Édition originale ornée de 141 bois gravés entièrement coloriés à la main en 1522, dont le portrait à pleine page de Geyler, 40 bois à pleine page et 100 bois dans le texte. Strasbourg , J. Schott, 1522. In-folio, car. goth., 35 ff. (sur 37) ornés de 6 grands bois à pleine page; 118 ff. ornés d’1 bois gravé à pleine page ; (28) ff. (sur 29) ornés de 18 grands bois à pleine page ; 110 ff. ornés de 6 grands bois à pleine page ; 41 ff. (sur 42, manque le f. 38) ornés de 9 bois à pleine page. Port. sur bois au titre, attribué à Wechtelin. [Postille sur les quatre évangiles pour toute l’année, le carême et les fêtes de quelques saints.] Manque les feuillets xv-xvi de la 1ere partie, a1 de la 3e partie, xxxviii, soit 332 feuillets sur 336. Principales déchirures : page de titre de la 2e partie déchirée, une demi-page de texte manquante au feuillet lxiii, déchirure avec manque aux ff. C6 et E2 partie 2. Demi-vélin à nerfs, plats cartonnés décorés. Reliure de l’époque. 282 x 192 mm.
Édition originale ornée de 141 bois gravés entièrement coloriés à la main en 1522, dont le portrait à pleine page de Geyler, 40 bois à pleine page et 100 bois dans le texte. Geyler de Kaiserberg est un fameux prédicateur, né à Kaiserberg (Alsace) en 1445, mort à Strasbourg en 1510. Il étudia la philosophie et les belles-lettres à Fribourg en Brisgau, puis la théologie à Bâle. En 1478, il fut appelé à Strasbourg comme prédicateur. Sa réputation fut immense ; il s’élevait avec indignation contre l’incurie et les vices des moines dans un langage pittoresque et imagé qui, à cette époque, arrachait des larmes d’admiration, et qui, aujourd’hui, paraîtrait baroque et dépourvu de goût. On dut à ses prédications l’abolition de certaines cérémonies catholiques contraires à la dignité du culte divin. La chapelle de Saint-Laurent, où il prêchait, étant devenue trop petite, on construisit, en 1486, la magnifique chaire qu’on voit encore aujourd’hui dans la cathédrale de Strasbourg. « Ouvrage très rare ; avec beaucoup de gravures sur bois de la main de Hans Wechtlin (nommé Pilgrim), sur le titre le portrait de l’auteur. Incomplet ». (Catalogue de la collection de tableaux anciens et modernes de M. C. Rhaban Ruhl, n°596) Superbe illustration, principalement due à Hans Wechtlin, constituée d’un grand portrait de Geiler au titre, de quarante grands bois gravés à pleine page (huit de ces planches sont répétées, soit un total de 32 bois originaux), et de 100 bois gravés (quart-de-page ou de moindre taille), certains répétés. « L’art de Hans Wechtlin, artiste cité au début du XVIe siècle dans les archives de la ville de Strasbourg, est connu uniquement par la série des quarante-trois gravures sur bois représentant différents épisodes de la vie de la Vierge et de la vie du Christ. Ces gravures n’apparaissent jamais toutes dans un même livre et la première d’entre elles à avoir été imprimée se trouve dans un ouvrage de 1506 (...) sorti des presses de Johann Knobloch (...). Par la suite, et hormis deux exceptions qui peuvent s’expliquer par un prêt ponctuel, l’ensemble des bois se trouve en la possession de l’imprimeur Johann Schott. (...) Devant la force de ces images et leur impact sur les fidèles, il n’est pas étonnant que Johann Schott ait pu facilement les réutiliser pour illustrer d’autres textes religieux (...). Les estampes de Hans Wechtlin ont certainement été vendues à l’unité, car elles remplaçaient facilement, et à moindre coût, les petites peintures de dévotion. Le prédicateur strasbourgeois Johann Geiler y fait d’ailleurs allusion dans un de ses sermons : « Si tu ne sais pas écrire ni même lire, alors prends pour toi une image où est dessinée la visite de Marie à Élisabeth, tu en achètes une pour un pfennig, regarde-là et considère combien elles ont été heureuses, et reconnais‑le dans la foi ». (...) Johann Schott est l’imprimeur strasbourgeois qui a commandé très tôt et presque systématiquement des bois sur mesure à des peintres, et l’art de Hans Wechtlin est, en ce début de siècle, un des plus novateurs à Strasbourg » (Alice Klein). Les gravures sur bois de notre recueil avaient donc pour fonction d’instruire, d’émouvoir et de marquer les esprits. Le fait que ces gravures soient ici coloriées renforce encore l’impact que ces images pouvaient avoir sur les lecteurs, et le caractère précieux de l’objet. Hans Wechtlin était peintre à la cour du duc René II en 1506 et fut actif à Strasbourg jusqu’à la fin de la deuxième décennie du XVIe siècle. « En 1516, le peintre et dessinateur Hans Wechtlin se trouve désigné comme membre de la maitrise de la corporation des peintres et indiqué comme un des principaux maîtres dans les différends qui surgirent entre la Municipalité, le Conseil des Vingt et les gâte-métiers, et ceux où fut mêlé Hans Hage, établi depuis 1506 à Strasbourg. Il faut remarquer que dans les registres de Strasbourg il est nommé toujours comme peintre, mais jamais comme graveur sur bois, de manière à nous laisser dans l’incertitude quant à cette dernière attribution […] Il se rapproche dans son style de celui de Hans Baldung Grün, mais avec moins de fantaisie et d’énergie dans le dessin. Ses premières gravures sur bois, comme celles de la Passion de 1508 et quelques-unes de ses pièces en clair-obscur, appartiennent encore à l’ancien style allemand de composition du commencement du XVIe siècle, tandis que ses clairs-obscurs postérieurs dénotent un développement plus libre de son talent et plus analogue à l’époque… » (J.D. Passavant, Le peintre-graveur). Hans Wechtlin was a German Renaissance artist, active between at least 1502 and 1526, whose woodcuts are his only certainly surviving work. He was the most prolific producer of German chiaroscuro woodcuts, printed in two or more colours, during their period in fashion, though most of his output was of book illustrations. He was born in about 1480-85, presumably in Strasbourg, then in Germany and now in France, where his father, also called Hans Wechtlin, was a cloth merchant. Most of his identified works are woodcut book illustrations, the first, scenes from the Life of Christ, are from a Strasbourg book of 1502, and the last is a Strasbourg title-page of 1526. In 1505 he began a year of employment as a painter to René II, Duke of Lorraine in Nancy. After he left Nancy he was in Wittenberg in 1506‑1507, where he must have met the court painter, Lucas Cranach the Elder. He became a citizen of Strasbourg in 1514, and by 1519 was a master of the painter’s guild there. He left 19 single-leaf woodcuts, apparently made in the period 1505-15, and is mainly remembered for his 12 chiaroscuro woodcuts, which are all extremely rare. The dating of these has been much discussed by art-historians, as part of the very tangled issue of the development of the German chiaroscuro woodcut. Bartrum assigns them "towards the end" of the 16th century. No surviving paintings are attributed to him, although a few drawings have been, tentatively. As with most artists in woodcut, art historians now consider that Wechtlin probably just designed the woodcuts, leaving the block-cutting to a specialist "formschneider" who pasted the design to the wood and chiselled the white areas away. The quality of the final woodcuts, which varies considerably, depended on the skill of the cutter as well as the artist. His best known book illustrations in his own time were 135 woodcuts from Sebastian Brant's 1502 edition of Virgil's Aeneid, "perhaps the most influential book illustrations ever produced in Europe", though the attribution to him is not universally agreed. This was the first printed Virgil with illustrations. En tête du volume se trouve relié : Beringer, Jacob. Das Nüw Testament kurtz und grüntlich in ein Ordnung und Text die vier Evangelisten mit schoenen Figuren durch auss geführt sampt den anderen Apostolen : und in der keiserlichen Stat Speyer volendet durch Jacobum Beringer Leuiten. Strasbourg, Johann Schott, 1527. In-folio de 217 feuillets, 63 grands bois à pleine page enluminés à l’époque, manquent le titre et les 3 feuillets xii, xiii et ccv avec deux bois, 2 ff. avec des bois coupés aux 2/3. Édition originale de ce Nouveau Testament, dans la traduction luthérienne, « harmonisé » par Jacob Beringer, chapelain de la cathédrale de Spire et sympathisant luthérien. Ouvrage illustré de 63 grands bois à pleine page en coloris d’époque, attribués