Del Duca 1955 in8. 1955. Broché. 4 volume(s). Les Rois maudits est une saga historique en sept tomes de Maurice Druon qui retrace la chute des derniers Capétiens au début du XIVe siècle. L'œuvre mêle authenticité historique et souffle romanesque pour dépeindre les intrigues complots et luttes de pouvoir à la cour de France en s'appuyant sur une recherche solide et des sources fiables
Bon état bords légèrement frottés couverture tachée et jaunie intérieur propre
Hachette / paris match / lidis 1970 in4. 1970. Reliure editeur. 5 volume(s). abondamment illustré
Bon Etat de conservation tranche tachée de rousseurs sur le tome 5 intérieur frais bonne tenue
[A. Desrez] - FROISSART, Jean ; (BUCHON, J.A.C.) ; [ DRUON, Maurice ]
Reference : 70104
(1835)
Nouvellement Revues et augmentées d'après les manuscrits avec Notes, Éclaircissements et Glossaire par J. A. C. Buchon., 3 vol. in-4 reliure demi-basane verte, dos à 4 nerfs ornés, A. Desrez, Paris, 1835. Rappel du titre complet : Les Chroniques de Sire Jean Froissart Qui traitent des Merveilleuses Emprises, Nobles Aventures et Faits d'armes advenus en son Temps en France, Angleterre, Bretagne, Bourgogne, Ecosse, Espagne, Portugal et autres parties.
Exceptionnel exemplaire des Chroniques de Froissart, annoté par Maurice Druon pour préparer la rédaction des "Rois Maudits". Maurice Druon a souligné ou signalé certains passages, placé quelques annotations dans le texte, et glissé notamment deux feuillets portant diverses annotations autographes. La première série de notes sur une feuillet à en-tête "Maurice Druon" glissé dans le chapitre CXXIV du livre I Partie I, évoque l'été 1338, "le roi d'Angleterre à Anvers sur l'invitation d'Artevelde. Le roi croit tout arrangé. Atermoiements de la coalition. Les alliés se défilent sous prétexte différents" etc... "Phil VI certainement autoritaire et mufle s'est brouillé avec Hainaut son beau-frère" etc... Maurice Druon y précise notamment le numéro des pages concernées. Un autre feuillet, d'apparence plus récente, à en-tête du Directeur de Cabinet du Ministère des Affaires Culturelles (Maurice Druon en fut le ministre d'avril 1973 à février 1974), est glissé dans le chapitre XIII du Livre III, les qq. notes évoquent Orthez, Hôtel à la Lune, Ecuyer de Gaston de Foix Ernauton du Pan, Phébus fait la sieste, dors jusqu'à nonne, soupe à minuit". On sait que Maurice Druon évoquera la figure de Gaston Phébus dans le septième et dernier tome des "Rois Maudits" paru en 1977 : "Quand un Roi perd la France". Si l'exemplaire est d'apparence assez modeste (dos frotté), Maurice Druon avait cependant souhaité y marquer son attachement en y apposant ses beaux ex-libris "Académie Française, A l'Immortalité". Cet exemplaire tout à fait remarquable est un témoignage direct de la manière dont l'histoire "romancée" par Maurice Druon s'enracine dans les sources historiques du Chroniqueur Froissart, pour aboutir à ce chef-d'oeuvre du roman historique du XXe siècle.
D'un secrétaire perpétuel à un autre.Les Rois Maudits, exemplaire Genevoix Paris, Del Duca, 1965-1966. 7 vol. (140 x 210 mm). Cartonnages et jaquettes illustrées de l'éditeur. Première édition Plon. Tous les volumes sont dans le premier tirage. Envois signés sur cinq tomes : « À Monsieur et Madame Maurice Genevoix qui habitent glorieusement et pour l'agrément de leurs amis, à l'emplacement de l'ancien Hôtel de Nesle où se déroule en partie ce récit. Hommage d'affection, Druon, 1966 » ; « À Monsieur et Madame Maurice Genevoix, pour qu'ils trouvent à leur retour d'Ibérie, sous cette tente des Rois maudits, les pensées très chaleureuses de leur admirateur affectueux, Druon, Juillet 1966 » ; « À Monsieur et Madame Maurice Genevoix, avec mes souhaits d'une heureuse fin d'été devant leur immense miroir de Loire, et pour leur renouveler mon très affectueux attachement, Druon, Juillet 1966 » ; « À Monsieur et Madame Maurice Genevoix pour porter sur ce livre sorti des presses le jour même du scrutin de Décembre, le témoignage de mon immense gratitude, de ma joie, et de mon très affectueux dévouement, Maurice » ; « À mes chers Maurice et Suzanne Genevoix, amis, en hommage de fervente affection, Maurice ».
