A Paris, chez Bossange, Masson et Besson, 1802-1803. 3 volumes in-4 de CII-695 pages suivies de XXV planches; [6]-692 p. suivies de XXXVII planches; [6]-405-[2] p. suivies de III planches. Plein veau raciné, dos à 5 nerfs ornés de filets, roulettes et fleurons dorés, étiquettes de titre et tomaison rouges, filets à froid encadrant les plats, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges. Avec trois cartons, l'un p. 269/270 au t. I, les deux autres au t. II, p. 89/90 et 179/180. Ex-libris de R. H. Welch. Reliures frottées avec épidermures, 3 coiffes manquantes, auréole sur les planches du vol. 1, et au centre du vol. 3.
Illustré de 3 frontispices, 65 planches, de vignettes de titre ainsi que de belles gravures en tête et en fin des chapitres. Portait volant en sus. Johann Joachim Winckelmann, né le 9 décembre 1717 à Stendal et assassiné le 8 juin 1768 à Trieste, est un archéologue, antiquaire et historien de l’art allemand. Sa trajectoire personnelle et ses écrits témoignent de l'internationalisation des circulations artistiques en Europe au XVIIIe siècle tout comme de leur rôle déterminant dans l'émergence d'une nouvelle conception de l'art, le néoclassicisme. Auteur d’une oeuvre de référence et d’une correspondance très souvent citée, il joua un rôle précurseur dans l'apparition de ce mouvement néoclassique allemand et européen. En tant que théoricien, il peut être considéré comme le fondateur de l’histoire de l'art et de l’archéologie en tant que disciplines modernes. (wiki) On trouve à la suite de l'Histoire de l'art, dans le deuxième volume, les Observations sur l'architecture des Anciens de Winckelmann, les Observations sur le Temple de Girgenti, en Sicile, et dans le troisième volume, la Lettre du Père Paolo, sur l'origine et l'antiquité de l'architecture ; De la peinture chez les Anciens, pour servir de suite à l'histoire de l'art par MM. B. Rode et A. Riem ; De la toreutique des Anciens, ainsi que les Observations sur quelques passages de l'Histoire de l'art par Hayne ; et enfin les Observations de Lessing sur l'Histoire de l'art de Winkelmann. Et pour bien terminer, une longue Explication des planches, vignettes et fleurons, une notice d'une dizaine de pages donnant les références bibliographiques des ouvrages dont Winkelmann et Carlo Fea se sont servis pour leur citations, and last but not least, une longue table alphabétique des matières.
Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque de cette œuvre d’intelligence de Diderot unissant l’art et la littérature. A Paris, Chez Fr. Buisson, L’An Quatrième de la République (1795). In-8 de (2) ff. faux titre et titre, iv et 415 pages, coin inf. du titre déchiré sans atteinte au texte, pte. déch. en marge des pp. 85 et 321 sans manque. Demi-maroquin rouge à coins verts, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 196 x 120 mm.
Edition originale importante, l’une des plus difficiles à trouver parmi les œuvres de Diderot, dans laquelle il exprime au moyen de la littérature «toute sa doctrine sur l’art au XVIIIe siècle.» Écrit sous forme de journal manuscrit avant d’être ici imprimé, ce texte fut réservé à une douzaine de souscripteurs: Catherine II; le prince de Prusse… Adams, EF1; Tchemerzine, II, 964. «Cet essai de Diderot écrit en 1766 resta inédit jusqu’en 1795. Diderot y expose les principes qui l'ont guidé dans la critique de ses Salons, il y étudie la peinture en suivant le classement habituel: le dessin, le clair-obscur, et surtout la couleur, à la compréhension de laquelle il arrive à travers le concept naturaliste: l'art est imitation de la nature ; celle-ci est imitable pour autant qu'elle est visible, et elle est visible pour autant qu'elle est colorée. Diderot se montre assez peu sensible à la magie du dessin : pour lui, un bon dessin peut toujours s'apprendre, tandis que la couleur est un don de la nature ; c'est elle qui révèle le plus sûrement le caractère d'un peintre et qui lui permet d'entrer en communication directe avec l'imagination du public. Le caractère, l'humeur même de l'artiste influent sur sa manière de colorer : il suffirait de voir comment il mélange ses couleurs sur sa palette, comment il les dépose sur sa toile, pour se faire une idée de la richesse et de l'originalité plus ou moins grandes de son art. L'accord est la loi fondamentale du coloris. Il y a des accords simples, faciles, agréables à voir mais attendus, qui sont le propre des peintres médiocres ; il y a des ‘peintres pusillanimes’, ‘des ronds-de-cuir de la peinture’ qui se restreignent et se répètent. Les peintres de génie se reconnaissent à leur ‘pinceau intrépide’, qui cherche inlassablement et crée les accords les plus nouveaux et les plus difficiles, et joue sur les contrastes les plus audacieux. De telles idées, exprimées dans le style ‘parlé’ de Diderot, extraordinairement vivant et coloré, capable de refléter d'une manière incomparable toute la chaleur d'une discussion animée, donnent toute sa signification à cet essai où s'exprime toute la doctrine sur l’art du XVIIIe siècle.» (Dictionnaire des Œuvres, II, 734). Ce volume réunit les textes de Diderot qui contiennent l’essentiel de ses idées sur l’art, y compris ses Observations sur le Salon de Peinture de 1765, célèbre essai critique par lequel il se fit rénovateur de la critique de salon d’art. Diderot, dans ces écrits, tâche de ramener les artistes à une observation plus sincère de la nature. Il n’envisage pas l’œuvre d’art sous le seul angle des qualités formelles, mais s’attache aussi à la décrire dans ses rapports ambigus, souvent déterminants, avec la société et les institutions politiques. «Métier d’écrivain, métier de peintre, le texte de Diderot va de l’un à l’autre. Il ne lui suffit plus de regarder, de décrire, de penser, de juger, il va expérimenter la peinture par l’écriture dans sa capacité à rendre le visible… Il fait entrer l’écriture dans le tableau, et pas par la petite porte.» - Le Monde. Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque de cette œuvre d’intelligence de Diderot unissant l’art et la littérature.
