gaga". [...] Eden Théâtre : Le traité d'annonce pour le rideau de scène a été signé par M. Sauvaître [...] Ferdinand Fabre : une note de cet auteur portant engagement de retirer de la librairie à des dates déterminées les six volumes qui appartiennent à la maison. En vertu de quel pouvoir M. Sauvaître a-t-il conclu un pareil arrangement [...] Mme Fould : Un volume, "Le Sphinx des Perles", était en manuscrit au moment de la prise de possession de Mme Dentu. M. Sauvaître s'est permis de le rendre, par l'entremise d'Olympe Audouard, prétendant que la veuve Dentu ne voulait pas le publier. Ce n'était pas vrai : elle n'en savait pas le premier mot. [...] Gaboriau : en juin 1895, M. Sauvaître se permet de déchirer les traités avantageux pour la reproduction de romans de cet auteur et de priver de ses bénéfices la librairie. [...] Galopin : pour le livre "Le Parfum de la femme", M. Sauvaître écrit à l'auteur [...] qui lui offre 40 centimes par volume, condition supérieure à celle des traités ordinaires .[...] De Goncourt : M. Sauvaître s'est pressé de rompre le traité qui liait cet auteur, pour la série des "Actrices du XVIIIe siècle". La lettre du 24 octobre 1884, citée par Goncourt, donne à ce dernier le droit de réimprimer ailleurs. De quel droit ? Pourquoi ce dommage pour la maison et sans consulter même le traité, dont M. Faure avait seul l'interprétation et le dépôt ? Recours formel contre Sauvaître ! [...] Guides Dentu : ... " Dommages à la maison alors que cette publication promettait de réaliser une somme de bénéfices considérables." [...] Abel Hermant : recommandé par M. Alphonse Daudet, cet auteur a publié deux livres, "M. Rabosson" et "la Mission de Cruchod", dont les manuscrits ont été livrés à l'impression par M. Sauvaître sans avoir été mis en lecture. [...] Lorédan-Larchey : réclamation par le canal de la Société des gens de lettres, 1er juillet 1895, restée sans réponse. [...] Malot : depuis la rupture du traité avec cet auteur M. Sauvaître a traité seul la réimpression de ces ouvrages et conservé de nombreux documents sans lesquels Mme Dentu ne pouvait en rien être au courant des affaires le concernant,... [...] Catulle Mendès : nombreuses lettres à Sauvaître qui se mêle sans cesse des affaires de cet auteur, lequel un moment donné en vient à lui dire : Si mon traité ne vous convient pas, rompez-le vous-même. [...] Montépin : c'est dans une lettre de cet auteur qu'on trouve la trace d'une opération entamée par M. Sauvaître pour la publication d'une série de romans bon marché et sur laquelle il n'a jamais voulu s'expliquer vis-à-vis de Mme Dentu [...] Ponson du Terrail : conflits occasionnés par les agissements de Sauvaître entre la veuve et la belle-soeur de Ponson du Terrail [...] Société des Gens de Lettres [ idem...] Victor Tissot : nombreuses lettres gardées et répondues par M. Sauvaître, qui semble avoir fait tout son possible pour brouiller cet auteur avec Mme Dentu. Il a même dépassé la mesure en s'efforçant de rompre le traité avec cet auteur pour la publication et la collection des chefs-d'oeuvre à 1 fr."‎


‎A la mort de son époux, le fameux éditeur Edouard Dentu, sa veuve Léonie Faure-Decamps s'efforça de remédier à une situation difficile. Mais elle fut confronté aux agissements de Louis Sauvaître, principal commis de son défunt mari, auquel elle avait confié l'administration du fonds. Ce dossier est remarquable en ce qu'il présente une version sinon impartiale, mais du moins approfondie, des relations des auteurs avec la Librairie Dentu au lendemain de la mort d'Edouard. La simple lecture des extraits que nous proposons suffira à donner une idée de la richesse de ces documents.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR1,650.00

Reference : 400072616

(1941)

