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‎(PICASSO Pablo). ‎
‎Gravures. ‎

‎ Bibliothèque nationale, 1966. Plaquette in-8 carré brochée, photos de Picasso par Man Ray et par Irving Penn en couverture, 22 pp. suivies des illustrations (env. 80 pp.). ‎

Reference : 3592


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5 book(s) with the same title

‎MERLE (Jean-Toussaint)‎

Reference : 24921

(1821)

‎Description historique et pittoresque du Chateau de Chambord,. offert par la France à S.A.R. Mgr le Duc de Bordeaux. Dédiée aux communes de France par MM. Merle et Périé, ornée de gravures, de plans et de cartes.‎

‎ Chambord sous toutes ses couleurs [Paris], Imprimerie de P. Didot l'aîné, [1821]. 1 vol. in-folio de 2 f. n. ch. (faux-titre et titre , présentant chacun une vignette lithographiée), 33 p. imprimées sur papier de différentes couleurs (vert, bleu, rose, crème), avec 3 vignettes lithographiées, 11 planches lithographiées (dont 2 plans) sur fond teinté et sur papiers de couleurs, avec rehauts de couleurs à la main. Demi-maroquin cerise, dos lisse orné de guirlandes et fleurons dorés, coins en vélin vert, couverture imprimée conservée. Unique édition de ce très bel album, établi au moment de la souscription nationale en faveur du duc de Bordeaux, futur comte de Chambord. Rarissime sinon unique exemplaire imprimé sur papiers de couleurs : les différentes parties du texte sont tirées sur papier vert, crème, rose et bleue, ainsi que les planches gravées, toutes rehaussées à la main. Les titres et têtes de chapitres sont également enluminées dans d'éclatants coloris, rendant cet exemplaire tout à fait exceptionnel : aucun autre exemplaire sur papier de couleur et rehauts n'est référencé. Onze planches et plans gravés, dessinés par Fragonard, Périé, Villeneuve, Dupré et Desmadryl. ‎


