Paris, Grasset, 1964 ; in-12, 189 pp., broché (non coupé). Collection «les Cahiers Verts». Exemplaire numéroté. Édition originale. Bon état.
1 feuillet in-8 (format 23,5 x 17,3 cm), s.l.n.d. [ 1830 ] : Pater, Ave et Credo Nationaux : Pendant les trois grandes Journées, les Patriotes ne récitaient que les prières suivantes : PATER : Notre Roi qui êtes à Saint-Cloud ; que votre Nom soit détesté ; que votre Règne finisse tout de suite ; que votre Volonté soit nulle en province comme à Paris ; laissez nous nos Journaux quotidiens ; pardonnez-nous la révolution comme nous pardonnons les Ordonnances à ceux qui les ont faites, et ne nous laissez pas succomber sous les Balles des Suisses ; mais délivrez-nous de votre présence pour toujours. Ainsi soit-il ! AVE : Je vous salue, Patrie, où règne la liberté que nous avons achetée au prix de notre sang ; d’Orléans et Lafayette sont avec nous, pour nous en assurer la conservation ; vous êtes la reine de tous les peuples, qui admirent votre gloire immortelle, et pour jamais le successeur de Charles IX est en exécration à l’univers entier, et la Charte de 1830 est bénie. Ex-roi de France, soyez maudits vous et votre clique jésuitique, maintenant et à l’heure de votre mort. Ainsi soit-il ! CREDO : Je crois Philippe 1. tout puissant et protecteur de la Charte et des lois. Je crois à la naissance légitime de ses enfans, plus qu’à celle du duc de Bordeaux. Je crois qu’à Jemmapes il a souffert pour notre liberté ; qu’il serait mort de douleur pendant notre heureuse révolution ; que le troisième jour il est sorti glorieux, et est monté sur le trône d’où il saura juger les bons et les méchants. Je crois à la Charte, au bon esprit des Chambres, au bon accord de tous les partis, à la résurrection de la liberté, qui sera pour nous la vie éternelle. Ainsi soit-il !
Rare pamphlet, assez fameux, pastichant et détournant les 3 grandes prières catholiques au lendemain de la Révolution de 1830 et des "Trois Glorieuses" (27, 28 et 29 juillet 1830) ayant conduit au renversement du roi Charles X au profit de Louis-Philippe Ier. On y évoque le Roi (Charles X) réfugié à Saint Cloud, les "journaux quotidiens" et les "Ordonnances" qui avaient supprimé la liberté de la presse, les balles des Suisses mais aussi Louis-Philippe et Lafayette ou encore Charles IX (en souvenir de la Saint-Barthélémy). On y met en doute la légitimité du duc de Bordeaux, et on y affirme celle de Louis-Phillippe, qui s'est battu à Jemmapes pour défendre la Révolution, et de ses enfants. Le ton général du pamphlet est un excellent témoignage sur l'ambiance des journées de Juillet. Bon état
FETES ET SAISONS. 1953. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 14 pages. Nombreuses photos en noir et blanc, dans le texte.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
SOMMAIRE : Je crois au pardon des péchés / Je crois à la résurrection de la chair / La messe d'enterrement / Je crois à la vie éternelle,etc Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
[Weybridge] 19 août 1898 | 13.50 x 20.50 cm | quatre pages sur un bifeuillet
Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Octave Mirbeau, datée de sa main du 19 août1898. Quatre pages à l'encre noire sur un bifeuillet. Trace de pli horizontal, inhérente à l'envoi. Publiée dans ses uvres complètes, t. XLIX, éd. F. Bernouard, 1927, p. 808. Superbe missive d'amitié et d'abnégation d'Emile Zola en exil, après avoir été condamné à la peine maximale pour avoir écrit "J'accuse !" Après son historique cri du cur dans l'Aurore, Zola est condamné une première fois par le jury de la Seine le 23 février 1898 à un an de prison et troismille francs d'amende. Le jugement est annulé en cassation, et l'affaire est renvoyée devant les assises de Versailles, qui ne retiennent que trois lignes sur les huit cent que comptent "J'accuse !" comme chef d'accusation. Pour ne pas accepter un tel étouffement des débats, la défense de Zola décida de faire défaut, et la condamnation fut confirmée. Après sa sortie mouvementée du Palais de Justice, Clémenceau et son avocat Labori lui conseillèrent de quitter le pays avant que le jugement ne pût devenir exécutoire. Il partit le soir même par le dernier train, avec pour seul bagage une chemise roulée à la hâte