‎dominique Gens d'affaires et Gens de coeur Maison de la Bonne presse 1941‎

‎ 1941 1941. Dominique: Gens d'affaires et gens de coeur/ Maison de la Bonne Presse 1941 Référence: LMA16Y. Dominique: Gens d'affaires et gens de coeur/ Maison de la Bonne Presse 1941‎


‎Bon état‎

Démons et Merveilles - Joinville

Phone number : 07 54 32 44 40

EUR4.00

‎COLLECTIF - Association des archivistes français‎

Reference : 87476

(1996)

‎Gens de mer & gens du fleuve. Un exposition de la Section des archivistes municipaux‎

‎ 1996 Association des archivistes, 1996 - Catalogue imprimé en mai 1996 pour l'exposition "Gens de mer et gens de fleuve" - In-8 broché, format carré - Nombreuses illustrations - 92 pages‎


‎bon état ‎

Phone number : 04 78 38 32 46

EUR32.00

‎Édouard Montagne. Jules Clarétie (Préface).‎

Reference : AMO-3953

(1889)

‎Histoire de la Société des Gens de Lettres. ‎

‎Paris, Librairie Mondaine, A. Boeswillwald, s.d. (1889) 1 volume grand in-8 (25,7 x 17,5 cm) de XXII-494 pages. Nombreux portraits gravés. Reliure strictement de l'époque plein maroquin rouge vif, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés à la Duseuil, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, tête dorée, autres tranches non rognées, les deux plats de couverture conservés en parfait état. Boîte cartonnée à ouverture vers le haut (reliure de l'époque signée L. GRETZINGER). Superbe exemplaire, comme neuf. Intérieur parfait, immaculé, sur beau papier vélin. Édition originale. Exemplaire unique imprimé pour l'auteur sur papier vélin de cuve (non justifié). Exemplaire de l'auteur, relié pour sa bibliothèque par son relieur (Louis Gretzinger). On joint une carte autographe de l'auteur avec son nom en tant que membre de la Société des Gens de Lettres. Edouard Montagne (1830-1899) était romancier, librettiste, auteur dramatique et vaudevilliste français (surtout). D'abord économe de l'hôpital des Enfants, il devient journaliste et collabore au Mémorial diplomatique, au Figaro et à Gringoire. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : théâtre des Délassements-Comiques, théâtre Beaumarchais, théâtre des Folies-Dramatiques, théâtre de l'Ambigu-Comique, etc. Montagne est aussi (et surtout) connu comme le délégué du comité de la Société des gens de lettres, auquel Octave Mirbeau s'affrontera lors de l'affaire Zola-Jean Grave, en août 1891. Nous comptons une vingtaine de pièces de théâtre écrites entre 1854 et 1880, dix romans publiés entre 1866 et 1893, un recueil de nouvelles publié en 1885, et cinq ouvrages dit d'érudition sur divers sujets. Son Histoire de la Société des Gens de Lettres est un ouvrage érudit, très complet et très estimé. Exemplaire relié pour l'auteur sur ses recommandations, en plein maroquin rouge, comme tous les ouvrages de sa bibliothèque que nous avons pu étudier. Louis Gretzinger, relieur à Paris, 45 rue de Sèvres, fut semble-t-il son unique artisan-relieur. Nous possédons plusieurs autres ouvrages reliés dans le même style à la même époque (dans les années 1875-1890). Les reliures de Gretzinger sont assez rares sur le marché et celles que nous avons sous les yeux démontrent un savoir faire de qualité, digne des Chambolle-Duru et autres Allô, relieurs à la même époque. Nous tenons à disposition des amateurs une petite étude que nous avons réalisée sur ce relieur méconnu. "Depuis