Maurice Druon est baigné par son ascendance dans la littérature : il est le neveu de l'écrivain Joseph Kessel, l'arrière-petit fils d'Antoine Cros, troisième et dernier roi d'Araucanie (aujourd'hui région du Chili), et l'arrière-petit neveu du poète Charles Cros. Avec son roman Les Grandes Familles en 1948, il reçoit le Prix Goncourt qui lui confère une place dans le Paris littéraire. Mais la célébrité ne sera atteinte qu'avec la saga historique et littéraire que forme Les Rois maudits. La fresque de Maurice Druon s'ouvre au début du XIVe siècle, lors du plus vaste procès dont l'Histoire ait gardé le souvenir : celui contre les Templiers. Jacques de Molay, le grand-maître de l'Ordre, meurt sur le bûcher en lançant sa terrible malédiction contre le roi de France, le pape et les grands du royaume « Maudits, tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ! » Druon n'a jamais caché que sa série avait été le résultat d'un« travail d'atelier » : au nombre des collaborateurs qu'il remercie dans sa préface, on relève les noms de Gilbert Sigaux, Matthieu Galey, Pierre de Lacretelle, José-André Lacour et Edmonde Charles-Roux parmi quelques nègres de moindre envergure. Le principal collaborateur fut Georges Kessel, le frère de Joseph. Historien et journaliste, il avait épousé en 1938 l'actrice Janine Crispin, que l'on retrouve en 1973 dans l'adaptation télévisée des Rois Maudits. 30 ans plus tard, l'auteur américain George R.R. Martin publie A Song of Ice and Fire, adapté à partir de 2011 sous le titre de Game of Thrones, avec le succès mondial que l'on sait. Martin cite les Rois Maudits comme le modèle absolu du genre et sa source d'inspiration première. Il publiera trois volumes (A Game of Thrones en 1996, A Clash of Kings en 1998 et A Storm of Swords en 2000. L'édition originale française, parue chez Pygmalion, paraîtra entre 1998 et 2000. Très belle collection complète de la première édition Plon, qui suit l'originale parue chez Del Duca entre 1954 et 1960. Cette nouvelle série est publiée reliée, dans des cartonnage éditeur avec des jaquettes illustrées, à partir de janvier 1966. La dernier tome est livré en décembre de la même année. Maurice Druon viendra compléter son cycle en 1977 avec un septième volume. L'exemplaire de ce volume est dans l'édition originale (premier tirage, sans grand papier), avec sa jaquette. Précieuse provenance littéraire, d'un secrétaire perpétuel de l'Académie française à un autre : candidat au fauteuil de Louis Gillet, au mois d'avril 1946, Maurice Genevoix s'était retiré devant Paul Claudel. Il fut élu le 24 octobre suivant, sans concurrent, au fauteuil de Joseph de Pesquidoux et fut reçu le 13 novembre 1947 par André Chaumeix. « Tu humanisais merveilleusement la fonction », regrettera Joseph Kessel lorsque Maurice Genevoix avait démissionné en 1973, avide de liberté pour écrire. Comme au lendemain de la Grande Guerre qui a vu naître sa vocation littéraire, Genevoix avait alors retrouvé « avec ivresse » le Val de Loire de son enfance et sa propriété des Vernelles, sur les bords du fleuve : une manière de prendre congé de soi-même - sur la pointe des pieds - pour mieux se retrouver ailleurs, dire adieu à tout ce que l'on fut, le lettré, le soldat, le confident des académiciens - pour revenir à l'écriture. Au soir de la vie, le seul enjeu est une dernière journée de liberté. C'est pour écrire ce grand livre d'une seule journée que Maurice Genevoix a rompu les chaînes : « Ce roman que j'ai toujours souhaité écrire, dira-t-il, celui d'un jour entre les jours, pareil à hier, à demain, où passeraient l'amour et la mort, la tempête et l'embellie... ». Le sixième tome est particulièrement émouvant, puisque Maurice Druon vient tout juste d'être élu à l'Académie française : « À Monsieur et Madame Maurice Genevoix, pour porter, sur ce livre sorti des presses le jour même du scrutin de décembre, le témoignage de mon immense gratitude, de ma joie et de mon très affectueux dévouement. Maurice ». Maurice Genevoix y assuma pendant quinze ans, de 1958 à 1973, la charge de secrétaire perpétuel. Jean Mistler lui succédera de 1973 à 1985 : le 7 novembre 1985, c'est au tour de l'auteur des Rois maudits de remplacer Mistler, démissionnaire pour raisons de santé. Il occupera cette charge pendant 13 ans, jusqu'en 1999, soit à peu près la même durée que Maurice Genevoix. L'Académie française, depuis 2004, récompense du Prix Maurice Genevoix un ouvrage illustrant les valeurs morales et humaines. De la bibliothèque de Maurice Genevoix, aux « Vernelles » (ex-libris).