dans du papier journal. Un mois après son départ, l'écrivain rédige cette superbe réponse à une lettre de son fidèle soutien, Octave Mirbeau, qui lui écrit quelques jours auparavant : «Nous ne pensons qu'à vous; il n'est pas une minute de notre existence que vous ne la remplissiez tout entière » (14 août 1898). Installé à Weybridge dans la banlieue londonienne, il reçoit avec colère les"échos de Paris" et enrage de voir Esterhazy encore blanchi, cette fois par la justice civile. « Mon cher ami, Merci de votre bonne lettre[...] Dans la lâcheté universelle, vous ne sauriez croire combien je suis ému de sentir quelques fidèles autour de moi. Mon existence, ici, est devenue possible; depuis que j'ai pu me remettre au travail. Le travail m'a toujours réconforté, sauvé. Mais mes pauvres mains n'en restent pas moins tremblantes d'un frisson qui ne peut finir. Vous ne sauriez croire la révolte où me jettent les échos de France qui m'arrivent. Le soir, quand le jour tombe, je crois que c'est la fin du monde. Vous pensez que je dois rentrer et me constituer prisonnier, sans retourner à Versailles. Cela serait trop beau, d'avoir ainsi la paix de la prison, et je ne crois pas que cela soit possible. Je ne suis pas parti pour rentrer ainsi, notre attitude ne serait ni logique, ni belle. Je crois plutôt que c'est pour moi l'exil indéfini, à moins de courir l'abominable risque d'un nouveau procès. D'ailleurs nous ne pourrons prendre un parti qu'en octobre. Et d'ici là, qui sait ? bien que je ne compte plus que sur un miracle, auquel je ne crois guère. Soyons donc braves, mon ami, et que notre oeuvre se fasse ! Si je puis continuer à travailler, tout n'ira encore pas trop mal. [...] Je vous embrasse vous-même, mon bon ami, l'ami fidèle et rare des jours mauvais» Poignante confession manuscrite de l'écrivain justicier contraint à l'exil. La mort viendra le frapper en pleine gloire, sans qu'il puisse connaître le dénouement de l'Affaire à laquelle il a consacré de longues années de lutte. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
94 cartes et LAS, auxquelles nous joignons quelques photos et quelques lettres postérieures. Belle correspondance personnelle adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917, adressée à Jean Bart, matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917
Passionnant ensemble, à analyser en profondeur. Prix de l'ensemble, non séparable.
, Brepols, 2020 Hardback, 286 pages, Size:156 x 234 mm, Illustrations:2 b/w, 2 tables b/w., 3 maps b/w, Languages: French, English. ISBN 9782503582245.
Summary La carri re de Simon de Montfort - seigneur fran ais, earl anglais, crois en Terre sainte et dans le Midi de la France - n'a pas cess de marquer ses contemporains et sa post rit . Bien de ses compagnons d'armes ont vu en lui le plus pieux et le plus courageux des h ros, le mod le du chevalier du Christ (miles Christi). Cette image prestigieuse a cours de son vivant et apr s son pr tendu martyre au service du combat contre la d pravation h r tique. Cependant, dans les contr es occitanophones et dans la p ninsule Ib rique, sa r putation devient aussi celle d'un brigand, d'un barbare, d'un intrus tranger, cupide et sans scrupules. Les actes du colloque tenu Poitiers en 2018 reviennent sur sa vie et sur son lignage afin de comprendre l'homme dans toutes ses contradictions : le crois incorruptible en Terre sainte, mutilant toute une garnison en Languedoc, le vainqueur du roi d'Aragon, soumettant toutes ses conqu tes au roi de France, le spoliateur des seigneurs l gitimes du Midi, prot geant les veuves et le clerg local, le membre d'un puissant lignage franco-normand dont son h ritage se perp tue dans toute l'Europe. Simon est la fois le produit de son temps et l'agent de son devenir, un conqu rant et un perdant. Caract re sombre et puissant, il semble tre l'image de son embl me h raldique: un lion la queue fourch e. TABLE OF CONTENTS Gregory Lippiatt, Introduction Simon et la croisade Albigeoise Jean-Louis Biget, Tenir la pays : Montfort entre villes et ch teaux d'Occitanie Gregory Lippiatt, Reform and Custom. The Statutes of Pamiers in Early Thirteenth-Century Christendom Mart n Alvira, Simon et Pierre II d'Aragon : Faits et m moire Damian J. Smith, Simon of Montfort