La Haye, Paris, Hardouin, 1782. In-12 de VIII-143 pp., veau fauve, dos lisse, titre doré en long, armes sur les plats (reliure du XIXe siècle).
Édition originale attribuée au critique d'art Paul (Barbier IV, 604). « Un pamphlétaire, dont l’anonymat dissimulerait la figure de Paul, confirme cette figure de l’artiste précepteur du bon goût, de la vertu civique. Le propos maintient une apparente fidélité monarchique dans son éloge de Louis XIV, protecteur des Beaux-Arts, en la personne de Le Brun, de Le Sueur et de Puget car, à cette époque, « nous eûmes des grands hommes, parce qu’un grand homme savait les distinguer, les reconnaître » (Sur la peinture, ouvrage succinct, qui peut éclairer les artistes sur la fin originelle de l'art, 1782). Ces accents très voltairiens savent se conjuguer avec une lecture plus rousseauiste de la production artistique du règne de Louis XV, marquée par la domination de peintres décadents comme de Troys, Restout, Coypel et surtout dans « les mixtives ingénieuses et perfides de Boucher ». Cette fois, le constat est plus grave, puisque la vue de ces toiles « fait que le civisme vous arrache le pinceau des mains, que l’amour de l’art vous déchire le cœur » (ibid). Dans ce texte nourri des lectures les plus variées (Algarotti, Shaftesbury, Webb), l’art se réduit à une propédeutique chargée de propager un idéal civique, où la quête du beau se réduit à la recherche des moyens de l’élévation des membres du corps social. Selon une formule pour le moins troublante, l’art est « plus une moralité qu’une œuvre matérielle ». Il se pense d’abord par sa fonction, par ses fins, plus que par sa matérialité. Cela explique que l’auteur puisse opposer la fonction de l’artisan, qui doit être « le physique de l’Etat », à celle de l’artiste qui en est « la spiritualité ». Un maître en peinture ne doit-il pas « former le cœur, élever l’âme et le génie de ceux qui se rangent auprès d’eux, faire pour l’art des champions illustres pour la patrie des citoyens » ? Seuls de tels « artistes citoyens » (ibid) sauront mettre un terme dans « le désordre, l’insouciance qui abâtardissent les talents au sein des arts » pour au contraire recouvrer « l’antique patriotisme » (ibid). » (Édouard Tillet).Bel exemplaire aux armes de Pavé de Vandeuvre. Quelques petites rousseurs.Tillet Édouard. Quand même le peintre se devait d’être un citoyen : Tentative d’analyse des discours sur les arts picturaux au siècle des lumières In : Sujet et citoyen : Actes du Colloque de Lyon (Septembre 2003). Aix-en-Provence : Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2004.
1962 Revue Art de Fance, Paris, 1962. Un volume in 4° relié cartonnage éditeur illustré, 365 pages, nombreuses illustrations, coiffes éraflées, bon état pour le reste. 2kg550 avant emballage, plus de trois kg emballé.
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Précieux exemplaire de ce rare ouvrage sur l’art de trancher, particulièrement grand de marges. Amsterdam, Hieronymus Sweerts, 1664. In-12 oblong de: 1 frontispice gravé, 96 pages, 31 planches hors texte gravées sur cuivre (comme souvent sans la planche dépliante), qq. taches sur le frontispice. Conservé dans sa brochure de la fin du XVIIe siècle, petit manque à l’angle supérieur gauche du premier plat. 101 x 154 mm.
