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Reference : 1812

‎MERIMEE PROSPER --------------------------------------------------------------------------------‎

‎LETTRES DE PROSPER MERIMEE A LA COMTESSE MONTIJO , mère de l'impératrice Eugénie, publiées par les soins du DUC D' ALBE avec portraits et fac-similés. Préface de Gabriel Hanotaux. P. Le Divan, 1936. Deux volumes in-4 brochés, couvertures rempliées, XXXIV-374 et 415 pp. Illustrations en hors texte, texte imprimé sur papier réglé. Un des 485 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma. Bel exemplaire. - Prix : 190,00 La comtesse de Montijo, née Kirkpatrick, espagnole par son mariage, fut mêlée aux événements les plus importants des cours de France et d'Espagne. Importante correspondance adressée à l'amie et confidente, mère de l' impératrice Eugénie. Ecrites d'un ton vif et enjoué, ces lettres sont d'un grand intérêt historique : évocation des évènements historiques, portraits d'hommes politiques, mais également vie mondaine, voyages de Mérimée, enfin tout le tableau d'une vie riche d'évènements. ‎

‎ P. Le Divan, 1936. Deux volumes in-4 brochés, couvertures rempliées, XXXIV-374 et 415 pp. Illustrations en hors texte, texte imprimé sur papier réglé. Un des 485 exemplaires sur vélin pur fil Lafuma. Bel exemplaire. ‎

‎La comtesse de Montijo, née Kirkpatrick, espagnole par son mariage, fut mêlée aux événements les plus importants des Cours de France et d'Espagne.Importante correspondance adressée à l'amie et confidente, mère de l' impératrice Eugénie. Ecrites d'un ton vif et enjoué, ces lettres sont d'un grand intérêt historique : évocation des évènements historiques, portraits d'hommes politiques, mais également vie mondaine, voyages de Mérimée, enfin tout le tableau d'une vie riche d'évènements. ‎

Reference : DDV5424

‎ASTURIAS (Miguel Angel)‎

‎Hommes de maïs‎

‎Abin Michel - Collection “Les grandes traductions”, 1953, 1970, 315 p.‎

‎Traduit de l’espagnol par Francis de Miomandre. ‎

Reference : R150000902

‎ASTURIAS MIGUEL ANGEL.‎

‎HOMMES DE MAIS.‎

‎ALBIN MICHEL.. 1974.. In-8 Carré. Broché. Etat d'usage. Couv. légèrement passée. Dos satisfaisant. Intérieur acceptable. 398 pages. Couverture rempliée. Manque sur la page de garde, la page de faux titre et la page de titre.‎

‎Traduit de l'espagnol par Francis de MIOMANDRE.‎

Book Picture

Reference : R260116512

‎MIGUEL ANGEL ASTURIAS‎

‎HOMMES DE MAÏS‎

‎ALBIN MICHEL / LES GRANDES TRADUCTIONS. 1967. In-8 Carré. Broché. Etat d'usage. Couv. légèrement passée. Dos plié. Intérieur frais. 310 pages. Couverture rempliée. Ecritures su la page de garde.‎

‎Traduit de l'espagnol par Francis de Miomandre.‎

Reference : RO80000417

‎ASTURIAS MIGUEL ANGEL‎

‎Hommes de Maïs‎

‎Albin michel. 1970. In-8 Carré. Relié toilé. Bon état. Couv. convenable. Dos satisfaisant. Intérieur frais. 310 pages. Couverture conservée.Titre doré sur pièce de titre noire. Tampon de bibliothèque.‎

Reference : 43787

‎ASTURIAS (Miguel Angel)‎

‎Hommes de maïs. ‎

‎Traduction Francis de Miomandre. Albin Michel, 1970, in-8, 310pp. (soulignages)‎

Reference : 2021

‎ASTURIAS miguel angel‎

‎HOMMES DE MAÏS‎

‎ 1 vol, 1953, cart. + jaquette, Ed. ANDRÉ MARTEL‎

‎traduction de Francis de MIOMANDREAvec un lexique des principaux mots exotiques ‎

Reference : 5805

‎ ASTURIAS Miguel Angel M. A. ‎

‎Hommes de maïs.‎

‎" - Albin Michel, Paris _1967, 13x20cm, broché. - Réédition dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi de l'auteur à François Nourissier. Bel exemplaire. - Photos sur www.Edition-originale.com - " Albin Michel Paris _1967 13x20cm broché‎

Reference : 10749

‎ASTURIAS (Miguel-Angel)‎

‎Hommes de maïs‎

‎Paris, André Martel, 1953. In-8 cartonnage orange, 384 p. Lexique. Traduit par Francis de Miomandre. Très bon état.‎

Reference : 3832

‎ASTURIAS (Miguel Angel, Prix Nobel 1967). ‎

‎Hommes de maïs. Roman traduit de l'espagnol par Francis de Miomandre. ‎

‎Albin Michel, (14 nov. 1967). Pt. in-8.broché. 306 pp. ‎

‎Le copyright est André Martel, 1953. Envoi autographe signé de l'auteur Paris, 1967. ‎

