VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT Achevé d'imprimer en juin 1989 - Editions France Loisirs - Grand In-4 format 220*297mm, 384 pages, 1,7 kg, trés bonne reliure éditeur, cartonnage jaune illustré, tranchefiles assortis, gardes blanches, texte sur 2 colonnes, trés nombreuses illustrations (chaque page contient au moins un dessin de Tardi) - Excellent exemplaire -
- Prix : 65.00 €
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| Roman de Louis-Ferdinand Céline, pseudonyme de Louis Ferdinand Destouches (1894-1961), publié à Paris chez Denoël et Steele en 1932. Prix Théophraste-Renaudot. A sa sortie, le roman suscita des réactions d'une violence inégalée pour le premier roman d'un auteur inconnu. Son originalité stylistique et son ambiguïté idéologique divisèrent profondément la critique, par-delà tout clivage préexistant. S'agissait-il d'une véritable «révolution littéraire» dans la tradition de la «littérature maudite», ou bien d'un livre «illisible, écœurant» écrit dans un «verbiage délirant»? Les écrivains eux-mêmes eurent à cœur de prendre position dans le débat. Certains, aussi différents que Léon Daudet, Elie Faure, Malraux, Aragon ou Bernanos, témoignèrent bien vite qu'il reconnaissaient Céline comme un de leurs pairs. Cependant, Voyage au bout de la nuit, qui faillit obtenir le prix Goncourt 1932, le manqua par suite d'un revirement de dernière minute des frères Rosny. Le scandale dura plus d'un an, se termina par deux procès, fit vaciller l'académie et mit en cause la légitimité des jurés accusés de corruption. Entre-temps le roman avait été couronné par le prix Renaudot. Ce premier roman d'un médecin âgé de trente-huit ans n'est pas pour autant sa première tentative d'écrivain. Il s'inscrit dans la continuité d'une thèse de médecine consacrée à un médecin viennois, martyr de la science, le docteur Semmelweis, et dans le prolongement d'une première ébauche théâtrale. «Voyage au bout de la nuit a d'abord été une pièce de théâtre, ça s'appelait l'.glise», confiait Céline à Paul Vialar. On retrouve en effet dans cette œuvre de jeunesse, datée de 1926 mais publiée après le roman (Denoël et Steele, 1933) le découpage en épisodes ainsi que le personnage principal qui en constituent l'amorce. Céline lui-même a comparé son style aux bandes dessinées, aux comics. C'était pour dire qu'il allait toujours au vif du sujet, au nerf de la moindre aventure. Ce Tardi-Céline l'aurait ravi. L'oeil traverse le récit comme une plume hallucinée, on voit le déplacement sans espoir mais plus fort, dans son rythme de mots et d'images, que tout désespoir. Il faut relire Céline en le voyant. Tardi lui rouvre l'espace. EXPEDITION COLISSIMO |