[Paris], , Pour Jacques de Varangles, 1589. In-8 de 16 pp.3 pièces reliées en 1 vol. petit in-8, maroquin rouge, dos à nerfs, filet à froid d'encadrement sur les plats, tranches dorées (Duru 1856).
1. Édition originale. Libelle particulièrement violent et injurieux de la propagande ligueuse contre le dernier des Valois. Jean Boucher (1548-1644) ligueur dès 1585 était proche des Guise. Son hostilité affichée à Henri III puis Henri IV le contraignit à l'exil au moment de la soumission de Paris en 1594, jusqu'à sa mort à Tournay en 1644.L'illustration comprend 6 figures sur bois dans le texte dont deux grandes figures à pleine page : Représentation de l'orgueil de Henri de Valois envers la noblesse de France, au commencement de son retour de Pologne (23), Portrait du couronnement de Henri de Valois lorsque par sa pétulence et orgueil, la couronne lui coula deux fois de dessus la tête : qui était un mauvais présage à l'avenir (26), Portrait du sacrilège fait par Henry de Valois en la Sainte Chapelle à Paris (32), Armoiries de Henri de Valois traînées par les boües et brisées par un exécuteur de justice en plein marché à Cracovie pour avoir par lui usé de perfidie envers les Polonais (43), Figure de la Vierge religieuse violée à Poissy par Henri de Valois (53), Figure des cruautés que Henri de Valois a fait exécuter envers les gens de bien qui ne trouvaient bon ses mauvais déportements (57), Représentation de la cruelle et barbare récompense pourtant de bons offices qu'ont fait ce magnanime duc et ses prédécesseurs qu'ont fait à la Couronne de France par un Henry de Valois (91verso pleine page), Représentation de la cruelle mort commise en l'innocence de monsieur le Cardinal de Guise personne sacrée et dédiée à Dieu par Henri de Valois (92 verso pleine page) Pallier, n° 336 ; Hauser, 2875 ; Brunet V, 1207.2. Édition originale illustrée d'une gravure sur bois pleine page représentant une croix entre deux statuettes de satyres (p. 11) ; sonnet « Aux Catholiques qui sont de l'Union » (p. 15). Pallier n° 333 ; Hauser, 2571. 3. Édition originale. Pallier, n° 369 ; Hauser, 2880.Ex-libris non identifié, représentant une croix de Malte dans un médaillon ovale cerclé d'or à fond criblé.Très bel exemplaire dans une fine reliure signée Duru.
COLLECTIF. [CARDINAL DE ROHAN, COMTESSE DE LA MOTTE-VALOIS, COMTE DE CAGLIOSTRO, RETAUT DE VILLETTE, FAGES, LE GUAY D'OLIVA, VAUCHER, LOQUE, BETTE D'ETIENVILLE, ETC.]
Reference : AMO-3060
(1786)
1. Mémoire pour Dame Jeanne de Saint-Remy de Valois épouse du Comte de La Motte. De l'imprimerie de Cellot, 1786 (1)-46 pages. 2. Mémoire pour le Comte de Cagliostro, accusé ; contre M. le Procureur Général, accusateur ; en présence de M. le Cardinal de Rohan, de la Comtesse de La Motte, et autres Co-assusés. De l'imprimerie de Lottin l’aîné, 1786 (février 1786). (3)-51 pages. 3. Requête au Parlement, [...], par le Comte de Cagliostro, [...] le 24 février 1786. De l'imprimerie de Lottin, Février 1786 7 pages. 4. Recueil de pièces authentiques, secrètes et intéressantes, pour servir d'éclaircissement à l'affaire concernant le Cardinal Prince de Rohan. s.l.n.d. (1786) 32 pages. 5. Mémoire pour la demoiselle Le Guay d'Oliva, fille mineure, émancipée d'âge, accusée, contre le Procureur Général, en présence de M. le Cardinal-Prince de Rohan, de la Dame de La Motte-Valois, du sieur de Cagliostro, et autres tous co-accusés. A Paris, chez P. G. Simon et Nyon, 1786 (1)-46 pages. 6. Défense à une accusation d'escroquerie. Mémoire à consulter et consultation. De l'imprimerie de L. Cellot, s.d. (1786) 30 pages. 7. Second Mémoire à consulter et Consultation pour Jean-Charles de Bette d'Etienville, bourgeois de Saint-Omer, en Artois ; détenu ès prisons du Châtelet, de Paris, accusé. De l'imprimerie de Cailleau, (Paris, 1786) (1)-29 pages. 8. Mémoire pour le sieur de Bette d'Etienville servant de réponse à celui de M. de Fages. A Paris, de l'imprimerie de Cailleau, 1786 (1)-30 pages. 9. Mémoire pour M. le Baron de Fages-Chaulnes, garde du corps de Monsieur, Frère du Roi, accusé, contre les sieurs Vaucher et Loque, marchands bijoutiers, accusateurs, et encore contre Monsieur le Procureur-Général. A Paris, de l'imprimerie de Prault, s.d. (1786) (1)-30 pages. 10. Réponse pour la Comtesse de Valois-La Motte, au mémoire du Comte de Cagliostro. A Paris, de l'imprimerie de Cellot, 1786 48 pages. 11. Second mémoire pour la Demoiselle Le Guay d'Oliva. Analyse et résultat des récolements et confrontations. A Paris, chez P. G. Simon et Nyon, s.d. (1786) 35 pages. 12. Requête au Parlement, par M. le Cardinal de Rohan. S.l.n.d. (1786) 35 pages 13. Mémoire pour les sieurs Vaucher, horloger, et Loque, bijoutier, accusateurs. Contre le sieur Bette-d'Etienville, le Baron de Fages-Chaulnes, et autres accusés. En présence de M. le Procureur Général. A Paris, de l'imprimerie de Prault, 1786 80 pages. 14. Mémoire pour Louis-René-Edouard de Rohan, Cardinal de la Sainte Eglise Romaine, évêque et prince de Strasbourg, landgrave d'Alsace, prince-état d'Empire, grand aumonier de France, commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, Proviseur de Sorbonne, etc., accusé, contre M. le Procureur Général, en présence de la Dame de La Motte, du sieur de Villette, de la Demoiselle D'Oliva, et du Comte de Cagliostro, co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de Lottin, 1786 112 pages. 15. Sommaire pour la Comtesse de Valois-La Motte, accusée, contre M. le Procureur Général, accusateur, en présence de M. le Cardinal de Rohan, et autres co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de L. Cellot, 1786 49 pages 16. Réflexions rapides pour M. le Cardinal de Rohan, sur le Sommaire de la Dame de La Motte. De l'imprimerie de Cl. Simon, s.d. (1786) 24 pages. 17. Requête pour le sieur Marc-Antoine Rétaux de Villette, ancien gendarme, accusé, contre M. le Procureur Général, accusateur, en présence de M. le Cardinal Prince de Rohan, de la Dame de La Motte-Valois, du sieur Cagliostro, de la Demoiselle d'Oliva et autres co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de Simon & Nyon, 1786 14 pages. 18. Requête à joindre au Mémoire du Comte de Cagliostro. De l'imprimerie de Lottin, Mai 1786 8 pages. 19. Arrêt du Parlement du 31 mai 1786. A Paris, de l'imprimerie de Caude Simon, 1786 20 pages. Soit un ensemble de 19 pièces imprimées au format in-4. 2 volumes in-4 (24,5 x 18,5 cm), reliures pleine basane fauve de l'époque, dos à nerfs, pièces de titre et tomaison de maroquin vert. Reliure solides avec quelques petits défauts d'usage (coiffes, coins, épidermures sur les plats, petites galeries de vers). Intérieur du premier volume très frais. Le deuxième volume présente des mouillures marginales claires sans gravité (l'intégrité du papier n'est pas touchée). Collationné complet des pièces énumérées. Les pièces imprimées qui ne comportent pas de page de titre ne doivent pas en avoir.