Reference : 190

‎Asturias Miguel Angel.‎

‎Hommes de maïs.‎

‎ Albin Michel 1967. In-8 broché. Dos légérement jauni. Deuxième édition ornée d'un envoi.‎

‎ TOUS LES ENVOIS SE FONT EN LETTRE SUIVIE OU COLISSiMO ( SUR DEMANDE ) - TOUS NOS LIVRES SONT GARANTIS SANS OGM ‎

Reference : 2464

‎Tonkin : poème de Brenier à la mémoire de Jean Dupuis.‎

‎Il adresse le poème qu'il a écrit en hommage à Jean Dupuis (1829-1912), commerçant et explorateur, installé à Hanoï en 1871 (ce pionnier de la conquête indochinoise démontre que le fleuve rouge constitue un axe commercial au grand potentiel). Avec le poème en question, LAncêtre, qui parcourt, en 17 strophes, la conquête du Tonkin et évoque ses grands hommes, Dupuis, mais aussi Garnier et Rivière. Imprimerie dExtrême-Orient, Hanoï, 21 février 1914. ‎

‎lettre autographe signée Nombre de document : 1 Nombre de page : 2 1/2 In-12 25/03/1914 bon‎

‎Brenier Henri 1867 1962 Négociant. Il participe à la Mission Lyonnaise dexploration commerciale de la Chine (1895-1897) et rédige le rapport général sur l 'origine, les travaux et les conclusions de la Mission (1897). Il écrit aussi : Essais d'atlas statistique de l'Indochine (1914) et Les ressources de l'Indochine et leur mise en valeur après la guerre (1916). ‎

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Reference : 7374

‎Un témoin des événements révolutionnaires à Dijon raconte.‎

‎Intéressante correspondance de Pierre Boudet (1764/1826), officier en poste à Dijon, contrôleur des messageries royales de la ville. Véritable chronique des événements révolutionnaires à Dijon. Cest tout dabord larrivée du régiment de chasseur à cheval de Franche-Comté. «On a forcé les habitants de les loger, mais auparavant le gouvernement leur a fait déposer leurs fusils et pistolets dans un endroit de sûreté ; ils ne font que des patrouilles à cheval, et lartillerie fait le service de pied ; le peuple aura beau se récrier, le Roi sera toujours le maître []». Bruit de guerre, installation dun camp commandé par le prince de Condé, considérations familiales (en particulier sur son frère Etienne, endetté, qui veut sengager), etc. «Les Bourguignons ont fait des réjouissances en lair, puisque le Parlement ne rentre pas encore. La troupe croyait partir mais elle na pas reçu dordre, elle est toujours campée aujourdhui dans la boue car il pleut [] ». Il évoque la grande sécheresse qui sévit en Bourgogne, le verglas qui a fait des dégâts si considérables sur les arbres et la vigne, « quon a peine à voir un seul arbre qui ne soit pas endommagé», la neige qui rompt toutes les communications, la cherté du pain, larrêt que le parlement de Bourgogne vient de prendre pour interdire la sortie des grains de la province, la venue de la troupe de théâtre de Genève, les événements à Paris, larrestation daristocrates. «Depuis le départ de M. de Bastard, notre compagnie des chasseurs à cheval a perdu de son crédit ; dernièrement à une assemblée, nous étions pour délibérer si la confédération proposée par les bons patriotes passeroit, nous fûmes quatre bien étonnés quelle ne pouvoit pas passer ; laristocratie y mettoit obstacle [] et pour ne pas nous donner en ridicule dans la ville nous quatre amis donnâmes notre démission, qui fut suivie de 30 autres []». Il raconte larrivée dun régiment suisse, le logement des soldats dans des couvents et des églises et les émeutes qui ont éclaté, lintervention des Suisses. «Le major suisse sest bien comporté en ne voulant pas que sa troupe fit feu sur le peuple []», malgré les attaques du peuple et les blessés parmi la troupe. «Celui qui a le plus peur, cest M. lintendant ; il a un piquet de 50 hommes chez lui tous les jours pour la garde ; on ne sait pas encore comment tout cela tournera []». Il évoque ses démêlés avec Chardon [Olivier Jacques, futur maire dAuxerre] qui remontent jusquà lAssemblée nationale. «Je suis connu à Dijon pour ami de la Révolution et Chardon pour le plus grand ennemi». «Notre fédération aura lieu le 16 oct. ; on travaille à la construction dun superbe autel sur un terrain dehors la ville []». Dijon a de justesse évité les mêmes émeutes quà Montauban ; il sest formé une assemblée dofficiers dont il fait partie qui «ont forcé la municipalité de rendre sur le champ (il étoit huit heures du soir) une ordonnance pour défendre lattroupement en se servant de la loi ; les municipaux désirant voir reprendre le sang des patriotes ont moly et nont rendu lordonnance quà dix heures œ du soir []. La municipalité a été forcée par nous de mettre ce décret à exécution de sorte que les chasseurs sont anéantis et la paix règne malgré les aristocrates []». Il raconte encore les préparatifs de la fête de la Fédération qui doit se dérouler le 14 juillet 1790 à Paris, à laquelle il doit participer avec sa compagnie pour représenter le département. «Jusquici tout va bien malgré que nous fassions charger les armes à la garde montante, on na pas encore tiré un seul coup de fusil sur personne. La paroisse doù je suis, produit 800 hommes en état de prendre les armes ; nos compagnies sont de 50 hommes non compris les capitaines, le lieutenant et un sous-lieutenant. Les officiers de chaque compagnies ont été nommés aux acclamations de tous les paroissiens ; on ma nommé le premier lieutenant, cest sur la totalité du corps des officiers quon a nommé au scrutin létat major, de manière que jai eu beaucoup de voix pour moi ; notre assemblée étoit de 200 officiers et plus, il falloit 14 majors dont deux par paroisse ; jai été le huitième nommé ; on nous rend les mêmes honneurs quaux officiers supérieurs des troupes réglées. Nos nobles sont toujours consignés en ville. Nous attendons à dimanche pour délibérer si nous lèverons la consigne. Depuis le dernier ouvrier jusquau premier bourgeois, tout le monde saccorde, nos cocardes sont rouges, blanches et bleues []». [Les trois frères, officiers Jacques, Etienne et Pierre Boudet, natifs de Caussade (Tarn-et-Garonne), furent de brillants officiers qui sillustrèrent lors des guerres de la Révolution (les deux premiers furent également députés)].‎