and the Orphan King Simon : le baron, ses hommes et ses repr sentations Nicholas Vincent, Exiled Hero or Absconding Alien? Simon V de Montfort in England Laurent Mac , Le sceau de majest de Simon V de Montfort, comte de Toulouse, princeps et monarcha (1216-1218) Daniel Power, The Albigensian Crusade after Simon of Montfort (1218-1224) Lindy Grant, The Montforts and the Capetian Court. Amaury V and His Family Le lignage de Simon et sa culture Sophie T. Ambler, Simon of Montfort (d.1265) and Montfortian Family Memory Amicie P lissi du Rausas, Un crois en Gascogne. Simon VI et la Gascogne Plantagen t (1248-1252) Rodolphe Billaud, Simon VI et l'occupation du comt de Chester (1264-1265) Catalina Girbea, Les Montfort et l'h raldique imaginaire Conclusions Martin Aurell, Conclusions
CERF. 1978. In-8. Broché. Bon état, Coins frottés, Dos satisfaisant, Quelques rousseurs. 468 pages - Jaquette légèrement abîmée - Quelques rousseurs naturelles. Avec Jaquette. . . Classification Dewey : 234-La foi
Préface de Roger Etchegaray - Table : 1. Le symbole de Nicee hier et aujourd'hui, 2. Je crois, 3. Je crois en Dieu le Père tout Puissant, 4. Créateur du Ciel et de la Terre ... Classification Dewey : 234-La foi
Lot de 10 L.A.S. montées ensemble sur onglet par le destinataire Gustave Lévy, dont 7 Lettres autographes signée de François Deloncle et de 3 longues lettres autographes signées de Joseph Deloncle, adressées à et réunies par Gustave Lévy dont : 1 L.A.S. de Joseph Deloncle datée de Mayotte, 2 juillet 1889 : "A Diego Suarez je n'ai pas trouvé traces de passage de votre protégé" [ ... ] "Enfin notre campagne décline et il n'est que temps. J'en reviendrai complètement dégoutté de mon métir, ayant désappris le peu que m'avait donné mon service dans les ports et surtout mes relations avec M. Meslant. Au dégoût vient s'ajouter encore le découragement. Notre corps est mort, et il faudrait un rude coup pour le relever, l'avancement y est presque nul, aucunes compensations n'est offerte aux ennuis et aux difficultés d'un métier des plus mesquins" [ ... ] "Allons, j'entame mon antienne et vous allez me dire "Voilà Joseph qui me la refait à la Jérémie" [ ... ] Nous allons et venons tout le temps : juif errant de la côte malgache, le B. B. est partout, bien chez les Mahafales dans la baie Saint Augustin au Sud de Madagascar, aujourd'hui dans les Comores, hier arrêtant par sa formidable apparence les sauvages guerriers de sa Majesté Tompoumane de la baie St Augustin, aujourd'hui bombardant la Grande Comore où le féroce Ashimou avait élevé l'étendard de la révolte [ ... ] "Nous revenons des Comores où un sultan s'était déclaré indépendant ; il avait refusé de reconnaître l'autorité des princes que nous avions nommé, et les autres Comores menaçaient de se révolter en face de notre faiblesse. Enfin on a autorisé le concours de la force en présence des échecs diplomatiques et nous sommes allés protéger son Altesse Saïd Ali à coups de canons, victoire, triomphe, rentrée pittoresque dans la capitale. Le Saïd ali au milieu d'une multitude de gens de race arabe qui nous acclament, lancent des fantasias avec des cris à rendre sourd tout un décor d'opéra comique [ ... ] Puis nomination dans l'ordre peu connu - mais très estimé - de l'Etoile des Comores. Votre serviteur est chevalier et nous avons tous eu un sabre pris sur l'ennemi. En avant la musique !!! Tout cela aide à passer le temps et ici il faut le tuer deux fois. [ ... ] Et puis nous avions Papinaud, le tonnelier député, gouverneur Papenaud, qui a force de faire des tonneaux est devenu un foudre de guerre tout à fait réjouissant. Il voulait tout brrrûler, couper toutes es têtes, et envoyer des personnes en Calédonie, "un pays peuplé de sauvages, qui mangent les blancs, mon bon, et les prréfèrrent aux noirs encore, eh ! oui !" Quel beau Tartarin ! Brave homme, finaud comme un paysan, prometteur comme un Roumestan, et incapable de faire du mal à une mouche [ ... ] "Il est énergique, et au lieu de retenir notre commandant ce qui eut été dans l'ordre des choses, c'était lui qu'il fallait retenir" [ ... ] "je crois qu'on en ferait difficilement un ambassadeur mais comme gouverneur de Mayotte, il est très bien" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 7 novembre 1891 : [ ... ]Pour moi, je continue à être content de mon sort ; ma femme et les bébés votn bien et j'ai pu faire quelque chose pendant mon intérim. On m'a un peu traité d'emballé, mais j'ai la conscience d'avoir noué avec les abyssins des rapports utiles et peu me chaut que cela ennuie l'Italie" [... ] "Mon chef M. Lagarde est un homme charmant, bien élevé, auquel je suis sincèrement dévoué, il ne me lâchera pas et je lui crois le bras long. Puis j'ai l'inspection dans deux ans" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 17 mai 1892