Éditions famot 1977 in8. 1977. Relié. 3 volume(s).
Très Bon Etat intérieur frais
Plon 1965 in8. 1965. Broché.
Bon état pages non coupées intérieur propre
Editions du Rocher 2002 177 pages 14x22x2cm. 2002. Broché. 177 pages.
Bon état tranche un peu ternie intérieur propre
Crémille 252+295+250 pages in12. Sans date. Relié. 252+295+250 pages.
Etat Correct qq taches rousseurs tranche
Le livre de poche / Le livre de poche 1989 188 pages Broché. 1989. broché. 188 pages.
Etat Correct défraîchis
Druon Holesch Kessel Kipling Varende MORAND VIALAR Tolstoi Léon
Reference : 100102442
(1968)
Gautier-Languereau 1968 in8. 1968. Broché.
Bon état cependant rousseurs sur tranche intérieur propre avec jaquette rhodoïd emboîtage défraîchie abîmé
Plon 1967 in8. 1967. Cartonné.
tranche de tête ternie taché de rousseurs intérieur propre
Hachette 1964 in8. 1964. Cartonné.
jaquette défraîchie bords frottés tranche ternie intérieur propre
Rencontre 1966 315 pages petit in8. 1966. relié. 315 pages. Relié simili cuir bleu dos avec motifs et titre. Chronologie carte
Très Bon Etat très frais
Del duca -plon 1966 collection les rois maudits #5. in8. 1966. Cartonné jaquette.
Bon Etat légèrement jauni quelques taches
Librairie d'éducation de la jeunesse in4. Sans date. Cartonné.
Etat Correct
Del duca 1956 in8. 1956. Relié.
Bon Etat de conservation reliure un peu lâche intérieur uniformément jauni propre
Editions du Rocher 1997 554+370+602 pages 24x16x4cm. 1997. Broché. 554+370+602 pages. Circonstances en 3 volumes - I circonstances - II circonstances politiques 1954-1974 - III - circonstances politiques II 1974-1997
Très Bon Etat
Exemplaire de tête de son premier texte offert à sa future femme Paris, Julliard, (26 janvier) 1962. 1 vol. (150 x 2025 mm) de 285 p. et [1] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 50 premiers exemplaires sur alfa d'Avignon, celui-ci un des hors commerce réservés à l'auteur. Envoi signé : «Pour ma chère Madeleine qui connaît ces Seigneurs et connaît cette Plaine par cœur, comme elle connaît l'auteur dans la peine et dans le bonheur. Maurice, 1962».
