| Les marguilliers étaient les laïcs (parfois les curés) membres du bureau de la fabrique (association de paroissiens gérants l'église), chargés de tenir le livre des comptes des ressources et dépenses de la paroisse. Plus généralement, ils assumaient avec le curé l'entretien matériel de l'église, des confréries, le secours aux pauvres... Leurs registres sont particulièrement importants pour la connaissance de l'histoire d'une paroisse. Le texte commence par le procès verbal d'installation des marguilliers et l'examen des comptes passés, par le vicaire général du diocèse de Clermont, Godefroy de Ganville, et le curé de la paroisse, Jean Pinturel. La suite donne les recettes de l'église jusqu'en 1791. Deux pages ont ensuite été rédigées par l'abbé Marinier entre 1815 et 1823 pour dresser la liste des dons fait à l'église (chasubles, bouquets, voiles, nappes, devants d'autels). Commence ensuite le registre dont les pages sont chiffrées ; c'est le début d'un nouveau registre des comptes des marguilliers après l'interruption du culte pendant la révolution : "commencé le 17 fructidor an II de la république (ou 4 sept. 1803). [...] Le dit registre contenant les moyens par lesquels les habitants de cette communes sont parvenus à réparer dans leur église les dégâts qu'y avait causé la révolution..." Le rédacteur fait ensuite un résumé rapide des circonstances de restauration du culte et de l'église suite aux dégradations de la révolution. La suite est l'inventaires des revenus financiers de la Fabrique provenant des dons en nature ou des recettes liées aux "royautés" des confréries (Saint Sacrement, saint Cyr, sainte Vierge, saint Roch... ), liées aux enterrement et services, aux sonneries de la cloche (enterrement d'un enfant, 4ème classe : 6 sols ; baptême : 9 sols ; mariage : livre 10 s. ...), les fondations de messes, l'usage du drap mortuaire, et surtout la "location" des bancs et chaises de l'église. Tout au long de l'énumération de ces recettes, dons et dépenses, on reconstitue un peu de la vie de l'église et des paroissiens (dont les noms et qualités sont donnés) à travers les événements religieux qui ponctuent leur quotidien pendant près d'un siècle. Très rare document original de l'histoire bourbonnaise. |