Résumé de l'affaire : L'enfance de la comtesse de La Motte avait été des plus misérables. Depuis Henri II, la lignée était descendue au plus bas. Son père avait épousé une paysanne, qu’il laissa bientôt veuve. Jeanne était envoyée mendier sur les chemins par sa mère, en demandant « la charité pour une pauvre orpheline du sang des Valois ». Une dame charitable, la bonne marquise de Boulainvilliers, étonnée par cette histoire, prit des renseignements, et vérifications faites, entreprit les démarches pour lui obtenir une pension du roi, et lui fera donner une bonne éducation dans un couvent situé près de Montgeron. En 1780, Jeanne épouse à Bar-sur-Aube, un jeune officier d’apparence fort recommandable, Nicolas de La Motte, qui sert dans les gardes du corps du comte d’Artois, second frère du roi. Le ménage, peu après, se délivre de sa propre autorité le titre de comte et comtesse de La Motte. Jeanne ne se fait plus désormais appeler que comtesse de La Motte-Valois. À cette date, elle fait un voyage à Saverne, rejoindre Mme de Boulainvilliers qui lui présente son ami le cardinal Louis de Rohan-Guéménée, auquel elle fait appel financièrement pour sortir de la misère avec laquelle elle continue de se débattre plus ou moins. C’est là aussi qu’elle rencontre le mage Giuseppe Balsamo, qui se fait appeler comte de Cagliostro. Celui-ci gravite aussi autour du cardinal de Rohan, en lui soutirant de l’argent en échange de prétendus miracles. Il changerait, entre autres, le plomb en or et la silice en diamant ! Profitant de ce que Versailles est largement accessible au public, Mme de La Motte tente de se mêler à la Cour. Elle parvient à convaincre le cardinal qu’elle a rencontré la reine Marie-Antoinette et qu’elle en est même devenue l’amie intime. Et l’amant de Mme de La Motte, Marc Rétaux de Villette (un ami de son mari), possédant un utile talent de faussaire, imite parfaitement l’écriture de la reine. Il réalise donc pour sa maîtresse de fausses lettres signées Marie-Antoinette de France (alors qu’elle ne signait, bien sûr, que Marie-Antoinette, les reines de France ne signaient que de leur prénom, et en tout état de cause, Marie-Antoinette n’était pas de France mais de Lorraine d’Autriche...). La comtesse va ainsi entretenir une fausse correspondance, dont elle est la messagère, entre la reine et le cardinal dont le but serait de les réconcilier. La reine et le cardinal ont, en effet, un vieux contentieux : en 1773 le cardinal, qui était alors ambassadeur de France à Vienne, s’était aperçu que l'Impératrice Marie-Thérèse, la mère de Marie-Antoinette, jouait un double jeu et préparait en sous main le démantèlement de la Pologne, de concert avec la Prusse et la Russie. Il avait écrit une lettre à Louis XV pour l’en avertir, lettre qui avait été détournée par le duc d’Aiguillon, ministre des Affaires Étrangères, qui l’avait remise à la comtesse du Barry, favorite de Louis XV, détestée par Marie-Antoinette. La comtesse l’avait lue publiquement dans un dîner, et circonstance aggravante, le ton de cette lettre était ironique et très irrespectueux envers l’Impératrice (le cardinal la dépeignait notamment, « tenant d’une main un mouchoir pour essuyer les larmes qu’elle versait à propos du démantèlement de la Pologne, et de l’autre main un couteau pour couper sa part du gâteau »...). D’autre part, la vie dissolue du cardinal à Vienne, ses dépenses effrénées, ses maîtresses affichées, ses parties de chasse fastueuses en tenue laïque, avaient scandalisé la pieuse Marie-Thérèse horrifiée de voir un représentant du Roi Très-Chrétien et surtout un prince de l’Eglise se comporter de cette façon. On l’avait même vu un jour couper à cheval une procession de la Fête-Dieu. L’Impératrice avait demandé à Versailles le rappel de cet ambassadeur peu convenable et l’avait obtenu. Depuis ces épisodes, la reine, fidèle à la mémoire de sa mère, était plus qu’en froid avec le cardinal. Ce dernier se désespérait de cette hostilité. La comtesse de La Motte fit espérer au cardinal un retour en grâce auprès de la souveraine. Ayant de gros besoins d’argent, elle commença par lui soutirer au nom de la reine 60 000 livres (en deux versements), qu’il était trop heureux d’accorder tandis que la comtesse lui fournissait des fausses lettres reconnaissantes, de plus en plus bienveillantes, de la reine, annonçant la réconciliation espérée, tout en repoussant indéfiniment les rendez-vous successifs demandés par le cardinal pour s’en assurer. Or, le comte de la Motte a très opportunément découvert qu’une prostituée, Nicole d’Oliva, opérant au Palais Royal, s’est forgé une jolie réputation due à sa ressemblance étonnante avec Marie-Antoinette. Ses clients l’ont d’ailleurs surnommée la petite reine. Mme de La Motte la reçoit et la convainc de bien vouloir, contre une généreuse somme, jouer le rôle d’une grande dame recevant en catimini un ami, dans le but de jouer un tour. Le 11 août 1784, le cardinal se voit donc enfin confirmer un rendez-vous au Bosquet de Vénus à onze heures du soir. Là, Nicole d’Oliva, déguisée en Marie-Antoinette, le visage enveloppé d’une gaze légère, l’accueille avec une rose et lui murmure un « Vous savez ce que cela signifie. Vous pouvez compter que le passé sera oublié ». Avant que le cardinal ne puisse poursuivre la conversation, Mme de La Motte apparaît, signalant que les comtesses de Provence et d’Artois, belles-soeurs