décembre 1837, jour où Louis Desnoyers, alors directeur du Siècle, fonda la Société des gens de lettres, cette institution a rendu assez de services aux écrivains individuellement et, par suite, à la littérature en général, pour que tout ce qui se rapporte à son histoire soit utile à connaître, lorsqu'on s'intéresse au mouvement intellectuel contemporain. François (de Neufchâteau) avait bien, dès 1802, essayé de centraliser et de solidariser les efforts et les intérêts de la République des lettres, comme on disait encore, en fondant une Société en faveur des savants et des hommes de lettres, ouverte au public tout entier. Mais cette Société, institution de protection bien plus, que de confraternité et d'appui mutuel, dura peu. De nouveau, comme le disait Balzac, "notre famille littéraire s'en allait éparse dans les mille sentiers de la publicité; on a voulu la grouper, la constituer fortement, sagement, dans des conditions d'unité imposante. On a entendu créer un centre où les forts tendissent la main aux faibles, où les ressources de l'association vinssent en aide aux misères de l'isolement." Et l'on y a réussi. Sans être aussi convaincu que l'éminent auteur de la préface, M. Jules Claretie, que tout ce qui s'est fait dans la Société a été bien fait, et que les passions peu avouables, disons le mot, les vilenies de la nature humaine ne s'y soient de temps en temps fait jour, je reconnais hautement et avec tous qu'à ces réserves près, auxquelles n'échappe aucune institution humaine, l'oeuvre de la Société des gens de lettres est bonne et qu'il n'y a point d'exagération à dire qu'elle mérite bien de la patrie. Il y a plusieurs années déjà qu'une commission spéciale avait été nommée, au sein même de la Société, pour faire l'histoire de sa formation, de ses développements et de ses travaux. Mais des causes diverses, dans lesquelles la mort a été le grand facteur, avaient empêché cette commission de remplir sa tâche. Seuls, MM. Élie Berthet et Charles Joliet avaient individuellement taillé quelques pierres, amené à pied d'oeuvre quelques matériaux pour l'édifice projeté. La Société a donc choisi un délégué spécial, M. Montagne, pour compulser ses archives et rédiger, du moins, sa chronique. « C'est moins une histoire sans doute que des mémoires familiers que nous donne aujourd'hui M. Montagne, dit fort justement M. Clarétie mais combien de faits intéressants, combien de noms illustres ne rencontre-t-on point dans ces pages, échos des séances de nos comités. Ce livre valait la peine d'être publié il ajoute un chapitre à l'histoire littéraire de ce temps. Chapitre documentaire, où les faits sont classés à leur date et sans phrases par un annaliste scrupuleux. Ce livre est, on peut le dire, la collection des bulletins de notre grande, armée littéraire. Avec un profond scrupule et une conscience rare, M. Montagne les a réunis depuis longtemps et les publie aujourd'hui. C'est le don d'avènement qu'il offre, pour le cinquantenaire, à la Société maintenant solide et respectée. Ajoutons que de nombreuses gravures, suffisamment exécutées et bien venues, donnent les portraits ressemblants des membres les plus célèbres de la Société." (Bernard-Henri Gausseron, in Le Livre, Bibliographie moderne, livraison n°101 du 10 mai 1888). Splendide exemplaire de l'auteur et relié pour lui de cet important ouvrage documentaire. ‎


Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR1,850.00

‎GIRARD DE VILLETHIERRY, L’abbé.‎

Reference : LCS-18606

‎La Vie des gens mariez ou les obligations de ceux qui s'engagent dans le mariage. La Vie des gens mariez patronné par Madame de Maintenon eut un grand succès à sa parution en 1694.‎

‎Superbe exemplaire à grandes marges revêtu d’une éblouissante reliure de l’époque en maroquin rouge au dos finement orné. Paris, André Pralard, 1694. In-12 de (12) ff., 484 pp., (1) f. Maroquin rouge, double encadrement de double filet doré sur les plats avec fleurons d’angle à la Duseuil, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque attibuable à Boyet. 168 x 93 mm.‎


‎Edition originale rare de «La vie des gens mariez» de Girard de Villethierry. L'auteur, Jean Girard de Ville-Thierri (1641-1709) partagea sa vie entre ses devoirs d'ecclésiaste et la composition d'un grand nombre d'ouvrages de piété qui, recueillis, pourraient composer un corps de morale pratique pour tous les états de la société. Cet ouvrage eut un énorme succès à sa parution grâce à Madame de Maintenon qui, proche de l’Abbé, en recommanda sa lecture. Cette dernière fera planer sur la Cour, à la fin du règne de Louis XIV, une ère de dévotion et d'austérité. Elle accrut le poids du clergé de façon considérable et eut une réelle influence sur le Roi, notamment concernant la décision qui conduira à la révocation, en 1685, de l'édit de Nantes. On trouve dans ce traité des lumières, de la solidité; c’est toujours en s'étayant de l’autorité de l’Ecriture sainte, des Pères et des conciles, que l’auteur propose les règles que chacun doit suivre. Il règne une noble simplicité qui convient à cette sorte de livres. «La paix ne règne pas longtemps entre des gens qui n'ont point consulté Dieu sur l'alliance qu’ils vouloient contracter, & qui ne se sont unis que par des motifs d'intérêt, d’ambition, ou de sensualité; & bien loin de conserver entr'eux une sainte union, ils se chagrinent les uns les autres par leurs mauvaises humeurs & par leurs impatiences; ils deviennent même ennemis en plusieurs rencontres & ils se persécutent avec toute sorte d’animosité. La plupart des gens mariez ne se conduisant que par l’esprit du monde, il arrive tous les jours qu’ils commencent une infinité d’injustices dans la dispensation de leurs biens: tantôt ils les aiment avec excès, & ils tombent dans l’avarice; & tantôt ils les dépensent avec profusion, & ils les font servir à leurs débauches: & l’on en voit plusieurs qui excitent le trouble & la division dans leurs familles par le partage inégal qu’ils en font. Ils négligent presque toujours de s’appliquer à l’éducation de leurs enfants, & plusieurs d’entr’eux leur en donne une toute païenne, & entièrement opposée à l’esprit de l’évangile, & par ce moïen ils se rendent coupables de la plupart des abus qui se commettent dans les differentes conditions, soit Ecclesiastiques, ou, seculières; car les enfans qu’ils élèvent mal, remplissent, lorsqu’ils sont parvenus à l’âge viril, les charges & les emplois de l’Eglise et de la Republique, & ils y portent ordinairement les passions & les mauvaises dispositions dans lesquelles ils les ont entretenus pendant leur jeunesse. C’est pour prévenir tous ces maux differens, & pour en garentir les fideles, que j’ai entrepris ce traité.» (Gérard de Villethierry). Superbe exemplaire a grandes marges revêtu d’une remarquable reliure en maroquin de l’époque attribuable à Boyet.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR3,900.00

‎COLLECTIF - LES GENS DU VOYAGE‎

Reference : 29084

‎Les gens du voyage : Déclics 1989 : [exposition], Angoulême, 1989 [commissariat et catalogue : Jocelyne Lacouture]. 1989.‎

‎"Une brochure in-8°, plat supérieur illustré, 47 p. Illustrations. Très bon état.Contient : Josef Koudelka , par Robert Delpine ; Marcel Durand , par Jocelyne Lacouture ; Alen Mac Weeney par D. Seylan ; Liselott Nissen ; Michel Alber ; Pierre Duffour : les Gitans en Charente, par Jocelyne Lacouture ; Les gitans face aux gitans ; Les gens du voyage : souvenirs, par Michel Giroud ; Ljalja Kuznetsova : Gitans d'U.R.S.S., ; Les gens du cirque : Bernard Lesaing, par Jean Arrouye ; Les forains allemands : Gérard Pleynet." ‎


Phone number : 06.31.29.75.65

EUR28.50

‎Saint Gens‎

Reference : 13950

‎Saint Gens‎

‎Gagnière 265. Encadrée Très bon Avignon Cramery XIXè 40 x 50 cm‎


EUR160.00

‎Simon Isabelle, Perrotin Elodie: ‎

Reference : 14826

(2020)

‎Les gens, les gens. . . ‎

‎ Kilowatt, 2020. In-8, cartonnage couleurs. A l'état de neuf. ‎


‎"Les gens, les gens ... ça n'existe pas les gens ! Il y a toujours une personne, plus une personne, plus une autre personne. Car chacun de nous est unique et différent." Suite à un accident immobilisant votre libraire pour quelques semaines, le traitement des commandes est bien assuré, mais momentanément ralenti. Merci de votre patience et de votre compréhension.‎