‎Un symbole du pouvoir royal et de la puissance de la France : c'est ainsi que François Ier, son bâtisseur, a voulu Chambord, un palais surgit au coeur des terres marécageuses de Sologne. Le vaste domaine boisé de Chambord fut à l'originale acheté en 1392 aux comtes de Blois par la famille d'Orléans : lorsque le duc d'Orléans devient roi de France en 1498 sous le nom de Louis XII, le domaine de Chambord devient alors propriété de la Couronne. C'est à son retour d'Italie en 1516 que François 1er décide de réaliser l'édifice, dont le chantier s'ouvre en 1519, sur l'emplacement d'un ancien château fort. À partir de 1526, 1 800 ouvriers travaillent à la construction du château, qui va nécessiter quelques 220 000 tonnes de pierres de tuffeau. Elle s'achève après de multiples agrandissements en 1547, à la mort du roi, par l'aile des appartements royaux. Chambord n'est pas conçu pour être une résidence permanente : François Ier n'y passe que quelques semaines, pour quelques parties de chasse et pour démontrer à des souverains et ambassadeurs son pouvoir et affirmer sa puissance face à son rival, Charles Quint. Le plan du château et ses décors ont été conçus autour d'un axe central : le fameux escalier à doubles révolutions qui mène à l'immense terrasse supérieure et au foisonnement féérique des cheminées et chapiteaux sculptés qui la jalonnent. En 1639, Louis XIII offre Chambord à son frère Gaston d'Orléans, mais il faut attendre le règne de Louis XIV pour que l'édifice soit enfin achevé : ce dernier faire couvrir la chapelle et relie les quatre appartements du vestibule nord du premier étage en enfilade pour en faire son logis, avec la création d'en théâtre - une architecture intérieure que l'on retrouvera au château de Versailles : Molière y a donné sa première représentation du Bourgeois gentilhomme le 14 octobre 1670. Chambord sera relativement épargné par la Révolution : le château est pillé et le gouvernement révolutionnaire fait vendre le mobilier en 1792, mais le monument échappe à la destruction. Il connaît ensuite une longue période d'abandon avant que Napoléon n'en fasse don en 1809 au maréchal Berthier, prince de Neuchâtel et Wagram, en remerciement de ses services. Ce dernier n'y fait qu'un court séjour et sa veuve, Elisabeth de Bavière, demande en 1821 rapidement l'autorisation de vendre cette grande demeure en mauvais état. Grâce à une souscription nationale qui fait grand bruit, le domaine est offert au jeune Henri d'Artois, duc de Bordeaux - petit-fils du roi Charles X -, né l'année précédente, sept mois après l'assassinat de son père, le duc de Berry et, pour cette raison, baptisé «l'enfant du miracle». C'est à cette occasion qu'est réalisé l'ouvrage : il est imprimé par le maître-imprimeur de l'époque, Pierre Didot : c'est le fils de François-Ambroise Didot et le frère aîné de Firmin Didot, qui grave les caractères utilisés pour le volume. Le volume se compose d'un avant-propos (2 p.), d'une introduction (4 p.), de l'Origine et description du Château de Chambord (10 p.) et enfin des Anecdotes historiques sur le Château de Chambord (17 p.) : des textes qui rassemblent, pour la première fois, nombre de données passionnantes et de premières main sur l'histoire du Domaine et la construction du château. Son auteur est Jean-Toussaint Merle qui, à l'aube de la période romantique, se laissent aller à la « la légende des fées bâtisseuses» : «les historiens du XIXe se sont laissés prendre au piège de la vision de Chambord comme incarnation d'un rêve, réclamant le concours de puissances parallèles pour en comprendre la construction (...) Il est peu de monuments qui de tout temps aient aussi vivement impressionné l'imagination de ceux qui l'abordèrent [...]. Quant aux Romantiques, ils exultent, à commencer par les historiens du château, Merle et La Saussaye. C'est la demeure des fées, un « palais enchanté », un « château magique » [...]. Toute une légende s'est créée à son sujet et la réalité elle-même prend ici une allure de légende. On a voulu contre toute vraisemblance (surtout pour les deux premiers), y voir l'oeuvre de Vignole, du Primatice et de Léonard de Vinci." (cité par p. 33). Malgré cela, force est de constater le merveilleux de la réalisation : Merle et son dessinateur Périé, fascinés par la profusion sculptée des terrasses, expriment l'étendue de leur admiration en imaginant que seul un enchantement secret a pu permettre aux sculpteurs de venir à bout d'un si bel ouvrage : « Nous ne craindrions pas de dire qu'une seule niche, une seule cheminée, un seul couronnement de croisée, a dû coûter une année de soins au ciseau de l'artiste le plus exercé ; et comment l'imaginer cependant, quand on réfléchit qu'il serait impossible d'évaluer le nombre de ces prodigieux ornements ». A la suite des textes, onze planches viennent illustrer le recueil : elles sont l'oeuvre d'Antoine-Hilaire-Henri Périé de Senovert, mieux connu sous le nom d'Hilaire Périé : cet ancien élève de David sera, à partir de 1831, conservateur du Musée de beaux-arts de Nîmes : il donne les dessins in-texte, dont les célèbres Deux personnages de la cour se rencontrant en haut de l'escalier menant à la lanterne et le François Ier écrivant son célèbre distique sur une vitre, accompagné de sa soeur Marguerite de Valois, et plusieurs des gravures hors-texte : la Vue de lanterne qui termine le grand escalier, la Vue de l'escalier de l'aile d'Orléans, les Chapitaux et les Les Fragments d'architecture. On notera trois dessins de Jean-Honoré Fragonard : la Vue intérieure de la grande chapelle, celle de l'Oratoire de la Reine et celle du Grand escalier. Deux vues, celle du château prise du côté des appartements de François Ier la Vue de la façade du château, sont faites par Villenuve ; le plan du château est l'oeuvre de Dupré, le plan du parc de Chambord, qui clôt le recueil, est exécuté par le cartographe Narcisse Desmadryl. Toutes les planches sont gravées par Godefroy Engelmann, le futur lithographe du Faust de Goethe illustré par Delacroix. Il s'était installé dès 1816 à Paris, avec son beau-frère Pierre Thierry, pour créer leur imprimerie au 18, rue Cassette. Leur premier travail d'envergure est, en 1820, le Portefeuille géographique et ethnographique, qui rassemble diverses cartes géographiques, paysages, costumes et dessins scientifiques, qui leur apporte une première renommée que la publication sur Chambord viendra confirmer. Dès l'année suivante, ils seront associés au Voyages romantiques et pittoresques dans l'ancienne France dont le premier volume, consacré à la Normandie, paraît en 1822. Dès lors, Engelmann sera, sous la Restauration et la monarchie de Juillet, l'un des grands imprimeurs de prestigieuses entreprises lithographiques. L'ensemble du Domaine de Chambord est ensuite offert en 1821 par une souscription nationale au duc de Bordeaux, . Les événements politiques qui le conduisent en exil ne lui permettent pas d'habiter son château. Il ne le découvre qu'en 1871 à l'occasion d'un court séjour pendant lequel il rédige son célèbre « Manifeste du drapeau blanc » qui l'amène à refuser le drapeau tricolore, et par là-même le trône. À distance pourtant, le comte de Chambord est attentif à l'entretien du château et de son parc. Il fait administrer le domaine par un régisseur, entreprend de grandes campagnes de restaurations et ouvre officiellement le château au public. Après sa mort, en 1883, le domaine passe par héritage aux princes de Bourbon Parme, ses neveux. Le château et le parc sont propriétés de l'État depuis 1930 : le premier est le plus vaste des châteaux de la Loire, le second est le plus grand parc forestier clos d'Europe (5441 ha). Plusieurs épreuves séparées des gravures sont conservées au cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale de France - toutes sur papier vélin blanc -, ainsi qu'un exemplaire, sur le même papier vélin courant de l'édition, fortement piqué comme dans tous les exemplaires. L'exemplaire conservé aux Archives départementales du Loir-et-Cher est également dans cette même condition et l'ouvrage est manquant à la BnF. Aucun exemplaire avec les planches sur papier de couleurs et / ou rehaussé n'est connu. Aurore Montesi. Iconographie du château de Chambord : imaginaire et réalité. Art et histoire de l'art, Université de Lorraine, 2013 ; Dominique Lerch, Pour une histoire de la lithographie en France : Engelmann, un passage obligé, Le Vieux Papier, 2017. ‎