de la reine, sont en train d’approcher. Ce contretemps abrège l’entretien. Le lendemain, le cardinal reçoit une lettre de la « reine », regrettant la brièveté de la rencontre. Le cardinal est définitivement conquis, sa reconnaissance et sa confiance aveugle en la comtesse de La Motte deviennent plus que jamais inébranlables. Jusqu’ici, la comtesse de la Motte se bornait, on le voit, à l’abus de confiance d’assez petite envergure. Mais, désormais toute-puissante sur l’esprit du cardinal, et jouant sur la réputation de passion de la reine pour les bijoux, Mme de La Motte va entreprendre le coup de sa vie, en escroquant cette fois le cardinal pour la somme fabuleuse de 1,6 million de livres. Le 28 décembre 1784, se présentant toujours comme une amie intime de la reine, elle rencontre le bijoutier qui lui montre le collier. Tout de suite elle imagine un plan pour entrer en sa possession. Elle déclare au joaillier qu’elle va intervenir pour convaincre la reine d’acheter le bijou, mais par le biais d’un prête-nom. De fait, le cardinal de Rohan reçoit bientôt une nouvelle lettre, toujours signée « Marie-Antoinette de France », dans laquelle la reine lui explique que ne pouvant se permettre d’acquérir ouvertement le bijou, elle lui fait demander de lui servir d’entremetteur, s’engageant à le rembourser en versements étalés dans le temps – quatre versements de 400 000 livres – et lui octroyant pleins pouvoirs dans cette affaire. En outre la comtesse s’est ménagé la complicité de Cagliostro, dont le cardinal est fanatique (il ira jusqu’à déclarer « Cagliostro est Dieu lui-même! »). Devant le cardinal, le mage fait annoncer par un enfant médium un oracle dévoilant les suites les plus fabuleuses pour le prélat s’il se prête à cette affaire. La reconnaissance de la reine ne connaîtra plus de bornes, les faveurs pleuvront sur la tête du cardinal, la reine le fera nommer par le roi premier ministre. Le 1er février 1785, convaincu, le cardinal signe les quatre traites et se fait livrer le bijou qu’il va porter le soir même à Mme de La Motte à Versailles. Devant lui, elle le transmet à un prétendu valet de pied portant la livrée de la reine (qui n’est autre que Rétaux de Villette). Pour avoir favorisé cette négociation, l’intrigante bénéficiera même de cadeaux du joaillier. Immédiatement les escrocs ont démonté le collier et commencé à revendre les pierres. Rétaux de Villette a quelques ennuis en négociant les siennes. Leur qualité est telle, et, pressé par le temps, il les négocie si en-dessous de leur valeur, que des diamantaires juifs soupçonnent le fruit d’un vol et le dénoncent. Il parvient à prouver sa bonne foi et part à Bruxelles vendre ce qui lui reste. Le comte de La Motte part de son côté proposer les plus beaux diamants à deux bijoutiers anglais de Londres. Ceux-ci, pour les mêmes raisons que leurs collègues israélites, flairent le coup fourré. Ils envoient un émissaire à Paris: mais aucun vol de bijoux de cette valeur n’étant connu, ils les achètent, rassurés. Les dernières pierres sont donc vendues à Londres. Pendant ce temps, la première échéance est attendue par le joaillier et le cardinal pour le 1er août. Toutefois, l’artisan et le prélat s’étonnent de constater qu’en attendant, la reine ne porte pas le collier. Mme de La Motte les assure qu’une grande occasion ne s’est pas encore présentée, et que d’ici-là, si on leur parle du collier, ils doivent répondre qu’il a été vendu au sultan de Constantinople. En juillet cependant, la première échéance approchant, le moment est venu pour la comtesse de gagner du temps. Elle demande au cardinal de trouver des prêteurs pour aider la reine à rembourser. Elle aurait, en effet, du mal à trouver les 400 000 livres qu’elle doit à cette échéance. Mais le bijoutier va précipiter le dénouement. Ayant eu vent des difficultés de paiement qui s’annoncent, il se rend directement chez la première femme de chambre de Marie-Antoinette, Mme Campan, et évoque l’affaire avec elle. Celle-ci tombe des nues et naturellement va immédiatement rapporter à la reine son entretien avec Boehmer. Marie-Antoinette, pour qui l’affaire est incompréhensible, charge le baron de Breteuil, ministre de la Maison du Roi, de tirer les choses au clair. Le baron de Breteuil est un ennemi du cardinal de Rohan. Découvrant l’escroquerie dans laquelle le cardinal est impliqué, il se frotte les mains, et compte bien lui donner toute la publicité possible. La prétendue comtesse, sentant les soupçons, s’est entre-temps arrangée pour procurer au cardinal un premier versement de 30 000 livres. Mais ce versement, d’ailleurs dérisoire, est désormais inutile. L’affaire va éclater aux yeux de la Cour ébahie. Le roi est prévenu le 14 août. Le 15 août, alors que le cardinal – qui est également grand-aumônier de France – s’apprête à célébrer en grande pompe la messe de l'Assomption dans la chapelle de Versailles, il est convoqué dans les appartements du roi. Il se voit sommé d’expliquer le dossier constitué contre lui. Le naïf prélat est atterré de comprendre qu’il a été berné depuis le début par la comtesse de La Motte. Il envoie chercher les lettres de la «reine». Le roi explose: « Comment un prince de la maison de Rohan, grand-aumônier de France, a-t-il pu croire un instant à des lettres signées Marie-Antoinette de France! ». La reine ajoute: « Et comment avez-vous pu croire que moi, qui ne