Rayons de miel. Eglogues. Paris, Bibliothèque de l'Occident, 1908. In-8, bradel demi-maroquin noir, tête dorée, couverture et dos (A. Devauchelle). 2 ff. blancs, 53 pp., 3 ff. blancs.
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| Un des 375 exemplaires sur vélin, seul tirage avec 25 Hollande. Précieux exemplaire : ENVOI AUTOGRAPHE AU CRAYON BLEU " AUX GIDE. FRANCIS JAMMES ". Les rapports de Gide et F. Jammes furent importants. En octobre 1895, Francis Jammes souhaitait rencontrer André Gide chez Mallarmé. Les premiers vers de Jammes attirèrent l'attention de Mallarmé et de Gide. Les deux hommes se rencontrent à Alger en 1896 peu de temps après le mariage de Gide, et en dépit de quelques brouilles leur amitié durera jusqu'à la mort de Jammes en 1938. Ils échangèrent une importante correspondance, plus de 400 lettres, dont une grande partie fut publiée par Robert Mallet chez Gallimard en 1948. Jammes a dédié à Gide Le Vieux Village (De l'Angélus de l'aubeä). Pour remercier Gide de sa participation à l'édition de Un Jour (cf n° 506), Jammes demandera à une jeune fille de venir fleurir sa tombe : " Tu mettras, en souvenir de Gide, des narcisses, car c'est lui qui paya l'édition d'Un Jour. " Francis Jammes a fait l'ébauche d'une étude sur l'ensemble de l'œuvre de Gide qui ne sera pas publiée ; plusieurs lettres en font état, finalement il se contentera d'écrire un article sur la Porte étroite en 1909. André Gide avait épousé le 7 octobre 1895 sa cousine Madeleine Rondeaux, on sait que ce fut un mariage blanc. Au cours de son voyage de noce Gide écrivit à F. Jammes " Je commence un infatigable repos, près de la plus tranquille des femmes ". À partir de cette époque, les lettres de Francis Jammes à Gide, renferment pour la plupart, à la fin, une formule de politesse à l'attention de Madame Gide. En 1925, Gide ne supportant plus son épouse, partira au Congo avec Marc Allegret. L'envoi figurant sur cet exemplaire est on ne peut plus simple et hâtif. Le G de Gide ressemble à un F ce qui est la graphie habituelle en début de mot. On peut supposer que F. Jammes, compte tenu des circonstances, n'avait pas envie d'en écrire plus. Peut-être envoya-t-il aussi à Gide un exemplaire plus personnel ; et puis on sait ce que faisait Gide des livres qui lui étaient dédicacés. |