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‎GRISPOLDI, Gaspare ; [ GRISPOLDI, Gaspar ]‎

Reference : 66463

(1625)

‎[ Recueil de 47 gravures : ] [ Creazione ] 4 gravures [Suivi de : ] [ Opere de Misericordia ] 7 gravures [Suivi de : ] Emblemata Evangelica ad XII signa coelestia sive totidem anni menses accommodata, 13 gravures [ Suivi de : ] [Il Prodigo Figlio ] 4 gravures [Suivi de : ] [ Histoire de Joseph ] 6 gravures [ Suivi de : ] [Opera Cristiana in Emblema ] 4 gravures [ Suivi de : ] Brevi meditationi de' sette dolori et allegreze di San Giosefo, 6 gravures‎

‎1 vol. in-8 format à l'italienne (25,5 x 17,7 cm) reliure demi-vélin blanc, cartonnage ancien en plat avec titre manuscrit, s.l.n.d. [ Venezia , circa 1610-1640 ]. Contient : [ Creazione ], 5 gravures numérotées de 3 à 7, format 17 x 12,2 cm [Suivi de : ] [ Opere de Misericordia ] 7 gravures numérotées de I à IIIIIII, format 16,2 x 12,2 cm [Suivi de : ] Emblemata Evangelica ad XII signa coelestia sive totidem anni menses accommodata, Quibus Christus homines, qui Astris ad distinguenda tantum tempora initio a Deo (ut est Gen. I) conditis, idolatricum cultum prestiterant per has ipsas creaturas ad unius omnium Creatoris cultum revocat, et regnum celeste mystice of oculis ponit ; 13 gravures, format 19,2 x 11 cm [ Suivi de : ] [Il Prodigo Figlio ] 4 gravures numérotées de 1 à 4, format 19,8 x 13,2 cm [Suivi de : ] [ Histoire de Joseph ], 6 gravures numérotées de I à VI, format 17 x 12,2 cm [ Suivi de : ] [Opera Cristiana in Emblema ] 4 gravures format 17 x 12 cm [ Suivi de : ] Brevi meditationi de' sette dolori et allegreze di San Giosefo. Al Molto Illre [... ] Sigre Ricciardo Mazzi Gigli Senatore Imolese, 8 gravures format 15,2 x 11 cm.‎