Rare édition originale du premier livre enseignant à l’aristocratie hollandaise les arts de la table et la pratique de l’écuyer tranchant. Witteveen & Cuperus 6510; Waller 1790 ; Vicaire, 870-871 ; Bitting, 530 ; Cagle, 1080 ; 116 Uncommon Books on Food and Drink, 33 ; Landwehr, n° 17. «Le dessein de l’ouvrage est semblable à celui de ‘l’Art de Trancher la Viande’ du manuel manuscrit de Jacques Vontet de la première moitié du dix-septième siècle, inspiré lui-même du ‘Trinciante’ de Mathia Giegher de 1639, mais s’en différencie tant par son objet et son traitement que par son iconographie. L’illustration, gravée au burin, comporte 32 figures enseignant la manière de découper volailles, gibiers, viandes, poissons, jambon, langouste, voire artichauts, tartes et gâteaux; contrairement à ses modèles antérieurs, elle ne présente pas de planche de fruits. Le frontispice montre un seigneur devant une table garnie; debout à ses côtés, un écuyer découpe une volaille; à droite, un chien se jette sur des reliefs; le titre est inscrit sur la retombée antérieure de la nappe.» (Pierre Berès, catalogue 82, Nourritures). Exemplaire de premier état, dont la préface n'est pas encore signée des initiales de l'auteur, marchand de livres et d'images. Hieronymus Sweerts (1629-1696), libraire, graveur et poète, témoigne en préface que c'est par émulation qu'il a voulu donner à ses compatriotes ce traité, à l'instar de ceux utilisés par les Italiens, Allemands et Français. De fait, la suite des planches qu'il a sans doute gravées lui-même est issue du fameux Il Trinciante de Matthias Giegher (Padoue, 1621), source vive de tout l'art de trancher européen des XVIIe et XVIIIe siècles. Il annonce la publication d'une seconde partie, consacrée à l'art de trancher les fruits, qui n'a jamais vu le jour. Il se targue de faire connaître comment découper dans l'assiette et sans fourchette, ce qui, selon lui, n'a jamais été pratiqué auparavant. «Le frontispice représente un seigneur à table: debout près de lui, un écuyer-tranchant découpe, au bout de la fourchette, une volaille. Sur la nappe de la table, on lit: ‘De Cierlijcke Voorsnydinge Aller Tafel Gerechten’ et au-dessous, sur une seule ligne: ‘t’Amsterdam by Hieronymus Sveerts, Bock…’. Il est à noter que dans certaines éditions du ‘Cuisinier français’ de La Varenne, notamment dans celle d’Amsterdam, Pierre Brunel, 1712, le frontispice est analogue sans être tout à fait semblable.» (Vicaire, Bibliographie gastronomique, 870-871) L'art de trancher illustré de 31 planches gravées sur cuivre. La suite hors texte est précédée d'un remarquable titre-frontispice figurant une table dressée où le maître de maison admire la dextérité de son officier de bouche, découpant une volaille in alto. Il donne à voir, poule, dinde, faisan, canard, oie, tête de sanglier, tête de veau, cuissot d'agneau, jambon, homard, perche, brochet, artichaut, tarte, et pâté en croûte, entre autres. Après la préface, l'auteur explique la nature exacte des différents couteaux à tailler. Il exhorte ensuite l’officier de bouche à ne pas se déchaîner comme un escrimeur, mais à travailler calmement et surtout avec des mains bien lavées et, surtout, à ne pas se lécher les doigts. En 96 pages, 49 exemples sont décrits et illustrés par des gravures sur cuivre très instructives. Volailles, gibiers, porcs, poissons et pâtisseries sont soumis au couteau à prédécouper. OCLC recense en Institutions publiques 5 exemplaires aux Pays-Bas et celui de la British Library ; les exemplaires datés par erreur 1660 sont des réimpressions postérieures à 1668. Il en va de même pour l'exemplaire Marcus Crahan, présenté comme l'édition originale. Précieux exemplaire de ce rare ouvrage sur l’art de trancher, particulièrement grand de marges. Provenance : de la bibliothèque du Vicomte de Cossette avec son ex libris héraldique.
Paris, Compagnie de l'art brut, 1971. In-4, 414 pp., broché, couverture originale imprimée (légèrement insolé, quelques traces de poussière, une petite déchirure en queue du dos).
Édition originale du catalogue de la donation de Jean Dubuffet de sa collection d'art brut à la ville de Lausanne. Il possède une table de concordance avec l'ancienne collection acquise entre 1945 et 1951. Nombreuses illustrations en noir. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Compagnie de l'art brut, 1965-1973. 5 vol. in-4, brochés, couverture originale imprimée (dos insolés, quelques petits frottements).
Ensemble des numéros 5 à 9 de la revue L'Art brut chacun comprenant de nombreuses reproductions, parfois en couleurs. Le cinquième fascicule comprend un errata pour les numéros 3 à 5. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
1898 Emile Lévy éditeur librairie centrale des beaux arts Janvier/juin et juillet/ décembre 1899 en 2 volumes In4 reliure éditeur verte décor floral plats biseautés 192 et 200 pages et suppléments reliés en fin de volume
très importante documentation iconographie en noir et en couleur Edme Couti - décoration d un restaurant - la céramique moderne de Meissen - les travaux de l école Guérin - couvertures illustrées de publications étrangères - le sculpteur augustin saint gaudens - la pyrogravure - le monument F de Mérode - Henri Sauvage - le Castel Béranger - la société de "l'art dans tout" - les industries d art au salon de la libre esthétique - une reliure nouvelle de Petrus Ruban - Hans Sandreuter - la collection Edouard Corroyer - le groupe de Rob Stigell - Carlos Schwabe - quelques nouvelles d'O. Roty - Essais d interieur modernes - Charles William Bartlett - Georges Auriol - la peinture décorative - le blé et le lys par léon frédéric- René Lalique - franck Brangwyn - un panneau d applications d étoffes - les arts d ameublement - la médaille du salon de 1899 - la reliure aux salons - une figure tombale de J de Lalaing - théodore rivière - dessins de joailleries - l art dans la rue : la façade de la maison jules Mumm à Reims - albert dammouse .... très bon étatles 2 volumes
1901 Emile Lévy éditeur librairie centrale des beaux arts Janvier/juin et juillet/ décembre 1901 en 2 volumes In4 reliure éditeur verte décor floral plats biseautés 208 et 2196pages et suppléments reliés en fin de volume
très importante documentation iconographie en noir et en couleur la peinture au salon - la sculpture aux salons - les objets d'art aux salons - l'ameublement aux salons - l'émancipation des prix de rome - le pochoir - l'art photographique et l'école américaine - la décoration des assiettes - les poignées de cannes - l'exposition des peintures de la société Nihon Gwakat de Tokio - les étoffes tissées - le sculpteur George Minne - le mobilier - abel truchet - la verrerie - une maison de rapport - Grün - les sièges - Albert Besnard - le cuir ciselé et repoussé à la main - emile derré imagier - la broderie et la dentelle à l exposition - les aspects de Paris par Henri Rivière - le fer à l exposition universelle de 1900 - la décoration des montres - constantin meunier - la céramique à l expostion - quelques couverture par georges Oriol - Georges De Feure - un batisseur Belge Georges Hobé - la reliure étrangère à l exposition - Edmond Becker sculpteur - le cuir décoré - oeuvres récentes de Carlos schwabe - l art dans tout - léon frédéric - jean charles cazin - un précurseur Laurent Bouvier - ...très bon étatles 2 volumes
Albert Skira Editeur, Paris, 1950. In/4 broché, couverture rempliée. 246 pages, 8 ff. n. ch. Troisième volume des Essais de psychologie de l’Art, imprimé sur les presses des Maîtres-Imprimeurs Draeger Frères. Très nombreuses reproductions en noir, celles en couleurs tirées à part et contrecollées.