pour certains à Henrich Vogtherr (1490-1556). Cinq de ces illustrations ont été caviardées en raison de la présence de scènes de nudité ou de représentations du diable. Jacob Beringer a combiné entre eux les quatre Évangiles pour en faire un récit continu, pratique relativement courante au XVIe siècle. « D’où la conception de grandes planches précédées d’un résumé de huit vers et présentant simultanément plusieurs scènes qui s’inscrivent dans l’espace et visualisent les événements ou paraboles principaux, selon l’ordre chronologique. L’esprit en est analogue à celui de vitraux narratifs, mais l’espace restreint de la feuille et la non séparation des épisodes aboutissent à des collages parfois disparates, mais qui, dans les meilleurs planches, celles de Voghterr pour les Épîtres, sont d’un effet visuel assez étonnant, grâce à une composition habile, où un humour bonhomme et faussement naïf est souvent présent. Huit illustrations sont de Voghterr (titre - ici absent -, pl. 27 des Évangiles, 7 et 11 des Actes des Apôtres, 5 à 7 et 11 des Épitres), les autres provenant de deux mains différentes, deux compagnons restés anonymes. On sent tout de même que Voghterr a été le maître d’œuvre et qu’il a supervisé l’ouvrage de ses aides, esquissant plus d’une fois une composition ou un personnage (...). Les illustrations, surtout celles de la main du maître, contiennent d’assez nombreuses attaques anticatholiques (…). En‑dehors du frontispice et de quelques planches de Voghterr d’une composition claire et équilibrée malgré les contraintes particulières qui lui étaient imposées, on aurait tendance à juger trop sévèrement la majorité des autres planches, souvent trop foisonnantes et dont les nombreux petits personnages parfois malhabiles prêtent à sourire. Mais le plaisir de la narration est si apparent, de nombreux détails si savoureux qu’il ne faut pas bouder son plaisir et considérer ces images comme des bandes dessinées avant la lettre ». (Muller). Ce graveur vécut principalement à Augsbourg, Wimpfen, Strasbourg, Zürich et Vienne. A travers l’évolution de la vie mouvementée de cet artiste contemporain de Luther (1490-1556), nous notons une double influence. D’une part, celle de la Réforme sur les productions artistiques : celles-ci changent de nature, de support, de thème et de fonction, pour devenir essentiellement des images imprimées illustrant ou accompagnant l’écrit. D’autre part, l’influence inverse de l’art sur la Réforme : les transformations artistiques et esthétiques ont accompagné - et parfois précédé- les idées de la Réforme, l’art de la gravure ayant surtout un rôle pédagogique, didactique, et propagandiste. Mais pas uniquement ; il sait parfois être également ludique et décoratif. Les caractéristiques principales de ce graveur sont : - la dialectique très présente chez Vogtherr entre l’art engagé (propagande religieuse) et l’art ornemental (jouissance privée). - l’appartenance et la fidélité de l’artiste à la Réforme sans laquelle "il serait sans doute resté un artiste, ou plutôt un artisan de second ordre". - son insertion (mais de manière moins radicale que Dürer) dans le mouvement social et politique qui a abouti à la guerre des paysans de 1525, surtout à travers la figuration du Karsthans, le paysan évangélique des Flugschriften, les tracts illustrés et polémiques. - la spiritualité propre de Vogtherr, très anti-cléricale, et nourrie d’une véritable spiritualité évangélique. Vogherr graveur étant aussi écrivain, les sources écrites sont prises en considération. Parmi les images les plus intéressantes pour un bibliste et théologien, mentionnons sa collaboration à la Leieinbibel de 1540, une Bible entièrement en images (186 gravures), ses 200 vignettes pour la Bible de Köpfel - die gantz Bibel - (1529-1530), ses métaphores visuelles de la foi (Le navire des pèlerins ; le réformateur en jardinier), d’étranges gravures comme L’homme divinisé (Der vergottet Mensch), où textes et images s’interpénètrent en une sorte de profession de foi mystique. En matière d’image, la Réforme ne fut pas uniquement iconoclaste ; elle fut aussi iconographe, c’est-à-dire qu’elle utilisa l’image comme une écriture. Recueil exceptionnel dont les 204 gravures, 103 à pleine page et 101 in texte, ont été magnifiquement peintes à la main à l’époque. Bibliographie : Premier titre : Dacheux 8 ;. VD16 G 788 ; Alice Klein, Les gravures d’illustration de Hans Wechtlin, peintre et graveur à Strasbourg à l’aube du XVIe siècle. Ritter 986. Illustration : 141 bois gravés (portrait de 19 x 16 cm environ, 40 bois de 21,5 x 16,5 environ, et 100 bois de 8 x 5 cm environ). Second titre : Pietsch 114 ; Bibelsammlung der Wurttembergischen Landes-bibliothek, Stuttgart 1987, n° E 167 & 168 VD16 B 4378 ; Frank Muller, Heinrich Voghterr l’Ancien. Un artiste entre Renaissance et Réforme, pp. 244 à 246 ; Ritter 2309.
Exemplaire à grandes marges (hauteur 220 mm), de l’une des plus rares éditions incunables. Strasbourg, J. Gruninger, 1er juin 1497. In-4 de 112 ff. (mal ch. 116) (sig. A6 B-I6/4 K-X4/6 Y6) ornés de 117 bois gravés, 35-39 lignes, caractères romains (restaurations en marges des ff. 1 et 116 sans atteinte au texte). Reliure réalisée dans un parchemin du XIVè siècle. 220 x 153 mm.
Edition latine incunable, la première publiée à Strasbourg et la quatrième latine générale du premier ouvrage illustré par Dürer. HC 3747; Pellechet 2820; Polain (B) 865; BMC III 795; Schreiber 3567; Goff B 1089; Proctor 480; Vouillième-Berl. 2301 ; Schmidt, Grüninger 30 ; Schreiber 3570 ; Muther 553. L’iconographie comprend 117 gravures sur bois, la plupart exécutées sur les dessins de Dürer. Cette illustration reprend les bois gravés dans l’édition allemande donnée par le même imprimeur en 1494, avec cependant 3 nouvelles figures sur bois. “The woodcuts are very interesting and remarkable. Many woodcuts show clear elements of Durer’s style, that he must have part on the illustration of this work in any manner. Latin edition in verses. In the chapter : de geographica regiorum inquisitione there is a passage on the discovery of America (1f. 58 numbered 62). Some chapters concern physicians a. the medicine”. «De Colmar, Dürer gagna Bâle qui était à cette époque un grand centre de l’imprimerie, branche en plein essor. Dürer y travailla comme graveur sur bois tout en dessinant également de nombreuses esquisses au profit d’autres artisans graveurs. Il se consacra à l’illustration de l’œuvre la plus connue de Sebastian Brandt, ‘La Nef des fous’. Il resta d’ailleurs très lié avec cet éditeur tout le restant de sa vie. On ne sait où il se rendit en quittant Bâle mais une chose est certaine: les années 1490-1494 sont caractérisées par une première activité intense dans le cadre d’une Renaissance bouillonnante et enthousiaste». Albert Dürer, Catalogue raisonné. «Cet ouvrage singulier a eu une grande vogue à l’époque où il parut et les gravures en bois très remarquables dont il est orné le recommandent encore aux curieux. L’édition la plus ancienne que l’on connaisse de cette traduction est celle décrite ci-dessus». Brunet, I, 1204. Né à Strasbourg en 1458, Sébastien Brandt écrivit cet ouvrage lorsqu’il devint conseiller de l’empereur Maximilien Ier. L’idée du poème remonte peut-être à une ancienne coutume de Mardi gras, particulière aux populations du Haut et Bas-Rhin. L’auteur fait s’embarquer sur un navire tous les fous du pays, représentant les différentes classes sociales: clergé, noblesse, magistrature, université, négoce, paysans, cuisiniers… A chacun est consacré un chapitre permettant ainsi à Brandt d’esquisser une caricature des diverses corporations et professions et une satire des principales sottises, abus et vices de la nature humaine. Chacune des 117 figures sur bois illustre avec une verve acérée les scènes de la vie quotidienne et représente les costumes de l’époque. La modernité de l’illustration confère à l’ouvrage un intérêt majeur et en fait l’un des plus célèbres illustrés de l’histoire du livre. C’est en effet l’un des premiers exemples de gravures humoristiques et l’une des premières illustrations directement adaptées à un texte. Exemplaire à grandes marges (hauteur 220 mm), de l’une des plus rares éditions incunables. N°17 dans le classement de Frédéric Barbier («La Nef des fous au XVè siècle: un projet de recherche» in Histoire et Civilisation du Livre, III, Droz, 2007).