‎Rassemblant 7 séries de gravures différentes, le présent recueil devait contenir à l'origine 49 ou 50 planches, les 2 premières ont été supprimées, probablement suite à un dégât par le feu, visible en angle en marge intérieure dans la première moitié de l'ouvrage. Les angles des 8 premières gravures ont été coupés et restaurés (les coupures n'affectant que marginalement les impressions). Le recueil avait été numéroté à la main, et l'absence d'une gravure numérotée 9 correspond soit à une probable erreur initiale de numérotation, soit à un manque dans la seconde série ("Misericordia"). On connaît peu de choses sur la vie du graveur Gaspare Grispoldi, dont on sait qu'il fut notamment actif à Venise de 1610 à 1625. Nous n'avons pu découvrir aucune trace d'un recueil comparable par son importance et sa diversité. ‎

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EUR3,500.00 (€3,500.00 )

‎MAGNENEY Claude ( graveur français - graveur du roi - 17e siècle ) :‎

Reference : 52523

‎Collection de 233 gravures avant la lettre , destinées pour servir à l'ouvrage '' Le Recueil des armes de plusieurs nobles maisons et familles tant Écclésistiques , Princes, Ducs, Marquis, Comtes, Barons, Chevaliers, Escuyers...''.‎

‎"10. S.d.s.l. ( Paris, ca. 1633 ), in-folio, 295 x 197 mm (champs des gravures 241 x 155). Relié dans un album plein veau (reliure fin 18e - début 19e s.). Sur le dos titre doré '' Recueil de divers armes''. Reliure avec traces d'usage du cuir. L' album se compose ainsi/ [1] 1 gravure de titre de l'ouvrage, avant la lettre (!) [2] 16 gravures avec 6 blasons, type chaine avec croix de Malte, les blasons restés vide, sans nom de graveur. [3] 38 gravures avec 6 blasons, type chaine avec croix de Malte, avec couronne différent de [2], blasons vide, avec ''C.Magneney fecit et execudit''. [4] 3 gravures, six blasons, trois premiers avec casque, blasons vide, sans de graveur. [5] 36 gravures, six blasons avec deux branches de laurier, ''C.Magneney fecit et execudit''. [6] 16 gravures, idem [5] mais couronne différente, ''C.Magneney fecit et execudit''. [7] 28 gravures, idem [5] mais couronne différente, ''C.Magneney fecit et execudit''. [8] 2 gravures, idem [5] mais couronne différente, ''C.Magneney fecit et execudit''. [9] 9 gravures, six blasons vides, casque avec deux lions, sans graveur. [10] 5 grav., six blasons vides, casque porté par lions, loup, dragons, monogramme CM [11] 9 gravures, six blasons vides, casque porté e.a. par unicorne, sans graveur. [12] 2 gravures, six blasons vides, casque porté par unicorne, sans graveur. [13] 50 grav. six blas. vides, casque avec 4 plumeaux, sans graveur. [14] 18 gravures, six blas. vides, différentes casques, sans graveur. De la Bibliothèque Charles de Launet, avec ex-libris imprimé. Le verso du titre contient une note manuscrite, datée 1810 (début d'un catalogue de livres - seulement 4 titres répertoriés). Les tirages sont de bonne qualité et faites sur papier de haute qualité. Le relieur a pris le soin de faire des petites restorations de papier à 2 ou 3 pages. Ensemble très soigné !. Collection extraordinaire qui a été vraisemblablement formé après la mort du graveur-éditeur. Ainsi on a préservé ce témoin de son activité; chose rare à cet époque.."‎


Phone number : 0032 496 381 439

EUR950.00 (€950.00 )

‎GEILER VON KAISERBERG, Johann.‎

Reference : LCS-18010

‎Doctor Keiserbergs Postill uber die fyer Evangelia durchs Jor, sampt dem Quadragesimal und von ettlichen Heyligen newlich ussgangen - « A la fin » : Getruckt unnd seligklich vollendt durch Joannem Schott zu Strassburg… Datum anno Christi 1522. Éditions originales rarissimes de deux textes réformateurs illustrées de 204 gravures sur bois originales de Hans Wechtling (actif de 1502 à 1526) et Heinrich Vogtherr (1490-1556) remarquablement enluminées à l’époque.‎