La Bergerie - Le Locle
CHF18.00 (€19.35 )

‎DAMPIERRE (Jacques de).‎

Reference : 100433

(1915)

‎L'Allemagne et le droit des gens, d'après les sources allemandes et les archives du gouvernement français. L'impérialisme.‎

‎ P., Berger-Levrault, 1915, pt in-4°, 262 pp, 105 photographies et fac-similés de documents et 13 cartes, broché, très bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française), envoi a.s.‎


‎"En deux chapitres remarquables, M. Jacques de Dampierre commence par nous dire comment s'est formé l'impérialisme allemand ; il prouve que les tendances essentielles de ce germanisme sont contraires au droit des gens; l'Allemagne, avec sa population accrue, son industrie florissante, se persuade qu'elle a le droit de déborder hors de ses frontières sur le monde entier, de se créer un vaste empire colonial, d'imposer aux autres peuples sa culture supérieure, de faire disparaître les petits états et d'organiser l'univers. Et de haut en bas, par les écoles à tous les degrés, par l'armée, ces idées se sont répandues, si bien que toute la nation allemande a voulu la guerre, aurore de la grande Allemagne; et, à notre avis, M. de Dampierre rejette trop le crime sur la collectivité, atténuant la responsabilité des dirigeants, particulièrement celle de l'Empereur qui, certainement, aurait eu le pouvoir, s'il l'avait voulu, d'arrêter la catastrophe. Après ces deux chapitres généraux, M. de Dampierre montre que les excès commis par les soldats allemands sont une conséquence logique des principes mêmes de l'impérialisme allemand ; il prouve ces excès à l'aide d'une soixantaine de fac-similés – proclamations de généraux allemands ou carnets de soldats – et aussi de photographies faites par les Allemands, en général des cartes postales. Au nom du droit des gens, il proteste contre les pillages en règle, contre la spoliation des populations vaincues, contre les incendies des villages et des villes, contre les évacuations en Allemagne des populations civiles, contre tout le système de terrorisme. M. Jacques de Dampierre connaît fort bien la langue allemande; ses traductions nous paraissent toujours fidèles. Son livre est d'autant plus impressionnant qu'il est écrit sur un ton très modéré, en une belle langue française ; on n'y trouvera ni injures ni déclamation. Avouerons-nous même que nous y souhaiterions parfois plus d'indignation et plus de flamme ? Par la connaissance précise du sujet, par sa forme, par toute sa tenue, ce livre, fort bien imprimé et fort bien illustré, est un des plus remarquables qui aient été publiés sur la guerre." (C. Pfister, Revue Historique, 1916) — "Notre confrère M. le marquis Jacques de Dampierre a fait, au cours de la dernière séance de la Société de l'École des chartes, appel à nos confrères pour l'aider à fixer certains points de l'histoire de la présente guerre. « II y a loin, en effet, entre les récits plus ou moins fantaisistes des journaux et les observations rigoureusement exactes que seules doit enregistrer l'historien. Ayant entrepris une étude d'ensemble sur « l'Allemagne et le droit des gens », il tient à n'y insérer que des faits exactement contrôlés ; c'est pourquoi il demande à tous nos confrères, qui pourraient en posséder, de lui adresser des documents (autant que possible des photographies) permettant de déterminer d'une façon précise la nature et l'étendue des crimes et délits commis par les Allemands en France, soit sur les personnes, soit sur les propriétés privées, soit sur les monuments publics, les collections ou les œuvres d'art. »" (Bibliothèque de l'école des chartes. 1914) — Table : Le droit des gens devant l'Impérialisme allemand. La violence, terme de la politique allemande. La guerre allemande et la spoliation. Le terrorisme allemand. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.‎