Librairie Hachette et Cie, Paris, 1877Un volume fort in-8°, demi-reliure cuir rouge, dos lisse avec 5 faux caissons dorés (titre et auteur dans lun d’eux en lettres dorées). L’ouvrage fait 492 pages dont un Appendice linguistique en fin et une table des matières (14 chapitres). Le texte, comme le dit le titre, est illustré de nombreuses gravures sur bois dont les sujets et les cadrages sont pour la plupart d’un grand intérêt. La gravure sur bois était encor le seul moyen utilisé à cette époque pour reproduire des images en quantité (on ne maitrisait pas encore l’impression des photos dans les livres et les journaux). Ce qu’il faut savoir, c’est que ce J.THOMSON, écossais (1837-1921), avant d’écrire ce livre, était déjà un reporter photographe connu (nombreuses photographies sur la vie quotidienne des Ecossais de tous milieux). Membre de la Royal scottish Society of arts, il quitte l’Angleterre en 1862 pour rejoindre son frère à SINGAPOUR. Après des clichés en INDE et à ANGKOR qui le rendent célèbre il s’installe à HONG-KONG en 1868 où il fonde son entreprise photographique et où il se livre, entre autres activités, à l’exploration de nombreuses régions chinoises, malgré les difficultés et les risques de telles explorations à cette époque (mais, comme il le dit dans son livre, il se sentait sous la protection des Traités obtenus à la fin de la guerre de l’opium entre l’ANGLETERRE et la CHINE - Traité de PÉKIN en 1960).Et malgré l’hostilité de nombre de CHINOIS devant ce “barbare d’étranger” il accumula un grand nombre de photographies de haute valeur artistique et ethnographique. En 1875, THOMSON fit enfin paraître l’ouvrage qui nous intéresse: “TEN YEARS TRAVELS etc, dont l’éditeur HACHETTE fit une édition française en 1877 sous le titre DIX ANS DE VOYAGES DANS LA CHINE ET L’INDO-CHINE.C’est l’ouvrage que nous proposons ici. On y trouve évidemment les illustrations réalisées pour l’édition anglaise de TEN YEARS AFTER (c’est à dire des gravures dessinées d’après les photos de THOMSON). Et l’on trouve y aussi son texte d’accompagnement.Or, tout comme le sont ses photos, ce texte est du plus grand intérêt . Impossible d’en dire plus ici mais ce qui frappe dans les commentaires de ce photographe c’est à la fois un immense intérêt pour le monde asiatique et ses aspects inimaginables, quelquefois barbares, dit-il . En lisant son texte on ressent bien souvent une certaine suffisance de sa part pour ce peuple que l’ANGLETERRE a vaincu. Mais on sent aussi, dans ses gravurescomme dans son texte, une réelle sensibilité devant certains aspects de la réalité souvent pitoyable qu’il est amené à observer tout au long de ses voyages. Il termine son ouvrage par les mots suivants: “Pour conclure j’espère; grâce à de longs voyages et à une étude attentive, avoir convenablement exposé la condition actuelle des habitants du vaste empire chinois. La peinture est triste et le rayon de soleil qui l’éclaire ça et là ne fait que rendre plus sombres et plus palpables les ténèbres répandues sur tout le pays. Certes nous avons chez nous, en Angleterre, de la misère et de l’ignorance, mais pas de misère si atroce, pas d’ignorance si profonde que celle que l’on rencontre chez tant de millions de Chinois” Notre exemplaire présente un ex-dono sur sa première page de garde et quelques rares soulignages et rousseurs mais il est globalement en ETAT TRES SATISFAISANT.AT
Un volume fort in-8°, demi-reliure cuir rouge, dos lisse avec 5 faux caissons dorés (titre et auteur dans lun d’eux en lettres dorées). L’ouvrage fait 492 pages dont un Appendice linguistique en fin et une table des matières (14 chapitres). Le texte, comme le dit le titre, est illustré de nombreuses gravures sur bois dont les sujets et les cadrages sont pour la plupart d’un grand intérêt. La gravure sur bois était encore le seul moyen utilisé à cette époque pour reproduire des images en quantité (on ne maîtrisait pas encore l’impression des photos dans les livres et les journaux). Ce qu’il faut savoir, c’est que ce J. THOMSON, écossais (1837-1921), avant d’écrire ce livre, était déjà un reporter photographe connu (nombreuses photographies sur la vie quotidienne des Ecossais de tous milieux). Membre de la Royal scottish Society of Arts, il quitte l’Angleterre en 1862 pour rejoindre son frère à SINGAPOUR. Après des clichés en INDE et à ANGKOR qui le rendent célèbre il s’installe à HONG-KONG en 1868 où il fonde son entreprise photographique et où il se livre, entre autres activités, à l’exploration de nombreuses régions chinoises, malgré les difficultés et les risques de telles explorations à cette époque (mais, comme il le dit dans son livre, il se sentait sous la protection des Traités obtenus à la fin de la guerre de l’opium entre l’ANGLETERRE et la CHINE - Traité de PÉKIN en 1960).Et malgré l’hostilité de nombre de CHINOIS devant ce “barbare d’étranger” il accumula un grand nombre de photographies de haute valeur artistique et ethnographique. En 1875, THOMSON fit enfin paraître l’ouvrage qui nous intéresse: “TEN YEARS TRAVELS etc, dont l’éditeur HACHETTE fit une édition française en 1877 sous le titre DIX ANS DE VOYAGES DANS LA CHINE ET L’INDO-CHINE.C’est l’ouvrage que nous proposons ici. On y trouve évidemment les illustrations réalisées pour l’édition anglaise de TEN YEARS AFTER (c’est à dire des gravures dessinées d’après les photos de THOMSON). Et l’on y trouve aussi son texte d’accompagnement lequel , de même que ses gravures d’après photo sont du plus grand intérêt . Car ce qui frappe dans les commentaires de ce photographe c’est à la fois un immense intérêt pour le monde asiatique et certains de ses aspects qu’il dit inimaginables et quelquefois même barbares...En lisant son texte on ressent souvent une certaine suffisance de sa part pour ce peuple que l’ANGLETERRE a vaincu. Mais on sent aussi, dans ses gravures comme dans son texte, une réelle sensibilité devant certains aspects de la réalité souvent pitoyable qu’il est amené à observer tout au long de ses voyages. Il termine son ouvrage par les mots suivants: “Pour conclure j’espère; grâce à de longs voyages et à une étude attentive, avoir convenablement exposé la condition actuelle des habitants du vaste empire chinois. La peinture est triste et le rayon de soleil qui l’éclaire ça et là ne fait que rendre plus sombres et plus palpables les ténèbres répandues sur tout le pays. Certes nous avons chez nous, en Angleterre, de la misère et de l’ignorance, mais pas de misère si atroce, pas d’ignorance si profonde que celle que l’on rencontre chez tant de millions de Chinois” Notre exemplaire présente un ex-dono sur sa première page de garde et quelques rares soulignages et rousseurs mais il est globalement en BON ETAT [50351].