La première nouvelle, Le Sonneur de Bien Aller, parut dans la revue Littérature en 1943 et constitue l'un de tous premiers textes écrits par Druon, qui le rédigea en compagnie de Joseph Kessel dans le sud de la France, à Anthéor, au pied de l'Esterel, dans la villa-refuge de Germaine Sablon. C'est là, dans cette sorte de phalanstère azuréen, que Druon et Kessel vécurent plusieurs mois entre 1941 et 1942, fuyant Vichy et rêvant d'un avenir d'écriture et d'action. Kessel y écrira Les Maudru et amorcera Le Tour du malheur, tandis que Druon façonne ses premiers textes, Mégarée, La Dernière Brigade... et ce Sonneur de Bien Aller, premier jalon d'une oeuvre en devenir. Ce récit d'allure médiévale et fantastique, tout imprégné de traditions rurales, de chasse et de sonneries d'attaque, met en scène un monde archaïque et brutal. Il évoque une mémoire collective en train de s'éteindre, un univers d'avant la machine, peuplé de seigneurs et de valets, de superstitions et de luttes sanglantes. Ce conte rude constitue la première - et la plus longue, avec à «L'Hôtel de Mondez» qui clôt le recueil - des 13 nouvelles qui composeront le recueil Des seigneurs de la plaine, publié vingt ans plus tard. Tout ce recueil, composé avant Les Rois Maudits, annonce l'univers de la fresque à venir. Important exemplaire, offert à celle qui n'est alors que sa secrétaire particulière, mais déjà sa confidente : Madeleine Marignac. Née en Espagne dans une famille de souche paysanne du Sud-Ouest, Madeleine Mérignac est la fille d'un officier de la Légion d'honneur mort prématurément. Élevée dans la rigueur, elle reçoit une instruction exigeante à la Maison d'éducation des Demoiselles de la Légion d'honneur, avant de suivre une formation de secrétaire chez Pigier. Indépendante, sérieuse, elle vit modestement rue de Grenelle, à quelques rues de Maurice Druon. Elle rencontre ce dernier à la parution des Grandes Familles et devient sa secrétaire, dactylographiant ses manuscrits avec une rigueur orthographique et syntaxique remarquable. Présente à chaque étape de la rédaction des Rois Maudits, elle en devient une collaboratrice discrète mais constante. Son nom figure du tome I au tome VI - performance qu'elle ne partage qu'avec Pierre de Lacretelle et Georges Kessel. Elle devient au fil des ans sa confidente, puis sa compagne, suppléant Edmonde Charles-Roux dans le coeur de Druon. Leur relation devient officielle en 1967, quand il rentre à l'Académie française, et le couple se marie l'année suivante.
s. n. | Paris s. d. [1970] | 15 x 19.5 cm | Une photographie
Photographie originale en noir et blanc représentant Maurice Druon dans son costume d'académicien. Bel exemplaire. Nous joignons l'enveloppe manuscrite adressée au dédicataire par Maurice Druon. Hommage autographe signé de Maurice Druon à l'encre bleue en marge droite de la photographie : "Avec mes meilleurs souhaits Druon." Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Pastorelly | Monte-Carlo 1957-1958 | 12 x 19 cm | 2 volumes brochés sous chemise et étui
Édition originale sur papier courant pour le second volume, mention de mille pour le premier. Petites rousseurs sans gravité sur les tranches supérieures. Agréable ensemble présenté sous chemise et étui en plein cartonnage blanc. Précieux envoi autographe signé de Marcel Pagnol à Maurice Druon sur chacun des volumes : "à Maurice Druon, écrivain véritable, hommage du romancier amateur, son ami, MarcelPagnol. 1958" et "Cher Maurice, puisque ça te plaît, voilà la suite. Mais rassure-toi, il n'y en a plus qu'un ! affectueusement, Marcel." * "C'est par Joseph Kessel que Marcel et Maurice firent connaissance. [...]Contrairement à certains représentants de l'intelligentsia parisienne, Maurice Druon a parfaitement reconnu le caractère universel et intemporel des récits de Marcel Pagnol : 'Communiquer et durer, les deux buts de l'art d'écrire', lui rappelle-t-il. (Nicolas Pagnol, Thierry Dehayes (éd.), Je te souhaite beaucoup d'ennemis comme moi.Correspondances intimes et littéraires, 2017, p. 252) L'écrivain véritable, selon l'humoristique formule de Pagnol dans ce premier envoi, a été subjugué parLa Gloire de mon père : "Cher grand Marcel, Cest une merveille ! Savoureux, plaisant, tendre, français parce que provençal, et provençal parce que latin ! La caresse du soleil et le parfum des « herbettes », la saveur de lhuile dolive, et la nostalgique glissade du temps. On lit cela avec laccent, et aussi avec une petite larme dans le coin du sourire. Des souvenirs dans la grande lignée. Comme tu es humain sous de plaisantes apparences ! Jai limpression, maintenant, dêtre devenu un de tes amis denfance, en te lisant. Et jattends la suite à La Gloire de mon père comme une récompense. Je tadmire et je tembrasse. Maurice P.-S. : Je noublierai jamais lessai des fusils de chasse contre la porte des cabinets. Je hurlais de rire, seul, à deux heures du matin, dans le silence de la rue de Grenelle." (lettre du 29 mars 1958, ibid.) Pagnol fera référence à cette lettre passionnée dans l'envoi suivant "puisque ça te plaît, voilà la suite". Druon saluera également le second volume de ses souvenirs dans une lettre "Si je te parle moins du Château de ma mère, cest que je ne puis que te répéter tout ce que je tai écrit pour le premier volume. Comme je me réjouis quil y en ait un troisième ! Ce sont les Bucoliques dAubagne. 'Vous seuls savez chanter, bergers de la Provence !'" (ibid., lettre du 1er juin 1958). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Exemplaire avec ses manuscrits de travail, offert à sa future épouse Paris, Hachette, 1964. 1 vol. (145 x 230 mm) de 93 p. et [1] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 200 premiers exemplaires hors commerce (n° 5). Envoi signé : «À vous, chère Madeleine, en vous remerciant de tout ce que vous avez fait pour [Le Pouvoir] et son auteur… Avec encore un peu de lumière toscane pour éclairer mes tendres pensées. Maurice 31-1-65». Conservés dans l'exemplaire : 23 f. manuscrits (sur papier bleu ou blanc) - notes et maximes qui lui serviront, telles quelles ou modifiées, pour la rédaction de son texte.