Phone number : 01 43 54 43 61

EUR70.00

‎Christine Bénévent, Isabelle Diu, Chiara Lastraioli (eds)‎

Reference : 68857

‎Gens du livre et gens de lettres à la Renaissance ‎

‎, Brepols, 2014 Paperback, 430 pages, 210 x 270 mm, Illustrations:75 b/w, 10 col., French, Italian. *NEW . ISBN 9782503552422.‎


‎Les articles rassemblés dans ce volume portent sur l?ensemble des « gens du livre » et des « gens de lettres » à la Renaissance, pour reprendre les termes de Robert Darnton: graveurs de caractères, voyageurs, colporteurs, auteurs, philologues et traducteurs ? tous ces artisans ou ces érudits qui ont contribué, dans la fièvre des ateliers de libraires-imprimeurs, à la circulation des textes. Autour de la figure, à la fois centrale et excentrée, du « passeur de textes », capable de faire franchir au savoir obstacles et frontières, les contributeurs de ce livre se sont interrogés sur la matérialité des textes qui circulent, leurs itinéraires géographiques, leurs cheminements intellectuels; ils ont aussi cherché à retrouver les motivations de tous les acteurs qui ont patiemment rassemblé le patrimoine culturel de la Renaissance.‎

ERIK TONEN BOOKS - Antwerpen

Phone number : 0032495253566

EUR122.50

‎BART, Léo ; BART, Jean ; BART, Charlemagne‎

Reference : 55268

(1915)

‎Belle correspondance personnelle et originale, adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917. Jean Bart fut successivement matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car pour l'essentiel non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917‎

‎94 cartes et LAS, auxquelles nous joignons quelques photos et quelques lettres postérieures. Belle correspondance personnelle adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917, adressée à Jean Bart, matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917‎


‎Passionnant ensemble, à analyser en profondeur. Prix de l'ensemble, non séparable.‎

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‎Gens L. Theatre Estonia. In Russian /Gens L. Teatr Estoniya.‎

‎Gens L. Theatre Estonia. In Russian /Gens L. Teatr Estoniya. Series: Tourist attractions in Tallinn. Tallinn Eesti Raamat. 1978. Contact us for details or to request photos of available books. Delivery of this book could take longer than normal due to additional handling time before shipping, and no rush delivery options are available. Please let us know if you have a specific date by which you need to receive your order.SKUalb851ad14753e9aac9‎


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‎Gens I. Sword and Hiroshima: War in Japanese Film In Russian /Gens I. Mech i Kh‎

‎Gens I. Sword and Hiroshima: War in Japanese Film In Russian /Gens I. Mech i Khirosima. Tema voyny v yaponskom kinoiskusstve M. Art 1972. 168 You are welcome to reach out to us for a detailed description of the copies currently available. Delivery of this book may take longer than usual including extended processing and pre-shipping time, no expedited shipping is available. Please advise us if you have a set date or a deadline to receive your order.SKUalb4e7a7e6c68b7e3e3‎


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‎Gens I. The Challengers. In Russian /Gens I. Brosivshie vyzov.‎

‎Gens I. The Challengers. In Russian /Gens I. Brosivshie vyzov. Japanese filmmakers of the 60 s-70 s. Moscow: Art, 1988. You are welcome to reach out to us for a detailed description of the copies currently available. Delivery of this book may take longer than usual including extended processing and pre-shipping time, no expedited shipping is available. Please advise us if you have a set date or a deadline to receive your order.SKUalb03e7b486f08506d7‎


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‎Les gens de medicine. Vus au milieu du XIXeme siecle. In French /Les gens de me‎

‎Les gens de medicine. Vus au milieu du XIXeme siecle. In French /Les gens de medecine. Vus au milieu du XIXeme siecle. In French. Paris Editions Errance 1982. You are welcome to reach out to us for a detailed description of the copies currently available. Delivery of this book may take longer than usual including extended processing and pre-shipping time, no expedited shipping is available. Please advise us if you have a set date or a deadline to receive your order.SKUalb6efc9673fb1562e8‎


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‎Gens-Katanian I.Yu. Homes and Mirages. In Russian /Gens-Katanyan I.Yu. Doma i m‎