‎lettres autographes signées Nombre de document : 12 Nombre de page : 26 In-4 Adresses et marques postales au dos. une lettre incomplète, 2 déchirées avec manques, mouillures.‎

Reference : 7185

‎Longue et très belle correspondance de Mme de Lamartine.‎

‎Superbe correspondance amicale de Mme de Lamartine à son secrétaire intime, qui éclaire de manière indirecte, privilégiée et inédite, les sombres années et l'entourage intime du poète. De cette profonde amitié, Charles Alexandre consacra un ouvrage, paru en 1887 : Madame de Lamartine. Au fil de ses lettres, elle évoque les visites damis (en particulier dHenri de Lacretelle), les vendanges à Milly et Saint-Point, ses voyages, ses nombreux soucis de santé (la calligraphie de ses dernières lettres témoignent de sa dégradation), le long travail de correction des épreuves de son mari dont elle revoie les textes, etc. Elle évoque aussi ses relations avec le poète. Quelques extraits : 2 janvier 1855. «Avant-hier, Mr Adam nous a apporté le buste en marbre et plusieurs de nos amis sont venus le soir ladmirer chez nous. Nous cherchons à léclairer le mieux possible pour le soir, il faut renoncer à le regarder le matin, notre cottage est trop petit pour quon puisse avoir lumière et distance, mais le soir il fait un très grand effet. Vous viendrez le voir bientôt nest-ce pas ? []. Le travail a été incessant et va recommencer pour la Constituante qui nest pas encore en volumes. Le 1er seul a paru. Les 3 autres sont à revoir []. Une maison de Paris qui avait acheté 400 pièces de vin nouveau excellent, na pas largent comptant. Mr de L. [Lamartine] a refusé de les voir sans payement. Tout est rompu. Sans doute il pourra vendre très bien ce vin là, mais en attendant, il a des payements quil avait échelonnés sur la somme quil devait recevoir ces jours ci. Ecrivez moi le plus souvent que vous le pourrez, rien ne me fait plus de plaisir que de recevoir vos lettres. Croyez-le []». «M. de L. parle de partir le 25, lundi de la semaine qui vient. Jespère avoir fait les corrections au moins pour lexemplaire que je garde et jespère aussi être mieux portante pour écrire plus nettement celles que je donnerai à limprimeur. Il me faudra bien quelquun à Paris pour revoir les épreuves qui seront très difficiles à tirer. Mais il faudrait quelquun aussi poète que vous et aussi minutieux que le grammairien. Je ne pourrais pas confier à lui une épreuve il en ferait de la très mauvaise prose []». 1862. «Oui, vous avez bien raison, il aurait fallu de Platon. Mais comme larticle entier est sur lui, jespère quon ne prendra pas en mauvaise part la phrase qui si évidemment se rapporte à lui. Oh quil serait utile de laisser revoir ! Un mot de plus ou de moins changerait tout. Un jour à Monceaux jai eu la chance de voir avec lui une épreuve. Je suis tombée sur un mot, un seul, qui était des plus fâcheux. Je le lui ai dit. Il en est convenu et jai substitué une épithète exacte et sans inconvénient. Je lui ai fait observer que je lui rendais service ! Mais il continue la même chose, et ce nest que de loin en loin que je puis entrevoir par hasard, ou par supercherie quelque chose. Cest si fort une volonté de sa part quil donne ses épreuves à porter tout de suite à Jean, au lieu de les donner le soir à un commis qui passe devant limprimerie. Jen suis désolée. Si je pouvais seulement causer avec lui sur ce quil écrit, je le convaincrais souvent de linconvénient de mots qui lui sont échappés. Il est de même pour son portrait. Il a fait faire, lété passé, un dessin pour la gravure ; il ne la laissé voir pas même à Val. Et voici venir une belle gravure aussi peu ressemblante et aussi prosaïque que toutes les autres. Je lui ai reproché de ne pas mavoir consultée dirait-il vous pouvez penser que je ne mentends pas en littérature qui nest pas mon métier, comme tu dis, mais tu conviens que jai du goût en peinture et que je suis même un peu du métier. Pourquoi mexclure quand, par une petite observation de moi, jaurais mi le doigt sur le défaut ainsi que je le fais maintenant que cest trop tard. Je vous aurais épargné des dépenses fâcheuses en éclairant lartiste par la connaissance que jai de vos traits et de votre physionomie. Il ny a rien à répondre mais il fera encore de même si loccasion sen présente. Je suis retombée bien souffrante, dune crise destomac et il a fallu reprendre mon lit. Et aujourdhui que le temps est meilleur, je reste chez moi pour me réserver à un petit dîner de 4 hommes que nous avons demain pour manger une dinde de St-P. et un jambon idem. Nous avons Paul Huet, Rey, Ulbach et Jouenne (lami de Mlle Peltré). Et Mornand que joubliais []». Une longue lettre confidentielle est consacrée à la formation du Comité Mâconnais, à la vente des biens de Lamartine et aux démarches de Chamborant. «Tout ce qui nous revient de la popularité de M. de L. est très satisfaisant. Encore avant-hier, dans un grand concert, une actrice du Français dont le nom méchappe tant je suis loin de tous les théâtres, a récité lOde à Lord Byron qui a été tellement applaudi quil y en avait autant pour lauteur que pour la pièce []». On joint : 2 poèmes autographes de Charles Alexandre dédiés à Marianne de Lamartine, dont celui qui a été publié en frontispice de louvrage : «Je suis toujours en deuil de vous, ma sainte amie ! / Lhuile du temps na pu guérir mon cur blessé / Loin de vous, ma douleur ne sest pas endormie / Dans votre tombe git mon bonheur trépassé []». ‎

