3 tomes reliés en un volume in-12 (163 x 94 mm), maroquin rouge de lépoque, dos lisse richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bronze, triples filets dencadrement sur les plats avec fleurons dangle, roulette sur les coiffes et les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées, gardes de papier dAugsbourg doré et étoilé, (4), 128 p. ; 100, (10) p., (1) f. blanc et (16), 236 p., bandeaux, culs-de-lampe et ornements typographiques gravés sur bois.
Bel exemplaire de ce recueil épistolaire apocryphe. Présenté sous le nom de la marquise, ce recueil sinscrit dans la vogue des correspondances de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il propose une image intime et politique de la favorite de Louis XV, mêlant considérations sentimentales, réflexions sur la cour et jugements sur les affaires du temps. Le lieu d'édition "Londres" est fictif, le livre ayant vraisemblablement été imprimé à Paris.Louvrage connut une grande vogue et fut rapidement traduit dans plusieurs langues européennes. Longtemps attribué à Crébillon fils, il est regardé aujourdhui comme un ouvrage de jeunesse du marquis François Barbé-Marbois (1745-1837).Le troisième tome est présenté, dans son avertissement, comme un complément aux deux premiers volumes. Il réunit 77 lettres que léditeur affirme avoir reçues après la publication initiale.Ce recueil participe ainsi à la construction de la légende littéraire de la marquise, en lui prêtant une voix personnelle conforme aux attentes morales et politiques du lectorat européen des années 1770.('France littéraire', I, 173. Gay-Lemonnyer, II, 823 et IV, 286. Quérard, 'Supercheries', III, 204).Ex-libris de la bibliothèque du comte Chevreau dAntraigues.Très belle reliure de maroquin du temps.
1774 Londres, G. Owen, T. Cadell, 1774, 4 parties en 1 vol. in-12 de (4)-107-(1) pp. - 108 pp. - 132 pp. - 128 pp., rel. d'ép. demi-veau, brun, dos lisse orné de fers dorés, pièce de titre de maroquin vert, bon ex.
Ces lettres eurent une grande vogue. On les a attribuées à Crébillon fils. “C’était lui faire beaucoup d’honneur, car ces lettres sont pleines de décence et semées d’anecdotes très piquantes (...). On regarde ces lettres, avec bien plus de raison, comme l’ouvrage de la jeunesse d’un de nos magistrats les plus distingués, de M. le marquis de Barbé-Marbois.” (Quérard. Supercheries littéraires III, 204-205).