‎Gens-Katanian I.Yu. Homes and Mirages. In Russian /Gens-Katanyan I.Yu. Doma i mirazhi. Series: Names. Nizhny Novgorod DECOM 2005. You are welcome to reach out to us for a detailed description of the copies currently available. Delivery of this book may take longer than usual including extended processing and pre-shipping time, no expedited shipping is available. Please advise us if you have a set date or a deadline to receive your order.SKUalbb38f2331f4205dd0‎


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‎Barbier Elisabeth‎

Reference : 6890

(1998)

ISBN : 2258040140

‎Les gens de Mogador Tome 2 - Ludivine 2 , Dominique‎

‎ Omnibus Fort volume broché de 1016 pages , au format 13x20cm , formant un ensemble en bon état hormis un manque au coin supérieur du plat du livre. Propre. ‎


‎ Bon Etat Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026). ‎

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Reference : albeef3863d0e2773e5

‎Gens-Katanian I.Yu. Homes and Mirages. In Russian /Gens-Katanyan I.Yu. Doma i m‎

‎Gens-Katanian I.Yu. Homes and Mirages. In Russian /Gens-Katanyan I.Yu. Doma i mirazhi. Names of Nizhny Novgorod DECOM 2005 312 pp. We have thousands of titles and often several copies of each title may be available. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKUalbeef3863d0e2773e5.‎


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‎Gens-Katanian I. Homes and Mirages. In Russian /Gens-Katanyan I. Doma i mirazhi‎

‎Gens-Katanian I. Homes and Mirages. In Russian /Gens-Katanyan I. Doma i mirazhi. The book opens with a foreword by film director Eldar Ryazanov and a dialogue between the author and publisher. We have thousands of titles and often several copies of each title may be available. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKUalbe0312f10de12a37a.‎


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‎Gens J. Old Tallinn and its sights. In Russian /Gens Yu. Staryy Tallinn i ego d‎

‎Gens J. Old Tallinn and its sights. In Russian /Gens Yu. Staryy Tallinn i ego dostoprimechatelnosti. D. P. Luhtein. Tallinn Art Foundation of the USSR. Estonian Republican Branch. 1947. 68 p. We have thousands of titles and often several copies of each title may be available. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKUalbe1a541bd65b30374.‎


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‎Grange, Cyril‎

Reference : 19375

ISBN : 2213596301

‎Les gens du bottin Mondain (1903-1987). Y être, c'est en être. ‎

‎ Fayard, 1996. Fort et pondéreux in 8°, broché, 572 pages. Très propre. ‎


‎Le Bottin Mondain, c'est un peu une caste, ce n'est pas la méritocratie, c'est l'aristocratie. Si on s'y retrouve, c'est sans doute parce qu'on est snob, soyons honnête, on est plus snob que les autres... Annuaire de prestige social (à la différence du Who's Who qui recense les gens ayant réussi quelle que soit leur origine), le Bottin Mondain répertoire depuis 1903 une bonne partie des représentants de la noblesse (authentique et d'apparence) et de la bourgeoisie se voulant ancienne qui demandent à y figurer. Cette cohabitation de deux groupes dont les valeurs essentielles ont longtemps été éloignées voire opposées conduit à s'interroger sur leur rapprochement au XXe siècle. Le Bottin Mondain reflète-t-il la persistance du désir bourgeois d'aristocratie ou l'ouverture, peut-être inévitable _ et sans doute à son corps défendant _, de la noblesse à la bourgeoisie? La noblesse et la bourgeoisie du Bottin Mondain ne constituent-elles pas en fait aujourd'hui un même milieu nourri de valeurs devenues communes? Cette enquête d'histoire sociale cherche à répondre à ces questions à partir des informations fournies par un échantillon de 3 914 mentions et par une série d'entretiens, afin de cerner mieux des réalités immatérielles par nature absentes des notices.Déjà l'histoire du Bottin entre sa création et 1987, qui est retracée ici, est riche d'enseignements sur l'évolution des élites françaises et sur le sens que les gens confèrent à leur présence dans l'ouvrage. La succession des notices procure à qui sait lire entre les lignes de multiples indications sur le mode de vie des personnes inscrites, sur les étapes et les rites de la formation de la famille (rencontre des époux, fiançailles, mariage, nombre d'enfants et choix de leurs prénoms), puis sur les options professionnelles, voire les responsabilités politiques qu'elles exercent parfois. L'évolution des beaux quartiers , des lieux de villégiature les plus chics et l'importance des châteaux, l'évocation des loisirs, une radiographie des cercles et clubs, enfin quelques épisodes pittoresques de la vie mondaine complètent le panorama.En révélant l'homogénéité progressive des comportements et du système de valeurs des familles au XXe siècle, le traitement statistique de plusieurs générations atteste la pertinence sociologique d'un milieu des gens du Bottin Mondain à l'époque contemporaine.Ancien élève de l'ESSEC et docteur en histoire de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Cyril Grange est chargé de recherche au CNRS (Centre Roland Mousnier, Université de Paris IV-Sorbonne). Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026). ‎