‎lettres autographes signées Nombre de document : 41 Nombre de page : 111 In-8, in-12 et in-16 La plupart des lettres ornées d'un monogramme gaufré (dont celui de Lamartine). bon‎

‎Lamartine (de) Marianne Elisa 1790 1863 Peintre et sculptrice, épouse de Lamartine. ( Peintres Sculptrices Femmes ) ‎

Reference : 1328685

‎GREENWOOD (W.). ‎

‎Mais aussi des hommes. Roman.‎

‎Mais aussi des hommes. Roman. P., Corrêa, 1946, in-12, br., 394 pp. (SC29A)‎

‎Roman adapté de l'anglais par Henri Delgove et Claude Vaudecrane. <*R>Envoi de Henri Delgove : "Pour Monsieur Henri Michel - Sincère hommage". OCCASION‎

Reference : 31130

‎RAISON PRESENTE. Evry SCHATZMAN, Lucien BRUNELLE, Guy VILLARS, Dr Jacques WAYNBERG, Marie-Chrisitne GRANJON, Jacqueline MARCHAND, René POMMIER, André RICHARD, Michel ROUZE, Maurice AUDEBERT, Gabriel GOHAU, R.C. BOST.‎

‎Raison Présente. N° 33, janvier-février-mars, 1975.Contient entre autres : La science et les hommes politiques, par Evry Schatzman. Vérité et moralité en politique Manifeste, par Lucien Brunelle. De la politique comme science de l'éducation, par Guy Villars. Le sexocratie amère, par le Dr Jacques Waynberg. Le féminisme radical américain, par Marie-Christine Granjon. Sartre, Flaubert et Dieu, par Jacqueline Marchand. Un ver solitaire très sollicité, par René Pommier. Michelet et l'art, par André Richard. Autour de la Science : Les hormones du cerveau, Le 200° Anniversaire de la découverte du Chlore, Les Baleines mangées aux vers, Le Sang empoisonné, Mangerons-nous du plancton ?.Livres, par Gabriel Gohau et RC. Bost, Bachelard : Le jour et la nuit, Mais à quoi pensent donc les économistes?.‎

‎Paris, 1975. Les Editions Rationalistes.1 vol in-8, broché.Bon état‎

‎La science et les hommes politiques, par Evry Schatzman. Vérité et moralité en politique Manifeste, par Lucien Brunelle. De la politique comme science de l'éducation, par Guy Villars. Le sexocratie amère, par le Dr Jacques Waynberg. Le féminisme radical américain, par Marie-Christine Granjon. Sartre, Flaubert et Dieu, par Jacqueline Marchand. Un ver solitaire très sollicité, par René Pommier. Michelet et l'art, par André Richard. Autour de la Science : Les hormones du cerveau, Le 200° Anniversaire de la découverte du Chlore, Les Baleines mangées aux vers, Le Sang empoisonné, Mangerons-nous du plancton ?.Livres, par Gabriel Gohau et RC. Bost, Bachelard : Le jour et la nuit, Mais à quoi pensent donc les économistes?.‎

Reference : 32737

‎Walter, GREENWOOD, Henri, DELGOVE, Claude VAUDECRANE‎

‎Mais aussi les Hommes, Roman adapté de l'Anglais par Henri Delgove et Claude Vaudecrane.‎

‎Editions Corréa, Paris 1946. 1 vol in-8, 394 pp., broché. Bon état.‎

‎Mais aussi les Hommes, Roman adapté de l'Anglais par Henri Delgove et Claude Vaudecrane.‎

