Mémoire sur les Etats Généraux, leurs Droits, et la Maniere de les convoquer. S.l. (en Provence ?). 1788. 1 vol. 8°, sobre rel. 1/2 bas. r. (postér.), de 279pp (la pagination passe de IV à 5), note du 12 octobre ("on achevoit d'imprimer cet écritä"), append. ; rousseurs concentrées sur les pp 275-279 sinon très bon état
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| Essai, aussi célèbre qu'ambigu, qui valut à son auteur son heure de gloire et sa part de responsabilité dans la montée des périls révolutionnaires. Ce n'est pas que l'auteur appelle à la Révolution : étymologiquement, c'est même un parfait réactionnaire, souhaitant revenir aux formes de 1614 pour la désignation aux Etats généraux ; naïvement, il souhaite que le monarque, débarrassé des grands courtisans versaillais, règne en bonne intelligence avec les parlements provinciaux (détail significatif, sous le titre Launay a mis en exergue le texte et la traduction (gauchie) du Serment des Cortès qui, dans sa superbe (son insolence ?), vaut programme politique et avertissement : "Nous qui valons chacun autant que vous, & qui tous ensemble sommes plus puissans que vous, nous promettons d'obéir à votre gouvernement, si vous maintenez nos droits & nos privilèges ["fueros"], si non, non"). Réformiste parce que conservateur, lecteur de Vauban, il préconise que la Noblesse paie l'impôt comme les autres corps de la Nation, et souhaite "que le nombre des députés [du Tiers] égale au moins celui des deux autres ordres réunis". Député de la noblesse du Vivarais, il ne tarde pas à ouvrir les yeux et abandonne dès 1790 la Constituante pour l'exil. Plusieurs biographes ont narré la suite de ses navrantes aventures d'agent secret - ou double ? - jusqu'à son assassinat à Londres en 1812. // In fine, noms des députés de la province de Languedoc aux Etats Généraux de 1484, 1576 & 1614. // Cet ouvrage a connu plusieurs rééditions "plus correctes" en 1789ä Cioranescu XVIII/8204, Martin & Walter 428. |