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‎RAIMU‎

Reference : 83134

(1941)

‎"... L'arlésienne ne pourra pas se faire parce que monsieur gendre Prouvost et cie sont des couillons. Et des gens sans aucune descisions" Virulente lettre autographe signée adressée à son grand ami Carlo Rim à propos d'un projet de film avorté‎

‎S. n. | Paris 13 juin 1941 | 14 x 19.50 cm | trois feuilles recto-verso‎


‎Lettre autographe datée du 13 juin (Carlo Rim ayant précisé au crayon de papier et en tête du premier feuillet 1941) et signée de Raimu adressée à son grand ami Carlo Rim, 98 lignes l'encre noire, sur trois feuillets recto-verso. Pliures inhérentes à la mise sous pli. Raimu vitupère l'incapacité et l'indécision des responsables d'un projet de film intitulé l'Arlésienne (tout un symbole ! ) dont Carlo Rim faisait partie : "L'arlésienne ne pourra pas se faire parce que monsieur gendre Prouvost et cie sont des couillons. Et des gens sans aucune descisions. Donc affaire morte.", "... tous les mois il change d'idées et dieu sait s'il en a, mais tout cela se termine par des idées... jamais il ne tournera pas plus le tien, que celui des autres, il a peut-être de l'argent mais il ne veut pas le sortir. Genre, Prouvost." Raimu, toujours autant irascible, ne décolère pas et noie les derniers espoirs de son ami à propos de la réalisation prochaine de l'Arlésienne : "Mon vieux Carlo à l'heure actuelle les deux pauvres studios de Nice sont pris jusqu'à fin septembre par des gens qui eux prennent les descisions, et qui verse de l'argent... donc tu vois, mon pauvre vieux, ce sont tous des bonimenteurs Honnebelle - Prouvost... des gens plein aux as mais ils ne veulent pas les sortir...", "... il trouvera 100 excuses pour ne pas tourner et elles lui seront faciles..." et finit sa diatribe épistolaire par cette glaciale critique : "Mon Carlo, il n'y a plus rien à faire en province que de la barraque et à écarter les marchands de boniments... because que depuis la fille du puisatier je n'ai entendu que des bobards... En plus il faudrait faire des films à la noix..." Carlo Rim fut un écrivain provençal, auteur notamment de "Ma belle Marseille", un caricaturiste, un cinéaste : "Justin de Marseille", "L'armoire volante", "La maison Bonnadieu", et fut notamment l'ami de Fernandel, de Raimu et Marcel Pagnol mais aussi de Max Jacob et André Salmon qu'il rencontra à Sanary. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎MIESIENSKI P.‎

Reference : 7305

‎Saint Gens‎

‎Très intéressantes vues du pélerinage de Saint Gens (6 photos) : le départ de Monteux, l’arrivée à St Gens, le lancement du ballon … Chaque photographie est signée (cachet sec) du célèbre photographe avignonna Chaque photo est montée sur un carton orné d’un filet rouge. Boîtier plein papier. Place Pie Avignon. 11,5 x 16 cm.‎


‎édition originale‎

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