| EXTRAITS : Présentation (EXTRAIT DE LA PR.FACE DE Jean-Claude BOUVIER) : " Le Dictionnaire des dialectes dauphinois de l'abbé Moutier est dans la lignée des dictionnaires dialectaux qui ont fleuri un peu partout en France, tout particulièrement dans le domaine occitan, dans le courant du XIXe siècleä Mais celui que nous a laissé pour le Dauphiné occitan l'abbé Louis Moutierä est considéré par tous ceux qui l'ont approché ou utilisé comme un ouvrage exceptionnel, tant par son ampleur - plus de 25000 mots - que par la rigueur et la précision dont il fait preuve, notamment dans la définition des sens, dans l'observation de la variation linguistique et dans l'attention qu'il porte à la réalité phonétique du langage (ä) Le grand romaniste Von Wartburg ä ne tarissait pas d'éloges sur ce dictionnaire qu'il n'avait pas hésité à présenter comme " l'un des ouvrages les plus remarquables qu'il y ait dans ce genre "ä L'OUVRAGE CONTIENT : Une carte linguistique du Dauphiné, en quadrichromie, d'après Louis Moutier. - Préface et introduction (28 pages). Le dictionnaire de Louis Moutier (702 pages). - Annexe contenant la transcription en graphie classique (2 pages d'introduction dont tableau des graphèmes + 142 pages. - Bibliographie (15 pages), dont : 1. Sources utilisées par Moutier. II. Ouvrages et articles utilisés pour l'édition du dictionnaire de Moutier (sources secondaires) CHOIX D' ARTICLES : (A) = Alpes dauphinoises. (B) = Bas Dauphiné. (CH) = Charpey. (DI) = Diois. (H) = Haut Dauphiné. (M) = Moyen Dauphinéä brecà [bre'ka] (M) v.a. Guetter. Brecà lou mourlhet, guetter le grillon, perdre son temps à attendre. v.n. Rester debout, immobile, inactif, attendre en vain, être au guet. Dount ven que davant mi venè tant vous brecà ? (Roch Grivel, Théâtre patois, p.89). drapié [dra'pje] s.m. Martin-pêcheur, oiseau aquatique. Son nom lui vient de ce qu'autrefois on croyait que sa peau, par son odeur, préservait le drap de la teigne (Bouillet, Dictionnaire). meisou [mej'zu] (M), mesou (CH) ; meson (H) ; meijoun (A) s.f. Maison, habitation. Ce mot ne descend pas au-dessous de Loriol. À Montélimar on se sert de oustau. metafió, metifió, mitifió (M) s.m. Mi-fief, redevance féodale réduite à moitié. - n.pr. Nom de famille dauphinois. (cf. sobrefió, sur-fief, P. Meyer, Coutume de Montcuq, recueil d'anciens textes prov., p. 188). peto-cournóu (M) s.m. nom enfantin du pouce dans cette énumération : petit-petit, l'auriculaire, l'anri-det, l'annulaire, Jan dóus sóus, le majeur, curo-peiróu, l'indicateur, peto-cournóu, le pouce. pico-talou (M) s.m. oiseau imaginaire, attrape d'enfant. On pique avec une épine celui qui monte sur l'arbre pour prendre le nid de cet oiseau prétendu. pouant (M. B.) ; pouent (A) ; pouont (DI) ; pont (B) s.m. pont. Pouant de St-Bernard, ou plutôt, pouant de St-Paire Nà, arc du St-Père Noé, l'arc-en-ciel. roueinegue (B) s.m. Plante que je crois être la salsepareille, liset ou liseron épineux. roujo (M) s.f. Nœud que les enfants font aux habits de leurs camarades pendant qu'ils se baignent. À Loriol cette niche s'appelle buli-rousti, bouilli et rôti. |