Reference : 6935

‎L'évêque de Fréjus organise des processions.‎

‎L'évêque de Fréjus, Charles-Alexandre de Richery, se félicite de la réussite de son intervention pour l'entrée à l'Ecole Polytechnique de M. de Fabry. Et donne des précisions sur les processions qu'il organise à Brignolles et à Grasse. «J'arrivais ici hier à une heure après-midi, venant de Toulon. Ce matin à dix heures, la retraite a commencé par une messe du St Esprit et une procession de 76 prêtres de la paroisse au séminaire. M'y voici établi jusqu'au 13 au soir, et dès le lendemain, je me rendrai à Fréjus d'où je repartirai deux jours après pour la seconde retraite de Grasse [...]». Il intervient pour M. d'Olivary auprès du ministère, mais craint que celui-ci ne soit renversé avant même que son action ait porté ses fruits. «Car déjà les plaintes et les clameurs recommencent. Ah, ma bonne amie, quel triste présent on a fait à la France en lui octroyant cette charte qu'elle ne demandait pas, et lorsqu'on est Roi par la grâce de Dieu, quelle singulière fantaisie de ne vouloir l'être que par la grâce des hommes, et surtout des hommes tels que des Français dont le caprice, la légèreté, l'ambition, l'égoïsme font aujourd'hui plus que jamais le caractère. Qu'attendre de bon d'un amalgame pareil et de tant de prétentions et d'intérêts opposés, mais notre confiance est dans le seigneur qui a déjà tant fait pour la France [...]». Il évoque encore le décès de la duchesse de Duras, celui de Mme de Catelin, le baptême d'une fille de madame de Laval, la santé fragile de sa soeur, etc.‎

‎lettres autographes signées Nombre de document : 2 Nombre de page : 3 In-4 et in-8 Une adresse au dos. bon‎

‎Richery (de) Charles Alexandre 1759 1830 Evêque de Fréjus (1817-1829), puis archevêque d'Aix. ( Evêques ) ‎

Reference : 3242

‎Annonce de la défaite des Russes contre les Turcs à Rutschuck.‎

‎Brouillon d'une dépêche télégraphique envoyé par un diplomate français en poste à Vienne [vraisemblablement le comte Otto], transmettant la nouvelle que vient de lui apporter Metternich. «L'assaut de Rutschuck eut lieu dans la nuit du 3 au 4. De part et d'autre l'acharnement fut extrême, mais malgré les efforts les plus héroïques, les Russes ne purent pénétrer dans la ville ; ils furent repoussés avec une perte énorme. Plusieurs généraux et, entre autres, le général Bachmetieff furent grièvement blessés, et divers colonels faits prisonniers. On assure que le comte Kaminsky n'a pu ramener que 5000 hommes exempts de blessures [...]. On ajoute que Rasgrad est déjà occupée par 10.000 Turcs, ce qui rendrait la retraite des Russes extrêmement difficile. Le général Sievers a monté trois fois à l'assaut ; il a été tué. Beaucoup d'officiers de l'Etat major sont morts, blessés ou prisonniers. Quatre des plus beaux régiments sont anéantis à quelques hommes près [...]». Il explique les raisons de cette déroute par la défection des soldats. «La consternation est générale à Bucarest ; elle est encore augmentée par la nouvelle venue d'Odessa que le Grand seigneur avait quitté sa capitale le 4 juin pour se mettre à la tête de l'armée. Les habitants se préparent à la fuite, car tout porte à croire que les Russes ne seront pas seulement forcés de repasser le Danube, mais d'évacuer la Valachie. D'autres nouvelles, Mgr, semblent confirmer cette dernière conjecture. La flotille turque partie de Constantinople n'a rencontré que quelques frégates russes près de Varna et les a détruites et débloqué ce port. Les Russes ne pourront espérer de ce côté là ni renfort, ni approvisionnement [...]». Il envoie aussitôt une estafette à Strasbourg pour transmettre ce texte par dépêche télégraphique. [Quelques jours plus tard, le 7 septembre 1810, les Russes les vaincront à la bataille de Battin, l'Austerlitz russe].‎

‎manuscrit autographe Nombre de document : 1 Nombre de page : 2 pp. 1/2 17/08/1810 Avec ratures et corrections. très bon‎