Le musée a imposé une relation nouvelle avec l'œuvre d'art. C'est un phénomène récent, qui date de la période de la Renaissance et qui n'existe qu'en Europe. Cette relation nouvelle délivre les œuvres de leur fonction, ce que Malraux appelle une métamorphose. Un crucifix n'est plus d'abord un crucifix, un portrait n'est plus un portrait de quelqu'un ; l'œuvre d'art avait toujours été une image. Or, pour le musée, il n'y a plus ni vénération, ni ressemblance, ni imagination, décor ou possession, mais des images qui diffèrent des choses et qui se trouvent confrontées en tant que telles. Pour Malraux, l'homme recrée le monde face à Dieu, et conquiert par l'art le sens de sa vie contre l'oubli et la mort. Un musée est un résultat de hasards, c'est un possible mutilé. Le voyage d'art repose sur la mémoire optique qui n'est pas infaillible. Mais aujourd'hui, grâce à la photographie, il est possible d'avoir à disposition les œuvres de toutes les civilisations. Il devient donc possible de confronter toutes les œuvres...
Skira éditeur, 1947. In/4 cartonnage éditeur, illustrations en noir in-texte et en couleur contrecollées, 155 pages. Premier volume des essais de Psychologie de l’art.
Le musée a imposé une relation nouvelle avec l'œuvre d'art. C'est un phénomène récent, qui date de la période de la Renaissance et qui n'existe qu'en Europe. Cette relation nouvelle délivre les œuvres de leur fonction, ce que Malraux appelle une métamorphose. Un crucifix n'est plus d'abord un crucifix, un portrait n'est plus un portrait de quelqu'un ; l'œuvre d'art avait toujours été une image. Or, pour le musée, il n'y a plus ni vénération, ni ressemblance, ni imagination, décor ou possession, mais des images qui diffèrent des choses et qui se trouvent confrontées en tant que telles. Pour Malraux, l'homme recrée le monde face à Dieu, et conquiert par l'art le sens de sa vie contre l'oubli et la mort. Un musée est un résultat de hasards, c'est un possible mutilé. Le voyage d'art repose sur la mémoire optique qui n'est pas infaillible. Mais aujourd'hui, grâce à la photographie, il est possible d'avoir à disposition les œuvres de toutes les civilisations. Il devient donc possible de confronter toutes les œuvres...
Skira éditeur, 1948. In/4 cartonnage éditeur, illustrations en noir in-texte et en couleur contrecollées, 155 pages. Deuxiéme volume des essais de Psychologie de l’art.
"Le musée a imposé une relation nouvelle avec l'oeuvre d'art. C'est un phénomène récent, qui date de la période de la Renaissance et qui n'existe qu'en Europe. Cette relation nouvelle délivre les œuvres de leur fonction, ce que Malraux appelle une métamorphose. Un crucifix n'est plus d'abord un crucifix, un portrait n'est plus un portrait de quelqu'un ; l'œuvre d'art avait toujours été une image. Or, pour le musée, il n'y a plus ni vénération, ni ressemblance, ni imagination, décor ou possession, mais des images qui diffèrent des choses et qui se trouvent confrontées en tant que telles. Pour Malraux, l'homme recrée le monde face à Dieu, et conquiert par l'art le sens de sa vie contre l'oubli et la mort. Un musée est un résultat de hasards, c'est un possible mutilé. Le voyage d'art repose sur la mémoire optique qui n'est pas infaillible. Mais aujourd'hui, grâce à la photographie, il est possible d'avoir à disposition les œuvres de toutes les civilisations. Il devient donc possible de confronter toutes les œuvres..."
Skira Exposition au musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole 7 décembre 2007-20 janvier 2008. In/4 broché, 271 pages, illustrations en couleurs.
Publié à l'occasion du vingtième anniversaire du Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole, cet ouvrage retrace l'histoire d'une collection reconnue comme l'une des toutes premières collections françaises pour l'art du XXe siècle. Riche de plus de 15 000 œuvres, dont beaucoup sont reconnues internationalement, cette collection accueille, depuis 1987, d'autres formes d'expression qui, tels le design ou la photographie, sont aujourd'hui envisagées comme des éléments caractéristiques de la création plastique au XXe siècle. L'ouverture à l'art contemporain d'Europe Centrale et de l'Est témoigne du nouvel engagement du Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole depuis 2003. Pour la première fois un livre réunit, de l'aube du XXe siècle au tournant du XXIe siècle, l'ensemble des aspects de cette collection, l'une des rares en Europe à manifester cet esprit d'ouverture et cette diversité.
Beijing, Culture and Art Publishing house, 2010. In-4, 691 pp., cartonnage éditeur de toile écrue étampée d'un décor en rouge.
Catalogue, bilingue anglais-chinois, d'art chinois contemporain, publié à l'occasion de l'exposition inaugurale du musée de Minsheng de Shanghai, en 2010. Il contient de nombreuses reproductions d'oeuvres d'artistes chinois. Sous emballage plastique, à l'état de neuf. Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Somogy éditions d'art, 2013. In-4, 798 pp., cartonnage éditeur de toile noire, jaquette originale illustrée (petits frottements).
