s. l. [Londres] Le 20 mars [1900] | 9.90 x 15.20 cm | 4 pages sur un double feuillet
Très longue lettre autographe manuscrite de Renée Vivien signée « Pauline » rédigée à l'encre noire sur un double feuillet de papier à en-tête du 24 Hyde Park Street.Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Belle lettre d'amour expédiée depuis Londres alors que Renée est auprès de sa famille : «Quelle lente et lourde journée, mon tout petit ! j'en ai tout le poids sur le cur Dieu, que j'ai mal, que je m'ennuie ! Ce matin, j'avais un faible rayon d'espoir, je croyais peut-être te rejoindre bientôt, ou même tout de suite, hélas ! hélas ! hélas ! Il est arrivé ce que je craignais, j'ai dû rester On se serait étonné, on aurait trouvé ça louche, si j'étais partie tout de même.» Cela ne fait que quelques mois que Renée et Natalie se fréquentent et on peut lire ici l'importance que revêt cette relation pour la Muse aux violettes qui n'a de cesse de se flageller: «Ta pauvre lettre, où chaque mot respire la mélancolie et la souffrance, me brise le cur. Je souffre, en la lisant, tout ce que tu as souffert. Pardonne-moi, Natalie, ma bien-aimée ! Tes reproches sont si doux qu'ils me déchirent l'âme plus que toutes les récriminations amères qu'un autre être moins aimant m'aurait criées... J'ai eu tort, cent fois tort, mille fois tort, de rester pourquoi donc ai-je obéi à un fantôme de Devoir, à un spectre de Pitié qui, je ne sais pourquoi, m'obsède et vient m'ôter des heures divines que le Destin pitoyable m'accorde... La réalité, c'est l'Amour, il n'y a que lui, rien n'est en dehors de lui, et, on souffre toujours de l'avoir sacrifié à quelque chose, si sainte soit-elle...» Très belle lettre empreinte de la dévorante passion de la Muse aux violettes pour son Amazone. C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney «cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables» (Colette,Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographiqueUne Femme m'apparut: «J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort.» «Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone.» (J.-P. Goujon,Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureuxmea culpa. «Renée Vivien, c'est la fille de Sappho et de Baudelaire, c'est la fleur du mal 1900 avec des fièvres, des envols brisés, des voluptés tristes.» (Jean Chalon,Portrait d'une séductrice) En 1901 survint une importante rupture qui durera presque deux années; Renée, malgré les sollicitations de Natalie et les intermédiaires qu'elle lui envoie pour la reconquérir, résiste. «Les deux amies se revirent, et se f
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LA LIGNE DE CUR. N° 4. (1ère série). (Mars 1926). Georges Hugnet, Maurice Fombeure, Julien Lanoë, Constantin Balmont, Claude Cahun, Maurice Sachs, etc. 1/25 sur papier dAlgrée, seul tirage de luxe. Très bel exemplaire.
LA LIGNE DE CUR. Nantes (26, avenue de Launay). Directeur : Julien Lanoë. In-8° broché. Deux séries ont paru. 1ère série : 12 numéros en 12 livraisons, de novembre 1925 à mars 1928 (les couvertures des numéros de cette première série ont été dessinées par Laboureur). 2e série : 5 numéros en 5 livraisons, de mai 1933 à mai 1935 - Julien Delanoë est lunique rédacteur des numéros de cette seconde série. (Admussen, 119)
LA LIGNE DE CUR. N° 11. (1ère série). (Novembre 1927). Louis Bonin, Pierre Colle, André Gaillard, Georges Hugnet, Max Jacob, Paul Sabon, Alfred Gangotena, etc. Bel exemplaire.
LA LIGNE DE CUR. Nantes (26, avenue de Launay). Directeur : Julien Lanoë. In-8° broché. Deux séries ont paru. 1ère série : 12 numéros en 12 livraisons, de novembre 1925 à mars 1928 (les couvertures des numéros de cette première série ont été dessinées par Laboureur). 2e série : 5 numéros en 5 livraisons, de mai 1933 à mai 1935 - Julien Delanoë est lunique rédacteur des numéros de cette seconde série. (Admussen, 119)
LA LIGNE DE CUR. Seconde série complète, du n° 1 (mai 1933) au n° 5 (mai 1935). Julien Lanoë est lunique rédacteur des numéros de cette seconde série. Ensemble en parfait état.