Remarquable ensemble de lettres des frères Deloncle adressées à leur ami Gustave Lévy, dont 2 remarquables lettres de Joseph (qui fut un temps gouverneur intérimaire à Obock), dans lequel il évoque ses pérégrinations à Madagascar, ses "succès militaires" lors des événements de la Grande Comore en 1889, ses contacts avec les Abyssins lors de son séjour à Obock.
Editions Flammarion 2013 2013. Philippe Bouvard: Je crois me souvenir. 60 ans de journalisme/ Flammarion 2013 . Philippe Bouvard: Je crois me souvenir. 60 ans de journalisme/ Flammarion 2013
Etat correct
1976 Paris, Grasset, 1976, in huit, 124 pp, broché,
collection : "Ce que je crois ".
Presses de la Renaissance 2001 2001. Robert Serrou & Alain Noël: Ce à quoi je ne crois plus/ Presses de la Renaissance 2001 . Robert Serrou & Alain Noël: Ce à quoi je ne crois plus/ Presses de la Renaissance 2001
Etat correct
Editions musicales du levain. 1980. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 32 pages agrafées - quelques phrases musicales - vinyle absent.. . . A l'italienne. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Tu n'es pas si pauvre que tu crois par C.Rozier - poèmes de D.Rimaud - tirer parti du répertoire par J.Lebon - A 165 qui parle de la danse par J.C.Menoud - F 289 l'épiphanie du Dieu de gloire par P.Faure - s'assembler par J.Gelineau - de l'épiphanie au 8e dimanche (année A) par J.Allary et C.Martin - noël par J.Lebon - un camp-session musique et liturgie par J.C.Menoud. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Disney Hachette Presse. 2008. In-8. Broché. Etat d'usage, Coins frottés, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 128 pages - nombreuses photos et illustrations en couleurs dans et hors texte, et sous forme de bandes dessinées.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Rayures, mode d'emploi - Crois-tu en ta bonne étoile ? - Prends-tu les choses trop à coeur ? - Les garçons se moquent de moi - Voyage au pays des dictons - Bouquet romantique - Tes colliers tout colorés - 2 vitrines, 2 styles - Je crois que ma maîtresse ne m'aime pas - Pleins feux sur les émotions - Dossier : Hannah Montana - Dessiner une rock-star - Protégeons l'hirondelle... Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Un ouvrage de 125 pages, format 125 x 200 mm, broché couverture couleurs, publié en 1989, Le Centurion, bon état
La réponse de l'Evêque de Versailles aux 12 affirmations du "Je Crois en Dieu"
Phone number : 04 74 33 45 19
Un ouvrage de 125 pages, format 125 x 200 mm, broché couverture couleurs, publié en 1989, Le Centurion (avec référence de bibliothèque)
La réponse de l'Evêque de Versailles aux 12 affirmations du "Je Crois en Dieu"
Phone number : 04 74 33 45 19
Arthème Fayard. 1963. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 122 pages - quelques phrases soulignées au stylo à l'intérieur de l'ouvrage sans conséquence sur la lecture.. . . . Classification Dewey : 215-Science et religion
Collection Je sais,je crois encyclopédie du catholique au XXème siècle n°14. Classification Dewey : 215-Science et religion
Arthème Fayard. 1962. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 142 pages - quelques mots soulignés et traces de stylo en marges à l'intérieur de l'ouvrage sans réelle conséquence sur la lecture.. . . . Classification Dewey : 234-La foi
Collection Je sais, je crois encyclopédie du catholique au XXème siècle. Classification Dewey : 234-La foi
Mohammad Ali Amir-Moezzi, Anna Van den Kerchove, Pierre-Olivier L chot (eds)
Reference : 70538
, Brepols - Ecole Pratique des Hautes Etudes, 2026 Hardback, Pages: 340, Size:156 x 234 mm, Illustrations:7 b/w, 1 tables b/w., Language: French. ISBN 9782503618494.