vous ai pas adressé la parole depuis 15 ans, j’aurais pu m’adresser à vous pour une affaire de cette nature ? ». Le cardinal tente de s’expliquer. « Mon cousin, je vous préviens que vous allez être arrêté. », lui dit le roi. Le cardinal supplie le roi de lui épargner cette humiliation, il invoque la dignité de l’Église, le souvenir de sa cousine la comtesse de Marsan qui a élevé Louis XVI. Le roi est assurément ébranlé par cet appel à la clémence, mais se reprend devant les larmes de la reine. Il se retourne vers le cardinal: « Je fais ce que je dois, et comme roi, et comme mari. Sortez. » (Cf. Funck-Brentano, op. cit.) Le cardinal quitte le cabinet du roi et repasse, chancelant et « pâle comme la mort », dans la galerie des Glaces. Au moment où le cardinal paraît, le baron de Breteuil lance : « Qu’on arrête Monsieur le cardinal ! ». La stupéfaction et le scandale sont immenses. Le cardinal est emprisonné à la Bastille. Il commence immédiatement à rembourser les sommes dues, en vendant ses biens propres, dont son château de Coupvray (à la fin du XIXe siècle, les descendants de ses héritiers continueront de rembourser sporadiquement par fractions les descendants du joaillier). La comtesse de La Motte est arrêtée, son mari s’enfuit à Londres avec les derniers diamants, Rétaux de Villette étant déjà en Suisse. On interpelle aussi Cagliostro et Nicole d’Oliva. Le roi laisse au cardinal le choix de la juridiction qui aura à se prononcer sur son cas: ou bien s’en remettre directement au jugement du roi, ou être traduit devant le Parlement de Paris. Ce qui s’avère fort malhabile de la part de Louis XVI: le cardinal décidant de mettre l’affaire dans les mains du Parlement qui est toujours, plus ou moins, en fronde contre l’autorité royale. Le 22 mai 1786, le procès s’ouvre devant le Parlement, qui le 30 rend son verdict. Le cardinal est acquitté. La prétendue comtesse de La Motte, condamnée à la prison à perpétuité à la Salpétrière, après avoir été fouettée et marquée au fer rouge sur les deux épaules du « V » de « voleuse » (elle se débattra tant que l’un des « V » sera finalement appliqué sur son sein). Son mari est condamné aux galères à perpétuité par contumace, et Rétaux de Villette est banni. Enfin, Nicole d’Oliva et Cagliostro sont mis hors de cause, Cagliostro étant cependant invité à quitter le territoire français dans les plus brefs délais. Marie-Antoinette est au comble de l’humiliation. Elle prend l’acquittement du cardinal comme un camouflet. De la part des juges, cet acquittement signifie qu’on ne saurait tenir rigueur au cardinal d’avoir cru que la reine lui envoyait des billets doux, lui accordait des rendez-vous galants dans le parc de Versailles et achetait des bijoux pharaoniques par le biais d’hommes de paille en cachette du roi. C’était sous-entendre que de telles frasques n'auraient rien eu d'invraisemblable de la part de la reine. Et c’est bien dans cet esprit que le jugement fut rendu, et pris dans l’opinion. La reine obtient donc du roi qu’il exile le cardinal de Rohan à l'abbaye de la Chaise-Dieu, l’une des abbayes en commende du cardinal, après l’avoir démis de son poste de grand aumônier. Il restera trois mois dans cette abbaye, après quoi il ira sous des cieux plus cléments, à l’abbaye de Marmoutier près de Tours. Ce n’est qu’au bout de trois ans, le 17 mars 1788, que le roi l’autorisera à retrouver son diocèse de Strasbourg. On ne saurait mieux résumer le résultat de cette affaire que par l'exclamation d'un magistrat du Parlement de Paris au lendemain du verdict : "Un cardinal escroc, la reine impliquée dans une affaire de faux ! Que de fange sur la crosse et le sceptre ! Quel triomphe pour les idées de liberté !"... Bien que Marie-Antoinette ait été, d’un bout à l’autre, absolument étrangère à toute cette affaire, l’opinion publique ne voulut pas croire à l’innocence de la reine. Accusée depuis longtemps de participer, par ses dépenses excessives, au déficit du budget du royaume, elle subit à cette occasion une avalanche d’opprobres sans précédent. Les libellistes laissèrent libre cours aux calomnies dans des pamphlets où la reine se faisait offrir des diamants pour prix de ses amours avec le cardinal. Bien pire, Mme de la Motte, parvenue à s'évader de La Salpêtrière, publie à Londres un immonde récit, dans lequel elle raconte sa liaison avec Marie-Antoinette, la complicité de celle-ci depuis le début de l'affaire et jusqu'à son intervention dans l'évasion. Par le discrédit qu'il jeta sur la Cour dans une opinion déjà très hostile, ce scandale aura indirectement sa part de responsabilités dans la chute de la royauté quatre ans plus tard et dans le déclenchement de la Révolution. "Cet évènement me remplit d'épouvante", écrit Goethe dans sa correspondance, "comme l'aurait fait la tête de Méduse". Peu après, développera-t-il : "Ces intrigues détruisirent la dignité royale. Aussi l’histoire du collier forme-t-elle la préface immédiate de la Révolution. Elle en est le fondement...", (Cf. Le Grand Cophte (1790), pièce inspirée à Goethe par l’histoire de Cagliostro). L'ensemble des pièces imprimées relatives à l'affaire du collier ont fait l'objet de tirages au format in-8 et in-4. Les pièces imprimées au format in-4 sont les plus recherchées et forme une collection intéressante. Bon exemplaire de cet ensemble relatif à l'affaire du collier de la reine Marie-Antoinette.