LA LIGNE DE CUR. Nantes (26, avenue de Launay). Directeur : Julien Lanoë. In-8° broché. Deux séries ont paru. 1ère série : 12 numéros en 12 livraisons, de novembre 1925 à mars 1928 (les couvertures des numéros de cette première série ont été dessinées par Laboureur). 2e série : 5 numéros en 5 livraisons, de mai 1933 à mai 1935 - Julien Delanoë est lunique rédacteur des numéros de cette seconde série. (Admussen, 119)
Ciba Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1960 Book condition, Etat : Bon broché In-8 1 vol. - 77 pages
quelques figures Contents, Chapitres : Cathétérisme des cavités droites du cur - Cathétérisme des cavités gauche - Courbe de dilution des colorants - Renseignements fournis par le cathétérisme des cavités du cur dans les cardiopathies acquises - Dans les cardiopathies congénitales tome 4 seul
établie dans les communautez des Religieuses de la Visitation de Sainte Marie, & dans autres plusieurs lieux. Nancy. Baltazard. 1749. In-12 (16x9 cms). XIV-535 pages. Pleine basane époque Empire, dos lisse orné de filets grecqués et petits fleurons dorés, tranches rouges.
Gravure en frontispice (dévotion au Sacré Cur). Bel exemplaire dans une reliure ancienne un peu postérieure : Epoque Empire.
, Nativelle 1934, 91pp.avec 12 planches en couleurs d'Hermine David - Jean Berque - Deluermoz - Dignimont, sur Vélin d'Arches, [édition originale, exclusivement réservé au corps médical, à l'occasion du centenaire du Laboratoire Nativelle 1834-1934], bon état, Y22957
Diagrammes Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1961 Book condition, Etat : Bon broché petit In-4 1 vol. - 94 pages
11 figures 1ere édition Contents, Chapitres : Cur et vaisseaux - Les maladies vasculaires - L'infarctus du myocarde - Le cur et la tête - Le cholestérol - Importance sociale des maladies cardio-vasculaires - La prévention à l'echelle indiviudelle - Les traitements actuels - Actualité scientifique papier legerement jauni, sinon bon etat
Lpz., Tbn., 1915.
174 p. H.cl. (BT)(St. on title)
Lpz., Tbn., 1930.
XII,415;XVI,112 p. Cl. (BT) (Head & tail of spine slightly chafed)
Broché bon état . Contenu propre . 1953. 262 pages.Alain. Souvenirs, pages inédites, lettre sur le sujet du cur et de l'esprit.
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Anna-Élisabeth, Comtesse de NOAILLES - Jean Gabriel DARAGNÈS
Reference : 86275
(1931)
Albert Pigasse | Paris 1931 | 24 x 32.80 cm | relié
Edition illustrée, limitée à 68 exemplaires. Les illustrations se composent d'un titre-frontispice, 28 vignettes en couleur dans le texte et nombreux culs-de-lampe gravés sur bois en couleur par Daragnès d'après des pastels d'Anna de Noailles, accompagnée d'une suite complète de trente états d'une planche, décomposant chaque couleur de celle-ci. Relié en plein maroquin citron, plats mosaïqués, composés d'un encadrement de listels de maroquin brun en forme de coeurs stylisés, laissant place à deux maillons concentriques de filets dorés ondulés, ainsi que des coeurs en listel de maroquin brun et vert canard au centre des plats, dos lisse mosaïqué de listels de maroquin brun et bleu canard et dentelle dorée, plats et couverture conservés,dentelle intérieure dorée et mosaïquée, gardes de daim brun, chemise en demi maroquin citron au dos lisse doré et mosaïqué, plats de papier à motif bois, étui bordé de maroquin et au plats de papier à motifs bois, reliure signée de Madeleine Gras. Dos de la chemise légèrement passé. Notre exemplaire est exceptionnellement enrichi des pièces suivantes : - un pastel original signé d'Anna de Noailles(ayant servi de cul-de-lampe p. 64) - une lettre autographe signée d'Anna de Noailles à La Gandara, concernantLe Cur innombrable(1 p.) - 4 poèmes autographesd'Anna de Noailles avec ajouts et corrections: ''Chansons pour des jours d'été''(publié ici sous le titre ''Le Baiser''), ''La nuit'' publié sous le titre ''A la nuit'', un poème sans titre publié sous le titre ''L'ardeur'' et ''La nature et l'Homme'' sous le titre ''Fraternité''(6p.) Ex-libris d'Edouard de La Gandara encollé sur une des pages de garde.Acteur de théâtre sous le pseudonyme de Jean Dara, La Gandara a notamment collaboré avec Sarah Bernhardt, et reçut de nombreux ouvrages avec envois de Colette, de Maurice Donnay, de la comtesse de Noailles, Anatole France. Exemplaire très enrichi et habillé d'une superbe reliure à décor de Madeleine Gras. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. l. [Londres] Le 18 mars [1900] | 9.90 x 15.20 cm | 14 pages sur 3 doubles feuillets et 1 feuillet simple