Monographie relatant l'histoire de l'art chinois durant le XXe siècle. Elle explore les thèmes de la peinture traditionnelle, l'influence occidentale ou encore la politique dans les oeuvres d'artistes chinois. Elle comprend de nombreuses reproductions en couleurs. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Rouveyre et G. Blond, 1884. Grand in-4 de [4]-396-[4] pages, plein maroquin, dos à 5 nerfs orné d'étoiles, fleurons, encadrements, roulettes et titre dorés, roulette et 2 séries de filets (1 double, 1 triple) dorés encadrant les plats, double filet doré sur les coupes, larges roulettes intérieures, gardes de soie moirée encadrées du même décors que les contreplats, tête dorée. Reliure signée H. Jenner.
Illustré de 200 vignettes in-texte en noir; bien complet des 25 planches hors-texte en bleu, noir ou sépia. A noter encore 2 feuillets hors-texte supplémentaires, imprimés recto-verso et numérotés XIVa à XIVd. Outre des chapitre relatifs à de nombreuses manifestations de l'art (les marbres, statuettes, bronzes, tableaux, vases, orfèvrerie, bijoux, céramique, coutellerie, horloges, verres, tapis, étoffes, broderies,...), l'auteur nous offre des considérations sur le chois, l'ordre et l'harmonie "qui doivent présider à l'agencement raisonné des ouvrages d'art", sur l'effet du goût sur les relations sociales, ainsi que des conseils de nettoyage, restauration et conservation des objets d'art. A noter un chapitre sur les reliures. Édition originale [Vicaire I, 823]. Mors, bords et nerfs légèrement frottés.
Très rare exemplaire complet de ce souvenir du grand Tour, en parfait état de conservation. Rome, c. 1820. Les moulages en plâtre sont bordés de papier plié et doré à la main, montés sur un support de papier bleu, tels qu'émis par Giovanni Liberotti. Une feuille en papier portant en italien la liste des 19 œuvres représentées sur les camées, est collée à l'intérieur du couvercle (telle que parue) avec le nom de l'acheteur Mary Salmon écrit en bas, très bon état de conservation. Dimensions de la boite: 304 x 213 mm.
[video width="3840" height="2160" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2025/05/Untitled-design.mp4"][/video] Ces camées en plâtre font partie d’une collection réalisée à Rome vers 1820 par Giovanni Liberotti. Ils reproduisent une sélection d’architectures et d’œuvres d’art célèbres visibles à Rome, Florence, Milan, Paris et dans quelques grandes collections particulières. Placés dans des coffrets en bois facilement transportables et accompagnés de légendes, les ensembles de ce type étaient vendus aux riches voyageurs Européens qui visitaient l'Italie dans le cadre du Grand Tour. Rome était la destination ultime et une visite des trésors contenus dans ses nombreux musées complétait l'éducation d'un jeune homme. La collection de boîtes contenant des moulages en plâtre d’œuvres d’art classiques était un passe-temps à la mode et un précieux "aide-mémoire" des mythologies, des dieux et des événements historiques représentés sur les délicats camées. Les Liberotti Impronte ont été commercialisés par Giovanni Liberotti, graveur de gemmes romain qui se spécialisa dans la confection de ces souvenirs. Ils étaient alors vendus par série, représentant les œuvres des sculpteurs de l'époque comme Canova ou Thorvaldsen, ainsi que de peintres comme Léonard de Vinci. Chaque boîte renfermait les camées de plâtre contrecollés en regard de la liste manuscrite des œuvres. Cet ensemble de dix-neuf empreintes en plâtre d'intailles représentant principalement des sujets classiques a été réalisé à Rome vers 1820. Sur la face interne du couvercle se trouve la liste manuscrite des titres des œuvres représentées: 1 - L’Aria, Thorvaldsen 2 - Laocoon, al Vaticano 3 - L’acqua, Thorvaldsen 4 - Michail Angiolo, da una pittura a Firenze 5 - Il trionfo di Alessandro, Thorvaldsen 6 - Raffaele Sancio de Urbino, al Vaticano 7 - Il Marchese, Canova 8 - Il Cav., Thorvaldsen 9 - Il leone de Canova 10 - La Maddalena, Canova a Parigi si vendita 11 - Altro Leone de Canova 12 - Torquato Tasso al Museo Campidaglio 13 - Il Giove 14 - La Minerva nella Galleria a Firenze 15 - Petrarca al campidoglio 16 - La Mercantessa d’amore a Napoli 17 - La Terra elementa del Cav. Thorvaldsen 18 - La Magdelena di Guido a Milano 19 - Il Fuoco elemento Thorvaldsen. Antonio Canova (1757-1822) et Bertel Thorvaldsen (1770-1844), ces géants de la sculpture néoclassique, ont tous deux travaillé à Rome durant cette période. Le sculpteur danois néo-classique Bertel Thorvaldsen fit l'essentiel de sa carrière à Rome où il était connu comme l'un des meilleurs sculpteurs de son temps. On lui doit notamment le tombeau du pape Pie VII à la basilique Saint-Pierre de Rome et le monument du Lion de Lucerne commémorant le massacre des Gardes suisses aux Tuileries. “Both artists re-interpreted themes from the Classical World and used new techniques in the creation of their works Italian Antonio Canova (1757-1822) and Danish Bertel Thorvaldsen (1770-1844) were rivals and created works of art that inspired their contemporaries and generations of artists that followed. Italy and especially the city of Rome played a central role in both sculptors’ lives and careers: Canova arrived in Rome in 1781 and remained until he died in 1822, while Thorvaldsen settled there in 1797 to spend the next 40 years in the city. Their competition was extremely fruitful as they worked on the same themes and subjects from the Classical World. They not only innovated the style of sculpture but also promoted new techniques. Each one had his own large studio employing numerous colleagues and students that gave him space for experimentation. Their careers were accompanied by technical innovations like the use of preparatory plaster models, which gave them the chance to design statues following only their ideas without being dependent on a commissioner.” (Exhibition “Canova and Thorvaldsen. The birth of modern sculpture”, held 2019/2020 in the Gallerie d’Italia in Milan). L'acquéreur du coffret, Mary Salmon, dont le nom est inscrit au bas de la feuille explicative, a vraisemblablement choisi elle-même les différents moulages. Le boîtier en chêne robuste était nécessaire pour protéger le contenu pendant le voyage de retour en Angleterre. Très rare exemplaire complet de ce souvenir du grand Tour, en parfait état de conservation.