Paris Chez Florentin & Pierre Delaulne 1694 in 12 (16x9) 1 volume reliure plein veau fauve de l'époque,dos à nerfs orné de caissons doré, pièce de titre de maroquin rouge, page de titre imprimée en noir ornée d'une vignette gravée aus initiales mêlées,19 feuillets liminaires non chiffrés [soit 38 pages], 234 pages, et 91 pages [2]. Adrien de Valois, seigneur de La Mare (Hadrianus Valesius), Paris 1607-1692, Conseiller du Roi, trésorier de France à Rouen, Historiographe de France. , Charles de Valois de La Mare, 1671-1747, membre de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Couverture rigide
à Paris, chez Florentin & Pierre Delaulne, devant l'eglise de Sorbonne, à l'Empereur, M. DC. XCIIII. 1694 In-16 15,5 x 8,5 cm. Reliure de l’époque veau havane raciné, dos à nerfs encadrés de fers dorés, pièce de titre maroquin grenat, [38]-234-91 pp., en frontispice, portrait de l’auteur gravé sur cuivre par Trouvain d'après P. Mérelle et 1 planche repliée. Ex-libris Jacques Laget. édition originale.
Contient parmi les pièces liminaires : "Éloge de M. de Valois" par le président Cousin, extrait du "Journal des savants", 28 juillet 1692 ; "Epicedion in Hadrianum Valesium historiographum regium", poème de l'éditeur Charles de Valois ; "Hadriani Valesii historiographi regii icon", poème d'Adrien de Valois, neveu de l'auteur. Bon état d’occasion
Editions Orphée. Ete 2007. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : Itinéraire d'un commissaire de bord par Paule Valois, Furtivité : comment se faire tout petit par Paule Valois, Deuxième porte-avions par Paule Valois, Les sous-marins italiens a Bordeaux par Alain Pigeard, La bataille de Guadalcanal par Jean Secardin Classification Dewey : 386-Marine
Editions Orphée. Printemps 2008. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : Pêcheur français : profession en voie de disparition ? par Paule Valois, Déchets en mer : 20% provient des bateaux par Paule Valois, Le prince of Wales et le Repulse par Jean Sécardin, Courriers de mer par Paule Valois, 21 juin 1919 : Scapa Flow par François Tonic Classification Dewey : 386-Marine
[Chez tous les Libraires qui vendent les Nouveautés] - COLLECTIF
Reference : 69354
(1786)
1 vol. in-4 reliure fin XVIIIe demi-basane marron, dos à 5 nerfs orné, Collection Complette des Mémoires relatifs au Procès de M. le Cardinal de Rohan, arrangés dans l'ordre où ils ont parun Chez tous les Libraires qui vendent les Nouveautés, Paris, 1786 [ Affaire du Collier de la Reine - Recueil de 22 Mémoires : ] 1 : Mémoire pour Dame Jeane de Saint-Remy de Valois, Epouse du Comte de La Motte, De l'Imp. de L. Cellot, Paris, 47 pp. [ Suivi de : ] 2 : Mémoire pour Jean-Charles-Vincent de Bette d'Etienville, Bourgeois de Saint-Omer en Artois, détenu ès prison du Châtelet de Paris, Accusé, contre le Sieur Vaucher, Marchand Horloger, & le Sieur Loque, Marchand Bijoutier à Paris, Plaignans, De l'Imp. de L. Cellot, Paris, 1786, 30 pp. [ Suivi de : ] 3 : Requête Introductive au Parlement,les Chambres Assemblées par le Cardinal de Rohan, Signifiée à M. le Procureur-Général, A Paris, et se trouve à Bruxelle Chez Emannuel Flon, 1786, 40 pp. [ Suivi de : ] 4 : Requête au Parlement,les Chambres Assemblées par le Cardinal de Rohan, Signifiée à M. le Procureur-Général, A Paris, et se trouve à Bruxelle Chez Emannuel Flon, 1786, 8 pp. [ Suivi de : ] 5 : Mémoire pour le Comte de Cagliostro, Accusé ; contre M. le Procureur-Général , Accusateur ; En présence de M. le Cardinal de Rohan, de la Comtesse de La Motte, & autres Co-Accusés, De l'Imprimerie de Lottin l'aîné & de Lottin de S-Germain, Paris, 1786, 51 pp. [ Suivi de : ] 6 : Requête au Parlement, les Chambres assemblées par le Comte de Cagliostro, Signifiée à M. le Procureur-Général le 24 Février 1786, 48 pp. [ Suivi de : ] 7 : Second Mémoire à Consulter et Consultation, sur la Défense à une Accusation d'Escroquerie, pour Jean-Charles-Vincent de Bette d'Etienville, Bourgeois de Saint-Omer en Artois, De l'Imprimerie de Cailleau, Paris, 1786, 29 pp. [ Suivi de : ] 8 : Mémoire pour la Demoiselle Le Guay d'Oliva, fille mineure, émancipée d'âge, accusée ; contre M. Le Procureur Général, Accusateur ; en présence de M. le Cardinal de Rohan, de la dame De La Motte-Valois, du sieur de Cagliostro, & autres ; tous co-accusés, Chez P.G. Simon & N. H. Nyon, Paris, 1786, 46 pp. [ Suivi de : ] 9 : Mémoires pour M. le Baron de Fages-Chaulnes, Garde-du-Corps de Monsieur, Frère du Roi, Accusé, contre les Sieurs Vaucher et Loque, Marchands Bijoutier, Accusateurs, Chez Prault, Paris, 1786, 30 pp. [ Suivi de : ] 10 : Mémoire pour le Sr de Bette d'Etienville, servant de réponse à celui de M. fages, De l'Imprimerie de Cailleau, Paris, 1786, 30 pp. [ Suivi de : ] 11 : Mémoire pour les Sieurs Vaucher, Horloger, & Loque, Bijoutier, Accusateurs ; Contre le Sieur Bette d'Etienville, le Baron de Fages-Chaulnes, & autres Accusés, De l'Imprimerie de Prault, Paris, 1786, 88 pp. avec ex-libris ms. de M. Landry de la Gautaye, avocat rue des Pro... près St Eustache [ Suivi de : ] 12 : Mémoire pour Louis-René-Edouard de Rohan, Cardinal de la Sainte Eglise Romaine, Evêque & Prince de Strasbourg, Landgrave d'Alscae, Prince-Etat d'Empire, Grand Aumônier de France, contre M. le Procureur-Général, en présence de la Dme de La Motte, du Sr de Villette, de la Dlle d'Oliva, & du Sr. Comte de Cagliostro, Co-Accusés, De l'Imprimerie de Lottin, Paris, 1786, 146 pp. [ Suivi de : ] 13 : Pièces Justificatives