Librairie de l'Avenue -
Saint-Ouen
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Tome premier (février 1818) à huitième (Novembre 1819).
Au bureau de la Minerve française, 1818, 1819 8 volumes in-8 demi-basane, dos lisse, filets dorés. Rares rousseurs. Bon exemplaire.
Cent quatre des 113 livraisons du premier grand périodique libéral depuis les Cent Jours dont le principal rédacteur fut Benjamin CONSTANT. “Il fut fondé par les publicistes du parti libéral pour remplacer le Mercure de France, dépouillé de son privilège. Il paraissait par livraisons hebdomadaires et traitait plus de politique que de littérature, et professait, dans l’une et dans l’autre, les mêmes principes d’indépendance [...]. La Minerve avait pour principaux rédacteurs Benjamin Constant, Jay, Etienne, Jouy, Tissot, Lacretelle, etc.. La pièce capitale, [en dehors des articles de Benjamin Constant], était les Lettres d’Etienne, qui se plaisait à chercher les nouvelles de Paris dans les journaux de l’étranger et à transcrire de l’anglais des choses qu’on n’aurait pas osé insérer d’abord dans une gazette française. La vivacité avec laquelle la Minerve soutint la lutte contre le pouvoir l’a fait appeler « la satire Ménippée de la Restauration ». Ce fut pour neutraliser son influence que fut créé le Conservateur. En butte à de puissantes haines, dénoncée comme un danger public dans une foule de factums et de pamphlets, la Minerve cessa de paraître en 1820 pour protester contre le rétablissement de la censure. » (Vapereau. Dict. des littératures)