FLAMENCA ; roman Provençal du XIIIéme siècle ; mis en Français moderne par W. et J. BRADLEY et décoré par Robert LANZ. Paris, Editions Georges Crès et Cie, 1927. In-8, carré, demi-chagrin marron à coins, dos à cinq nerfs surperbement orné de motifs et lettrage dorés et comportant en son centre une magnifique cigale dorée embléme du félibrige, plats marbrés soulignés de filets dorés, gardes marbrées vert, couverture conservée, tête dorée. Frontispice couleur sous serpente, préface XII pp, 90 pp. Bel exemplaire, insolation légére et uniforme du dos, quelques trés légéres rousseurs.
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| Tirage unique à 440 exemplaires, ici N° 233 sur grand papier non mentionné ; cette édition est publiée d'aprés le manuscrit unique de Carcassonne, traduit et accompagné d'un glossaire, par Paul MEYER. Paris, 1865. Le roman de Flamenca n'appartient ni au cycle Carolingien, ni à celui de la Table-Ronde. C'est un roman de mœurs qui a pour objet un mari jaloux et trompé. Le manuscrit unique et incomplet de ce roman est conservé à la Bibliothèque de Carcassonne , sous le n° 681. M. Raynouard l'a publié par extraits et analysé succinctement dans le tome XIII des Notices des manuscrits. Suivant lui , l'écriture du manuscrit est de la fin du treizième ou du commencement du quatorzième siècle, et l'ouvrage a dû être composé avant l'année 1264. Le roman commence par le récit des fêtes qui ont lieu à Bourbon-les-Bains , au sujet des noces du comte Archambaud avec Flamenca, fille du comte de Nemours. Le roi, qui y assiste, ne pense qu'à contempler la jeune fiancée. De là, jalousie d'Archambaud qui tient sa femme sous clef. Mais voici venir de Paris un parfait chevalier, Guillaume de Nevers, qui, par une ruse tout ingénieuse, prend la place du clerc à l'église , demande et obtient de voir la dame aux Bains, et devient son amant malgré la surveillance inquiète du mari. Telle est l'intrigue de ce roman , qui se termine par la description d'un tournoi où Guillaume fait merveille sous les yeux de Flamenca. Ce petit récit est charmant dans l'original, plein de détails caratéristiques et de jolis vers. La peinture de la jalousie d'Archambaud est parfaite et digne de Molière. Souvent il va dehors ; au dedans il brûle, au dehors il adore ; il est inquiet, tourmenté ; selon sa volonté il ne verrait aucun homme , il lui semble que quiconque parle, parle avec sa femme. |