Summary Comment une confession chr tienne consid re-t-elle une religion non-chr tienne ? Peut-on d celer certaines sp cificit s dans son approche de cette religion en regard des autres traditions confessionnelles ? Et r ciproquement, comment les repr sentants de cette religion non-chr tienne per oivent-ils les diff rences entre confessions au sein du christianisme ? Ce sont ces questions somme toute assez g n rales que les contributions ce volume collectif ont cherch r pondre en concentrant leurs investigations sur les regards crois s entre islam et protestantisme. TABLE OF CONTENTS Hubert Bost, Pr face Anna Van den Kerchove, Mohammad Ali Amir-Moezzi, Pierre-Olivier L chot, Introduction John Tolan, Un coran protestant ? Traduction coranique et pol mique interconfessionnelle en Europe au XVIe si cle Pierre-Olivier L chot, Le pasteur et le Coran. Samuel Bochart (1599-1667) entre apolog tique et curiosit David El Kenz, Les troubles de religion travers les r cits des voyageurs protestants en Orient musulman aux XVIe et XVIIe si cles Abdennour Bidar, Mohammed Iqbal, Luther de l'islam ? Sens et limites d'une analogie Bernard Coyault, Kenneth Cragg (1913-2012), figure anglicane et gyrovague du dialogue avec l'islam. Jalons et paradoxes d'une pens e engag e Dominique Avon, Jacques Ellul et l'islam. Analyse d'un discours et de sa r ception Constance Arminjon, R f rences chr tiennes et exemples protestants dans la nouvelle th ologie de l'islam shi'ite : Particularit s du paysage intellectuel iranien Fatiha Kaou s, L'activit des ONG vang liques au Liban, entre action sociale et pros lytisme Bibliographie g n rale Liste des contributeurs
Francesca Ambrogetti et Sergio Rubin
Reference : 500378429
(2013)
ISBN : 9782290085592
Flammarion 2013 2013. Ce livre rassemble des entretiens menés en 2009 et 2010 avec Jorge Mario Bergoglio alors cardinal de Buenos Aires avant son élection comme pape François. Il y livre sa conception de l'homme de la modernité et son parcours personnel offrant un éclairage sur sa pensée et sa spiritualité
Bom estado
[Librairie Arthème Fayard] - Collectif (JOLIVET ; VANCOURT ; GREEF ; JOURNET ; DAUJAT ; CONGAR ; LE GUILLOU ; AUBERT ; REGAMEY ; DRIOTON ; STEINMANN ; LECUYER ; etc.)