Walther Oschilewski (texte) - Hans Orlowski (graveur sur bois)
Reference : 25791
(1948)
Dietmannsried et Heidelberg Walter Rau 1948 in-folio en feuilles sous chemise un volume, 10 gravures sur bois en noir par Hans Orlowski en feuilles libres dans une chemise rempliée grand in-folio éditeur, couverture illustrée d'un bois d'Hans Orlowski en noir et imprimée en rouge et noir, 2 pages de présentation par Walther Oschilewski + 10 feuilles de gravures sur bois par Hans Orlowski, 1948 Dietmannsried et Heidelberg Walter Rau Editeur,
Hans Otto Orlowski (né le 1er mars 1894 à Insterburg, en Prusse orientale ; le 3 mai 1967 à Berlin) était un peintre et bûcheron allemand. De 1911 à 1915, Orlowski étudie avec Harold Bengen à l'École des Arts et Métiers de Charlottenburg, se spécialisant dans les linogravures. Après avoir participé à la Première Guerre mondiale et avoir été blessé, la première participation à une exposition a eu lieu. En 1918, il participe à la Sécession berlinoise. De 1918 à 1919, il fréquente lÉcole nationale des beaux-arts de Berlin et y étudie avec Philipp Franck. De 1922 à 1945, il travaille à l'école des arts et métiers. En 1931, il y fut nommé professeur. Orlowski est l'auteur de nombreuses gravures sur bois et séries d'illustrations. En 1924, il fait un voyage à Paris et se détourne de l'expressionnisme. Il détruit lui-même ses premières uvres. La première exposition personnelle a lieu à la galerie Gurlitt de Berlin en 1934. En 1945, il devient directeur d'une classe de peinture murale et de vitrail à l'Université des Beaux-Arts de Berlin. En 1953, il expose à Munich, Linz et Würzburg. En 1954, il fonde la « Jubiläumsstiftung 1848/1948 Bildende Kunst ». 1964 fut sa dernière exposition à Berlin ...... RARE .... en trés bon état (very good condition). en trés bon état
Il s'agit d'un ouvrage majeur de la littérature illustrée de la dynastie Qing (1644-1912). Chine, Pékin, 1696. In-folio de (52) pp. Trace d’une petite galerie de vers anciennement restaurée. L’ensemble est monté sous forme de dépliant « à l’accordéon » (Leperello). Cachet rouge en tête du volume. L’album est protégé par deux plats en bois massif. Il est conservé dans sa rare reliure du XVIIIe siècle, identique à celle de la Bibliothèque Nationale, Département des Estampes. Pièce de titre en papier sur le plat supérieur. 348 x 282 mm.
Edition originale de cet album commandité par l’empereur chinois Kangxi en 1696, comportant ses poèmes et ses sceaux. Il y eut plusieurs tirages de cette édition et le présent exemplaire ne présente pas le tout premier tirage des bois. Il s'agit d'un ouvrage majeur de la littérature illustrée de la dynastie Qing (1644-1912) que le savant Yao Shi commenta de la façon suivante : « Que ceux qui verront cet album ne le regardent pas à la légère ». L’ouvrage présente 46 poèmes composés et calligraphiés par l'Empereur de Chine, Kangxi 康熙. Cet empereur, contemporain de Louis XIV, régna de 1662 à 1722. C’était un souverain tolérant qui laissa la Chine ouverte aux influences bouddhistes et chrétiennes en utilisant les connaissances mathématiques, géographiques et astronomiques des Jésuites. L’album est orné de 46 superbes gravures sur bois de grand format (24 x 24 cm) qui illustrent chacun des poèmes de l’empereur. Elles représentent les travaux des champs et la vie quotidienne des paysans chinois au XVIIe siècle. Ces gravures furent réalisées à partir de peintures sur soie de Jiao Bingzhen. Après avoir commandité la publication du présent album réunissant ses poèmes, Kangxi ordonna la gravure de répliques fidèles sur des planches de bois des superbes peintures sur soie de Jiao Bingzhen, 焦秉貞 (1689-1726), afin de les diffuser sous forme d'imprimé. A cette époque, la sériciculture n'était plus la technique secrète jalousement gardée. Les peintures originales sur soie sont aujourd'hui perdues, et le présent ouvrage est une reproduction xylographique ordonnée par l'empereur Kangxi en 1696. Les poèmes de l'empereur, imprimés dans l’espace laissé vide au-dessus des gravures, furent traduits par Bernhard Fuehrer, célèbre sinologue de l'université de Londres. Les 46 illustrations sont les suivantes: Première partie: Les travaux des champs : 1. Le trempage des semences ; 2. Le labour ; 3. Le hersage ; 4. Le hersage en profondeur ; 5. Le nivellement ; 6. Les semailles des pousses ; 7. La poussée des jeunes plants ; 8. L'amendement ; 9. L'extraction des jeunes plants ; 10. Le repiquage ; 11. Le premier sarclage ; 12. Le deuxième sarclage ; 13. Le troisième sarclage ; 14. L'irrigation ; 15. La moisson ; 16. La mise en meules sur l'aire ; 17. Le battage ; 18. Le pillonage ; 19. Le criblage ; 20. Le vannage ; 21. Le passage à la meule ; 22. L'engrangement ; 23. L'offrande aux esprits. Deuxième partie: Les travaux de la soie : 24. Le bain des graines ; 25. Le deuxième sommeil ; 26. Le troisième sommeil ; 27. Le grand réveil ; 28. Le filage ; 29. La répartition des claies ; 30. La cueillette des feuilles de mûrier ; 31. La montée sur les litières ; 32. Le chauffage des claies ; 33. Le délitage ; 34. Le triage des cocons ; 35. L'enfouissement des cocons ; 36. Le trempage de la soie ; 37. Les papillons ; 38. L'offrande de remerciement ; 39. La trame ; 40. Le tissage ; 41. Le travelage ; 42. La chaine ; 43. La teinture ; 44. Le tissage à ramages ; 45. La coupe de la soie ; 46. La confection des vêtements. Précieux exemplaire de ce superbe ouvrage commandité par l’empereur chinois en 1696, conservé dans sa rare reliure du XVIIIe siècle constituée de deux plats de bois massif. Nous avons pu localiser 3 exemplaires de ce rare ouvrage : à la B.n.F. (Département des estampes), Oxford Library et Amsterdam.
Baudouin. 1978. In-4. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Non paginé, illustré de gravures sur bois hors texte, les pages se détachent ( la nef des fous Bale 1494), couverture illustrée.. . . . Classification Dewey : 762.2-Gravures sur bois
Classification Dewey : 762.2-Gravures sur bois
Paris Les Frres Gonin 1937 2 volumes in-4, box beige ros orn sur les plats et le dos dun dcor de filets verticaux pousss or et loeser gris parmi lesquels sinsrent des pices verticales de maroquin vert bouteille ornes dpis de bl en relief et rehausss la feuille dor; doublures de box vert bouteille marbr, gardes de tabis gris, tranches dores sur brochure, couvertures imprimes. Chemises, tuis (Manuel Grard).104 bois originaux d'Aristide Maillol, dont certains rpts, et 9 lettrines et bouts de lignes galement gravs sur bois. "...En 1908, lors d'une croisire en Grce, Aristide Maillol avait fait escale Naples et Pompe. Il rapporta de ce voyage l'ide d'illustrer les Gorgiques. A son retour, il excuta nombre de dessins. Peu de temps aprs, taillant lui-mme une planchette dans le corps d'un vieux poirier, abattu par l'orage, de son verger de Banyuls, il grava le premier bois, celui qui reprsente des pis de bl, et put heureusement le sauver en 1915 de l'incendie qui dtruisit son atelier de Montval. Dans les annes qui suivirent, Maillol excuta d'autres gravures, Collioures, Banyuls, Marly-le-Roy. Puis il abandonna l'oeuvre. C'est seulement au dbut 1937, sous mon impulsion, qu'il reprit son ancien projet. Il baucha d'aprs nature, de multiples tudes qui remplissent de nombreux albums et carnets... Je reus le dernier bois (celui qui figure les abeilles sur les fleurs) en septembre 1944. Quelques jours plus tard, la mort fermait les yeux du sculpteur"... (Extrait de la postface de Philippe Gonin). Tirage unique limit 750 exemplaires numrots sur papier spcial pur chanvre et lin Maillol-Gonin (la justification de tirage est la page 30 du tome premier). Exemplaire enrichi dune des 100 suites part sur pur chanvre et lin des bois originaux imprims en noir, des bois originaux imprims en sanguine, accompagne de 10 gravures en premier tat tires en sanguine sur chine. Chacune des preuves de cette suite est justifie et porte le monogramme de lartiste. Elles ont t relies part en un troisime volume orn sur les plats dun dcor identique celui des deux reliures du livre.