Très longue lettre autographe manuscrite de Renée Vivien signée « Pauline » rédigée à l'encre noire sur trois doubles feuillets de papier à en-tête du 24 Hyde Park Street et un feuillet simple.Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Très belle lettre d'amour expédiée depuis Londres alors que Renée est auprès de sa famille: «Quand je pense qu'un télégramme va banalement et brutalement t'apprendre que je reste encore une semaine à Londres, j'ai envie de pleurer. Et pourtant, il ne faut pas que je pleure, cela m'affaiblirait trop, et j'ai besoin de toutes mes forces et de mon courage.» Cette très difficile séparation est, selon la jeune femme, un mal nécessaire, la promesse d'un avenir radieux: «Si je te fais ce chagrin, mon amie, c'est pour que nous soyons plus heureuses après.[...] Ne m'en veux pas de te faire attendre, je souffre plus que toi ; et si je t'impose, en me l'imposant moi-même, cette souffrance du désappointement, c'est afin de mériter mieux l'amour que tu m'accordes et le bonheur que tu me donnes, par la douleur et par le sacrifice. Je serai ainsi plus digne de toi, et tu m'aimeras mieux pour les larmes que j'ai offertes à notre amour. » Cela ne fait que quelques mois que Renée et Natalie se fréquentent et on peut lire ici l'importance que revêt cette relation pour la Muse aux violettes et son intarissable besoin d'être aimée: «Tu me pardonnes, dis ? Tu me souris toujours ? Je t'en prie, envoie-moi ton pardon, afin que je le sente comme une rosée sur mon front. Dis-moi de loin que tu m'aimes toujours, et je t'entendrai à travers tout l'espace qui nous sépare. [...] Je t'aime à en mourir, enfant chérie qui es le beau sourire blond de ma vie. Tout ce que je te dis et [sic] sincère. Crois-moi. Aime-moi.» Idéalisant cette relation, elle se livre à une superbe litanie: «Te faire souffrir, toi, qui m'as donné la joie rayonnante de mon existence ! Toi, qui m'as fait aimer la vie ! - Toi, qui m'as mis tant de beaux rêves dans l'âme, tant de bonheur et tant de chaleur au cur ! - Toi, qui es ma consolation, mon espérance, mon extase, la merveille et le miracle de ma vie ! - Toi, qui m'as donné l'amour, qui me l'as révélé, qui me l'as fait sentir et comprendre ! - Toi, que j'aime !» Très belle lettre-fleuve empreinte de la dévorante passion de la Muse aux violettes pour son Amazone. C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney «cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables» (Colette,Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographiqueUne Femme m'apparut: «J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort.» «Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone.» (J.-P. Goujon,Tes blessures sont plus douces que le
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Grenoble. Editions J. Rey. Collection « Les Beaux Pays ».1925. Grand in-8° broché. Couverture rempliée, illustrée. Nombreuses illustrations photographiques, in et hors texte, tirées en héliogravure sépia. 150 pages. E.O. sur papier ordinaire. [25 japon impérial / 475 hollande]. Bon état. (Dupont, P7) . /// Notre catalogue " Henri Béraud " est disponible sur simple demande.
En 1926, les éditions Arthaud rachètent la collection « Les Beaux Pays » à léditeur J. Rey. Elles rééditent alors, tel quel et sous leur nom, " Au cur de la Savoie ". En 1944, sentant venir le vent de lépuration, elles suppriment la préface de Béraud de leur réédition.