Reference : 34224
(1965)
Au total, 128 vol. in-12 carrés reliure pleine toile éditeur, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1965-1965, 124 pp. par volume. Encyclopédie divisée en 14 parties d'une dizaine de volumes chacune. Partie I : Je sais - je crois ; II : Les grandes vérités du salut ; III : Qu'est-ce que l'homme ; IV : La vie en Dieu, les médiateurs ; V : Présence du salut parmi nous ; VI : La Bible, livre de Dieu, livre des hommes ; VII : L'Eglise dans son histoire; VIII : L'Eglise dans son organisation ; IX : Les problèmes du Monde et de l'Eglise ; X : L'Eglise dans sa liturgie et dans ses rites ; XI : Les lettres chrétiennes ; XII : Les arts chrétiens ; XIII ; Frères séparés ; XIV : Religions non chrétiennes et quêtes de Dieu
Manquent 22 volumes sur les 150 de l'Encyclopédie (vol. 1 , 7, 8, 20, 27, 45, 77, 90, 91, 93, 96, 102, 103, 111, 113, 118, 127, 139, 141, 145, 147 et 150), Etat très satisfaisant. Il s'agit ici d'un rare, remarquable et impressionnant ensemble, rédigé par les meilleurs spécialistes (Régis Jolivet, Charles Journet, Raymond Vancourt, Etienne de Greef, Yvan Gobry, Jean Daujat, François Amiot, Bernard De Vaulx, Etienne Drioton, M. J. Le Guillou, Claude Tresmontant, Maurice Nédoncelle, Louis Gardet, joseph Lécuyer, Cornelis et Léonard, Y.-M. Congar, Jean Steinmann, Louis Cognet, Pie Régamey, Jean-marie Aubert, etc.). Poids de 23 Kg.
S. n. | Carry-le-Rouet 18 Septembre 1951 | 16.50 x 10.50 cm | une feuille
Bristol autographe daté et signé de Fernandel, à en-tête de sa propriété de L'Oustau de la Mar à Carry-le-Rouet, adressée à son grand ami l'écrivain provençal, caricaturiste et cinéaste Carlo Rim, qui fut également son biographe. (10 lignes et à l'encre turquoise, l'encre ayant bavé sur trois mots). "Le 18 Sept 1951 Mon cher Carlo, je pars demain en Italie, mais je ne t'ai pas oublié. Tu vas recevoir une documentation et en pages manuscrites "Mes mémoires" publiées par "Ce soir" en 1938, tu auras ainsi tous les détails depuis ma naissance et mes différents métiers avant d'être un artiste (du moins je le crois). Affectueusement Fernandel." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
1 L.A.S. de Georges Monval adressée au Général Brunon, relative à Talma, 2 pp. in-8 sur papier à en-tête de la Comédie-Française, 15 décembre 1885, avec le duplicata de la lettre du Général Brunon contrecollé en tête, 3 pp. in-12.Rappel du titre complet : Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, au Général Brunon [ à propos des pièces de Talma jouées à la Comédie Française ] Mardi 15 décembre 1885 "Monsieur, j'ai l'honneur de vous informer qu'aucune pièce de Talma n'a été représentée ni soumise au Comité de lecture de la Comédie-Française. Je dois ajouter que, dans sa jeunesse, Talma a écrit quelques pièces et que, plus tard, il a remanié plusieurs tragédies, notamment l'Hamlet de Ducis, son ami. J'ai vu passer, il y a quatre ans, en vente publique, une lettre à Talma, datée de 1786 (il avait alors 23 ans), dans laquelle il dit avoir une pièce de théâtre à l'examen et d'autres en tête". Jointe contrecollée en tête le duplicata de la lettre du Général Brunon adressée à Jules Claretie, Directeur du théâtre de la Comédie-Française : "Monsieur, je possède le manuscrit d'une tragédie en trois actes de Talma qui est je crois inédite. Elle porte le titre de Gunide [ ? ] et faisait parti d'un recueil plus volumineux puisque la pagination de la tragédie ne commence qu'à 574 pour finir à la page 688 sur laquelle est écrit le mot : Fin. La page 573 termine une pièce de vers qui semble faite à l'occasion du couronnement de Napoléon Ier. Le mot fin n'y figure pas ce qui paraît indiquer que la tragédie termine le recueil des oeuvres de Talma. Étant naturellement désireux d'avoir à ce sujet des renseignements plus complets, je ne saurais mieux faire que de m'adresser à votre obligeance pour les obtenir. Le Théâtre-Français doit en effet posséder des données sur ce qu'a pu faire l'artiste admirable [ ... ]
Bon état. Archiviste bibliothécaire de la Comédie-Française, Georges Monval (1845-1910) est l'un des plus fameux moliéristes de son temps.