pour M. le Cardinal de Rohan, Déclarations authentiques selon la forme Angloise, De l'Imprimerie de Lottin l'Aîné, 1786, 32 pp. [ Suivi de : ] 14 : Sommaire pour la Comtesse de Valois-Lamotte, accusée ; contre M. le Procureur-Général, Accusateur ; En présence de M. le Cardinal de Rohan, & autres co-Accusés, De l'Imprimerie de L. Cellot, Paris, 1786, 62 pp. [ Suivi de : ] 15 : Supplément et Suite aux Mémoires du Sieur de Bette d'Etienville, Ancien Chirurgien Sous-Aide Major, pour servir de Réponse aux différens Mémoires faits contre lui, De l'Imprimerie d'André Charles-Cailleau, Paris, 1786, 69 pp. [ Suivi de : ] 16 : Réflexions Rapides pour M. le Cardinal de Rohan, sur le Sommaire de la Dame de La Motte, De l'Imprimerie de Cl. Simon, s.d., 24 pp. [ Suivi de : ] 17 : Second Mémoire pour la Demoiselle Le Guay d'Oliva. Analyse & Résultat des récolemens & confrontations, Chez P.G. Simon & N. H. Nyon, Paris, 1786, 56 pp. [ Suivi de : ] 18 : Requête à joindre au Mémoire du Comte de Cagliostro, De l'Imprimerie de Lottin, Mai 1786, 11 pp. [ Suivi de : ] 19 : Requête pour le Sieur Marc-Antoine Rétaux de Villette, Ancien Gendarme, Accusé ; Contre M. le Procureur Général, Accusateur, Chez P.G. Simon, & N. H. Nyon, Paris, 1786, 19 pp. [ Suivi de : ] 20 : Mémoire à Consulter et Consultation pour F. François-Valentin Mulot, Docteur en Théologie de la Faculté de Paris, Chanoine Régulier de l'Abbaye Royale de Saint-Victor, Accusé, contre le sieur Loque, Bijoutier, & le Sieur Vaucher, Horloger, Accusateurs, en présence du Baron de Fages, du Sieur Bette d'Etienville & autres, de l'Imprimerie Demonville, Paris, 1786, 48 pp. [ Suivi de : ] 21 : Réponse de M. le Comte de Précourt, Colonel d'Infanterie, Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de Saint-Louis ; Aux Mémoires des Sieurs d'Etienville, Vaucher & Loque, Chez L. F. Prault, Paris, 1776, 42 pp. [ Suivi de : ] 22 : Arrêt de la Cour de Parlement, rendu la Grand'chambre Assemblée le trente-un mai 1786, 32 pp.
Ce beau recueil relatif à l'Affaire du Collier de la Reine réunit 22 pièces et mémoires. Les mémoires ne sont pas rangés dans l'ordre de la table, et l'un des mémoires ("Réponse pour la Comtesse de Valois-Lamotte" a été omis, remplacé par l'important arrêt final de la Cour de Parlement. Bon état (l'ex-libris manuscrit au feuillet de titre a été découpé, affectant le texte des tables au verso, qq. rares pailles dans le texte, reliure un peu frottée avec petits mq. en coupes, coupes un peu frottées, très bon état par ailleurs)
Coll. "Essais d'histoire politique", Nanterre, éd. Erasme, 1990, in-8, cartonnage souple, couv. photo en noir éditeur, 328 pp., bibliographie, table des matières, "Le destin politique de Georges Valois se mêle à la première moitié du XXe siècle. Après avoir côtoyé les milieux anarchistes, Valois trouve à partir de 1906 son assise politique à l'Action Française. Mais la guerre devait ébranler bien des certitudes. En novembre 1925, Valois jugeant l'Action française incapable de provoquer un changement de régime, fonde le Faisceau, qui sans être une simple imitation du Fascio italien, entend poursuivre selon ses propres méthodes un objectif identique : conquérir, ou tout au moins participer au pouvoir, afin de mener une politique nationale. Ce sera un échec". Très bon état
Editions Orphée. Automne 2005. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : Tahia, la princesse qui danse sur les vagues par Paule Valois, Georges Pernous, Thalassa, Jules Verne, la littérature et la mer par Grégoire Alexandre, Piraterie : l'histoire au présent par Paule Valois, Le futur porte-avions : encore des questions par Paule Valois, La fin du Bismack par François Tonic Classification Dewey : 386-Marine
Editions Orphée. Printemps 2006. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : Propulsion de l'avenir, l'incertitude par Paule Valois, La zone économique exclusive par Paule Valois, Le repaire des corsaires allemands par Alain Pigeard, La guerre de Sécession américaine par François Tonic, Le Graf Spee par Jean Secardin, La douane maritime par Raphaël Schneider, Marine marchande : des femmes dans un monde d'hommes par Paule Valois Classification Dewey : 386-Marine
éditions magellan 2002 in8. 2002. Relié. Simone Bertière raconte l'histoire des reines de France de la dynastie des Valois au XVIe siècle en décrivant leur vie publique et privée leur rôle et les attentes pesant sur elles. L'ouvrage couvre des figures comme Catherine de Médicis Marie Stuart Marguerite de Valois et d'autres offrant un récit clair et dynamique de cette période
Très Bon Etat intérieur frais
Histoire des Ducs de Bourgogne de la Maison de Valois 1364-1477 Barante ( Prosper Brugière de ) Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante, est un historien, écrivain et homme politique français, né à Riom le 10 juin 1782 et mort au château de Barante à Dorat le 22 novembre 1866 Complet en 13 volumes in8, 215x130, demi veau, dos lisses ornés de l'époque, tranches jaspées, bel état intérieur. Paris, Ladvocat 1826 La maison de Valois-Bourgogne est une branche cadette (en) de la maison de Valois, née de la concession du duché de Bourgogne par le roi de France Jean II le Bon à son fils Philippe le Hardi, en 1363. Elle est souvent qualifiée de « seconde maison de Bourgogne » pour la distinguer de la maison capétienne de Bourgogne, issue de Robert Ier de Bourgogne (1011-1076). La dynastie des ducs de Bourgogne, outre le