Paris, Didier, 1882 ; in-12, broché, couverture beige imprimée. ÉDITION ORIGINALE. La recherche du beau moral dans les ouvrages de l’esprit et la préoccupation de mettre chaque auteur à sa vraie place, d’après ce que la lecture de ses écrits est susceptible de produire dans les âmes. Jamais la critique n’avait vu de plus haut les hommes et les choses. C’est le dernier ouvrage de longue haleine sorti de la plume du poète qui mourra à Lyon le 13 décembre 1883. Victor de Laprade ne pouvait prendre plus noblement congé du public. La dernière phrase du poète est pessimiste : “Comment ces muses charmantes... célestes à l’origine, sont-elles à ce point déchues de leur ministère sacré ? Elles concourraient dans les temples de l’Egypte et de l’Inde, aux rites les plus augustes ; dans les stades de Delphes et d’Olympie, sur l’Acropole, elles aidaient la poésie dans la noble mission d’enflammer le courage des héros et d’agrandir l’âme des citoyens. Sur l’orgue et sur les vitraux des cathédrales, elles exécutaient... de mystiques symphonies. Au bout de leur carrière héroïque et sacrée, comment ces deux filles (la peinture et la musique) des sanctuaires sont-elles venues à ce point de desservir avec tant d’arrogance nos hypocrites et somptueux lupanars ?... Dans cette domination capricieuse qu’elles ont conquise, elles cessent de rien représenter qui tienne à l’esprit, à l’intelligence, à la liberté morale... l’âme est absente, l’homme est vaincu, la nature règne despotiquement, l’art est fini. FIN.”Exemplaire à l’état de parution non coupé.
Reference : 46402414
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