Vichy 10 août 1906 | 11.60 x 18 cm | une feuille
Emouvante lettre autographe signée d'Octave Mirbeau, adressée au dramaturge et fondateur de la Revue Blanche, Alfred Natanson alors qu'il venait de perdre son père.18 lignes à l'encre noire sur un feuillet remplié, enveloppe jointe. "Mon cher Fred, Je ne vous ai pas écrit ; mais vous savez bien qu'il n'y a pas dans mon cur, la moindre indifférence. Thadée a dû vous dire combien nous avions partagé votre douleur. Thadéea dû vous dire souvent quelle amitié profonde, j'ai pour vous. Peut-être ne vous l'ai-je pas exprimée, telle que je la sens, mais je la sens fortement, et je voudrais bien que vous la sentiez aussi un peu. C'est un gros chagrin que de ne plus être aimé de ceux qu'on aime véritablement. Vous allez partir ; et vous faîtes bien de quitter cette maison où durant plus de six mois, vous avez assisté à l'horrible agonie de votre pauvre père. Tâchez de travailler pour notre joie à tous... et revenez avec une belle uvre[...]". Mirbeau a été particulièrement proche du groupe de la Revue Blanche, depuis le lancement de celle-ci à Paris en 1891. Mais c'est depuis l'affaire Dreyfus que s'est renforcée son amitié intime et durable avec les frères Natanson, Thadée, Alexandre et Alfred. Après des divergences de vue esthétiques sur l'Art Nouveau et les Nabis, Mirbeau retrouve finalement Thadée autour de 1900, dans une inclination désormais commune pour les jeunes peintres Nabis de la Revue Blanche, Bonnard, Vallotton et Vuillard. La Revue Blanche a joué un rôle essentiel en France, c'est ce que confirme l'historien Paul-Henri Bourrelier : "La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin duXIXeet du début duXXesiècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du lycée Condorcet,La Revue blanchedevient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistescomme Fénéon, Mirbeau; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. l. [cachet de Seine-et-Marne] 15 Septembre 1901 | 12.50 x 17.60 cm | une feuille
Emouvante lettre autographe signée d'Octave Mirbeau, adressée au dramaturge et fondateur de la Revue Blanche, Alfred Natanson.15 lignes à l'encre noire sur un feuillet remplié, papier de deuil à encadrement noir, filigrané "JDL & cie", enveloppe jointe. "Merci de votre gentille lettre. je savais déjà par Alexandre [Natanson], combien vous aviez été inquiets de l'état de ma femme. C'est une joie délicieuse quand on a le cur tourmenté, de savoir qu'on a des amis comme vous, comme vous tous, les braves gens duRelai. Dites bien à votre femme que la mienne a été très sensible à son amitié... Et embrassez tout le monde avec effusion. Dites aussi à Olga [femme d'Alexandre Natanson] et à Misia [femme de Thadée] que nous les aimons tendrement, et à Alexandre, qu'il est un charmant ami." Long post scriptum sur la mauvaise santé de son épouse, l'ancienne comédienne Alice Régnault : "La journée d'hier n'a pas été bonne, et la plaie du bras présentait un aspect méchant. Aujourd'hui cela va un peu mieux. Mais c'est une chose à surveiller de très près. Les mouvements se font un peu plus facilement mais elle souffre toujours extrêmement la nuit, au moindre jeu des muscles". Mirbeau a été particulièrement proche du groupe de la Revue Blanche, depuis le lancement de celle-ci à Paris en 1891. Mais c'est depuis l'affaire Dreyfus que s'est renforcée son amitié intime et durable avec les frères Natanson, Thadée, Alexandre et Alfred. Après des divergences de vue esthétiques sur l'Art Nouveau et les Nabis, Mirbeau retrouve finalement Thadée autour de 1900, dans une inclination désormais commune pour les jeunes peintres Nabis de la Revue Blanche, Bonnard, Vallotton et Vuillard. Le "Relai" correspond à un ancien relais de poste àVilleneuve-sur-Yonne acheté par Thadée Natanson en 1897 qui devint une destination pour tous leurs amis écrivains et artistes. On y croisait les peintres Nabis, Vuillard, Valloton, Bonnard ou Roussel ainsi que Toulouse-Lautrec. La Revue Blanche a joué un rôle essentiel en France, c'est ce que confirme l'historien Paul-Henri Bourrelier : "La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin duXIXeet du début duXXesiècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du lycée Condorcet,La Revue blanchedevient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistescomme Fénéon, Mirbeau; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. l. [Paris] s. d. [ca. 1900] | 12.30 x 16.50 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre manuscrite autographe de Renée Vivien signée «Pauline», adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre noire sur un double feuillet à en-tête au chiffre argenté de la poétesse. Très belle et poétique lettre d'amour de la Muse aux violettes, se languissant de son "cher Lys blanc" : "Je n'ai pas pu te demander cet après-midi si je te verrais demain, mon doux Avril, mais tu as bien compris n'est-ce pas? qu'il me serait aussi impossible de vivre un jour sans toi, que de me priver des