La Guerre des Petits Dieux, ou le Siège du Lycée Thélusson par le portique républicain. Poëme héroïco-burlesque, suivi de mon Apologie, satire. Par l'auteur des Etrennes de l'Institut et de la Fin du dix-huitième siècle. A Paris, chez les Marchands de Nouveautés, an VIII (1800). in-12. 67pp. 1f. (1f.blanc). Broché, couverture muette.
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| Edition Originale. Pièce satirique composée par le journaliste et littérateur picard Charles de Colnet du Ravel (1768-1832) qui dès 1797, s'était fait libraire à Paris dans une boutique au coin de la Rue du Bac. "C'était un homme d'esprit, un peu bizarre, très indépendant, même quand il fut tout à fait enrôlé dans le bataillon royaliste, sans nulle morgue, nullement dévot, bon garçon, philosophe malgré tout, et chose singulière, quoique royaliste, point du tout courtisanî (Larousse). Dans cet amusant poème, l'auteur évoque les petits travers des sociétés littéraires de son temps.A la suite figure, avec une page de titre séparée, la réimpression d'un autre poème satirique intitulé ëMon Apologie' et où l'auteur critique vivement l'Institut établi depuis peu. On trouve par ailleurs, à la fin du volume, la transcription d'une lettre inédite de Rousseau à M. Altuna. La fin de Colnet témoigne de son authentique amour des livres : "La révolution de Juillet et les événements dont il fut témoin atteignirent profondément et douloureusement le journaliste sexagénaire. Il est un coup surtout qu'il ne out supporter : un jour, en longeant les quais, il vit flotter sur la Seine les livres de l'archevêché ; or c'était lui qui, sous le cardinal Fesch, avait été chargé de mettre en ordre cette bibliothèque ete d'en rédiger le catalogue ; Colnet, brisé de chagrin, les larmes aux yeux, la mort au cœur, rentra chez lui et il n'en sortit plus que dans un cercueil, le 29 mai 1832î (Larousse). Un papillon imprimé et collé p. 53 contient les vers oubliés à l'impression de cette page. Quelques rousseurs. |