Reference : CLL-295

‎"DIDEROT, Denis;MONTESQUIEU, Charles-Louis de Secondat, baron de;"‎

‎Pensées philosophiques, La Haye, Aux dépens de la Compagnie, 1746 Précédé de : MONTESQUIEU. Défense de l'Esprit des loix, Genève, Barrillot & fils, 1750.‎

‎1746 2 ouvrages en un volume in-12 de 207 pp. pour la Défense et d'un front., titre, 136, (6) ff. pour les Pensées, veau marbré, dos à nerfs orné et doré, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎"Edition originale des Pensées philosophiques. Exemplaire de seconde émission avec les fautes corrigées. Beau frontispice gravé non signé représentant la Vérité, debout à droite, arrachant le masque à la Superstition qui, renversée, tient un sceptre brisé. Dans cette première œuvre originale, Diderot attaque les athées, les sceptiques absolus, l'ascétisme chrétien, la religion révélée et les miracles. Il prône les enthousiasmes et les passions fortes, la philosophie expérimentale, la raison critique et la religion naturelle : ""J'écris de Dieu; je compte sur peu de lecteurs, & n'aspire qu'à quelques suffrages. Si ces pensées ne plaisent à personne, elles pourront n'être que mauvaises; mais je les tiens pour détestable, si elles plaisent à tout le monde"". David Adams, Bibliographie des œuvres de Denis Diderot 1739-1900, II, 272, PD2. Edition originale de la Défense de l'Esprit des loix. Dans le concert de louanges qui salua la publication de L'Esprit des loix se glissèrent quelques critiques auxquelles Montesquieu ne daigna pas répondre. La campagne menée par l'Eglise l'inquiéta davantage : pour une fois jésuites et jansénistes étaient d'accord et condamnaient le livre. Dès février 1750 paraissait la Défense de l'Esprit des loix où Montesquieu développait l'argumentation à laquelle il restera fidèle : l'ouvrage était un livre de droit, non de théologie ; il ne fallait donc pas y chercher ce qu'on y trouvait pas. D'Alembert jugea le livre ainsi : ""M. de Montesquieu, chargé par son adversaire d'imputations atroces, pouvait le rendre odieux sans peine ; il fit mieux, il le rendit ridicule."""‎

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