La Religion considérée comme l'unique base du bonheur et De la véritable philosophie. Ouvrage fait pour servir à l'éducation des Enfans de S.A.S. Monseigneur le Duc d'Orléans, & dans lequel on expose & l'on réfute les principes des prétendus Philosophes Modernes. Par Madame la Marquise de Sillery, ci-devant Madame la Comtesse de Genlis. A Paris, A l'Imprimerie Polytype, 1787. in 8°, demi-basane fauve, dos à nerfs orné, tranches mouchetées, plats frottés (Reliure de l'époque). (2)ff.-x-415 pp.-lxxv pp.-(1)f.
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| EDITION ORIGINALE. Ce livre fut écrit pour le duc de Chartres, futur Louis-Philippe, que la comtesse son « gouverneur » avait elle-même préparé à faire sa communion. Elle le destinait par extension aux « enfants de toutes les classes [qui] y trouveront des vérités utiles et des principes qui conviennent à tous les hommes. » Catéchisme dans sa première partie, l'ouvrage devient polémique dans la seconde. La comtesse critique sévèrement les « philosophes », réfutant à la fois leur conception de la religion établie, et celle qu'ils se font de la morale individuelle et sociale. Sont ainsi visés Fontenelle, Bayle, Montesquieu, Helvétius, d'Alembert, Diderot, Rousseau et surtout Voltaire que Mme de Genlis poursuivit d'une haine tenace sa vie durant. Il est intéressant comparer ce volume avec Les Dîners du baron d'Holbach qu'elle fera paraître en 1822 et où elle reprend ces différentes critiques. |