‎Édition originale ornée de 141 bois gravés entièrement coloriés à la main en 1522, dont le portrait à pleine page de Geyler, 40 bois à pleine page et 100 bois dans le texte. Strasbourg , J. Schott, 1522. In-folio, car. goth., 35 ff. (sur 37) ornés de 6 grands bois à pleine page; 118 ff. ornés d’1 bois gravé à pleine page ; (28) ff. (sur 29) ornés de 18 grands bois à pleine page ; 110 ff. ornés de 6 grands bois à pleine page ; 41 ff. (sur 42, manque le f. 38) ornés de 9 bois à pleine page. Port. sur bois au titre, attribué à Wechtelin. [Postille sur les quatre évangiles pour toute l’année, le carême et les fêtes de quelques saints.] Manque les feuillets xv-xvi de la 1ere partie, a1 de la 3e partie, xxxviii, soit 332 feuillets sur 336. Principales déchirures : page de titre de la 2e partie déchirée, une demi-page de texte manquante au feuillet lxiii, déchirure avec manque aux ff. C6 et E2 partie 2. Demi-vélin à nerfs, plats cartonnés décorés. Reliure de l’époque. 282 x 192 mm.‎


‎Édition originale ornée de 141 bois gravés entièrement coloriés à la main en 1522, dont le portrait à pleine page de Geyler, 40 bois à pleine page et 100 bois dans le texte. Geyler de Kaiserberg est un fameux prédicateur, né à Kaiserberg (Alsace) en 1445, mort à Strasbourg en 1510. Il étudia la philosophie et les belles-lettres à Fribourg en Brisgau, puis la théologie à Bâle. En 1478, il fut appelé à Strasbourg comme prédicateur. Sa réputation fut immense ; il s’élevait avec indignation contre l’incurie et les vices des moines dans un langage pittoresque et imagé qui, à cette époque, arrachait des larmes d’admiration, et qui, aujourd’hui, paraîtrait baroque et dépourvu de goût. On dut à ses prédications l’abolition de certaines cérémonies catholiques contraires à la dignité du culte divin. La chapelle de Saint-Laurent, où il prêchait, étant devenue trop petite, on construisit, en 1486, la magnifique chaire qu’on voit encore aujourd’hui dans la cathédrale de Strasbourg. « Ouvrage très rare ; avec beaucoup de gravures sur bois de la main de Hans Wechtlin (nommé Pilgrim), sur le titre le portrait de l’auteur. Incomplet ». (Catalogue de la collection de tableaux anciens et modernes de M. C. Rhaban Ruhl, n°596) Superbe illustration, principalement due à Hans Wechtlin, constituée d’un grand portrait de Geiler au titre, de quarante grands bois gravés à pleine page (huit de ces planches sont répétées, soit un total de 32 bois originaux), et de 100 bois gravés (quart-de-page ou de moindre taille), certains répétés. « L’art de Hans Wechtlin, artiste cité au début du XVIe siècle dans les archives de la ville de Strasbourg, est connu uniquement par la série des quarante-trois gravures sur bois représentant différents épisodes de la vie de la Vierge et de la vie du Christ. Ces gravures n’apparaissent jamais toutes dans un même livre et la première d’entre elles à avoir été imprimée se trouve dans un ouvrage de 1506 (...) sorti des presses de Johann Knobloch (...). Par la suite, et hormis deux exceptions qui peuvent s’expliquer par un prêt ponctuel, l’ensemble des bois se trouve en la possession de l’imprimeur Johann Schott. (...) Devant la force de ces images et leur impact sur les fidèles, il n’est pas étonnant que Johann Schott ait pu facilement les réutiliser pour illustrer d’autres textes religieux (...). Les estampes de Hans Wechtlin ont certainement été vendues à l’unité, car elles remplaçaient facilement, et à moindre coût, les petites peintures de dévotion. Le prédicateur strasbourgeois Johann Geiler y fait d’ailleurs allusion dans un de ses sermons : « Si tu ne sais pas écrire ni même lire, alors prends pour toi une image où est dessinée la visite de Marie à Élisabeth, tu en achètes une pour un pfennig, regarde-là et considère combien elles ont été heureuses, et reconnais‑le dans la foi ». (...) Johann Schott est l’imprimeur strasbourgeois qui a commandé très tôt et presque systématiquement des bois sur mesure à des peintres, et l’art de Hans Wechtlin est, en ce début de siècle, un des plus novateurs à Strasbourg » (Alice Klein). Les gravures sur bois de notre recueil avaient donc pour fonction d’instruire, d’émouvoir et de marquer les esprits. Le fait que ces gravures soient ici coloriées renforce encore l’impact que ces images pouvaient avoir sur les lecteurs, et le caractère précieux de l’objet. Hans Wechtlin était peintre à la cour du duc René II en 1506 et fut