Belle édition gothique parisienne de la plus grande rareté de cet ouvrage abondamment illustré qui connut un extraordinaire succès au XVIe siècle. Paris, pour la veuve Jean Bonfons, s.d. (vers 1569). Petit in-4 gothique de (104) ff., coin inf. du titre et du f. 13 restaurés, partie inf. blanche des 7 derniers ff. restaurée sans atteinte au texte, bande de papier découpée dans la partie inf. du dernier f. sans atteinte au texte. Maroquin rouge, large roulette dorée aux pélicans encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, double filet doré sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Chambolle-Duru. 200 x 136 mm.
Belle édition gothique parisienne de la plus grande rareté de cet ouvrage abondamment illustré qui connut un extraordinaire succès au XVIe siècle. Brunet, II, 206 ; Bechtel, C-37. Pas dans Fairfax Murray ni Harvard (French Books). La présente édition n’est pas datée, mais l’on sait que Catherine Sergent, la veuve de Jean Bonfons, exerça la profession de libraire-imprimeur à Paris de 1568 (date du décès de son époux) à 1572 (date de son décès).D’autre part, le calendrier qui se trouve en tête de l’ouvrage est donné pour 1569. On peut donc situer avec précision la date de publication du présent Calendrier aux alentours de 1569. L’usage des calendriers s’est diffusé à partir du XIIe siècle dans les livres à usage des clercs, tels que les psautiers, les missels ou les martyrologes. A la fin du Moyen-âge, les Livres d’Heures débutent toujours par un calendrier qui indique les fêtes religieuses. Les calendriers et compost des bergers sont de nature différente. Edités pour "enseigner la science des bergers qui est science de l’âme, du corps, des astres, de la vie et de la mort", ces livres sont en fait des compilations à usage pratique et moral destinées à un public laïc. Ils s’inspirent d’ouvrages médiévaux tels que "Le Livre des propriétés des choses" de Barthélémy l’Anglais, les "Grandes Danses Macabres", les traités préparant les âmes au Jugement Dernier. Ils ont recours à l’astrologie, très présente aux XVe et XVIe siècles. Les signes du zodiaque, les planches anatomiques, les danses macabres ou représentations des enfers, les représentations des activités agricoles ou artisanales pour chaque mois de l’année, doivent enrichir le texte pour guider l’Homme vers son salut. Le premier Compost des bergers fut imprimé à Paris par Guy Marchant en 1491, avant d’être réédité à de nombreuses reprises dans les décennies suivantes. Toutes les éditions du XVIe siècle de ce calendrier populaire sont extrêmement rares. Celle-ci, gothique à 2 colonnes et dont le titre et le calendrier sont imprimés en rouge et noir, suivant la tradition des manuscrits, l’est tout particulièrement. Fondé sur une équation établie entre la vie d’un homme et le cycle de l’année, le texte offre à la fois un almanach perpétuel et un riche recueil de préceptes moraux, conseils pratiques et pièces religieuses. L’ouvrage comprend d’abord un prologue « de l’aucteur » justifiant le fait qu’il retranscrit le savoir des bergers. Le second prologue est celui du prétendu maître berger, qui présente une leçon de comput. Suit dans notre Compost un calendrier, dans la tradition médiévale, tel qu’on en trouve en préambule de nombreux Livres d’Heures. Outre les calendriers, tables mobiles et phases de la lune, les arbres et branches des vertus et des vices, les peines de l'enfer, le livre du salut de l'âme, des chapitres d'anatomie, de phlébotomie, de diététique, etc., on y trouve plusieurs poèmes ou ballades tels les Dictz des oyseaux, le Dictic des trespassez en forme de Balade & du Jugement, les Dix commandemens de la Loy, Lhystoire du Navire sur Mer, le Dict du Mort, les Dix commandemens du diable, les Dix Nations Chrestiennes, etc. L’illustration, d’un grand intérêt, se compose d’un très beau bois montrant trois bergers dans les champs gardant leurs troupeaux et devisant en observant les astres, placé sur le titre, de plus de 80 bois dans le texte, y compris 8 grands montrant les peines de l’enfer, d’une cinquantaine de lettrines ornées et de 522 petits rameaux ou branches pour l’arbre des vices & miroir pour cognoistre ses pechez. Le calendrier comporte 12 bois correspondant à l’occupation des mois. Le cycle des 8 grandes gravures sur bois (105 x 97 mm) présente un intérêt iconographique tout particulier. La première figure Lazare narrant au Christ et aux apôtres, à table chez Simon, la vision de son séjour des morts. Les 7 autres gravures illustrent avec violence, réalisme et fantaisie les supplices de l’enfer. Très diverses, l’ensemble des gravures représentent autant les occupations des mois avec scènes champêtres, scène de chasse ou scène galante, que des figures astronomiques, des figures de médecine ou d’anatomie, les arbres des vices et des vertus... La marque typographique de la veuve Bonfons se trouve au verso du dernier feuillet (cf. Silvestre, n°125). Très intéressant cycle iconographique, de facture populaire, illustrant le décalage culturel existant en 1569 entre l’élite cultivée pénétrée de Renaissance et les bourgeois des villes encore sensibles à l’imaginaire médiéval. Bel exemplaire d’un illustré mythique. Cette édition est citée par Brunet (II, 206) sans collation et sans localisation d'exemplaires. Le catalogue en ligne USTC en signale seulement 2 exemplaires dans les fonds publics, l'un à Londres (British Library), l'autre à l'université de Yale aux États-Unis. Bel exemplaire, grand de marges, dans une élégante reliure en maroquin rouge de Chambolle-Duru dite « aux pélicans » exécutée pour le baron Pichon (1897, n°293). Il porte une note autographe du bibliophile sur une garde: « Ce volume est de 1569. On en a la preuve au v° du fet C où l'almanach de Pâques et des fetes mobiles commence à cette année B.J.P ».
Précieux exemplaire, de toute rareté en très plaisante condition d’époque, de cette belle et importante édition illustrée d’un grand texte littéraire qui connut un succès considérable au XVIe siècle. Lyon, C. Davost pour Et. Gueymard, 1510.In-4 de (6) ff., 219 ff., (9) ff., 16 gravures sur bois dans le texte, un trou de vers habilement restauré sans manque en marge des 2 premiers ff., pte. mouillure en marge d’une dizaine de ff., annotations manuscrites de l’époque au second contreplat.Veau brun souple, plats entièrement ornés d’un large encadrement de fleurons à froid et d’un rectangle central orné de filets à froid et de 4 larges fleurons à la rose à froid, dos à nerfs refait. Reliure de l’époque.249 x 135 mm.