Publié en 1964, Le Pouvoir reflète une réflexion nourrie de l'expérience, au moment où Druon - encore romancier et historien - est déjà sollicité comme homme public. Ce texte dense, volontiers critique, interroge les ressorts profonds de la domination : légitimité, morale, force, manipulation... Des thèmes qui annoncent, par leur gravité, les futures charges de Druon comme ministre ou académicien. Cet exemplaire en est une version vivante, augmentée d'un précieux ensemble de 23 feuillets manuscrits, rédigés à l'encre bleue ou noire, sur papier blanc ou bleu : notes, maximes, fragments, pensées, aphorismes - autant de matériaux préparatoires à l'écriture du livre. Certains d'entre eux ont été repris dans l'ouvrage, parfois tels quels, d'autres sont restés inédits, réservés à la méditation privée ou à l'échange intellectuel entre proches. Par leur spontanéité et leur ton, ces feuillets forment le laboratoire discret d'un ouvrage important dans l'oeuvre de Druon, paru dans le sillage de ses chroniques politiques, alors qu'il est de plus en plus sollicité pour ses prises de position publiques. La dédicace à Madeleine Mérignac, que Druon épousera peu après, témoigne de la place qu'occupait cette dernière dans l'élaboration de ses textes. Confidente, correctrice, inspiratrice - Madeleine fait partie intégrante de cette “lumière toscane” qu'il évoque dans son envoi, qui fait probablement référence à un séjour partagé en Italie.
Lettres d'un europeen, 1943-1970 ~ DRUON Maurice +ENVOI BROCHE ETAT BON +ENVOI DE DRUON PLIS SUR COUV PELLICULE FRAGILIS2
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
Exemplaire pour sa femme, Madeleine Paris, Plon, (5 juillet) 1965. 1 vol. (165 x 210 mm) non paginé. Broché, non coupé. Édition originale Un des 200 premiers exemplaires hors commerce sur vélin (n° 8). Envoi signé : «Pour ma chère Madeleine, première éditrice de ce texte, et pour une larme qui m'a donné confiance. Maurice, 1965».
Publié entre deux volets de sa série des Rois maudits, Les Tambours de la mémoire est un récit plus personnel et introspectif, dans lequel Druon s'interroge sur les bruissements de l'histoire dans la conscience des vivants. Son style y fait entendre ces fameux « tambours » qui résonnent de génération en génération : l'écho des morts, des défaites, des engagements, des honneurs perdus ou transmis. C'est aussi un texte sur la mémoire collective, le poids du passé, et les héritages invisibles que les individus, souvent à leur insu, portent en eux. L'année suivante, Druon est pressenti pour intégrer la coupole de l'Académie française : il y sera élu en 1967. Touchant exemplaires offert et adressé à Madeleine Mérignac, secrétaire, compagne puis épouse de l'écrivain. Elle joua un rôle essentiel dans la vie littéraire et personnelle de Druon, comme en témoigne ici cette allusion poétique à son soutien - « une larme qui m'a donné confiance » - ainsi qu'à son rôle décisif dans l'édition du texte, peut-être même à titre de première lectrice et inspiratrice.