actif à Strasbourg jusqu’à la fin de la deuxième décennie du XVIe siècle. « En 1516, le peintre et dessinateur Hans Wechtlin se trouve désigné comme membre de la maitrise de la corporation des peintres et indiqué comme un des principaux maîtres dans les différends qui surgirent entre la Municipalité, le Conseil des Vingt et les gâte-métiers, et ceux où fut mêlé Hans Hage, établi depuis 1506 à Strasbourg. Il faut remarquer que dans les registres de Strasbourg il est nommé toujours comme peintre, mais jamais comme graveur sur bois, de manière à nous laisser dans l’incertitude quant à cette dernière attribution […] Il se rapproche dans son style de celui de Hans Baldung Grün, mais avec moins de fantaisie et d’énergie dans le dessin. Ses premières gravures sur bois, comme celles de la Passion de 1508 et quelques-unes de ses pièces en clair-obscur, appartiennent encore à l’ancien style allemand de composition du commencement du XVIe siècle, tandis que ses clairs-obscurs postérieurs dénotent un développement plus libre de son talent et plus analogue à l’époque… » (J.D. Passavant, Le peintre-graveur). Hans Wechtlin was a German Renaissance artist, active between at least 1502 and 1526, whose woodcuts are his only certainly surviving work. He was the most prolific producer of German chiaroscuro woodcuts, printed in two or more colours, during their period in fashion, though most of his output was of book illustrations. He was born in about 1480-85, presumably in Strasbourg, then in Germany and now in France, where his father, also called Hans Wechtlin, was a cloth merchant. Most of his identified works are woodcut book illustrations, the first, scenes from the Life of Christ, are from a Strasbourg book of 1502, and the last is a Strasbourg title-page of 1526. In 1505 he began a year of employment as a painter to René II, Duke of Lorraine in Nancy. After he left Nancy he was in Wittenberg in 1506‑1507, where he must have met the court painter, Lucas Cranach the Elder. He became a citizen of Strasbourg in 1514, and by 1519 was a master of the painter’s guild there. He left 19 single-leaf woodcuts, apparently made in the period 1505-15, and is mainly remembered for his 12 chiaroscuro woodcuts, which are all extremely rare. The dating of these has been much discussed by art-historians, as part of the very tangled issue of the development of the German chiaroscuro woodcut. Bartrum assigns them "towards the end" of the 16th century. No surviving paintings are attributed to him, although a few drawings have been, tentatively. As with most artists in woodcut, art historians now consider that Wechtlin probably just designed the woodcuts, leaving the block-cutting to a specialist "formschneider" who pasted the design to the wood and chiselled the white areas away. The quality of the final woodcuts, which varies considerably, depended on the skill of the cutter as well as the artist. His best known book illustrations in his own time were 135 woodcuts from Sebastian Brant's 1502 edition of Virgil's Aeneid, "perhaps the most influential book illustrations ever produced in Europe", though the attribution to him is not universally agreed. This was the first printed Virgil with illustrations. En tête du volume se trouve relié : Beringer, Jacob. Das Nüw Testament kurtz und grüntlich in ein Ordnung und Text die vier Evangelisten mit schoenen Figuren durch auss geführt sampt den anderen Apostolen : und in der keiserlichen Stat Speyer volendet durch Jacobum Beringer Leuiten. Strasbourg, Johann Schott, 1527. In-folio de 217 feuillets, 63 grands bois à pleine page enluminés à l’époque, manquent le titre et les 3 feuillets xii, xiii et ccv avec deux bois, 2 ff. avec des bois coupés aux 2/3. Édition originale de ce Nouveau Testament, dans la traduction luthérienne, « harmonisé » par Jacob Beringer, chapelain de la cathédrale de Spire et sympathisant luthérien. Ouvrage illustré de 63 grands bois à pleine page en coloris d’époque, attribués pour certains à Henrich Vogtherr (1490-1556). Cinq de ces illustrations ont été caviardées en raison de la présence de scènes de nudité ou de représentations du diable. Jacob Beringer a combiné entre eux les quatre Évangiles pour en faire un récit continu, pratique relativement courante au XVIe siècle. « D’où la conception de grandes planches précédées d’un résumé de huit vers et présentant simultanément plusieurs scènes qui s’inscrivent