Précieuse édition, la première lyonnaise illustrée, des Métamorphoses d’Ovide.Baudrier, Bibliographie lyonnaise, XI-223 ; Mortimer-Harvard, French, n°397 ; Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, 262 ; Du Plessis, Essai bibliographique sur les différentes éditions des œuvres d’Ovide, n°25 ; Sander II, n°5330 pour l’illustration de 1497 ; manque à Brunet, Murray et Rothschild.« ‘Les Métamorphoses’ est le titre de plusieurs ouvrages de l’antiquité qui, sous une forme épique, racontent les transformations des hommes en animaux, sources, arbres, et objets divers et qui s’appuient sur des traditions populaires et fabuleuses à propos de personnages déterminés.‘Les Métamorphoses d’Ovide’ est un poème épique latin composé de 15 livres. L’œuvre (une des plus significatives de la littérature de la Rome antique) comprend, en plus de 12 000 vers, le récit de 246 fables sur les métamorphoses, disposées chronologiquement depuis le chaos jusqu’à la métamorphose en étoile de Jules César…La tendance au galant, au piquant, à un certain athéisme, l’indifférence à la vie politique témoignent de cette jeunesse dorée impériale, dont le poète était l’un des plus honnêtes représentants et pour laquelle, recherché et applaudi, il écrivait tous ses poèmes…La vitalité de l’œuvre est inépuisable ; le Moyen-Age ne la jugea pas inférieure aux œuvres de Virgile ; au XIIIe siècle, on assistera enfin à une véritable Renaissance ovidienne. En Italie, en France, en Allemagne, il fut le manuel d’amour. Il eut une notable influence sur l’anglais Chaucer, sur toute la poésie humaniste italienne, sur le style savant et sur les poèmes des philologues franco-hollandais. » (Dictionnaire des Œuvres, IV, 544).Elle est ornée, en premier tirage, de 16 belles gravures sur bois, dont l’une répétée.Les deux premières ont été rehaussées de jaune à l’époque.Elles ornent le titre imprimé en rouge et noir et le début de chacun des 15 livres, au sein d’un grand encadrement gravé.Cette belle suite de 15 bois est attribuée au peintre de la ville, Guillaume II Leroy qui a ainsi réalisé une interprétation très libre et réduite des bois dessinés pour l’illustration de l’édition des Métamorphoses imprimée par Giovanni Rosso pour Luc Antonio Giunta à Venise en 1497 et dont le style annonçait les gravures célèbres du Songe de Poliphile de 1499.Comme le précise Brun (Le Livre français illustré de la Renaissance), cette inspiration est interprétée « avec une bonhommie toute française » par l’artiste G. Leroy. De très belles initiales historiées complètent cette belle ornementation. Parmi les livres illustrés marquants de G. Leroy, figurent également la Bible de 1513, chez Gueynard et le « Catalogus gloriae mundi » de Barthélémy de Chassenux (1529).Les Métamorphoses d’Ovide connurent un succès spectaculaire près du public lettré. C’est ainsi qu’en France, au cours du XVIe siècle sont dénombrées une soixantaine d’éditions. Cette édition de 1510 revêt une importance toute particulière puisque, première illustrée à paraitre à Lyon, c’est également la première à être augmentée des « Arguments » de Lactance Placide. Ces résumés placés en tête de chacune des fables seront par la suite systématiquement réimprimés dans les éditions ultérieures.Figure aussi pour la première fois le commentaire de Lavinius du Livre I qui démontre combien les Métamorphoses sont utiles au Christianisme : elles glorifient les vertus des héros et stigmatisent la bestialité du vice.Précieux exemplaire, de toute rareté en très plaisante condition d’époque, de cette belle et importante édition illustrée d’un grand texte littéraire qui connut un succès considérable au XVIe siècle.
Paris, Editions G. Grès et Cie, 1930. 1 album in-folio géant (51*36 cm), reliure moderne demi-toile, plats cartonnés, contenant 40 gravures sur bois représentant portraits et scènes de la vie indochinoise et saigonnaise, état parfait.
Très rare ensemble de ces bois gravés d'André Maire. Exemplaire No 50 d'un tirage global de 300 exemplaires.
VIRGILE (P. VIRGILIUS MARONIS). - DELILLE, Abbé Jacques (traduction de). - MAILLOL, Aristide (illustrations de).
Reference : 120974
Paris, Philippe Gonin 1937 - 1948 - 1950, 340x255mm, en feuille, couverture rempliée, sous chemise demi-parchemin avec emboîtage cartonné. Justification du tirage : J’ai tiré moi-même les gravures à la presse à bras, sur les bois qu’Aristide Maillol avait dessinés et gravés de sa propre main. Le texte latin des Géorgiques et la version française de l’abbé Delille, collationnés et revus par madame Michel Roussier, archiviste paléographe, ont été composés avec une fonte nouvelle de caractères du XVème siècle. Le papier créé pour cette édition est de pur chanvre et lin à grandes fibres, exempt de produits chimiques. Le livre a été composé à Paris dans la Typographie Dumoulin, sous ma direction, puis imprimé avec la collaboration de Henry Barthélemy. Philippe GONIN. Un des 750 exemplaires numéroté n.° 667. Achevé d’imprimer le 21 mars 1950, premier jour du printemps. Couvertures à rabats pour les deux volumes de suite, en noir et en sanguine, sous chemise en demi-parchemin avec emboîtage cartonné et numéroté LXXII / C. Chaque gravure porte en bas à droite un monogramme « M » en rouge ou en noir. Contrôle effectué : 75 planches en noir et 71 planches en sanguine. Bel exemplaire.
édition bilingue : français - latin, collation effectuée : titre gravé - 2 pages de titres illustré - 174 pages avec 5 lettrines gravées, 7 petites vignettes in texte et 45 gravures sur bois in texte + titre gravé - 2 pages de titres illustré - 154 pages avec 5 lettrines gravées et 53 gravures sur bois in texte (complet des 120 gravures), Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
VIRGILE (P. VIRGILIUS MARONIS). - DELILLE, Abbé Jacques (traduction de). - MAILLOL, Aristide (illustrations de).
Reference : 118455
Paris, Philippe Gonin 1937 - 1948 - 1950, 335x250mm, en feuille, couverture rempliée, sous chemise demi-parchemin avec emboîtage cartonné. Justification du tirage : J’ai tiré moi-même les gravures à la presse à bras, sur les bois qu’Aristide Maillol avait dessinés et gravés de sa propre main. Le texte latin des Géorgiques et la version française de l’abbé Delille, collationnés et revus par madame Michel Roussier, archiviste paléographe, ont été composés avec une fonte nouvelle de caractères du XVème siècle. Le papier créé pour cette édition est de pur chanvre et lin à grandes fibres, exempt de produits chimiques. Le livre a été composé à Paris dans la Typographie Dumoulin, sous ma direction, puis imprimé avec la collaboration de Henry Barthélemy. Philippe GONIN. Un des 750 exemplaires numéroté n.° 463. Hormis rousseurs marginales des pages 6 à 10 du tome II, très bel exemplaire. Achevé d’imprimer le 21 mars 1950, premier jour du printemps.
édition bilingue : français - latin, collation effectuée : titre gravé - 2 pages de titres illustré - 174 pages avec 5 lettrines gravées, 7 petites vignettes in texte et 45 gravures sur bois in texte + titre gravé - 2 pages de titres illustré - 154 pages avec 5 lettrines gravées et 53 gravures sur bois in texte (complet des 120 gravures), Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
1974 Paris, Flammarion,1974; In-4°. 280 p. Avec de nombreuses illustrations. Reliure pleine toile sous jaquette, emboîtage. Gravures sur bois: no. 1-105. - Gravures sur cuivre: no. 106-151. - Lithographies: no. 152-326. - Annexes: 45 nos. - Bel exemplaire.
Le présent catalogue de l'oeuvre gravé de Maurice de Vlaminck comprend toutes les gravures originales connues.celles-ci sont classées selon deux critères : leur technique et leur date.En annexe à ce catalogue,on trouvera un catalogue de tous les livres,albums et périodiques illustrés par Vlaminck Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Les Emblèmes d’Alciat ornés de 211 gravures sur bois reliés en maroquin de l’époque aux armes de François de la Mure, seigneur de Biénavant. Paris, Jean Richer et François Gueffier, 1618. Fort in-8 de (24) ff., 970 pp. mal chiffrées 968, (15) ff. Relié en plein maroquin rouge de l’époque, roulette dorées encadrant les plats, armes frappées or au centre, dos lisse orné de la même roulette, titre doré frappé sur le dos, tranches dorées. Reliure de l’époque. 174 x 107 mm.
