Les Avantures (Aventures) du Baron de Faeneste - Comprises en quatre Parties / Les trois premières revues, augmentées, & distinguées par Chapitres / Ensemble, la quatrième partie nouvellement mise en lumière, le tout par le même Auteur Au Dezert - Imprimé aux dépens de l'auteur - Edition 1640 - In-12 (10,5 x 16 cm) - (xii) 308 pages (nombreuses erreurs de pagination, dont les trois dernières pages notées 260, 207 et 20V) - Reliure postérieure demi velin, très légèrement frottée et salie - Dos lisse sali, la pièce de titre en maroquin bordeau a déteint sur le velin, titre doré - Tranches rouge - Texte ex-dono manuscrit à la plume, en page de garde :" livre rare composé sur... de la Reine Marie de Medicis..." - Signet bleu - Petit manque de papier en bordure de la page 7 - Pâles et disparates rousseurs, et légères mouillures - Bonne tenue - Bon état intérieur - Poids : 250 g.
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| Edition Complète de cet ouvrage. Les trois premières parties avaient déjà été imprimées plusieurs fois. Le premier tirage d'après Brunet, "doit avoir paru en 1616 ou en 1617, mais on n'a pas pu encore rencontrer l'édition originale, bien qu'on en connaisse cinq autres sous la date de 1617... On ne connaît pas d'édition de la quatrième partie imprimée avant celle que renferme l'édition complète de 1630". Cet ouvrage est signalé comme ayant été imprimé au dépens de l'auteur, qui possédait tout le matériel d'une imprimerie, toutefois certains en attribu l'exécution à une imprimerie de Genève ou de Maillé... Satire sociale et religieuse tout à la fois, les Aventures du baron de Faeneste ne sont pas sans liens avec les Tragiques ; mais elles représentent (avec le Sancy), dans l'œuvre de Théodore Agrippa d'Aubigné (1552 - 1630), l'autre versant de la satire : celui du comique et du burlesque. L'œuvre se présente comme un dialogue entre deux personnages (Faeneste et Enay) entrecoupé de récits divers. Selon une tradition du récit comique, les deux interlocuteurs forment un couple constitué autour d'une opposition majeure entre l'être (Enay) et le paraître (Faeneste), sur laquelle se greffent des oppositions corrélatives : Catholique (Faeneste) contre Huguenot (Enay), homme de cour (Faeneste) contre provincial (Enay), etc. De cette série d'oppositions procèdent différentes formes de satires : satire sociale du courtisan soucieux du seul "paraître", satire politique des mœurs de la Cour et des intrigues des parvenus, satire religieuse des dogmes et des pratiques catholiques. Ces satires visent ce qui constitue aux yeux de d'Aubigné le mal profond de la société française des années 1610/1630 : la dissociation de l'être et du paraître, perversion qui fausse les fondements du jeu social et inaugure l'âge des vanités. Selon un schéma fréquemment adopté par la littérature de l'époque, le Faeneste est constitué de l'intrication d'un discours dialogique et d'un discours narratif. 'uvre bigarrée s'il en est par sa composition, ses thèmes et sa langue (s'y entrecroisent le dialecte gascon, les patois de Saintonge, du Poitou, de la Picardie), le Faeneste réalise un amalgame de genres traditionnels, et annonce la littérature burlesque du XVIIIème Siècle... |