dans l’espace et visualisent les événements ou paraboles principaux, selon l’ordre chronologique. L’esprit en est analogue à celui de vitraux narratifs, mais l’espace restreint de la feuille et la non séparation des épisodes aboutissent à des collages parfois disparates, mais qui, dans les meilleurs planches, celles de Voghterr pour les Épîtres, sont d’un effet visuel assez étonnant, grâce à une composition habile, où un humour bonhomme et faussement naïf est souvent présent. Huit illustrations sont de Voghterr (titre - ici absent -, pl. 27 des Évangiles, 7 et 11 des Actes des Apôtres, 5 à 7 et 11 des Épitres), les autres provenant de deux mains différentes, deux compagnons restés anonymes. On sent tout de même que Voghterr a été le maître d’œuvre et qu’il a supervisé l’ouvrage de ses aides, esquissant plus d’une fois une composition ou un personnage (...). Les illustrations, surtout celles de la main du maître, contiennent d’assez nombreuses attaques anticatholiques (…). En‑dehors du frontispice et de quelques planches de Voghterr d’une composition claire et équilibrée malgré les contraintes particulières qui lui étaient imposées, on aurait tendance à juger trop sévèrement la majorité des autres planches, souvent trop foisonnantes et dont les nombreux petits personnages parfois malhabiles prêtent à sourire. Mais le plaisir de la narration est si apparent, de nombreux détails si savoureux qu’il ne faut pas bouder son plaisir et considérer ces images comme des bandes dessinées avant la lettre ». (Muller). Ce graveur vécut principalement à Augsbourg, Wimpfen, Strasbourg, Zürich et Vienne. A travers l’évolution de la vie mouvementée de cet artiste contemporain de Luther (1490-1556), nous notons une double influence. D’une part, celle de la Réforme sur les productions artistiques : celles-ci changent de nature, de support, de thème et de fonction, pour devenir essentiellement des images imprimées illustrant ou accompagnant l’écrit. D’autre part, l’influence inverse de l’art sur la Réforme : les transformations artistiques et esthétiques ont accompagné - et parfois précédé- les idées de la Réforme, l’art de la gravure ayant surtout un rôle pédagogique, didactique, et propagandiste. Mais pas uniquement ; il sait parfois être également ludique et décoratif. Les caractéristiques principales de ce graveur sont : - la dialectique très présente chez Vogtherr entre l’art engagé (propagande religieuse) et l’art ornemental (jouissance privée). - l’appartenance et la fidélité de l’artiste à la Réforme sans laquelle "il serait sans doute resté un artiste, ou plutôt un artisan de second ordre". - son insertion (mais de manière moins radicale que Dürer) dans le mouvement social et politique qui a abouti à la guerre des paysans de 1525, surtout à travers la figuration du Karsthans, le paysan évangélique des Flugschriften, les tracts illustrés et polémiques. - la spiritualité propre de Vogtherr, très anti-cléricale, et nourrie d’une véritable spiritualité évangélique. Vogherr graveur étant aussi écrivain, les sources écrites sont prises en considération. Parmi les images les plus intéressantes pour un bibliste et théologien, mentionnons sa collaboration à la Leieinbibel de 1540, une Bible entièrement en images (186 gravures), ses 200 vignettes pour la Bible de Köpfel - die gantz Bibel - (1529-1530), ses métaphores visuelles de la foi (Le navire des pèlerins ; le réformateur en jardinier), d’étranges gravures comme L’homme divinisé (Der vergottet Mensch), où textes et images s’interpénètrent en une sorte de profession de foi mystique. En matière d’image, la Réforme ne fut pas uniquement iconoclaste ; elle fut aussi iconographe, c’est-à-dire qu’elle utilisa l’image comme une écriture. Recueil exceptionnel dont les 204 gravures, 103 à pleine page et 101 in texte, ont été magnifiquement peintes à la main à l’époque. Bibliographie : Premier titre : Dacheux 8 ;. VD16 G 788 ; Alice Klein, Les gravures d’illustration de Hans Wechtlin, peintre et graveur à Strasbourg à l’aube du XVIe siècle. Ritter 986. Illustration : 141 bois gravés (portrait de 19 x 16 cm environ, 40 bois de 21,5 x 16,5 environ, et 100 bois de 8 x 5 cm environ). Second titre : Pietsch 114 ; Bibelsammlung der Wurttembergischen Landes-bibliothek, Stuttgart 1987, n° E 167 & 168 VD16 B 4378 ; Frank Muller, Heinrich Voghterr l’Ancien. Un artiste entre Renaissance et Réforme, pp. 244 à 246 ; Ritter 2309.‎