Superbe et rare édition illustrée des Emblèmes d’Alciat ornée de 211 jolies gravures sur bois (55 x 55 mm) placées dans de gracieux encadrements. La présente édition est augmentée de commentaires nouveaux donnés par Fédéric Morel qui paraissent ici pour la première fois. « André Alciat naquit à Milan le 8 mai 1492. Après avoir fait ses humanités dans cette ville, il alla étudier le droit à Pavie et à Bologne. Nommé en 1521 professeur de droit à l’université d’Avignon, il obtint dans cette ville de si grands succès que l’on compta jusqu’à huit cents personnes dans son auditoire ; mais le peu d’exactitude qu’on mit dans le paiement de ses honoraires le détermina à retourner à Milan. Alciat fut un des premiers à sentir que l’étude de l’histoire est indispensable pour ne pas commettre d’erreurs dans celle des lois, et que la culture des lettres n’est pas moins nécessaire à l’étude de la jurisprudence ». « Il fut obligé, en 1529, de se réfugier en France, où François Ier, mettant à profit l’aveugle fureur des compatriotes d’Alciat, le fixa dans ses Etats par ses bienfaits, et lui donna la chaire de Bourges, avec une pension de 600 écus, qui fut doublée l’année suivante. Alciat était avare, et l’urgent fut toujours le meilleur moyen de se l’attirer. François Sforza, duc de Milan, le réclama : et, connaissant sa passion, le menaça de confisquer ses propriétés s’il ne revenait pas. Une pareille menace, accompagnée à la vérité d’offres de présents, de pensions considérables, et de la dignité de sénateur, détermina Alciat de retourner dans sa patrie. Il revint alors professer à Pavie ; mais bientôt il passa à l’université de Bologne ; quatre ans après, il vint reprendre sa chaire à Pavie, et, au bout de quelque temps, il se laissa encore attirer à Ferrare par les largesses du duc Hercule d’Este. » Son œuvre la plus célèbre, les Emblèmes, sont des pièces de quatre, six, huit ou douze vers renfermant des réflexions littéraires et morales. Cette édition recherchée est ornée de 211 fines gravures sur bois de toute beauté. Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de François de la Mure, seigneur de Biénavant en Poitou, et de Changy et Chantois, en Forez. « Il fut conseiller du Roi, président en l’élection de Roanne, premier président en 1614, et mourut en 1637. Il avait épousé à Roanne, le 15 mars 1609, Jeanne Gayardon de Grezolles, dont il eut dix enfants. » (Olivier, Pl. 611). Provenance : François de la Mure (armes) et de la bibliothèque de l’Ambassadeur de France et de la Vicomtesse de Fontenay (ex libris gravé).
Paris, éditions de la Galerie Simon 1921 Grand in-4 32 x 23 cm. Broché, non paginé [24] pp., illustré de 7 gravures sur bois de Fernand Léger, dont 3 bandeaux, 3 à pleine page et 1 vignette en couverture. Couverture légèrement poussiéreuse, accrocs en tête et en pied de dos.
édition originale du premier livre d’André Malraux et premier livre illustré de gravures sur bois de Fernand Léger, achevé d’imprimer par l’Imprimerie Birault, 4 , Rue Tardieu, à Paris, pour André Simon et Cie, le douze avril 1921, au nombre de cent exemplaires numérotés et signés par l’Auteur et l’Illustrateur, auxquels s’ajoutent dix copies de Chapelle, numérotés de I à X, celui-ci, N° VII. Seuls les exemplaires chiffrés 0 et 00 contiennent une suite de gravures sur bois rayées au burin. Texte d’un certain cubisme littéraire allié à un surréalisme foisonnant, nourri de Rimbaud, Lautréamont, Max Jacob (à qui il est dédié), Hoffmann (qui fournit l’exergue), “Lunes en papier” fait dialoguer sous une forme onirique des péchés plus ou moins capitaux : la Colère, la Luxure, la Gourmandise, la Paresse, l’Orgueil, etc… Dans la “Ville-farfelu” ils complotent pour faire mourir la Mort, la Mort en smoking, mais à sa disparition, ils se demandent tous : “pourquoi avons-nous tué la Mort ?”. Par la suite, André Malraux jugera que cet ouvrage de fantaisie et d'imagination légère n'était qu'une “gloire de café”. Bon état d’occasion
Sauret. 1993. In-4. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 115 pages - nombreuses illustrations en noir et blanc hors texte. Dos décollé des cahiers. Plats contrepliés en un rabat. Avec un grand poster de la couverture de l'ouvrage en supplément. Légères taches sur le 2e plat.. . . . Classification Dewey : 762.2-Gravures sur bois
Préface de Manuel Jover. Classification Dewey : 762.2-Gravures sur bois
Paris, Éditions de la Galerie Simon, 1923. In-8 broché, couverture imprimée. Chemise en demi-box noir, étui (Honegger).
Illustré de 4 gravures sur bois par Élie Lascaux. Édition originale. Tirage à 112 exemplaires, un des X exemplaires de chapelle sur vergé d’Arches, signé par l’auteur et l’illustrateur. Enrichi d’un envoi autographe d’Artaud à Charles Dullin: « À mon cher maître, à mon premier directeur, ce grand et profond acteur, Antonin Artaud ». Premier livre d’Antonin Artaud. Élie Lascaux, tout comme Antonin Artaud, est présenté à Daniel-Henry Kahnweiler par Max Jacob. Dans la galerie, il occupe une place à part, sa peinture ne se rattachant à aucun courant, une peinture « chargée de rêveries et lestée d'un humour indéfectible ». En 1922, une exposition est organisée et l'année suivante Kahnweiler demande à Élie Lascaux d'illustrer des poèmes d'Antonin Artaud. Lascaux choisit la gravure sur bois et ce choix s'avéra judicieux: la facture contrastée des bois exprime bien l'écriture heurtée du poète. C'est le premier livre édité d'Artaud, il n'a pas trente ans. On discerne déjà dans ses premiers poèmes, son déséquilibre mental, ses douleurs intimes et son esprit créateur. Artaud n'est pas de tout repos mais Kahnweiler a de l'affection pour lui et l'aide à réunir de l’argent pour monter ses spectacles. À la publication du livre, Artaud en est ravi et Lascaux lui trouve « une gueule intense ». Le livre que nous présentons ici appartenu à Charles Dullin, acteur et homme de théâtre, qui dirigea le Théâtre de l’Atelier, qualifié de « laboratoire d’essais dramatiques ». Antonin Artaud est admis en 1921 dans la petite troupe recrutée par le Maître et joua longtemps dans cette compagnie. Skira 178; Hugues 14; Pompidou p. 183; Chapon p. 284; Galland p. 897. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
Troyes, Imprimerie Paton, 10 octobre 1947. EDITION ORIGINALE.- In-4 en feuillets sous couverture en pur chiffon du Moulin de Pen Mur, sous double emboitage revêtu d'Ingres teinté lithographié spécialement par l'artiste.- Non paginé, tirage limité à 250 exemplaires numérotés sur Vélin Crèvecoeur des papeteries du Marais (n° 212), orné de bandeaux, lettrines, culs-de-lampe et de 26 gravures sur bois hors-texte par Charles Favet. /// Charles Favet (1899-1982) : Dessinateur, graveur sur bois, créateur de plus de 500 ex-libris. - Né à Reims, il s'établit à Troyes en 1914 et y dessinera jusqu'à sa mort /// .-910g. - Intérieur comme neuf, ensemble très frais en bel état, assez rare. Bel envoi autographe signé de Ch. Favet (dédicace)
Paris, Éditions de la Galerie Simon, 1921. Grand in-4, demi-reliure moderne, étui.