[Imprimerie Emile Flouret] - DE LA BATUT, Jeanne et Pierre
Reference : 44471
(1900)
1 cahier d'écolier, Imprimerie Emile Flouret, Bergerac, 7 pages manuscrites, s.d. (circa 1900-1930 ?) [ Témoignage détaillé sur la mort de Decamps ]. [ ... ] "Un jour Decamps invité [chez ] Napoléon III ne voulait s’y rendre qu'avec une femme et ses filles et son épouse refusant d'y aller, fit habiller en Amazone son fils qui avait une jolie figure efféminée. Personne ne s'aperçut de la supercherie, et chacun se demandait quel était cette jeune inconnue que Decamps accompagnait ainsi. Mais cela fit un scandale énorme et le lendemain toute la ville en parlait ; et le peintre s'en amusait beaucoup car il se souciait peu de l'opinion des autres. Enfin un ami qu'on avait mis dans la confidence raconta l'histoire et les potins s'apaisèrent, chacun disant : « C'est bien une idée d'artiste »." [...] "Decamps fit son premier tableau à l'huile de vers l'âge de 14 ans et le donna à une cousine [...] La scène était très animée et recelait déjà réel talent. Musard, l'introducteur des cafés-concerts en France, ayant vu ce tableau : « le jeune homme qui l'a fait, s'il continue, fera certainement son chemin ». Cela n'empêcha que le père de deux camps s'opposa longtemps à ce que son fils soit peintre ; il voulait en faire un notaire comme lui." [...] Il était très indépendant. Traité avec ses amis, éléments à s'amuser en compagnie, il avait, cependant un fond de mélancolie incurable." [...] « Les amis de ma femme ne sont pas mes amis », disait mon grand-père Dentu.[...] "M. Emile Gaboriau avait pour maîtresse une blanchisseuse. Il l'épousa après avoir été soigné par elle durant une maladie, mais sa mère ne lui pardonna pas. [...] Gambetta, ayant gagné (à la bourse, je crois) 4 millions et ne voulant pas qu'on le sache car un républicain milliardaire est toujours suspect s'acheta l'île de Porquerolles mais au nom de M. E. De Roussen, son secrétaire. Gambetta étant mort rapidement sans avoir le temps de régulariser la situation, M. de Roussen conserva, sans scrupules, l'île de Porquerolles. Sa femme, directrice d'une maison de correction dans l'île, se fit remarquer par sa brutalité, sa cruauté et fut d'ailleurs condamné de ce chef." [...] "Ma bisaïeule Mme Caumartin, veuve d'un avoué, propriétaire d'un hôtel particulier au coin de la rue Caumartin et du boulevard des Italiens vendus 2 millions au Crédit Lyonnais, versa 1 million pour libérer son gendre, Dentu, de prison où il se trouvait à la suite de polémiques dans le drapeau blanc. Sans doute pour payer ses amendes. Cette somme fut déduite de l'héritage de Mme Dentu afin que les soeurs de cette dernière n'en supportent pas les conséquences." [...] Decamps avait un ours. Il le prêta un ami qui le mena au bal de l'opéra où on le prit pour un déguisé. Puis il le laissa pour danser et l'ours, s'en fut coucher dans une loge où il s'endormit. Après le bal, une ouvreuse vint lui taper sur l'épaule et pensa mourir de frayeur quand elle s'aperçut que c'était un ours véritable." [ Notes sur Mme Gonzalez, femme du romancier, mère d'Eva Gonzalez, élèvre de Berthe Morizot ; notes sur la famille de Ponson du Terrail ]
Intéressant recueil d'anecdotes diverses, rédigé d'après les témoignages de la tante Angèle Lair par Jeanne Dentu ou par son fils Pierre de La Batut.