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‎Gustave Doré (1832-1883)‎

Reference : est245p1

‎Gravures de Gustave Doré : Contes de Charles Perrault‎

‎Ensemble des gravures de Gustave Doré, réalisées pour les Contes de Charles Perrault. Dimension moyenne des gravures : 36 x 27,5 cm. En 1862, Pierre-Jules Hetzel demande à Gustave Doré de créer des illustrations pour une nouvelle édition des Contes de Charles Perrault, en format in-folio avec des gravures pleine pages qui mettraient en exergue les éléments majeurs de chaques contes. Entre gothique et romantisme, Gustave Doré reprend ses registres de prédilection en mêlant des scènes champêtres, nocturnes, romantique voir érotique comme celles de Peau-D'âne dénudée. Les gravures sont réalisées par différents graveurs : Pisan, Pannemaker, Facnion, Louis-Henri Brevière, Louis Dumont, Emile Deschamps, Delduc, Charles Maurand, François Perdon, Perrichon, Boetzel et Hebert. Certains sont présents plus que d'autres, comme Pannemaker, ou encore Pisan qui propose des nuances de noir magnifique dans ses gravures. Ces 40 gravures sont dans leur jus et possèdent des défauts, tels que des marges abîmées, bruni, des rousseurs et épidermures. Les images possèdent très peu voir aucune perte. Sachez qu'il est possible pour nous de faire nettoyer les oeuvres par un professionnel à un prix avoisinant les 30 euros. Sachez qu'il est possible d'obtenir des photos supplémantaires sur simple demande.‎


‎Il ne manque aucune gravures des 40 présentes dans le reccueil, néanmoins nous ne savons pas de quelle édition elles sont extraites. Elles se composent ainsi : Une gravure qui fait office de frontispice au livre et qui s'intitule : La lecture des contes en famille. Trois gravures pour le conte de Cendrillon : Cendrillon au bal; Cendrillon approchant la chaussure de son pied; Cendrillon ne pouvant deviner comme cette citrouille pouvait la faire rentrer au bal. Quatre pour le conte de Barbe bleue : Ne pas ouvrir la porte, Les voisines et les amis; Dieu soit loué ! Ce sont mes frères; Ils lui passèrent leur épée au corps. Six pour la belle au bois dormant : Le fils du roi qui régnait alors demande ce qu'était ces tours; Il la vit sur un lit; Marche vers le château; Cette femme n'avait point ouïe parler des défenses du roi; Il entre dans la salle des gardes; Ce n'était que des corps étendus d'hommes et d'animaux. Trois gravures pour le petit Chaperon rouge : Elle recontre le loup; Avec ses grandes dents il avait mangé une bonne grand-mère; Le chaperon rouge fut bien étonne de voir comment sa grand-mère était faîtes. Quatre gravures du Chat Botté : Blés appartenant à M.Carabas; Au secours ! Il se noie; Le chat s'informe de l'Ogre; L'Ogre le reçu aussi civilement que le peut un ogre. Onze illustrations du petit Poucet : Les parents; Il récupère des cailloux; Il sème les cailloux; Dès qu'ils se virent seuls ils mirent à pleurer; Il grimpa en haut d'un arbre; Une femme vint leur ouvrir; L'ogre et sa femme; Il les tira du lit; Il coupa les gorges de ses filles; Il tira les bottes de l'ogre; Ils mangèrent d'un grand appétit. Une gravure pour les Fées : Une pauvre femme vint à elle et lui pria de lui donner à boire. Six illustrations pour le conte de Peau-d'âne : La joie de se trouver si belle; Ils demandent au roi de se remarier; Le roi consulte un druide; Il vint des rois de tous pays; La jeune princesse, outrée d'une vive douleur, n'imagine rien d'autre; Elle partit la même nuit dans un joli cabriolet. Une gravure pour Riquet à la Houppe : Elle vit sous ses pieds comme une grande cuisine pleine de cuisiniers.‎

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