lumières, du soleil ou des fleurs. [...]Avril, mon doux petit Avril, chaque fois que tu t'en vas, tu emportes un peu de mon cur, qui ne peut se détacher de toi, et te suit tristement. Tu es pour moi la poésie, la consolation et le rêve. Tu mets de la beauté dans ma vie et dans mon âme - quand je me réveille chaque jour et je pense à toi, c'est la perpétuelle éclosion de quelque miraculeuse amour. Je vis dans un conte de fées, un pays où tout est bleu et d'où la tristesse a disparu. Pense à moi ce soir, avant d'aller rêver dans l'au-delà et le lointain du sommeil." La lettre prend ensuite un ton plus charnel : "J'aime tes cheveux blonds. Je leur envoie un long baiser. Les lys que j'ai dans ma chambre sont tristes parce que tu n'es plus là. Ils t'envoient leur âme dans un parfum. Ils t'aiment, comme moi; mais moins que moi."Lors de leur première nuit d'amour, Renée avait empli sa chambre de lys, la transformant en "chapelle ardente" (N.Clifford Barney, Je me souviens...). Jean-Paul Goujon souligne : "Le choix des lys était bien dans le goût de l'époque : rappelons-nous les affiches de Mucha, les tableaux de Schwabe, les poèmes de Lorrain. Mais Vivien, qui se souvenait certainement de certaines pages, remplies de fleurs et de parfums, deLa Faute de l'abbé Mouretde Zola, semble avoir voulu célébrer des noces mystiques doublées d'une sorte de mort parfumée." C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney «cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables» (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut: «J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort.» «Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone.» (J.-P. Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureux mea culpa. «Renée Vivien, c'est la fille de Sappho et de Baudelaire, c'est la fleur du mal 1900 avec des fièvres, des envols brisés, des voluptés tristes.» (Jean Chalon, Portrait d'une séductrice) En 1901 survint une importante rupture qui d
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Moulins, Pottier, 1966 ; petit in-8, broché. 90pp.-3ff. Nombreuses illustrations in-texte. Couverture illustrée. Parfait état.
A Moulins, l'église de l'ancien couvent des Dominicains fut érigée en siège paroissiale en 1791. La vieille église Saint-Nicolas sera détruite et à son emplacement est bâtie à partir de 1844 la nouvelle église dédiée au Sacré-Cur, d'abord selon les plans de l'architecte départemental Esmonot, puis suivant ceux de Jean-Baptiste Lassus dans un style gothique du XIIIème s. Elle est consacrée en 1866.
Lyon/ Paris, Rusand 1830 iv + 440pp., reliure d'époque plein-cuir (titre et décorations dorés au dos), bon état
Limoges, J. Depelley & Cie Successeurs, Ancienne Maison Dalpayrat & Depelley, 3 vol. in-16 de 84 x 49 mm, 3 fois : (2) ff. blancs, (2) ff. : faux-titre, titre, ill. en face du titre, 124 pp., (2) ff. blancs. Reliure d'époque plein veau orné d'un encadrement doré et de fleurons à froid, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées, étui en veau. Très bel exemplaire.
Maison des sciences de l'homme d'Aquitaine. 1999. In-8. Broché. Très bon état, Couv. fraîche, Dos impeccable, Intérieur frais. 173 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Publications de la MSHA n°261 - Sommaire : Les demoiselles de Saint-Cur 1686-1793 natives de Nouvelle-France aperçu sur quelques familles nobles française installées au nouveau monde par Dominique Picco - le créolisme et les pactes fondamentaux de l'empire américain des habsbourg par Bernard Lavallé - un capitaine flibustier Etienne de Montauban par Jean Pierre Chevalier - la police des vivres de la marine au XVIIIe siècle par Jean François Claverie - les livres douaniers de l'amirauté de Hambourg au XVIIIe siècle une source de grande valeur encore inexploitée par Klaus Weber - un abolitionniste fils de négrier, andré-daniel laffon de ladébat par Karin Lopez Allias - mutations de la brandy line sous la révolution, le cas de cognac par Paul Butel - notes de lecture - thèses en cours. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Cur, (Chur) Sprecher und Plattner, 1879, gr. in-8vo, 64 S. (+ 1 Inhalt), Mod. Pappband.
Von Dr. P.C. Planta, 1815-1902. Präsident der historisch-antiquarischen Gesellschaft des Kantons Graubünden. Barth 25016.
Phone number : 41 (0)26 3223808
Vrille. 1953. In-8° broché. 234 pages. Couverture illustrée d'un cur rouge. E.O. sur papier ordinaire, sans mention. [100 vélin].
Peu courant. Bel exemplaire.
Paris Librairie Paul Ollendorf 1900 257p 1 volume In12. Reliure en demi-percaline.Dos titré. Septième édition.
Eglise Notre-Dame et Eglise du Sacré-Cur à Tergnier. Paris. Librairie de la construction moderne. Sans date (vers 1940). In-4 à l'italienne (25x33). 6 pages de texte et 70 planches. Chemise beige illustrée de l'éditeur.
70 planches, plans et reproductions photographiques, exécutées en phototypie. Très bon état. On joint un texte dans le même esprit : l'art religieux moderne d' Arnaud d' Agnel (1935).