3 lettres signées Comtesse de Scibor Rylski puis Augusta, 1872, format in-12 de 2 ff. (4 pages), 2 ff. (4 pages), et 4 ff. (7 pages) et 1 brouillon autographe d'Edouard Dentu, s.d., format in-12, 1 f. (une page) : Suivent qq. extraits : 3 Lettres manuscrites signées Comtesse de Scibor Rylski puis Augusta, et brouillon autographe d'Edouar Dentu ] I : "Lyon, ce 14 août 1872. Monsieur, puisque vous ne voulez pas être mon éditeur, voulez-vous être mon ami. Car pour le moment nous ne pouvons être que deux amis. Pourquoi cherchez-vous un ami dans un inconnu direz-vous. Votre personne m'est inconnue, m'est votre esprit, votre coeur me sont connus, ils me plaisent ; et puis je me sens des sentiments dans l'âme qui veulent un homme de génie pour unique confident. Je ne veux pas que le Poëme de mon coeur soit inutile. Il brillera pour vous comme il eût brillé popur vous seul..." ... "Permettez-moi de vous tendre la main, oh une main bien amie, celle de votre Servante. Comtesse de Scibor Rylski, 174 Cours Lafayette, Lyon, ce 14 août" ; II : Brouillon de réponse non daté de la main d'Edouard Dentu : "Chère Madame, Je suis blessé, et par vous ! Aussi je vous demande de me continuer vos ravissantes confidences, priant Dieu qu'il épargne à votre coeur de nouveaux déchirements car votre nature si délicieusement fine est de celles qui ressentent cruellement les meurtrissures de cette vie" ... "...soyez assez bonne pour m'adresser à l'avenir les lettres dont vous voudrez bien m'honorer à mon domicile personnel, rue Sainte Claire 9 à Passy-Paris".III : 27 août 1872 : "J'ai été ravie je ne voudrais pas autrement que vous êtes dans cette lettre La première oh qu'elle ne soit pas la dernière. Quel autre que vous aurait pu jamais excuser et répondre si gracieusement à une inconnue et la deviner... aussi je vous salue au fond de mon coeur comme on salue un phar qui nous a montré les écueils où l'on pouvait périr. Maintenant que nous voilà amis je vous demande pour le moment une alliance proprement morale et mystérieuse. Venez dans mon coeur quand vous serez malheureux, fatigué, où blessé par quelques-uns de ces échecs moraux qui vous attendent à tous les passages importants de la vie" ... "... votre Augusta". IV : "Lyon, ce 15 Septembre 1872. Mon ami, Laissez-moi vous donner ce nom et comprenez-moi bien, en parlant à Dieu nous lui demandons une foule de choses, il reste muet, moi je veux trouver en vous les réponses que Dieu ne nous fait pas. De plus, je crois qu'il est possible de faire exister, comme dans une symphonie deux harpes qui à distance se répondent, vibrent, et produisent une délicieuse mélodie" ... "ordinairement, les mariages, même les liésons, se font au rebours du sens commun, une famille prend des renseignements sur un jeune homme. Si le Léandre fourni par la voisine ou pêché dans un bal n'a pas volé, s'il n'a pas de tare visible, s'il a la fortune qu'on lui désire, s'il sort d'un collège ou d'une école de Droit, ayant satisfait aux idées vulgaires sur l'éducation, et s'il porte bien ses vêtements, on lui permet de venir voir une personne, lacée dès le matin à qui sa mère ordonne de bien veiller sur sa langue, et recommande de ne rien laisser passer de son âme, de son coeur, sur sa physionomie"... "J'attends votre réponse et suis de grand coeur votre Augusta"
Etonnante correspondance dont on ne sait s'il faut réellement l'imputer à la Comtesse de Scibor Ryslki (Agnès Veth ?) qui signe par la suite "Augusta". Mais curieux lot, révélateur de la passion que pouvait alors (toujours ?) susciter un éditeur célèbre du temps. Un mystère à élucider...
FACULTE DES LETTRES ET DES LANGUES DE L'UNIVERSITE DE POITIERS. 1986. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Quelques rousseurs. 161 PAGES - Nombreuses rousseurs sur le 1er plat. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
"Sommaire : Francois Mauriac, colloque de poitiers, mars 1985 - Les voies de la poesie dans le roman, theatre de mauriac, sources liens racines, mauriac poete du silence dans Le Bloc notes, mauriac lecteur de pascal, ce que je crois: la foi & les confessions de francois mauriac, les jeux vertigineux de l'etre et du paraitre dans le theatre de montherlant, les anges noirs roman feuilleton ou roman du mystere de l'esprit, le theme de la pauvrete dans Le Journal d'un cure de campagne de georges bernanos, l'informatique et l'etude des langues d'apres quelques periodiques specialises. langues ""rares"" /// GUY DANINOS- RENE PELLEN- JACQUES PRADINES- PIERRE DANGER- MONFERIER JACQUES- JEAN PIERRE LANDRY- ANDRE SEAILLES- CHOCHON BERNARD- SUFFRAN MICHEL- JEAN TOUZOT- FRANCOIS DURAND Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues"