| ROUSSEAU (Thomas.) |
Lettre à M***, sur les spectacles des boulevards. A Bruxelles ; et se trouve à Paris, , chez les libraires qui vendent les Nouveautés, 1781 ; in-8, bradel, demi-toile brune du XIXe siècle. 2 ff., 82 pp., 1 f. errata. ìDITION ORIGINALE. Ce Rousseau n'a rien à voir avec Jean-Jacques de Genève qui écrivit une lettre à d'Alembert sur les spectacles. Thomas Rousseau, natif de Paris en 1750, a quelque peu caressé les Muses avec un poème en 12 chants sur le Commerce, des odes et des épîtres de circonstance, avant de trouver sa voie dans le pamphlet. La Révolution fit déborder son encrier, une inondation d'écrits "patriotiques" contre les rois, les tyrans, les prêtres, les crimes de la monarchie. Il fut archiviste du club des Jacobins. On lui doit aussi des traductions, Publius Syrus, Caton et surtout L'Utopie de Thomas Morus. Ce livre est une violente critique du théâtre des foires Saint-Germain et Saint-Laurent, "ces tréteaux où les farces les plus dégoûtantes, les plates obsénités, les grossières équivoques, les pointes triviales, les situations les plus lubriques, les gestes les plus lascifs sont reçus, accueillis, applaudis avec un enthousiasme dont on n'a pas idée. Et par qui ? par des femmes perdues, par des femmes soudoyées, tout exprès pour assister à ces jeux libertins..." - Dissertations sur les moeurs des comédiens et comédiennes, dépravation, prostitution, rixes et duels, mépris pour les femmes... Intéressants renseignements sur les spectacles de boulevard au XVIIIe siècle. Cioranesco 57482. Une note manuscrite en fin de volume attribue à tort à Pierre Rousseau, un auteur de boulevard, qui évidemment se serait gardé de scier la branche sur laquelle il était assis.
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