Musée d’art américain Giverny/ Terra Museum of american art (Chicago) 2002, in/4 relié pleine toile éditeur avec jaquette, 207 pages, photographies couleurs et noir et blanc.
A Paris, chez Bernard, 1798. In-8 de (8)-316 pp., 2 pp. du catalogue Bernard (Notice des principaux livres d'assortiment qui se trouvent chez Bernard), demi-veau blond à petits coins de vélin, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Première édition française traduite par François-René de Pommereul.« Milizia fait éloge du rôle fonctionnel des édifices. Pour lui, l’architecture est née du besoin de l’homme de se protéger contre les intempéries ; aussi blâme-t-il vigoureusement l’ornementation gratuite dont les architectes, principalement ceux du baroque et du rococo, ont paré leurs monuments, détournant ainsi leur art de sa fonction primordiale. Désormais, il s’agit de revenir à la pureté des formes classiques de l’architecture gréco-romaine, mais dans un esprit critique, sous l’égide de la philosophie et de la raison. Milizia entend relever les « erreurs » des architectes les plus célèbres. Les théoriciens dont il s’inspire (Vitruve, Alberti, Palladio, Serlio, Scamozzi) n’échappent pas à la rigueur de son jugement critique. Simplicité, harmonie, unité dans la variété, juste proportion, tels sont les critères qui déterminent la beauté de l’édific » (Encyclopédie Universelle). A la suite : Des Institutions propres à encourager et perfectionner les beaux-arts en France ; État des objets d'arts envoyés aux divers musées français, et conquis par les armées de la République pendant la guerre de la liberté. (83 pp.). Par le général de Pommereul. Si François-René de Pommereul a traduit plusieurs essais sur l'Art du critique italien Milizia, il a aussi exprimé ses propres conceptions ; adepte du néo-classicisme, il a préconisé l'édification de monuments publics pour familiariser la société avec l'art et il a voulu encourager la créativité des artistes principalement des graveurs : ses thèses sont exposées dans la seconde partie de l'ouvrage De l'art de voir dans les Beaux-Arts : Des institutions propres à encourager et perfectionner les Beaux-Arts en France. Pommereul a milité pour la création d'un musée public de gravure où seraient réunies les estampes des collections nationales et conservés les cuivres des graveurs ; il a voulu faciliter le commerce des épreuves de façon à soutenir la création des artistes, il est ainsi à l'origine de la Chalcographie du Louvre ou Collection des estampes (1799).
Les bibliographes sont unanimes à souligner l’importance du traité et l’extrême rareté de toutes les premières éditions. Lyon, Guillaume Rouillé, 1569. In-4 de (4) ff., 225 pp., (6) pp. de table, (1) p.bl., nombreux bois dans le texte, 1 grande carte dépliante. Maroquin bleu janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, double filet or intérieur, tranches dorées. Rivière & Son. 240 x 167 mm.
Troisième édition en français, rare, du célèbre « Art de Naviguer » de Médina, traité essentiel pour l’étude de la navigation dans les eaux américaines mais aussi pour l’histoire de la cartographie. Borba de Moraes, Bibliographia Brasiliana, p. 550 ; Sabin, Dictionary of books relating to America, 558-559; Medina, Bibliotheca Hispano-Americana, p. 189 ; Baudrier. IX, 280. La première avait été imprimée elle aussi par G. Rouillé à Lyon en 1554. Six exemplaires sont répertoriés de la seconde, Lyon, 1561, dont 5 dans des bibliothèques publiques : Cambridge, B.N.F., Angers, Beauvais, Lyon. Conçu comme un manuel d’instruction pour les navigateurs et explorateurs du nouveau monde, « l’Art de naviguer » est le premier traité donnant des informations fiables sur la navigation près des côtes Américaines. Il était basé sur les informations données par les navigateurs utilisant la route des Indes. Pedro de Medina (1493-1576) occupait le poste de bibliothécaire pour le Duc de Medina. Chargé de préparer l’élaboration de cartes et de précis de navigation par l’empereur Charles V, il fut nommé « cosmographe d'honneur » en 1549. « L’Art de naviguer », imprimé à Valladolid en 1545, connut un succès foudroyant et fut traduit dans les années suivantes en italien, français et allemand. Les bibliographes sont unanimes à souligner l’importance du traité et l’extrême rareté de toutes les premières éditions. « The first edition is very rare. When complete, and in good condition, it commands one of the highest prices for works on navigation. All of Medina’s editions are in fact rare ». Borba de Moraes. Edition imprimée en caractères italiques et illustrée de très nombreux diagrammes et figures sur bois précisant aux navigateurs la navigation en fonction des vents, en fonction du soleil, en fonction de l’étoile du Nord, en fonction de la lune. Deux cartes ornent en outre l’ouvrage. La première représente le monde, avec les 5 continents, insérée dans la ronde des vents (p. 38). La seconde, dépliante, et intitulée « Nouveau monde » (360 x 250 mm) représente l’Europe de l’Ouest, l’Afrique, les côtes Nord de l’Amérique du Sud avec le Brésil, l’Amérique centrale, et les côtes atlantiques de l’Amérique du Nord. Cette carte précieuse gravée sur cuivre est signée N. de Nicolay, géographe du Roi. Elle représente pour une grande partie les terres nouvellement découvertes en Amérique et elle est remarquable pour les détails portés sur l’Isthme de Panama et pour la frontière établie par le Pape entre les possessions outre-mer de l’Espagne et du Portugal. Ce fut l’une des premières cartes imprimées en Espagne au XVIe siècle. Exemplaire complet d’un traité majeur de voyage et de navigation. Un seul exemplaire de la seconde édition, Lyon 1561, a subi le feu des enchères depuis 30 ans : Christie 's New York, 8 octobre 1991, relié avec Thevet, La France Antarctique. Il fut adjugé $65,000. Relié en maroquin signé de Rivière et bien complet de la grande carte dépliante de l’Amérique du nouveau monde, le présent exemplaire est en parfaite condition.
L’exemplaire Robert Hoe imprimé sur grand-papier. Paris, Imprimé par l’Auteur, & se vend chez Barbou, 1764-1766 [1768]. 2 tomes en 2 volumes in-8 de : I/ (2) ff.bl., 1 frontispice gravé, 1 portrait de l’auteur, xxxii pp. d’avertissement, 323 pp., (5) pp., 16 planches sur double-page ; II/ 1 frontispice, 1 titre gravé, xliv pp. d’avertissement, (2), 306 pp., 16 planches sur double-page. Reliés en plein maroquin havane janséniste du XIXe siècle, dos à nerfs ornés de filets à froid, double filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée A. Motte. 174 x 110 mm.
Edition originale de l’ouvrage le plus célèbre consacré à l’art typographique. Brunet, II, 1359 ; Cohen, Manuel de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, 410 ; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 431 ; Bulletin Morgand et Fatout, 10316 et 6118 ; Catalogue Destailleur, 937 ; Bigmore & Wyman, I, p. 228 ; Sander 728 ; « Le premier volume de cet ouvrage intéressant traite de la gravure et de la fonderie des caractères d’imprimerie ; le second (qui n’a paru qu’en 1768) contient les épreuves des différentes sortes de caractères. Ces deux volumes devaient être suivis de deux autres, dont l’un aurait traité de l’art de l’imprimerie, et l’autre de l’histoire des typographes célèbres ; mais la mort de l’auteur nous a privés de cette suite. » (Brunet). « Le plus grand ouvrage de Fournier, celui qui lui a coûté le plus de travail, est son Manuel typographique, utile aux gens de lettres ; ouvrage immense dont il n’a pu donner que deux volumes, et pour lequel il a laissé une quantité de matériaux, entr’autres sur la vie des typographes, matière intéressante, que Fournier pouvait traiter lui seul, puisque lui seul réunissait les connaissances nécessaires pour juger du talent de ceux qui l’avaient précédé. Le premier volume du Manuel typographique contient la description des deux premières parties ; savoir, la gravure ou taille des caractères, qui n’avait jamais été décrite, et la fonte des mêmes caractères qui n’avait été connue jusqu’alors que par le détail abrégé donné par Fournier lui-même dans l’Encyclopédie. On y trouve aussi l’histoire et le détail des nouveaux caractères pour la musique, inventés par Fournier, exécutés par lui, approuvés par l’académie royale des sciences, et honorés du suffrage du célèbre Rameau. Le second volume est divisé en six articles. Le premier contient un exemple des caractères tant romains qu’italiques, dont on se sert ordinairement dans l’imprimerie, avec les différentes nuances de grosseur qui les font distinguer. Le second contient ce qui regarde les ornemens de l’impression. Le troisième présente les modèles de divers caractères propres à quelques pays, d’un usage particulier ou ancien. Le quatrième renferme les exemples des différents caractères orientaux, hébreux, rabiniques, samaritains, cophtes, arméniens, éthiopiens et grecs. Le cinquième comprend les notes de musique et de plain-chant. Le sixième offre les signes que l’esprit humain a inventés pour exprimer ses idées, en nous présentant une suite des alphabets de chaque langue, d’après les différens monumens imprimés ou manuscrits qu’on a pu consulter sur cette partie. Une explication très curieuse de ces différens alphabets, termine le volume, où se trouvent encore des détails intéressans sur les principales fonderies établies en Europe […]. Voilà ce que nous avons du grand ouvrage de Fournier. Il devait y joindre deux volumes ; l’un sur le mécanisme de l’imprimerie, et l’autre sur l’histoire des meilleurs typographes. Sa mort prévint l’exécution entière d’un si beau plan. » (Les Siècles littéraires de la France, pp. 133-138). Le second volume comporte 250 pages de spécimens de caractères français et étrangers, dont 101 alphabets des langues modernes et anciennes et 5 planches dépliantes de musique dont une gravée en rouge et noir. Ces spécimens représentent le fonds de Fournier qui influencera l’imprimerie européenne jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. « Le ‘Manuel typographique’ de Fournier contient de nombreuses vignettes, qui décèlent un goût parfait. Ce manuel est, du reste, un petit chef-d’œuvre typographique. L’école de Fournier pour l’ornement des livres dura près d’un demi-siècle. » (Dupont, Histoire de l’imprimerie, p. 372). L’illustration se compose de deux frontispices gravés par Fessard d’après Gravelot et De Sève, d’un portrait de l’auteur gravé par Gaucher d’après Bichu, et de 16 planches sur double page à la fin du premier volume qui montrent les différents instruments propres à l’art typographique. Le présent exemplaire comporte en outre une suite supplémentaire des 16 planches techniques, reliée à la fin du second volume. Précieux exemplaire, tres grand de marges car imprime sur grand papier (hauteur : 174 mm contre 165 mm pour un exemplaire ordinaire), provenant de la collection Robert Hoe, l’un des grands bibliophiles américains. Cette association est particulièrement intéressante car Robert Hoe (1839-1909), fabricant de presses à imprimer et inventeur de nouveaux procédés d’impression, est une personnalité qui a marqué l’histoire de l’imprimerie au XIXe siècle.