duché bourguignon, gouverne de 1363 à 1482 par mariages successifs, achats ou conquêtes, de vastes territoires, notamment dans la région des anciens Pays-Bas. Premiers pairs de France, les ducs prennent la tête du parti bourguignon dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, au cours de laquelle Jean sans Peur est assassiné, poussant son fils Philippe le Bon à s'allier avec les Anglais dans la guerre de Cent Ans — une alliance finalement rompue en 1435 par le traité d'Arras. Les ducs de Bourgogne de la maison de Valois rivalisent dès lors en prestige avec leurs cousins royaux, ayant uni un grand nombre de fiefs français et impériaux, parmi les plus riches d'Europe, sous leur domination. Cependant, le projet d'ériger cet État bourguignon en royaume autonome échoue lorsque le dernier duc, Charles le Téméraire, est tué à la bataille de Nancy en 1477. Le dernier souverain de la dynastie, la duchesse Marie de Bourgogne, tente d'affirmer son autorité et, ce faisant, se marie à Maximilien de Habsbourg. La majeure partie de ses terres passent à sa mort à son fils aîné, Philippe le Beau, mais le duché de Bourgogne lui-même revient au domaine royal français. Marie meurt en 1482, mettant ainsi fin à la maison de Valois-Bourgogne. La descendance de Marie et Maximilien est parfois qualifiée de « maison de Habsbourg-Bourgogne » ou de « Bourgogne-Habsbourg »
[Procès] – VALOIS (Georges), ses témoins, ses avocats et ses adversaires.
Reference : 103748
(1927)
P., Librairie Valois, 1927, fort in-8°, xlvi-696 pp, index, broché, bon état, envoi a.s. de Jacques Marx
La rupture de l'ancien syndicaliste révolutionnaire Georges Valois (Alfred-Georges Gressent, 1878-1945) avec l'Action Française dont il fut un moment un compagnon de route, eut lieu en 1925. Bien sûr, le mouvement royaliste et les journalistes de l'Action française se déchaînèrent d'autant plus contre lui que la fondation du nouveau mouvement "Le Faisceau des combattants" (en 1925 également) créait une concurrence à droite. D'où ce procès pour calomnie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Orphée. Hiver 2005-2006. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : Loïc Peyron dans la légende par Paule Valois, Marie Babey par Philippe Wendling, La tragédie du Minerve par Paule Valois, Quand la Jeanne d'Arc s'appelait Résolue par Luc Guillerm, Malouines 1982 par Philippe Varnoteaux, Mers El-Kébir : la chute de la flotte française par Jean Sécardin Classification Dewey : 386-Marine
Editions Orphée. Automne 2006. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : La Calypso du commandant Cousteau a un propriétaire par Paule Valois, Le drone : l'avenir de l'aéronavale par François Tonic, Rafale Marine par François Tonic, Stratégie de Mahan par Paule Valois, L'aspect et les enjeux maritimes de la guerre Iran-Irak par Philippe Varnoteaux Classification Dewey : 386-Marine
Editions Orphée. Hiver 2006. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : Cherbourg - Philadelphie a grande vitesse par Paule Valois, Etats Unis - Chine : le futur combat des titans par Paule Valois, 1882 : les Anglais prennent le canal de Suez par François Tonic, Les batailles du Pacifique par Jean Secardin Classification Dewey : 386-Marine
Editions Orphée. Hiver 2008. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : Dissuasion nucléaire face maritime par Paule Valois, Passages du Nord par Paule Valois, La bataille de Tsushima par Raphaël Schneider, Une petite marine dans la Grande Guerre par F. Mosseray, Noël en mer par L.C. Guillerm, L'arme sous marine pendant la guerre froide par Philippe Varnoteaux Classification Dewey : 386-Marine
Paris. Chez Pierre Jannet. " Bibliothèque Elzevirienne ", 1858. In-12, XXXII et 352 pp. Reliure éditeur en pleine percaline rouge, dos lisse titré en lettres dorées et orné de la sphère elzévirienne dorée, plats ornés de filets d'encadrement et de fleurons d'angles à froid. Impr. En caractères elzéviriens par Thunot. Le volume se termine, p. 337-349, par une table des noms propres.
Les Mémoires de Marguerite de Valois, qui vont de 1582 à 1582 n'ont pas besoin d'éloges ils offrent des détails intéressants sur les règnes de Charles IX, de Henri III et sur les premières années du règne de Henri IV.Bel exemplaire.* Marguerite d'Angoulême, dite aussi Marguerite de Valois-Angoulême et Marguerite de Navarre, née le 11 avril 1492 à Angoulême et morte le 21 décembre 1549 à Odos-en-Bigorre, est la sur de François Ier. Duchesse d'Alençon par son premier mariage en 1509, elle est faite duchesse de Berry en 1517 par François 1er, et devient reine de Navarre par son second mariage en 1527. En 1528, elle donne naissance à Jeanne d'Albret, reine de Navarre en 1555 et mère d'Henri de Bourbon, futur Henri IV, roi de France et de Navarre.Elle joue un rôle capital au cours de la première partie du XVIè siècle : elle exerce une influence profonde en diplomatie et manifeste un certain intérêt pour les idées nouvelles, encourageant les artistes tant à la cour de France, où elle protège notamment les écrivains. Rabelais (qui lui adresse d'ailleurs un dizain au tout début du Tiers Livre, 1546) et Bonaventure des Périers, qu'à Nérac. Elle est aussi connue pour être une femme de lettres importante, surnommée la « dixième des muses », notamment pour son recueil de nouvelles connu aujourd'hui sous le titre L'Heptaméron. Les poètes de son temps l'appelaient « la perle des Valois ».. Photos sur demande.
