| Le Livre d'Abraham le Juif. Livre des figures hiéroglyphiques d'Abraham, prince des juifs, prêtre, astrologue (manuscrit fin XVII e siècle). En 1612, est imprimé le Livre des Figures Hiéroglyphiques, une soi-disant traduction en français d'un ouvrage de Nicolas Flamel. Selon ce livre, en 1357, il acquiert pour deux florins un ouvrage relié de cuivre, intitulé Le Livre d'Abraham le Juif, qui est constitué de vingt-et-un feuillets contenant des textes alchimiques qu'il ne comprend tout d'abord pas. Aidé de son épouse, Pernelle, il passe près de vingt ans, le soir, à déchiffrer l'ouvrage mais ses tentatives sont vaines. De nombreux alchimistes, sollicités par lui, ne parviennent pas à déchiffrer non plus le mystérieux manuscrit. En 1378, il rencontre à Saint-Jacques-de-Compostelle un vieux médecin juif converti, Maître Canches, qui l'accompagne vers Paris et lui livre diverses clefs d'interprétation. Malheureusement, Canches meurt en route, à Orléans sans avoir atteint Paris ni vu le manuscrit détenu par Flamel. Flamel utilise cependant les méthodes que lui a enseignées le vieux médecin et, le 17 janvier 1382, d'après lui, il serait parvenu à un premier résultat en transmutant du mercure en argent. Le 25 avril 1382 à 5 heures du soir il parviendrait enfin, toujours d'après ses dires, à transmuter du mercure en or. Il raconte en effet : « Je fis la projection avec de la pierre rouge sur semblable quantité de mercure [...] que je transmutais véritablement en quasi autant de pur or, meilleur certainement que l'or commun plus doux et plus ployable. » Cette histoire est tirée des textes supposés de Nicolas Flamel lui-même, sans pour autant qu'il expose le détail de sa méthode de travail. Il n'en demeure pas moins que, à partir de cette date il serait devenu particulièrement riche, participant à de nombreuses œuvres charitables et fondant pas moins de quatorze hôpitaux et trois chapelles. Toutefois sa fortune serait tirée de sa boutique. Ses contemporains affirmeront qu'il détenait le secret de la pierre philosophale, permettant de changer les métaux en or. Flamel vécu jusqu'à ses 80 ans, et en 1410, il dessina sa propre tombe, qui fut gravée avec des signes, symboles et arcanes alchimiques. Certains croient qu'il mourut juste après que la tombe fut achevée. Plus tard, un criminel local, qui voulait acquérir l'or de Flamel, alla sur sa tombe. Il n'y trouva rien, mais déterminé, il se rendit, équipé d'une pelle et d'une lanterne sur la tombe de Nicolas Flamel. Il ne trouva pas une once d'or dans la bière, ni même, à son grand étonnement le corps de l'adepte. Certains prétendent que c'était la tombe d'une autre personne, d'autres que Flamel avait falsifié sa mort, et s'appuient sur des documents qu'il aurait écrits après sa mort officielle le 22 mars 1417 (ancien calendrier) ou 1418. La pierre tombale est maintenant conservée au musée de Cluny à Paris. le Livre d'Abraham le Juif serait réapparu plus tard entre les mains de Richelieu, sans qu'on sache aujourd'hui ce qu'il est devenu. |