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Reference : 6413

‎Journal d'un poilu illustré de dessins à la plume.‎

‎Journal de campagne d'un soldat de la 23e compagnie du 205e régiment d'infanterie, illustré de 67 dessins à pleine page, réalisés à la plume. Il est tenu du 4 août (mobilisation) au 29 novembre 1914 (départ pour l'Allemagne). Vivant récit de la vie de soldat, sur le front du Nord et des Ardennes, témoignage de la désorganisation, des combats, de l'état d'esprit, des ravages de la guerre, de la cohabitation avec la population et les armées alliées, etc. Après plusieurs combats, le régiment est encerclé dans les bois de Signy-le-Petit (Ardennes) et, sous la menace d'exécution de la population civile, il se rend à l'ennemi, le 29 novembre 1914. Extraits : «Le 16 [septembre 1914]. Réveil à 6 heures. Ce matin, nous avons du café. On entend toujours le canon, mais plus loin qu'hier. Aujourd'hui, nous touchons du pain, toujours 3 kg pour 15. Les repas toujours pareil et en aussi petite quantité. A 5h30 du soir, rassemblement de la compagnie dans la cour de la ferme ; appel : il manque 15 hommes qui sont partis à la maraude, quelques uns en civil avec des vêtements qu'ils ont achetés aux employés de la ferme. Tous les manquants écopent huit jours de prison. Une porcherie est transformée à cet usage. Un poste de garde est déjà formé mais n'assurait le service que la nuit seulement. A présent, il sera en permanence et logera dans ue compartiment de la porcherie ; gardiens et gardés seront aussi mal les uns que les autres. On prend la garde une escouade à la fois et comme à l'habitude 2h par sentinelle, avec ronde la nuit [...]». Céry-les-Mézières, 30 août 1914 : «[...] Vite nous rompons les faisceaux. Il est temps car les obus se rapprochent de nous, c'est la musique complète, des percutants, des schrapnels, des 77, des 105, toute la danse. Tout à l'heure, il ne fera pas bon à la place où nous sommes. Nous prenons la formation en carapace par section, nous ne faisons pas gros sur le sol. Cela tombe de tous côtés à la fois, ils éclatent si près de nous que par moment le déplacement de l'air produit par les explosions nous cingle la figure, nous sommes éclaboussés de terre et de ferraille. A ma section deux blessés en même temps : un en avant de la section, l'autre au dernier rang. Des bidons, des gamelles, sont percés sur les sacs. Et pendant ce temps, notre capitaine impassible sous la mitraille nous fait faire des déplacements à droite, à gauche, en avant, en arrière. Grâce à son sang-froid, nous nous en tirons. Pendant ce temps, notre artillerie riposte, mais nos malheureux 75 sont délogés à tout moment par les 105 allemands [...]. A 5h, l'ordre nous est donné de nous porter en avant. Avec trois camarades et un sergent, je pars en patrouille. Nous nous rendons à l'extrêmité du plateau que nous occupons et, de là, nous découvrons toute la vallée de l'Oise. A nos pieds, le combat se déroule. C'est un fameux coup d'oeil, mais ce qui est moins fameux, ce sont les balles qui nous sifflent aux oreilles. Dans Berg-les-Mézières, les mitrailleuses s'en donnent, quel concert, nous voyons un pont sauter. Devant nous, sur le versant de l'autre côté de l'Oise, nous voyons les Allemands descendre au combat en ordre serré, ce qu'il y en a! [...]».‎

‎manuscrit Nombre de document : 1 Nombre de page : 68 In-8 Dans une reliure en bois sculptée, probable travail du prisonnier. bon‎

Reference : 6140

‎Très belle lettre de l'adversaire de Rousseau, Joachim Gagnière.‎

‎Lettre de Joachim Gagnière, médecin de Saint-Vallier, fervent rousseauiste, devenu un farouche adversaire du philosophe quand celui-ci refusa de le rencontrer. Elle s'inscrit dans les terribles événements qui ensanglantèrent la région de Saint-Vallier [Drôme] au début de la Révolution, des bandes de brigands semant la terreur, tuant et pillant les châteaux. Gagnière, en sage philosophe, propose de déposer les armes et d'inviter les nobles à renoncer à leurs privilèges ; il estime que seule cette solution permettra un retour à la paix civile. «La liberté des hommes civilisés est fondée sur les loix. Nous devons attendre en silence ces loix que faira l'assemblée nationale [...]. Regardons nous comme un peuple heureux. Livrons à la joie, puisque la félicité vient régner au milieu de chaque famille. Quittons les armes, mes chers compatriotes, qu'une terreur panique ne nous les fasse plus prendre. Mais, me direz-vous, on ravage, on démolit, on incendie les châteaux ! C'est un très grand malheur, j'en conviens et je suis le premier à en gémir. Mais faut-il des armes pour repousser ces malfaiteurs ? Moi, je vous assure que non. Voici le seul et véritable moyen pour les faire disparaître : c'est la cession des droits personnels de la part des seigneurs. Par cet abandon ils deviennent citoyens, ils font cause commune. Dès lors, tout parti cesse, la confiance renaît, l'amitié se rétablit. Mais si les seigneurs se montrent plus attachés à leurs intérêts qu'à l'honneur d'être citoyens, le même peuple qui a eu le courage de s'emparer de la Bastille et de disperser une armée commandée par un grand général, les faira toujours trembler et finira par les détruire [...]». Il estime que la troupe ne garantit pas la sécurité mais, au contraire, augmente le danger ; ainsi, sa manière d'appréhender les événements, met la noblesse devant ses responsabilités. «Leur salut est entre leurs mains. Ils n'ont qu'à manifester leur générosité ou plutôt à se désister des droits reconnus généralement pour injustes. Et les seigneurs qui fuient leurs châteaux pourront y revenir et y vivre en paix. La vertu devenant leur partage, ils auront la confiance publique, chacun volera à leurs secours et, dans peu, eux et nous, serons tous délivrés de ces brigands, répandus dans les campagnes [...]». Voulant mettre à exécution ses idées par des actes, il se démet de sa charge de capitaine de la garde. «Je crois qu'il est de notre sagesse de mettre notre entière confiance aux décrets qui émaneront des Etats-généraux».‎