Illustré de 6 gravures sur bois par Fernand Léger, dont une en couverture. Édition originale. Tirage à 112 exemplaires, un des 90 exemplaires sur Hollande van Gelder, signé par l’auteur et l’illustrateur. Premier livre d’André Malraux et premier livre illustré de gravures originales de Fernand Léger. C’est encore Max Jacob qui met en relation Kahnweiler et Malraux, alors âgé de dix-neuf ans. Lors de leurs échanges épistolaires, Jacob le cite parmi les « jeunes montants ». De fait, engagé par Simon Kra, Malraux participe au lancement des Éditions du Sagittaire, écrit dans les revues Action et La Connaissance où il publie Des origines de la poésie cubiste, y égratigne les poètes symbolistes, tout en faisant la promotion des « vrais » poètes cubistes: Apollinaire, Reverdy, Cendrars et Max Jacob dont il écrit qu’il « apportait au Cubisme une ironie fluette, un mysticisme charantonesque, le sens de tout ce qu’il y a de bizarre dans les choses quotidiennes et la destruction de la possibilité de l’ordre logique des faits ». D’ailleurs Lunes en papier est dédié à Max Jacob et, l’avertissement initial donne le ton: « il n’y a aucun symbole dans ce livre ». Trois nouvelles au ton absurde et frivole, où s’entremêlent des métaphores et des intrigues aux rebondissements étranges: foin des humains, ce sont les Sept Péchés capitaux qui décident de tuer la Mort... Kahnweiler choisit Fernand Léger pour illustrer ce deuxième livre publié à l’enseigne de la Galerie Simon. Les gravures de Léger, pour éloignées qu’elles paraissent de l’inspiration du texte, n’en créent pas moins, par contraste, une curieuse alliance: « La loufoquerie du récit [...] est accusée par la stabilité des structures que Léger propose, rencontre du feu et de la glace ». Peyré. Ici encore Kahnweiler renoue avec une couverture illustrée. Léger sera le plus actif des artistes œuvrant pour aider le marchand à faire lever les séquestres de ses biens. Hélas ses efforts seront vains et la première vente aura lieu deux mois après la parution de Lunes en papier. Skira 198; Hugues 7; Hofer 163; Pompidou p. 180; V. & A.M. 64; Chapon p. 283; Peyré 21; Galland p. 867. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
Arts et métiers graphiques 1956 non paginé pages in8. 1956. Broché couverture rempliée. non paginé pages. Ce livre présente une sélection de 12 gravures sur bois en couleurs de l'artiste japonais Suzuki Harunobu (1725-1770) spécialisé dans les représentations de jeunes femmes et scènes de la vie quotidienne. L'ouvrage comprend une introduction de Franz Winzinger et une traduction d'Eugène Bestaux publié en 1956 dans la collection "Le verger" des éditions Arts et Métiers Graphiques
Bon état
Au moulin de Pen-Mur, Paris 1943. In-4 broché (28,5 cm x 22,5 cm), couverture imprimée et rempliée, 214 pages, orné de jolies gravures sur bois en couleurs par André Collot. Tirage limité à 1000 exemplaires, celui-ci le n° 590 sur Vélin. Intérieur très frais. Ouvrage illustré de nombreux bois gravés in et hors-texte en bistre par André COLLOT. - 1040g.- [Référencé Carteret tome V, p. 193]. Très bon état.
Genve Philippe Gonin sans date (vers 1970) 2 volumes in-4, en feuilles, couvertures imprimes (embotage de l'diteur).Cette dition reproduit en fac-simil celle publie par Philippe Gonin en 1948, illustre de 104 bois originaux d'Aristide Maillol, dont certains rpts, et 9 lettrines et bouts de lignes galement gravs sur bois. ... En 1908, lors d'une croisire en Grce, Aristide Maillol avait fait escale Naples et Pompi. Il rapporta de ce voyage l'ide d'illustrer les Gorgiques. A son retour, il excuta nombre de dessins. Peu de temps aprs, taillant lui-mme une planchette dans le corps d'un vieux poirier, abattu par l'orage, de son verger de Banyuls, il grava le premier bois, celui qui reprsente des pis de bl, et put heureusement le sauver en 1915 de l'incendie qui dtruisit son atelier de Montval. Dans les annes qui suivirent, Maillol excuta d'autres gravures, Collioure, Banyuls, Marly-le-Roy. Puis il abandonna l'?uvre. C'est seulement au dbut 1937, sous mon impulsion, qu'il reprit son ancien projet. Il baucha d'aprs nature, de multiples tudes qui remplissent de nombreux albums et carnets... Je reus le dernier bois (celui qui figure les abeilles sur les fleurs) en septembre 1944. Quelques jours plus tard, la mort fermait les yeux du sculpteur ... (extrait de la postface de Philippe Gonin). Tirage unique non prcis sur papier bouffant verg Bellerive. Exemplaire accompagn d'une suite de tous les bois, insre sous chemise dans l'embotage de l'diteur.
Troyes, Imprimerie la Renaissance, 9 juillet 1955. EDITION ORIGINALE.- In-4 en feuillets (29,2 x 20 cm) sous double emboitage teinté lithographié spécialement par l'artiste.- Non paginé, tirage limité à 270 exemplaires numérotés sur Vélin Crève-coeur des papeteries du Marais (n° 268), orné de 55 gravures (bandeaux, lettrines, culs-de-lampe et de 26 gravures sur bois hors-texte par Charles Favet. Consacré aux églises de l'Aube. /// Charles Favet (1899-1982) : Dessinateur, graveur sur bois, créateur de plus de 500 ex-libris. - Né à Reims, il s'établit à Troyes en 1914 et y dessinera jusqu'à sa mort /// .-910g. - On joint le Bulletin de souscription. Bel envoi autographe signé de Ch. Favet (dédicace) + autre envoi sur feuillet.- Intérieur bien frais. ensemble très frais en très bon état.
Précieux exemplaire grand de marges de ce rare traité de géométrie finement illustré. Venetia, Francesco Franceschi Sanese, 1564. In-4 de (4) ff. y compris un frontispice gravé et un portrait de l’auteur, 141, (3). Nombreuses gravures sur bois : 156 gravures dans le texte dont 4 à pleine page, 2 planches dépliantes, 2 tableaux de calcul sur double-page. Déchirure réparée sans manque dans l’une des 2 planches dépliantes, qq. petites taches sans gravité. Demi-vélin, pièce de titre de maroquin vert. Reliure du XVIIIe siècle. 226 x 165 mm.
Rare édition originale de l’un des meilleurs traités de géométrie du XVIe siècle, dans lequel Bartoli aborde la mesure des distances et des superficies. Smith, Rara Arithmetica, 315 (qui ne décrit que la seconde édition de 1589) ; Berlin Kat. 1701; Kiely, Surveying Instruments, p. 190 ; Mortimer 45. « Prima edizione col ritratto dell’autore intagliato in legno, non meno che le figure inserite fra il testo » (Cicoganra, Catalogo ragionato dei libri d’arte e d’antichita, I, 421). Le présent traité explique comment mesurer de grandes distances, hauteurs ou superficies, par le biais de méthodes géométriques. L’auteur y aborde aussi le problème de la perspective et de la projection géométrique. Le quatrième livre est consacré à la construction et à l’emploi du compas et de la boussole, tandis que dans le livre V Bartoli traite de la géométrie euclidienne. Enfin, dans le livre VI, l’auteur étudie les racines carrées. Bartoli donne dans son Del modo di misurare un exposé détaillé des méthodes de topographie et des instruments utilisés au XVIe siècle. Bartoli avait traduit de nombreux ouvrages scientifiques, et il reprend dans son traité certains éléments mathématiques étudiés par les auteurs qu’il a traduits: Frisius, Apian, Durer, Alberti, Oronce Finé, Stoeffler, Peurbach... L’abondante illustration se compose d’un superbe frontispice gravé, d’un portrait de l’auteur, et de 160 gravures sur bois dont 4 à pleine page et 2 dépliantes. Précieux exemplaire grand de marges de ce rare traité de géométrie finement illustré. Provenance : Theodoro Piressi (ex libris manuscrit sur le titre).
Paris, Léon Pichon, 1917 ; in-4, broché ; 62, (2) pp., couverture crème rempliée, imprimée en rouge et noir, 9 bois gravés.
Exemplaire N°164 des 290 sur vergé d’Arches à la cuve. Cette édition, faite sur la première chez Claude Barbin 1669, mais revue avec soin au niveau de l’orthographe et surtout de la ponctuation, est une des toute meilleures qui soient parues, de ces lettres absolument hors du commun et qui “jettent une admirable et violente lumière sur la servitude et sur les grandeurs de l’amour”. Les bois de Carlègle sont particulièrement réussis. Intérieur en très bel état, petites ombres d’insolation à la couverture.