Paris, Librairie Valois, 1927, Broché, 696 pages. Basile ou la politique de la calomnie. Sténographie des dépositions, débats et plaidoiries des procès en diffamation entre Georges Valois et l'Action Française. Plaidoiries de MMes Philippe Lamour, François Martin, Marie de Roux et Jacques Marx. Introduction de Georges Valois avec le texte des jugements, des pièces justificatives et un index des noms cités.
De l'imprimerie de Louis Cellot "Paris, 1786, in-8 brochure d'attente, 45pp. Perforation sur la couverture et en marge des deux premiers feuillets, très bon état intérieur.Cette vaste escroquerie (1784-1786) fomentée par Madame de La Motte (Jeanne Valois-Saint-Rémy), noble sans fortune descendante du Roi Henri II de Valois, avec l'aide du Comte de Cagliostro, avait pour cible le Cardinal de Rohan, l'un des plus hauts prélats du royaume. Ce fameux collier, commandé à l'origine par Louis XV pour Madame du Barry est encore inachevé lorsque celui-ci meurt en 1774 et la Du Barry est exilée. Les joailliers qui s'étaient endettés pour la création de ce collier tenteront à plusieurs reprises de le vendre à Marie-Antoinette, en vain. A l'aide de fausses lettres rédigées par l'amant de Madame de La Motte, M. Rétaux de Villette, celle-ci fait croire au Cardinal de Rohan que Marie-Antoinette fait appel à lui en tant qu'intermédiaire pour l'acquisition du collier. Par divers subterfuges, le collier sera subtilisé auprès des joailliers et desserti ; les diamants vendus en France, Belgique et à Londres. Bien que totalement étrangère à cette affaire, Marie-Antoinette (et la royauté) fait figure de victime collatérale puisque sa réputation de frivolité en sera renforcée dans l'opinion publique. On considère que cette ""Affaire du collier"" contient en germe une partie du ressentiment du peuple contre la royauté qui mènera à la Révolution de 1789."
08/11/1850 BELLE ET LONGUE LETTRE DE BRANGER QUI RPOND AUX SOLLICITATIONS DUN AMI EN MISSION AU GUATEMALA.Il le remercie de son envoi, & Vos oiseaux sont magnifiques et vos vers me semblent dheureuses et brillantes inspirations. Limprovisation sy fait peut-tre un peu trop sentir [...]. Quant vos couroucous (cest ainsi quon nomme au Jardin des Plantes vos grimpeurs du Guatemala) ils nous ont ravis ; malheureusement, rduit comme je suis une troite mansarde o je nai pas place pour mes livres, je ne saurais donner vos deux envoys place dans mon grenier [...]. Ne me plaignez pas de cette dgringolade, qui na influ ni sur ma sant ni sur mon humeur... Il a appris par M. de Lesseps que la mission de Valois au Guatemala avait t prolonge, et ...Mes demandes de Consulat pour vous sont toujours reues bien froidement [...]. Vous mcrivez que V. Hugo est bien dispos vous servir. Sans laccabler de lettres ne pourriez vous obtenir quil ft des dmarches pour vous [...]. Mais de ce ct encor ma recommandation ne serait pas influente. Je vous ai dit et rpt que je vivais loin du monde, comme il convient un homme de 70 ans. Je nai donc plus de crdit : tchez donc, si vous le pouvez, de vous faire des protecteurs plus puissans (sic) quun pauvre vieux (sic) ermite dont les prires sont loin davoir lappui des grands personnages de lpoque...En juin 1848 la demande de Branger, dont l'ascendance paternelle tait picarde comme celle de son ami Valois, ce dernier obtenait un poste au consulat franais du Guatemala.Alfred de Valois qui aimait crire en vers et en prose publia un recueil de posie en 1863 chez Hetzel : Papier perdu, et des rcits de voyages chez Dentu en 1861 : Mexique, Havane et Guatemala : Notes de voyage.
P., chez Guillyn, et à Compiègne, chez Louis Bertrand, 1764, in-4°, (4)-693 pp, cartonnage d'attente muet de l'époque, sans dos, plats frottés, intérieur propre et frais, bon état
Tome II seul (sur 3) : le Valois aux XIIIe, XIVe, XVe et XVIe siècles. Table : Livre quatrième, contenant ce qui est arrivé dans le Valois, pendant le treizième siécle. – Livre cinquième, contenant ce qui est arrivé dans cette Province, depuis 1300 jusqu'à l'an 1400. – Livre sixième, contenant ce qui est arrivé dans ce pays, depuis 1400 jusqu'en 1500. –Livre septième, contenant ce qui est arrivé dans ce pays pendant le seiziéme siécle. — Rarissime inventaire chronologique, topographique, et économique des six châtelleries du Valois, longtemps province favorite des princes de sang royal. L'auteur, grand érudit et archéologue, entreprit ses recherches dès 1745, dans le prolongement des celles de Bergeron. Le 19 juillet 1765, il présenta au roi Louis XV son ouvrage, dans lequel on trouve de précieux renseignements sur l’histoire de Verberie, livre qu’il avait dédié au duc d’Orléans, héritier de ce duché. Il y fait volontiers usage des découvertes archéologiques, tout autant que des archives, avec une certaine prudence dans l’interprétation. — Ouvrage rare ; l'édition de 1764 est la seule, le livre n'a jamais été réimprimé. — "Ouvrage précieux, justement estimé et dont la préparation dura plus de quinze ans. Les sources sont indiquées." (Saffroy, 24200) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Orphée. Automne 2007. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 98 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 386-Marine
Sommaire : Sécurité maritime : les questions sensibles par Paule Valois, La France et la mer, le moyen age : les premières flottes royales par Raphaël Schneider, La marine française du XVIe siècle : gloire et décadence par François Tonic, XVIIe-XVIIIe siècles : l'état marin dans une France terrienne par Paule Valois Classification Dewey : 386-Marine
1927 Paris, Librairie Valois, 1927 - un volume in-8 broché de 696 pages -
Edition originale - Envoi de l'auteur, manuscrit à l'encre sur la page de faux-titre. Traces de scoch aux coiffes - Quelques rousseurs sur la page de titre, sinon bon état -
P., Valois, 1927, fort in 12 broché, XLVI-696 pages.
Fermeture du 1er au 23 Août
Phone number : 04 77 32 63 69