‎lettre autographe signée Nombre de document : 1 Nombre de page : 2 In-4 Adresse au dos avec reste de cachet de cire. papier bruni‎

Reference : 24641

‎(VOLTAIRE, F.M. AROUET, PSEUD.)‎

‎Dieu et les Hommes. Oeuvre Theologique; mais raisonnable. Par le Docteur Obern. Traduit de Jaques Aimon.‎

‎A Berlin, Chez Christian de Vos, 1769. viii, 264 pp. 8vo. Contemporary marbled boards, one joint with small damage, spine ends very lightly damaged. Bengesco, ii, 178; Peignot, ii, pp. 189-190;R. Darnton, The Corpus of Clandestine Literature in France 1769-1789, 154; not in Thomas, Checklist. Rare first edition. 'The subtitle of Dieu et les Hommes describes this treatise as a 'theological but rational work', and the first chapter is entitled 'Our crimes and follies'. It is thus easy to guess the nature of the book. In yet another passage that reveals Voltaire's profound convictions he describes the recourse to a god who rewards and avanges as the most powerful antidote against men's wickedness. In so doing Voltaire offers a bitter and disillusioned definition of civilisation, which is to be wicked and unhappy in towns instead of in the open air or in caves. Yet, oddly enough, Dieu et les Hommes purports to be a demonstration of the existence of a god. Voltaire achieved this by implying that an atheist is one who maintains that one can lie, murder and so on if one is the strongest. This was so obviously absurd that the reader no doubt drew his own conclusions about Voltaire's real intensions.Voltaire then proceeded to make yet another survey of the history of religion, showing that in so far as it is not absurd it is universal and ancient. .... When he comes to Christianity Voltaire exclaims that only a fanatic or a rascal could maintain that the history of Jesus must not be submitted to the light of reason. How else should it be examined. By the light of folly? He concludes with judicious ambiguity that Jesus existed, although everything we are told about him is untrue and although no contemporary reference to him is known. As for the 'innumerable frauds of the Christians', they did not prevent the success of the new religion, which was due to pagan beliefs absorbed by early devotees. In fact Christianity brought great evils to the world, including the murder in its name of 9,468,800 human beings' (Th. Besterman, Voltaire, pp. 398-400).The book was condamned to the fire by the Parlement de Paris on August 18, 1770. It was believed that the author was motivated by nothing other than to publish a set of sarcasms 'contre la loi de Moyse' and christian religion which the author tried to have pass as one of the most contemptible and foolish 'productions' of the human species. - Cords loosening but intact and firmly holding. ‎

Reference : 4513

‎VOLTAIRE (François-Marie Arouet de);‎

‎Dieu et les Hommes, Oeuvre théologique ; mais raisonnable. Par le Docteur Obern. Traduit par Jaques Aimon.‎

‎A Berlin chez Christian de Vos 1769 In-8 de VIII-264 pp. VOLTAIRE (François-Marie Arouet de). La Défense de mon Oncle. Sans lieu ni date (1767). In-8 de 108 pp. Les deux pièces reliées en 1 vol. in-8, veau havane marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎1. Edition originale. « Une des œuvres majeures dans l'arsenal polémique antichrétien de la vieillesse de Voltaire, en même temps qu'un essai sérieux d'histoire des religions dans une perspective critique. Dieu et les Hommes est une attaque frontale contre la tradition religieuse judéo-chrétienne » (R. Mortier). Bengesco, II, 178 ; L'Œuvre de V. à la B.N., 4277. 2. Nouvelle édition publiée l'année de l'originale, non signalée par Bengesco. Voltaire écrivit ce pamphlet en réponse à l'ouvrage anonyme : Supplément à la Philosophie de l'Histoire de feu M. l'abbé Bazin, nécessaire à ceux qui veulent lire cet ouvrage avec fruit, 1767, oeuvre de l'historien Larcher. Voltaire crut que l'auteur de ce supplément était l'abbé Foucher ; lorsqu'il découvrit en cours de rédaction son véritable auteur, il fit précéder son texte de l'Avertissement essentiel ou Inutile où se lit le nom de Larcher. Bengesco, 1743 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 4120. Note manuscrite à l'encre du temps sur la garde inférieure en regard du dernier feuillet imprimé : « ce volume contient Dieu et les hommes et la deffense de mon oncle ». Petite galerie de ver sur le plat inférieur. Bel exemplaire.‎

