2000 2000, Anne Carrière, in-8 broché de 154 pages, couverture ornée d'une illustration couleurs de Bruno Mallart. Un traître brosse le portrait d'un homme ordinaire que le spectacle de l'occupation a d'abord laissé indifférent, mais qui est rattrapé par l'Histoire et va devoir rendre compte et de ses origines et de ses actes. | Etat : Bon état général (Ref.: Ref8752)
Reference : 16317
Les Kiosques
Les Kiosques, rue Prosper Ferrero
83000 Toulon
France
04 94 913 130
Si vous désirez retirer l'ouvrage sur place, veuillez-nous prévenir <b>48 HEURES A L'AVANCE</b> : les ouvrages peuvent être classés dans des locaux éloignés du point de vente principal.<br /><br /> Envoi dès réception du règlement. <br />Modes de paiements acceptés : mandat, virement, virement bancaire à distance, chèque, CB (sauf AmEx). <br /> <br /><b>IMPORTANT: toujours attendre la confirmation de disponibilité par mail avant l'envoi du règlement. </b><br />
s. n. | s. l. s.d. (1870 ?) | 11 x 6 cm | une feuille
Billet autographe signé de Victor Hugo à l'encre sur une coupure de presse: "Par le Ph.[are] de la L[oire] d'aujourd'hui j'apprends que je suis un traître j'en prends acte" Ce modeste mais puissant billet est emblématique dune mythique tradition hugolienne des copeaux. Comme exutoire, catharsis à ce trop plein de pensées et dagitations, l'écrivain accumule les fragments promis à un destin funeste : "Lécriture hugolienne a aussi son versant sauvage. Hugo est un graphomane : lécriture est pour lui un geste impérieux, qui na ni lieu ni heure. Des mots, des phrases, des pages lui viennent constamment à lesprit, quil sempresse de noter [...] il saisit littéralement le premier bout de papier qui lui tombe sous la main : lettre reçue, verso dun prospectus, page arrachée dun livre Le spectacle matériel de ces fragments décriture, aux formes, matières et couleurs variées tels des confettis épars au lendemain dune fête, est en soi la meilleure métaphore du jaillissement littéraire hugolien, et de son extraordinaire liberté."(Thomas Cazentre, "Victor Hugo, l'écriture rituelle", BnF). * Un copeau acéré donc, une écharde même, une riposte instantanée et miraculeusement parvenue écrit sur un coin de journal de Jersey ou Guernesey, où lon lit dailleurs au verso les mots « channel islands », ce cri du cur est donc lancé depuis l'exil. Lacte de « traîtrise » inscrit par Hugo le laissait déjà deviner. Littérairement comme politiquement, Hugo a été entouré dautant dadmirateurs que de féroces détracteurs : décrié, parodié, pastiché Comment ne pas penser à ses vers immortels des Contemplations ? «De la chute de tout je suis la pioche inepte; Cest votre point de vue. Eh bien, soit, je laccepte» (« Réponse à un acte daccusation », I, 7) Le ton de ce billet s'en rapproche beaucoup, par cette réponse ferme, sans état d'âme, presque indifférente, d'un homme pour qui le combat esthétique comme politique entraîne inévitablement dinnombrables insultes. On accuse ici de traître celui qui sest plutôt à attelé à soutenir les innocents et dénoncer l'ultime parjure du 2 décembre qui l'a contraint à l'exil. Hugo l'a vécu comme unetrahison de la souveraineté populaire et des engagements républicains.En écrivantNapoléon le Petit,Les Châtimentset plus tardHistoire dun crime: « il met violemment en cause la traîtrise du président Bonaparte et la bassesse de tous ceux, nombreux, qui ont rendu possible, désiré, accompagné ou approuvé le coup dÉtat » (Stéphane Haber. Découvrir Victor Hugo. Editions Sociales, 2022, Les propédeutiques). Pendant ces années dexil, Hugo souffrit également des divisions et des renoncements parmi les républicains exilés. Lamnistie de 1859 entraîna le retour de nombreux proscrits, tandis quil choisit de demeurer à Guernesey tant que lEmpire subsisterait. Cet isolement croissant, lindifférence de certains anciens compagnons et les querelles internes de lopposition purent être ressentis comme autant de défections. C'est donc même parmi les soutiens que viennent les critiques les plus acérées : bien queLe Phare de la Loiredéfende des idées libérales et subit de nombreusespoursuites et des condamnations judiciaires sous l'Empire, Hugo a eu plusieurs démêlés avec cette publication qui lui est pourtant habituellement favorable.Dès 1845, il répond à un article en se défendant de s'être enrichi : « Je ne dois rien à qui que ce soit. Je n'ai jamais fait marchandise de rien. Je fais un peu l'aumône, le plus que je puis. Personne ne manque de rien dans ce qui m'entoure. Quant à moi, je porte des paletots de vingt-cinq francs, j'use un peu trop mes chapeaux, je travaille sans feu l'hiver, et je vais à la Chambre des pairs à pied. Du reste, je remercie Dieu : j'ai toujours eu les deux biens sans lesquels je ne pourrais pas vivre, la conscience tranquille, l'indépendance complète. » La même publication l'accusera d'avoir vendu des ouvrages de sa bibliothèque offerts par dillustres auteur
1948 1948. Edgar Wallace: La Porte du traître/ Hachette l'énigme 1948 . Edgar Wallace: La Porte du traître/ Hachette l'énigme 1948
Bon état
Marcinelle, Dupuis, 1982 ; in-4, 40 pp., br. PATROUILLE DES CASTORS LE TRAITRE SANS VISAGE n°9.
PATROUILLE DES CASTORS LE TRAITRE SANS VISAGE n°9.
Gallimard Broché, pliures en dos de couverture, pages légèrement jaunies, intérieur propre.
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
Gallimard Broché, comme neuf.
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.