Athènes, Technopolis, 2008. In-4, 207 pp., cartonnage éditeur fuchsia, jaquette originale identique (quelques petits frottements).
Catalogue de l'exposition d'art contemporain chinois s'étant tenue au Technopolis d'Athènes du 12 au 26 mai 2008. Il comprend de nombreuses reproductions en couleurs. Ouvrage trilingue grec-anglais-chinois. Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
The National Gallery of Art, Washington 1994. Planche de six timbres, sans valeur faciale, au format 15 x 13 cm, reproduisant des oeuvres en couleurs, de Roy Lichtenstein, édité par le musée : The National Gallery of Art, Washington, pour l'exposition qi eut lieu du 30 octobre 1994 au 8 janvier 1995. Etat de neuf. Rare.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Marin Cureau de la Chambre, L'art de connoistre les hommes & Le Système de l'âme, seconde partie de l'art de connoistre les hommes. Paris, Jacques d'Allin, 1662-1664. 2 vol. In-4, [16]-471-[1]p & [27 y compris le front. et le priv.]-[1bl]-523-[7]p. Edition originale des deux volumes, avec titre renouvelé pour le premier. Le premier volume fut en effet imprimé et vendu en 1659 par Pierre Rocolet, mort le 18 janvier 1662. On peut donc supposer que Jacques d'Allin a racheté le stock pour le remettre en vente, certainement avec l'aval de Cureau de la Chambre qui a donc édité chez lui le second volume. Il est amusant de voir que le premier volume fut dédié au célèbre Nicolas Fouquet dont la disgrâce eut lieu le 5 septembre 1661, soit avant la remise en vente du tome 1. Le second volume est dédié à Louis XIV. Notre exemplaire comporte trois spécificités. Tout d'abord la page de titre du second, mentionnant « seconde partie de l'art de connoistre les hommes ». Si l'ouvrage est bien connu comme étant une suite et que des références anciennes le présentent comme tel, nous n'avons, à ce jour, trouvé aucun autre exemplaire avec une telle page de titre, bien que celle du tome 1 ait la mention de « première partie » dès 1659. Ensuite, par voie de conséquence, les volumes sont bien tomés 1 & 2. Nous n'avons pas trouvé non plus trace d'un exemplaire d'un l'un ou l'autre volume portant la mention d'un tome sur le dos. Enfin, les deux volumes, bien qu'ayant une reliure légèrement différente, portent un ex-libris d'époque « De Marolles ». Les deux premières spécificités et la qualité du papier (à grandes marges et globalement très blanc) nous font penser qu'il s'agit forcément d'un exemplaire donné par l'auteur à un de ses proches. Nous pensons donc qu'il s'agit vraisemblablement de Michel de Marolles (1600-1681), malgré le côté enfantin de l'écriture. En effet, Marolles possédait une des plus belles bibliothèques de son temps. Elle est citée dans l'ouvrage d'Albert de la Fizelière, Rymaille sur les plus célèbres bibliothèques de Paris en 1649 (Paris, Auguste Aubry, 1869. P.100-102, n°201). Cette bibliothèque reçut notamment des ouvrages de nombreux auteurs de son époque dont Marolles fit la liste. Cette liste a été publiée dans ses mémoires et on y trouve Marin Cureau de la Chambre et son fils Pierre, abbé de la Chambre (Mémoire de Michel de Marolles. Amsterdam, 1755. Tome III, p.245). Rappelons d'ailleurs que l'abbé de la Chambre fut l'exécuteur testamentaire de Michel de Marolles. Rappelons aussi que Marolles est un des grands traducteurs du XVIIe siècle et surtout un des plus grands collectionneurs d'estampes. Sa collection donna naissance au Cabinet des Estampes de la BnF. Notons deux petites corrections manuscrite dans le tome 1 (p.233 & 461) qu'on ne retrouve pas sur les deux exemplaires de la BnF. Reliure pleine basane d'époque, dos à nerfs orné, tranches mouchetées, manques aux coiffes et coins du tome 2. Les deux reliures sont légèrement différentes mais sortent assurément du même atelier (la roulette sur les coupes est identique). Papier resté globalement très blancs, quelques cahiers un peu jaunis. Rare exemplaire.
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Arsène Alexandre (1859-1937), critique d'art, collectionneur, journaliste.
Reference : 009762
Arsène Alexandre (1859-1937), critique d'art, collectionneur, journaliste. Notes autographes sur l'art. 2 petits papiers in-12, collés, l'un à l'encre et recto-verso, l'autre au crayon. Concernant Fantin-Latour, Le Greco, Bracquemont, etc. [317]