Reference : 7321

‎Napoléon tente de reconstituer les bataillons de la Grande Armée.‎

‎Lettre de Napoléon écrite au retour de la désastreuse campagne de Russie, six jours après la signature du "Concordat de Fontainebleau", dans laquelle il tente de reconstituer les forces de la Grande Armée. Il accuse réception de la lettre du général Sorbier et donne ses ordres à son ministre de la Guerre. «Je vous ai envoyé des bases pour l'organisation du matériel de l'armée. J'attends l'application que vous en ferez. Il paraît d'après toutes ces données que la quantité d'hommes qui a été destinée pour le train d'artillerie ne sera pas suffisante. J'ai déjà pris le parti de réduire de beaucoup les bataillons d'équipage militaires, il faudrait faire la même réduction sur les bataillons du train d'artillerie. On pourrait réduire à moitié tous les bataillons qui sont à la Grande armée. Sur les 5 ou 6000 chevaux qu'on doit se procurer sur les lieux, une partie, je crois, est déjà rendue ou le sera dans le courant de février ; l'autre partie n'arrivera qu'en avril». Il donne ses instructions au bureau de l'artillerie, mais l'hécatombe de la Campagne de Russie, pèse lourdement sur les effectif. «Cela est bien entendu pour l'intérieur ; il faut aussi que ce soit pour la Grande armée. On me rend déjà compte qu'il y a beaucoup de chevaux en Allemagne et peu d'hommes et que les remontes sont arrêtées à Hambourg par défaut d'hommes [...]».‎

‎lettre signée Nombre de document : 1 Nombre de page : 1 p. 1/2 In-4 31/01/1813 Signée "Np". Tranches dorées. Etiquette épinglée : "Reçue le 31 Jr 1813. Env. de suite à M. le Gal Gassendy". légère pliure en coin‎

‎Bonaparte (Napoléon 1er) Napoléon 1769 1821 Empereur des Français. ( empereurs ). ‎

Reference : 7596

‎Magnifique lettre de Louise Colet à Victor Hugo.‎

‎Longue et magnifique lettre d'Italie de Louise Colet à son "grand ami et incommensurable esprit", Victor Hugo, sur son amitié inaltérable, l'interdiction de sa brochure sur l'anarchie des esprits en France, et son arrestation. «Depuis trois ans que ma santé est détruite et depuis six mois que pour raviver ce corps affaibli je vis en exil seule avec la nature, sans vous lasser vous m'avez envoyé par intervalle de ces fières et fraternelles paroles qui rappellent à la vie comme le claire amène au combat le soldat mourant. Comment vous remercier de cette dernière lettre qui m'est arrivée dans une heure de recrudescence de douleur et de découragement? Avec la persistance que je mets dans mes résolutions intellectuelles, mais qu'hélas! un jour mes forces physiques ne suivront plus, je suis allée à Milan et j'y ai publié la brochure que vous jugez n'être pas indigne de la cause que nous servons. Profondément touchée et galvanisée par votre noble lettre, je me crus assez forte il y a six jours (le 23 juillet) pour tenter de passer la frontière et de faire entrer en France deux cents exemplaires de cet écrit. J'ignorais qu'un arrêté ministériel du 14 courant adressé à tous les préfets, et à tous les commissaires de police, ordonnait la saisie de la Vérité sur l'anarchie des esprits en France. Je fus l'objet à Vintimille, près de Menton, de la plus grossière brutalité des douaniers français. Non seulement ils saisirent les deux cents exemplaires de ma brochure, mais le commissaire de police français de la gare me mit pendant cinq heures en état d'arrestation. Comme je protestai contre l'illégalité de cette détention préventive, il me menaça de me faire conduire en prison par deux gendarmes. Il se renseigna à Paris et à Nice par trois dépêches de ce qu'il devait faire de ma personne ; après cinq heures d'attente, par une chaleur tropicale dans le cabinet de ce drôle de la police, il reçut l'ordre télégraphique de maintenir la saisie de la brochure mais de mettre immédiatement Mme Louise Colet en liberté! Je retournai à San Remo indignée et plus malade et la nuit même j'écrivis le récit de cette indignité aux journaux italiens qui publient depuis un mois les articles les plus flatteurs sur cette brochure proscrite en France et dont l'auteur vient d'être arrêté sur le territoire italien». Elle en a adressé le récit à Auguste Vacquerie et Louis Jourdan et espère qu'ils le publieront dans le Rappel et le Siècle. «Je m'attends à la suppression immédiate de ma pension littéraire ; ce sera presque la misère dans mon état de santé ; n'importe il en faut peu pour vivre et pour mourir. L'important est de mourir debout et sans renier ses doctrines. Je mourrai sous peu et j'espère sans reproche pour ceux qui m'ont bien connue. D'ailleurs ai-je le droit de me plaindre en songeant à tous les grands et vrais martyrs d'une politique infâme. Qu'attendre de ces hommes qui vont faire déporter Rochefort et qui ont osé faire arrêter Ernest Lefèvre? Ces deux nouvelles m'ont causé un douloureux saisissement [...]. Et votre chère Adèle, qui m'est restée bien chère, va-t-elle mieux? Je vous en prie, si vous daignez répondre à cette douloureuse lettre, un mot sur elle! Tout ce qui tient à vous m'intéresse profondément. Je finis, j'ai une fièvre ardente, et j'écris tristement adieu n'osant dire au revoir. Je vous bénis du fond de l'âme».‎

‎lettre autographe signée Nombre de document : 1 Nombre de page : 6 In-16 28/07/1873 bon‎

‎Colet Louise 1810 1876 Femme de lettres, poétesse, maîtresse de Musset et de Flaubert. ( Ecrivaines Femmes Poétesse ) ‎

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