| BORDELAIS Vins de Montferrand et Ambès |
Dossier d'archives ( environs 80 pièces ) de Mr Maingard ( également écrit Mingard ), propriétaire à Ambès et Montferrand. Deux lettres de la Veuve Pontet ( 1846 et 1849 ). L'une est au sujet d'un fossé entre leurs deux propriétés. Dans l'autre, elle déclare ne pas vouloir vendre les " deux barrails de terre qui avoisine votre métairie ". Deux affiches : vente du Domaine de Guillemain situé sur la commune de Saint Louis de Montferrand, canton de Carbon-Blanc, dépendant de la succession de la dame Veuve de Pontet ( concernant deux adjudications différentes - 1858 ), avec description du domaine ( on relève une mitoyenneté avec Maingard ), et antériorité. Projet de procès-verbal de bornage avec plan au sujet des propriétés de Maingard et de Labernardière sur Montferrand ( Mme Labernardière était née Pontet ). Lettres et documents de Jean-Jacques Bosc concernant la vente des vins de Montferrand et Ambes pour le compte de Maingard des millésimes 1845 et 46. Bordereaux de vente par Olivier Ainé des récoltes 1847 et 48. Bordereaux de courtage par Chaumet pour 1849 et 50. Bordereau de vente du courtier Belly pour la récolte de 1851. Bordereau par Tahul pour la récolte de 1852 ( mention du crû : Sainte Barbe & Gérème ). Relevés de courtage par Edouard Chaumet pour le vin de Montferrand de 1857 et 58. Id. pour 1866 et 1867. Relevé par Vermeil des comptes pour le Château Sainte Barbe 1868. Pour la période 1869-70, plusieurs mémoires de Chéri Mirande pour ses travaux effectués à Ambès et des fournitures divers ( barriques, bassines à tirer le vin etc. ). Il dit avoir fait goûter les 1868 : ils sont bons et corsés mais auraient besoin d'être soutirés. Il donne les décomptes de barriques entre le Sainte Barbe et le Gérème. Courriers pour 1870 à 72 envoyé par Vermeil à Maingard au sujet des quantités, de la fixation des tarifs, de la qualité ( le 1868 est " un peu faible en couleurs ", on trouve le 1869 " généralement mauvais ", un acheteur pressenti trouve que " les barriques sont chantournées et très faibles " etc. ). En avril 1870, Vermeil espère une amélioration dans les affaires " si la politique intérieure se consolide en vue d'un avenir plus stable ", mais une grande quantité de vin est disponible sur le marché et les demandes sont faibles. Il est question de l'envoi d'une barrique pour l'Ile Maurice ( le connaissement avec illustration a été conservé ). Début mai, la gelée a fait quelques dégâts et cela a eu pour effet d'arrêter la baisse des cours. En juin, " on est préoccupé de notre état politique qui n'a réellement rien de rassurant ". " Les élections ont donné des résultats honteux, surtout ici. Un certain parti domine tellement l'esprit électoral de la localité que je ne serais pas surpris de lui voir bientôt envoyer au Conseil Général tous les décrotteurs de la ville ". En 1871, les demandes sont " à peu près nulles et nos cours faibles ". En janvier 1872, " nous n'augurons rien de favorable pour l'avenir de ce qui se passe en politique ". " La mise en scène des radicaux est un danger pour l'ordre et une cause de malaise dans le mouvement commercial et financier du pays ". Heureusement, " la rareté des qualités convenables pour l'exportation, la cherté des vins du Midi, assurent le maintien de cours élevés pour toute l'année ", aussi les propriétaires restent-ils fermes dans leurs prétentions. Maingard songerait à acheter une maison à Bordeaux, Allées d'Orléans au Député Adrien Bonnet. En mars le marché reste calme, mais les " achats pour le Nord " devraient animer les transactions. Le 1871 a du mal à se vendre, les fortes chaleurs de l'été amenuisant leur qualité et la récolte 1872 s'annonçant très prometteuse. Difficilement, cette récolte est vendue aux Caves Anglaises Johnston. Bordereau de vente du Montferrand 1872 ( à 475 fr le tonneau, alors que le 1871 avait eu du mal à se vendre 250 ). Joint : divers documents et lettres au sujet de la récolte et vente de blé. Joint : un bordereau de vente à Bordeaux par Chaumet pour le compte de Maingard de 85 balles de café Bourbon, reçues par le navire " L'Ile Bourbon " du Capitaine Follen. Joint : plaquette ( 7 p in-12 ) des statuts du syndicat viticole et agricole de Saint-Emilion ( 1887 ) avec lettre d'envoi du Président. Joint : plaquette ( 16 p in-12 ) des statuts du syndicat agricole de Génissac ( 1888 ). Joint : lettre du Directeur de la Société Coopérative de Bordeaux ( 1890 ) au sujet des buts de cette société. Il ne verrait pas le besoin de créer une nouvelle société du même type et prônerait plutôt l'unité. Joint : document sur l'émission d'actions de la Société Française de Reconstitution & d'Exploitation de Vignobles avec lettre d'envoi ( 1892 ). Joint : publicité avec illustrations pour une " nouvelle houe pour la vigne " des Et. Th. Pilter ( 1890 ).
- Prix : 375.00 €
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