Chromolithographie: BRUNEHILDE PUNIE PAR WOTAN. Grande chromolithographie en couleurs de format 72cmx59,5cm contrecollée sur un carton épais, s.n., s.d. (vers 1880), état moyen (manques et déchirures aux bords, accroc à l'angle inférieur droit, voir les photographies), image conservée par une restauratrice professionnelle, ce qui a permis de restituer les couleurs d'une grande fraîcheur dans leur état d'origine.
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| Wotan avait, au début du deuxième acte de "La Walkyrie", donné l'ordre à sa fille Br¥nnhilde d'assister, dans son combat, le fils, Siegmund, qu'il a eu lui-même d'une mortelle - et dont il veut faire le héros libre qui pourra lui reconquérir "l'Anneau du Niebelung". Mais à peine a-t-il donné cet ordre de victoire qu'il doit y renoncer devant les menaces de son épouse Fricka (la Junon de ce Jupiter de la mythologie germano-scandinave "améliorée" par Wagner) qui lui rappelle à bon droit qu'un tel manquement au respect qu'il lui doit selon ses propres lois en affaiblirait la stabilité, jusqu'à compromettre la pérennité et la légitimité de son pouvoir à lui, leur créateur et leur suprême garant. L'ordre annulé, Br¥nnhilde assiste à la surprenante confession du dieu, qui lui expose l'empêchement où il est d'agir selon sa volonté véritable - et qui dépasse d'ailleurs le renoncement auquel il vient de se résigner. Br¥nnhilde va commencer d'accomplir sa mission d' "Annonce de la Mort" à Siegmund mais, touchée, convaincue malgré elle par le discours du héros condamné, et retrouvant en elle la volonté première de Wotan, elle choisit de changer l'issue du combat. Elle exhorte Siegmund à "faire confiance à l'épée" Notung et celui-ci va s'assurer la victoire quand surgit Wotan, qui, de sa lance, brise l'épée qu'il avait lui-même permis à Siegmund de s'approprier - et rétablit le cours de la défaite et la mort de son fils comme il avait dû d'y engager. Br¥nnhilde emmène précipitamment Sieglinde, jumelle et amante de Siegmund, et cherche refuge auprès des autres Walkyries ses soeurs. Elle donne l'épée brisée à Sieglinde et lui conseille de fuir pour protéger l'enfant qu'elle porte et dont Br¥nnhilde prononce le nom : Siegfried. Mais les autres walkyries, affolées par la colère de Wotan qui s'approche, sont impuissantes à y soustraire Br¥nnhilde, qui va vainement plaider sa propre cause, et sera condamnée. Elle va attendre, en proie à un sommeil humain contraire à la divinité dont elle est privée, le héros futur qui aura le courage d'accéder au rocher où il la trouvera gisante, ayant su franchir les flammes qui empêchent de parvenir jusqu'à elle ... et que Wotan, croyant encore une fois trouver l'être libre de lui reconquérir l'Anneau, verra (à la fin de "Siegfried") briser sa propre lance, gardienne des traités. lrb |